RENAULT Mégane II Coupé 1.9 dCi Sport Dynamique

ESPACE COUPE
  • Agrément moteur
  • Tenue de route
  • Confort
  • Coffre petit et peu pratique
  • Tissu intérieur
  • ESP en option

Prix : 21 400 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 4 cylindres en ligne - Turbo Diesel injection directe rampe commune
Cylindrée 1870 cm³
Puissance maxi 120 ch à 4000 tr/min
Couple maxi 270.00 mkg à 2000.00 tr/min

Dimensions

Longueur 4.20 m
Largeur 2.02 m
Hauteur 1.45 m

Poids

Total 1250 kg

Capacités

Coffre de 0 à 330 dm³
Réservoir 60 L
Nb de places 0

Performances

Vitesse maxi 196 km/h
0 à 100 km/h 10.50 s

Environnement

Emission CO2 0 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 4.40
Urbaine 7.20
Mixte 5.40
Essai 7.70

Relève asurée

Nous vous avons déjà présenté la RENAULT Mégane II avec ses motorisations essence 1,6 16V et Diesel 1.5 dCi 80 ch. Les impressions étaient bonnes grâce à un châssis apparemment bien né mais, pour courageuses qu’elles soient ces versions n’étaient pas particulièrement vivaces. Honnête serait même le mot convenant le mieux à ces versions d’entrée de gamme au rapport prix/prestations serré. Nous attendions donc avec impatience de pouvoir évaluer le fameux 1.9 dCi, sensé tracter, presque à lui tout seul, les ventes de l’ensemble de la gamme. Autant dire que nous n’avons pas été déçus…

"Berline coupée" mais forte personnalité

Il est inutile de le rappeler, mais le nouveau style RENAULT fait bien tourner les têtes ! D’une présentation flatteuse et soignée, ce coupé ressemble à un insecte bien en appui sur ses quatre grosses roues renvoyées aux quatre coins de la caisse. Notre modèle d’essai, d’un superbe bordeaux métal, était également équipé des phares au Xénon en option. Ce type de projecteurs renforce l’agressivité de la face avant, pourtant la partie la plus anodine de l’auto, en lui procurant un regard acéré. Enfin, par rapport aux modèles précédemment essayés et qui dataient du début de la production, les principales imperfections ont été corrigées par le constructeur : alignement du capot sur les ailes et bruit de fermeture du coffre. Bien que possédant son identité stylistique propre, le nouveau coupé Mégane reste quand même étroitement dérivé de la berline. Il présente donc le même fort contenu technologique pour son équipement. Sont ainsi en série sur cette version, une climatisation régulée, l’allumage automatique des feux et un autoradio CD 6 haut-parleurs dont la qualité sonore et la qualité de réception ne convainquent pourtant pas totalement. Pour la pratique carte "mains-libre", il vous faudra pourtant débourser 400 Euros de plus… Bizarrement pour une "voiture à vivre", cette Mégane n’est pas exempte de tout défaut d’ergonomie. C’est ainsi que, apparemment pour des raisons principalement esthétiques, RENAULT a délibérément opté pour un coffre petit et peu logeable dont le seuil de chargement haut perché ne facilite pas l’accès. Heureusement la banquette se rabat pour le transport d’objets volumineux. Les places arrière ne proposent cependant pas une habitabilité significative, et les custodes ne s’ouvrent plus comme sur la précédente version. Enfin, la visibilité arrière tant décriée sur cette voiture est effectivement réduite par les larges montants, mais n’est pas pire que dans une 206. Cela oblige simplement à tourner la tête, comme le ferait un motard. Pour rattraper le tout, le moindre petit espace libre a été réquisitionné pour créer de multiples rangements afin de mettre la boîte d’ampoules, le paquet de bonbons, les CDs et autres choses qui, d’habitude, encombrent la boîte à gants proprement dite. La principale caractéristique de cette version reste bien pourtant ce groupe moto-propulseur 1,9 l turbo Diesel à injection directe et rampe commune, accouplé à une boîte mécanique à six vitesses. Autant dire que, même avec sa puissance somme toute modeste par rapport à certains de ses concurrents qui affichent allègrement 140 chevaux voire plus, il fait des merveilles dans cette Mégane. Souple, sans à-coups et disponible dès les bas régimes, il monte rapidement dans les tours et procure une vivacité appréciable à la voiture. La boîte, douce et bien étagée même si la sixième ressemble plutôt à un overdrive, n’y est pas étrangère. Preuve du soin apporté par le constructeur au développement du moteur, les transitoires d’allumage et d’extinction sont très bien gérés par l’injection. Cette Mégane s’allume doucement et s’éteint sans à-coup, à l’inverse de certaines de ses concurrentes, parfois beaucoup plus chères, qui "s’ébrouent" bruyamment. Ce qui frappe sur cette version du coupé Mégane, c’est la très bonne insonorisation de l’habitacle. A l’opposé des versions à petit moteur essence (1,4 l ou 1,6 l) qui "moulinent" et s’avèrent bruyantes passé 120 km/h, on enroule ici dans le silence jusqu’à des vitesses complètement inavouables. En ville l’embrayage, beaucoup plus agréable que celui peu progressif de la version 1.6 16V, permet une conduite souple en s'appuyant sur le gros couple du moteur Diesel. Seule la consommation s’est révélée, pendant l’essai, un peu plus élevée que celle revendiquée par le constructeur mais, calculée sur un itinéraire urbain, elle ne peut pas être généralisée ni être représentative des performances de l’auto. Pour ceux qui désirent accélérer le rythme, le châssis répondra présent avec un train avant précis mais un peu sous-vireur. Compte tenu de la stabilité, on se passe finalement très bien du contrôle de trajectoire ESP vendu en option. Ce dernier, même désactivé manuellement se reconnecte tout seul au-delà d’une certaine vitesse. Très bien équilibrée et sûre, la Mégane sait aussi s’arrêter court grâce à un freinage endurant mais d’attaque brutale. Bref, l’évolution à 140 chevaux, annoncée pour ce moteur, donnera naissance à une véritable sportive Diesel !

