RENAULT Mégane II Coupé 1.6 16V Sport Dynamique

ESPACE COUPE
  • Style très marqué
  • Moteur joueur
  • Comportement routier
  • Contenu technologique
  • Tissu intérieur
  • Quelques défauts de jeunesse
  • Embrayage

Prix : 18 000 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 4 cylindres en ligne, 16 soupapes, essence, Injection électronique multipoints
Cylindrée 1598 cm³
Puissance maxi 115 ch à 6000 tr/min
Couple maxi 152.00 mkg à 4200.00 tr/min

Dimensions

Longueur 4.20 m
Largeur 2.02 m
Hauteur 1.45 m

Poids

Total 1155 kg

Capacités

Coffre de 0 à 330 dm³
Réservoir 60 L
Nb de places 0

Performances

Vitesse maxi 192 km/h
0 à 100 km/h 10.90 s

Environnement

Emission CO2 0 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 5.70
Urbaine 8.80
Mixte 6.80
Essai 7.90

Best seller annoncé

Depuis sa présentation et le début de sa commercialisation au Mondial de l’automobile en Septembre 2002, la nouvelle Mégane caracole en tête des ventes de berlines compactes avec sa rivale PEUGEOT 307. Bien que les berlines de cette génération se vendent principalement avec une des puissantes motorisations Diesel proposées, cette version coupé 1.6 16V représente pourtant une offre intéressante de milieu de gamme que nous allons découvrir aujourd’hui.

