ALFA ROMEO 147 3.2 GTA V6

ESPACE SPORTIVE
  • Look
  • Moteur
  • Châssis
  • Prix
  • Joints de porte
  • Motricité

Prix : 35 500 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 6 cylindres en V- 24 soupapes - Injection électronique MPI Bosch Motronic
Cylindrée 3179 cm³
Puissance maxi 250 ch à 6200 tr/min
Couple maxi 300.00 mkg à 4800.00 tr/min

Dimensions

Longueur 4.21 m
Largeur 1.76 m
Hauteur 1.41 m

Poids

Total 1360 kg

Capacités

Coffre de 0 à 253 dm³
Réservoir 63 L
Nb de places 0

Performances

Vitesse maxi 246 km/h
0 à 100 km/h 6.30 s

Environnement

Emission CO2 0 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 8.60
Urbaine 18.10
Mixte 12.10
Essai 21.00

Le serpent a sorti son venin !!!

Quand on parle de GTA, on pense hyper sportive. Si la 156 GTA nous avait légèrement déçus au regard de son poids, force est de reconnaître que cette fois-ci, les ingénieurs de chez ALFA ont fait un sans faute. Le “ Grand Tourisme Allégé ” reprend tout son sens. On retrouve le splendide et mélodieux 3.2 V6 de 250 ch sous le capot de la “ petite ” italienne (si on peut encore l’appeler comme cela), des performances dynamiques et un comportement routier quasi irréprochable. De quoi faire de cette petite familiale l’auto la plus enthousiasmante et la plus performante du moment dans cette catégorie ! La concurrence n’a plus qu’à bien se tenir !