Bien que possédant son identité stylistique propre, le nouveau coupé Mégane reste quand même étroitement dérivé de la berline. Il présente donc le même fort contenu technologique pour son équipement. Sont ainsi en série sur cette version, une climatisation régulée, l’allumage automatique des feux et un autoradio CD 6 haut-parleurs dont la qualité sonore et la qualité de réception ne convainquent pourtant pas totalement. Pour la pratique carte "mains-libre", il vous faudra pourtant débourser 400 Euros de plus…

Bizarrement pour une "voiture à vivre", cette Mégane n’est pas exempte de tout défaut d’ergonomie. C’est ainsi que, apparemment pour des raisons principalement esthétiques, RENAULT a délibérément opté pour un coffre petit et peu logeable dont le seuil de chargement haut perché ne facilite pas l’accès. Heureusement la banquette se rabat pour le transport d’objets volumineux. Les places arrière ne proposent cependant pas une habitabilité significative, et les custodes ne s’ouvrent plus comme sur la précédente version. Enfin, la visibilité arrière tant décriée sur cette voiture est effectivement réduite par les larges montants, mais n’est pas pire que dans une 206. Cela oblige simplement à tourner la tête, comme le ferait un motard. Pour rattraper le tout, le moindre petit espace libre a été réquisitionné pour créer de multiples rangements afin de mettre la boîte d’ampoules, le paquet de bonbons, les CDs et autres choses qui, d’habitude, encombrent la boîte à gants proprement dite.

Comportement de haut niveau

La principale caractéristique de cette version reste bien pourtant ce groupe moto-propulseur 1,9 l turbo Diesel à injection directe et rampe commune, accouplé à une boîte mécanique à six vitesses. Autant dire que, même avec sa puissance somme toute modeste par rapport à certains de ses concurrents qui affichent allègrement 140 chevaux voire plus, il fait des merveilles dans cette Mégane. Souple, sans à-coups et disponible dès les bas régimes, il monte rapidement dans les tours et procure une vivacité appréciable à la voiture. La boîte, douce et bien étagée même si la sixième ressemble plutôt à un overdrive, n’y est pas étrangère. Preuve du soin apporté par le constructeur au développement du moteur, les transitoires d’allumage et d’extinction sont très bien gérés par l’injection. Cette Mégane s’allume doucement et s’éteint sans à-coup, à l’inverse de certaines de ses concurrentes, parfois beaucoup plus chères, qui "s’ébrouent" bruyamment.

Ce qui frappe sur cette version du coupé Mégane, c’est la très bonne insonorisation de l’habitacle. A l’opposé des versions à petit moteur essence (1,4 l ou 1,6 l) qui "moulinent" et s’avèrent bruyantes passé 120 km/h, on enroule ici dans le silence jusqu’à des vitesses complètement inavouables. En ville l’embrayage, beaucoup plus agréable que celui peu progressif de la version 1.6 16V, permet une conduite souple en s'appuyant sur le gros couple du moteur Diesel. Seule la consommation s’est révélée, pendant l’essai, un peu plus élevée que celle revendiquée par le constructeur mais, calculée sur un itinéraire urbain, elle ne peut pas être généralisée ni être représentative des performances de l’auto.

Pour ceux qui désirent accélérer le rythme, le châssis répondra présent avec un train avant précis mais un peu sous-vireur. Compte tenu de la stabilité, on se passe finalement très bien du contrôle de trajectoire ESP vendu en option. Ce dernier, même désactivé manuellement se reconnecte tout seul au-delà d’une certaine vitesse. Très bien équilibrée et sûre, la Mégane sait aussi s’arrêter court grâce à un freinage endurant mais d’attaque brutale. Bref, l’évolution à 140 chevaux, annoncée pour ce moteur, donnera naissance à une véritable sportive Diesel !

A part de petites fautes de goût comme le tissu intérieur critiquable, ou le coffre trop petit et peu pratique, RENAULT a signé ici une très bonne copie, quasiment sans faute. La Mégane II trouve ici un moteur à sa vraie mesure, capable de révéler le potentiel de ce coupé de milieu de gamme, pratique, scotché à la route et très confortable.

Frédéric JOUSSET

2003-03-01