Une personnalité qui décoiffe

Il faudra bien s’y faire : la nouvelle ligne RENAULT décoiffe. A l’opposé de certains de ses concurrents qui proposent des modèles aux lignes toutes plus uniformisées les unes que les autres, soulignons ici l’audace de notre constructeur national dans son approche stylistique. Certes, cela ne s’est pas fait sans heurts ni sans maladresses comme la confusion courante dans l’esprit des gens entre la Vel Satis et l’Avantime, trop proches et mal lancées commercialement. On pourra aussi reprocher une calandre un peu mièvre comparée à sa chute de reins mais, dans l’ensemble, cette Mégane a du chien : racée, cossue et branchée un rien "intello". Pour une voiture à vivre, elle ne fera pas fuir les foules comme sa grande sœur Vel Satis jugée trop osée. La robe en elle-même n’est pourtant pas exempte de tout défaut. Sur notre modèle d’essai qui datait de septembre 2002 les ajustement de tôles n'étaient pas parfaits, principalement au niveau du raccord capot-ailes. Les portières faisaient un bruit de quincaillerie, et le Hayon était "bringuebalant"… Gageons que ces défauts, inhérents aux premiers modèles, auront rapidement été corrigés par RENAULT. Au niveau des liaisons au sol, les jantes alliage sont agrémentées de gros pneus de 205/55 R 16 soulignant avantageusement la ligne sportive de la voiture. Enfin la peinture extérieure ne souffre d’aucun défaut. A l’intérieur, l’effort réalisé est notable, principalement en ce qui concerne le tableau de bord. Les plastiques utilisés ici sont d’une très bonne qualité, tant en ce qui concerne l’aspect que le toucher. Les commandes et commodos sont complets et très accessibles. Le très mauvais point ira cependant au tissu utilisé sur cette version "Sport Dynamique". Noir et fin, il se désolidarise facilement de la mousse qui compose les sièges et fait plus penser à une sorte de collant qu’à un véritable et solide tissu de siège de voiture. Repris sur les contre-portes, il se révèle assez rapidement insupportable, d’autant plus que des plis apparaissent très rapidement aux commissures des sièges. On ne saurait trop recommander d’opter pour un intérieur velours ou cuir pour les plus fortunés. Du côté du contenu technologique, cette Mégane II fait très fort. La carte "mains libres" procure effectivement une liberté extraordinaire, à condition de ne pas la mettre dans la même poche que celle de votre portable en train de sonner. Pas de panique pourtant, il suffit alors de la mettre dans son logement pour que tout redevienne fonctionnel. Les erreurs de jeunesse de ce système très prometteur semblent donc en passe d’être résolues. D’autres fonctionnalités ne sont pas en reste, comme cette trappe à essence sans bouchon empruntée à la Vel Satis. On aurait pourtant bien aimé avoir également le frein de parking automatique, car le design "aviation" de cet accessoire sur la Mégane s’avère plus beau que vraiment pratique. Enfin, le très haut et large accoudoir central gêne franchement pour le bouclage de la ceinture. Pourquoi lui avoir donné cette forme si encombrante ? Un bon point cependant pour la boîte à gants, grande et profonde, ainsi que pour tous les petits rangements astucieusement disposés dans l’habitacle. En ce qui concerne l’habitabilité tant décriée sur l'ancien coupé, cette nouvelle venue améliore grandement la garde au toit par rapport à la version précédente, et ce n’est déjà pas si mal… La dotation audio de cette version comprend un lecteur CD avec 6 haut-parleurs. Si la qualité sonore s’avère convaincante, elle manque un peu de justesse et de profondeur dans les basses et le tuner n’a qu’une réception moyenne. Un équipement audio réalisé en collaboration avec Cabasse est cependant disponible en option et devrait grandement améliorer le rendu sonore dans la voiture. Le comportement dynamique de l’auto n’est pas en reste. La liaison au sol s’avère très bonne et sécurisante, même sans ESP de série, aidée en cela par les gros pneumatiques sur lesquels est montée la voiture. On sent cependant que la "damoiselle" a pris un peu d’embonpoint et elle se montre parfois un peu moins précise que l’ancien modèle de coupé Mégane lors des changements d’appui. Rien à voir cependant avec le comportement pataud d’une Golf et les aspérités de la route sont très bien gommées, sans tasser le conducteur ni les passagers. Le confort est en effet un des points forts de cette auto. Le freinage, doté d’une attaque plutôt brutale, s’avère puissant et endurant, bien dimensionné pour arrêter la voiture en utilisation normale ou un peu plus sportive. Car, bien que ne cubant que 1,6 l, le petit berlingot de ce coupé est la bonne surprise de la gamme. Discret, souple et rageur dans les tours, il donne tout ce qu’il a avec ses 115 chevaux et procure à ce coupé bourgeois un caractère des plus joueurs, bien sûr dans les limites de ses capacités et dans un confort appréciable. Quel dommage pourtant de l’associer à un embrayage doté d’une course beaucoup trop longue et d’une progressivité quasi inexistante ! On s’énerve vite en ville tant cet organe paraît mal adapté aux démarrages à régime moyen au feu, provoquant des à-coups presqu'à chaque fois. Il faut en effet le faire cirer pour obtenir une certaine progressivité. Ceci est parfait en utilisation très sportive et c’est vrai qu’une fois la voiture lancée il se montre agréable, mais RENAULT aurait pu trouver un meilleur compromis. Ce très bon moteur est, revers de la médaille, associé à une boîte à démultiplication courte à cause de sa petite cylindrée synonyme de faible couple, et mouline donc sur autoroute. Heureusement, la bonne insonorisation de l’habitacle limite le niveau sonore, qui reste quand même plus élevé que sur une version de plus grosse cylindrée ou Diesel qui tournent moins vite. Enfin, quelques bruits d’air au niveau des rétroviseurs sont venus perturber ce beau tableau, même en ville à basse vitesse.

Finition en progrès, mais…

A l’intérieur, l’effort réalisé est notable, principalement en ce qui concerne le tableau de bord. Les plastiques utilisés ici sont d’une très bonne qualité, tant en ce qui concerne l’aspect que le toucher. Les commandes et commodos sont complets et très accessibles. Le très mauvais point ira cependant au tissu utilisé sur cette version "Sport Dynamique". Noir et fin, il se désolidarise facilement de la mousse qui compose les sièges et fait plus penser à une sorte de collant qu’à un véritable et solide tissu de siège de voiture. Repris sur les contre-portes, il se révèle assez rapidement insupportable, d’autant plus que des plis apparaissent très rapidement aux commissures des sièges. On ne saurait trop recommander d’opter pour un intérieur velours ou cuir pour les plus fortunés.