Un style sobre

Rien qu’au premier regard, on tombe littéralement amoureux de l’auto. On sait déjà qu’elle aura quelque chose de magique et d’envoûtant. La 147 GTA annonce la couleur. Au design déjà très réussi de la version de base, les ingénieurs d’ALFA ont ajouté des touches personnelles sans pour autant surcharger les lignes. On remarquera une assiette surbaissée, des bas de caisse en relief reliant les ailes surdimensionnées, des jantes alliage à rayons, type course, du meilleur effet, équipées de pneus 225/45 ZR 17 et surtout une face avant redessinée… Pour faire respirer le fauve, deux ouïes d'aération ont été aménagées de part et d'autre de la calandre, en plus des prises d’air inférieures déjà élargies sur la jupe avant. Tout comme sa grande sœur, la 156, le spoiler arrière intègre un extracteur d'air de grande dimension, flanqué de deux ouvertures latérales plus petites, celle de gauche abritant une double sortie d'échappement. A l’intérieur, on retrouve un look retro couplé à une ambiance sportive soignée. Lorsque l’on s’assied dans le siège baquet, on trouve très vite une position de conduite idéale et sûre pour maîtriser au mieux ce bolide. Le regard est ensuite irrémédiablement attiré par les seuils de porte métalliques frappés du sigle GTA et surtout par le compteur de vitesse gradué jusqu'à... 300 km/h ! Laissant libre cours à une imagination débordante, on se laisse aller à rêver aux performances que peut avoir ce bolide. A l’arrière, la verticalité des dossiers et le peu de place laissée aux jambes, rendra les voyages très pénibles. De même, mieux vaut ne pas être trop “ claustro ”, les vitres arrière restent malheureusement fixes. Du point de vue équipements, la 147 GTA dispose en série de 6 airbags, de “ l'Alfa Code ”, d’une instrumentation spécifique, d’un ordinateur de bord, de la climatisation régulée " dualzone ", d'un volant et du pommeau de levier de vitesses en cuir, des commandes d’autoradio (Hi-Fi BOSE) au volant, d'une alarme volumétrique et de capteurs de pluie et de buée. Aucune assistance électronique à la conduite n'a été supprimée. De série, la 147 GTA reçoit le contrôle de stabilité VDC. Celui-ci intègre le dispositif TCS, qui freine automatiquement les roues motrices lors de brusques accélérations en conditions de faible adhérence. On retrouve également l'antipatinage ASR, fort utile pour transmettre sans problème les 250 ch du V6 au train avant, sans laisser trop de gomme sur la chaussée. La motricité est parfaite pour une traction sauf, peut être, à la réaccélération en sortie de courbe. Bon nombre de constructeur aurait eu recours à la transmission intégrale pour passer la puissance. Agissant à la manière d'un autobloquant électronique, cet antipatinage permet d'aider sans frustrer le plaisir du pilotage. Et pour les puristes, ce dernier est déconnectable. La147 GTA est également dotée du MSR, qui module le couple de freinage lors de brusques rétrogradages. Rien n’a donc été oublié sur la belle. Si cette ALFA dispose de toute les aides au pilotage disponibles actuellement sur la marché, à la différence de sa grande sœur, on apprécie la relative discrétion de ces derniers. Place donc au plaisir de conduire….. Pour la plus grande satisfaction de son propriétaire, le cœur de la 147 est équipé du V6 3.2 24v déjà monté sur les 156 GTA berline et Sportwagon. Dérivé du 6 cylindres des ALFA 166, GTV et Spider, il délivre 250 chevaux grâce à l’intervention des ingénieurs sur la distribution, l'alimentation et la gestion électronique mais aussi sur le vilebrequin et les pistons. Ces modifications, ont permis d'offrir une plage de puissance élargie et surtout une grande souplesse d'utilisation. A l'augmentation de cylindrée, un renforcement du système de refroidissement (avec ajout d'un radiateur d'huile moteur) et un nouveau dessin des conduits d'admission et d'échappement ont été ajoutés. Tout cela pour faire vivre le fauve. Ce V6 est littéralement à couper le souffle tant il grimpe haut et fort dans les tours. Seule ombre au tableau et pas des moindres, la position du rupteur. Même si le but des possesseurs de ce type d’auto n’est pas forcement d’aller taquiner la zone rouge, notons que le rupteur était positionné, sur notre voiture d’essai, 200 tours avant le début de cette zone. La surprise était de taille et assez désagréable, surtout à l’attaque dans un enchaînement de virages serrés, de quoi couper votre élan ! Après interrogation, ALFA nous a confirmé que ce problème était propre aux réglages de notre auto. En perpétuelle ébullition, la catégorie des sportives n’en finit plus de faire chauffer les neurones des ingénieurs. La nouvelle GTA annonce clairement la couleur et refuse toutes sortes de compromis sur la performance. Et autant le dire, le niveau atteint par cette auto est carrément délirant. Déjà bien pourvue dans la version de base, la 147 GTA gagne des éléments de suspension spécifiquement adaptés à ses performances. De plus, elle adopte des réglages fins visant à rendre la conduite plus précise sans trop dégrader le confort : GTA oblige. Ce travail minutieux explique la réactivité de la voiture, sa vivacité, son faible roulis et une tenue de cap n'exigeant pas de perpétuelles corrections de trajectoire. Difficile donc de prendre en défaut la belle au point que l’envie de la faire “ swinguer ” en courbe apparaît très rapidement. Pour une utilisation en ville, le cœur de l’auto répond sans problème dès les bas régimes, même si pour apprécier pleinement cette petite boule de nerf, il faut composer avec une motorisation définie pour les hauts régimes. En conséquence, il ne faut pas lui jeter la pierre si elle ne nous gratifie que de petites reprises. Normal, elle n’a pas été conçue pour cela mais, là encore, la belle sait faire preuve d’une belle souplesse puisqu’elle accepte de “ cruiser ” sur la sixième à moins de 2500 tr/mn. Sous ses airs de fauve, la GTA cache une douceur de fonctionnement et une onctuosité de tous les instants. Mieux vaut quand même avoir une bonne condition physique car les suspensions, plutôt typées sport, filtrent peu les déformations de la chaussée qui se retrouvent directement sous le siège du conducteur. Mais peut-on réellement reprocher à une voiture de sport de ne pas offrir le confort d’une grosse berline ? Sur route, cette ALFA ne nécessite donc pas de mode d’emploi particulier pour la prise en main, du moins tant que l’on reste dans le raisonnable. Sinon, c’est une autre affaire. Une fois la zone de fonctionnement atteinte, croyez-moi, ça déménage sec ! Le moteur devient rageur dès que l’on commence à le taquiner dans les tours, nous gratifiant au passage d’un mélodieux régal auditif. On en regretterait presque de ne pas être sur le côté de la chaussée pour l’entendre passer. Il épate même par sa disponibilité permanente, son allonge semble infinie. Seule une utilisation aux limites sur route étroite et sinueuse, autorise un léger décrochement du train avant. L’auto glisse simplement et proprement, l’arrière se contente de suivre. En bref, pas de comportements parasites violents aidés en cela par un châssis rigoureux. Il reste juste à doser l’accélérateur pour ne pas la laisser partir et corriger la trajectoire pour la remettre sur son bon cap, un peu frustrant tout de même de ne pas pouvoir “ laisser le pied dedans ”… Une chose est donc sûre, le niveau de performances que cette ALFA procure est très proche de la perfection. Côté boîte de vitesses, la sélection est précise, douce et rapide. En évoluant dans les hauts régimes, la boîte permet d’enchaîner les rapports à la volée sans connaître de faiblesse.