Du côté du contenu technologique, cette Mégane II fait très fort. La carte "mains libres" procure effectivement une liberté extraordinaire, à condition de ne pas la mettre dans la même poche que celle de votre portable en train de sonner. Pas de panique pourtant, il suffit alors de la mettre dans son logement pour que tout redevienne fonctionnel. Les erreurs de jeunesse de ce système très prometteur semblent donc en passe d’être résolues. D’autres fonctionnalités ne sont pas en reste, comme cette trappe à essence sans bouchon empruntée à la Vel Satis. On aurait pourtant bien aimé avoir également le frein de parking automatique, car le design "aviation" de cet accessoire sur la Mégane s’avère plus beau que vraiment pratique. Enfin, le très haut et large accoudoir central gêne franchement pour le bouclage de la ceinture. Pourquoi lui avoir donné cette forme si encombrante ? Un bon point cependant pour la boîte à gants, grande et profonde, ainsi que pour tous les petits rangements astucieusement disposés dans l’habitacle. En ce qui concerne l’habitabilité tant décriée sur l'ancien coupé, cette nouvelle venue améliore grandement la garde au toit par rapport à la version précédente, et ce n’est déjà pas si mal…

La dotation audio de cette version comprend un lecteur CD avec 6 haut-parleurs. Si la qualité sonore s’avère convaincante, elle manque un peu de justesse et de profondeur dans les basses et le tuner n’a qu’une réception moyenne. Un équipement audio réalisé en collaboration avec Cabasse est cependant disponible en option et devrait grandement améliorer le rendu sonore dans la voiture.

C’est bien une Française !

Le comportement dynamique de l’auto n’est pas en reste. La liaison au sol s’avère très bonne et sécurisante, même sans ESP de série, aidée en cela par les gros pneumatiques sur lesquels est montée la voiture. On sent cependant que la "damoiselle" a pris un peu d’embonpoint et elle se montre parfois un peu moins précise que l’ancien modèle de coupé Mégane lors des changements d’appui. Rien à voir cependant avec le comportement pataud d’une Golf et les aspérités de la route sont très bien gommées, sans tasser le conducteur ni les passagers. Le confort est en effet un des points forts de cette auto. Le freinage, doté d’une attaque plutôt brutale, s’avère puissant et endurant, bien dimensionné pour arrêter la voiture en utilisation normale ou un peu plus sportive. Car, bien que ne cubant que 1,6 l, le petit berlingot de ce coupé est la bonne surprise de la gamme. Discret, souple et rageur dans les tours, il donne tout ce qu’il a avec ses 115 chevaux et procure à ce coupé bourgeois un caractère des plus joueurs, bien sûr dans les limites de ses capacités et dans un confort appréciable.

Quel dommage pourtant de l’associer à un embrayage doté d’une course beaucoup trop longue et d’une progressivité quasi inexistante ! On s’énerve vite en ville tant cet organe paraît mal adapté aux démarrages à régime moyen au feu, provoquant des à-coups presqu'à chaque fois. Il faut en effet le faire cirer pour obtenir une certaine progressivité. Ceci est parfait en utilisation très sportive et c’est vrai qu’une fois la voiture lancée il se montre agréable, mais RENAULT aurait pu trouver un meilleur compromis.

Ce très bon moteur est, revers de la médaille, associé à une boîte à démultiplication courte à cause de sa petite cylindrée synonyme de faible couple, et mouline donc sur autoroute. Heureusement, la bonne insonorisation de l’habitacle limite le niveau sonore, qui reste quand même plus élevé que sur une version de plus grosse cylindrée ou Diesel qui tournent moins vite. Enfin, quelques bruits d’air au niveau des rétroviseurs sont venus perturber ce beau tableau, même en ville à basse vitesse.

Moyennant une certaine attention lors de l’achat du véhicule concernant les options à prendre impérativement parmi la longue liste proposée, ce coupé Mégane II s’avère finalement remplacer sa devancière par le haut de gamme et s’impose comme un poids lourd du segment. Il ne fait aucun doute que vous aurez tout le loisir de l’admirer dans la rue et cette version essence semble bien armée pour se tailler la part du lion, après les vedettes Diesel. Vivement qu’arrivent l’été et le toit ouvrant panoramique (option) !

Frédéric JOUSSET

2003-01-01