Une ambiance sportive soignée

A l’intérieur, on retrouve un look retro couplé à une ambiance sportive soignée. Lorsque l’on s’assied dans le siège baquet, on trouve très vite une position de conduite idéale et sûre pour maîtriser au mieux ce bolide. Le regard est ensuite irrémédiablement attiré par les seuils de porte métalliques frappés du sigle GTA et surtout par le compteur de vitesse gradué jusqu'à... 300 km/h ! Laissant libre cours à une imagination débordante, on se laisse aller à rêver aux performances que peut avoir ce bolide. A l’arrière, la verticalité des dossiers et le peu de place laissée aux jambes, rendra les voyages très pénibles. De même, mieux vaut ne pas être trop “ claustro ”, les vitres arrière restent malheureusement fixes. Du point de vue équipements, la 147 GTA dispose en série de 6 airbags, de “ l'Alfa Code ”, d’une instrumentation spécifique, d’un ordinateur de bord, de la climatisation régulée " dualzone ", d'un volant et du pommeau de levier de vitesses en cuir, des commandes d’autoradio (Hi-Fi BOSE) au volant, d'une alarme volumétrique et de capteurs de pluie et de buée.

La sécurité en toute discrétion

Aucune assistance électronique à la conduite n'a été supprimée. De série, la 147 GTA reçoit le contrôle de stabilité VDC. Celui-ci intègre le dispositif TCS, qui freine automatiquement les roues motrices lors de brusques accélérations en conditions de faible adhérence. On retrouve également l'antipatinage ASR, fort utile pour transmettre sans problème les 250 ch du V6 au train avant, sans laisser trop de gomme sur la chaussée. La motricité est parfaite pour une traction sauf, peut être, à la réaccélération en sortie de courbe. Bon nombre de constructeur aurait eu recours à la transmission intégrale pour passer la puissance. Agissant à la manière d'un autobloquant électronique, cet antipatinage permet d'aider sans frustrer le plaisir du pilotage. Et pour les puristes, ce dernier est déconnectable. La147 GTA est également dotée du MSR, qui module le couple de freinage lors de brusques rétrogradages. Rien n’a donc été oublié sur la belle. Si cette ALFA dispose de toute les aides au pilotage disponibles actuellement sur la marché, à la différence de sa grande sœur, on apprécie la relative discrétion de ces derniers. Place donc au plaisir de conduire…..

Toujours aussi rageur…

Pour la plus grande satisfaction de son propriétaire, le cœur de la 147 est équipé du V6 3.2 24v déjà monté sur les 156 GTA berline et Sportwagon. Dérivé du 6 cylindres des ALFA 166, GTV et Spider, il délivre 250 chevaux grâce à l’intervention des ingénieurs sur la distribution, l'alimentation et la gestion électronique mais aussi sur le vilebrequin et les pistons. Ces modifications, ont permis d'offrir une plage de puissance élargie et surtout une grande souplesse d'utilisation. A l'augmentation de cylindrée, un renforcement du système de refroidissement (avec ajout d'un radiateur d'huile moteur) et un nouveau dessin des conduits d'admission et d'échappement ont été ajoutés. Tout cela pour faire vivre le fauve. Ce V6 est littéralement à couper le souffle tant il grimpe haut et fort dans les tours.

Seule ombre au tableau et pas des moindres, la position du rupteur. Même si le but des possesseurs de ce type d’auto n’est pas forcement d’aller taquiner la zone rouge, notons que le rupteur était positionné, sur notre voiture d’essai, 200 tours avant le début de cette zone. La surprise était de taille et assez désagréable, surtout à l’attaque dans un enchaînement de virages serrés, de quoi couper votre élan ! Après interrogation, ALFA nous a confirmé que ce problème était propre aux réglages de notre auto.

Et sur la route ?

En perpétuelle ébullition, la catégorie des sportives n’en finit plus de faire chauffer les neurones des ingénieurs. La nouvelle GTA annonce clairement la couleur et refuse toutes sortes de compromis sur la performance. Et autant le dire, le niveau atteint par cette auto est carrément délirant. Déjà bien pourvue dans la version de base, la 147 GTA gagne des éléments de suspension spécifiquement adaptés à ses performances. De plus, elle adopte des réglages fins visant à rendre la conduite plus précise sans trop dégrader le confort : GTA oblige. Ce travail minutieux explique la réactivité de la voiture, sa vivacité, son faible roulis et une tenue de cap n'exigeant pas de perpétuelles corrections de trajectoire. Difficile donc de prendre en défaut la belle au point que l’envie de la faire “ swinguer ” en courbe apparaît très rapidement.

Pour une utilisation en ville, le cœur de l’auto répond sans problème dès les bas régimes, même si pour apprécier pleinement cette petite boule de nerf, il faut composer avec une motorisation définie pour les hauts régimes. En conséquence, il ne faut pas lui jeter la pierre si elle ne nous gratifie que de petites reprises. Normal, elle n’a pas été conçue pour cela mais, là encore, la belle sait faire preuve d’une belle souplesse puisqu’elle accepte de “ cruiser ” sur la sixième à moins de 2500 tr/mn. Sous ses airs de fauve, la GTA cache une douceur de fonctionnement et une onctuosité de tous les instants. Mieux vaut quand même avoir une bonne condition physique car les suspensions, plutôt typées sport, filtrent peu les déformations de la chaussée qui se retrouvent directement sous le siège du conducteur. Mais peut-on réellement reprocher à une voiture de sport de ne pas offrir le confort d’une grosse berline ?

Sur route, cette ALFA ne nécessite donc pas de mode d’emploi particulier pour la prise en main, du moins tant que l’on reste dans le raisonnable. Sinon, c’est une autre affaire. Une fois la zone de fonctionnement atteinte, croyez-moi, ça déménage sec ! Le moteur devient rageur dès que l’on commence à le taquiner dans les tours, nous gratifiant au passage d’un mélodieux régal auditif. On en regretterait presque de ne pas être sur le côté de la chaussée pour l’entendre passer. Il épate même par sa disponibilité permanente, son allonge semble infinie. Seule une utilisation aux limites sur route étroite et sinueuse, autorise un léger décrochement du train avant. L’auto glisse simplement et proprement, l’arrière se contente de suivre. En bref, pas de comportements parasites violents aidés en cela par un châssis rigoureux. Il reste juste à doser l’accélérateur pour ne pas la laisser partir et corriger la trajectoire pour la remettre sur son bon cap, un peu frustrant tout de même de ne pas pouvoir “ laisser le pied dedans ”… Une chose est donc sûre, le niveau de performances que cette ALFA procure est très proche de la perfection.

Côté boîte de vitesses, la sélection est précise, douce et rapide. En évoluant dans les hauts régimes, la boîte permet d’enchaîner les rapports à la volée sans connaître de faiblesse.

Un look d’enfer, une mécanique superbe, un châssis rigoureux., que demander de plus ? Peut être un peu plus de motricité en sorties de virages. Saluons quand même les ingénieurs d’ALFA qui ont osé relever ce défi, pas évident, de faire passer 250 ch par les roues directrices. On regrettera de ne pas avoir eu la chance de pouvoir la tester sur route fermée. A 35.500 €, la GTA reste chère par rapport à la concurrence. De toute façon, l’amour des belles autos et des belles italiennes n’a pas de prix.

Stéphane PEREZZAN

2003-01-03