ALFA ROMEO 156 2.0l TS SELESPEED

ESPACE TECHNOLOGIE
  • Efficacité SELESPEED
  • Agrément de conduite
  • Ligne unique
  • Habitabilité arrière
  • Roue galette

Prix : 25 307 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 4 cylindres 16 S, double allumage
Cylindrée 1970 cm³
Puissance maxi 155 ch à 6400 tr/min
Couple maxi 19.10 mkg à 3500.00 tr/min

Dimensions

Longueur 4.83 m
Largeur 1.75 m
Hauteur 0.00 m

Poids

Total 0 kg

Capacités

Coffre de 0 à 378 dm³
Réservoir 63 L
Nb de places 0

Performances

Vitesse maxi 216 km/h
0 à 100 km/h 8.60 s

Environnement

Emission CO2 0 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 0.00
Urbaine 0.00
Mixte 0.00
Essai 8.50

Le plaisir au bout des doigts

Cette ALFA ROMEO 156 est la version Selespeed et comme son nom le laisse entendre, elle sélectionne toute seule les vitesses. Le système Selespeed est une vraie boîte mécanique robotisée. Elle se différencie donc des " TIPTRONIC " allemandes ou du Q-System des 156 V6 qui sont des boîtes automatiques pilotées. Cette version, à part entière au catalogue, est unique et uniquement disponible avec le 2,0 l Twin Spark (double allumage). Il en coûtera 11.000 FF de plus, mais l'écart de prix ajoute au système Selespeed des jantes alliage équipées en 16 pouces (au lieu de 15) et un volant cuir. Ça va chauffer…

156 F1

Osons. La 156 Selespeed hérite de la technologie utilisée sur les FERRARI F355 F1 et maintenant 360 Modena. Sur simple action manuelle et grâce à l'électronique, la centrale de pilotage commande successivement le débrayage, la réduction du couple, la sélection du rapport voulu et l'embrayage. Magie du progrès, tout cela se fait en un temps record et sans même relâcher le pied de l'accélérateur. A l'intérieur, la pédale de gauche a évidemment disparu, la console centrale dispose d'un levier de vitesses ou plutôt de sélection et surtout le volant est équipé de commandes directes. Un bouton + pour le pouce droit et un bouton &endash; pour le pouce gauche et plus n'est besoin de lâcher le volant. Démarrage, l'afficheur dans le compte tours indique le neutre, une impulsion sur le levier et le premier rapport est enclenché. A partir de ce moment, le levier n'a plus d'intérêt, hormis pour la marche arrière. Dans ce cas, l'opération est marquée par un bip bip continu tant qu'on n'est pas revenu en neutre. A quoi bon se servir d'un lointain levier alors qu'on a tout sous deux doigts ? Simple pression sur le + et la seconde passe, et ainsi de suite. Au tout début de la prise en mains, on est déconcerté parce qu'on croit qu'on passerait les vitesses plus vite que la machine. Au bout de quelques mètres, la lucidité a repris le dessus et très vite, on mesure la rapidité d'action de la voiture. Sans lâcher le volant ni l'accélérateur, rétrograder ou passer le rapport supérieur se fait en toute sécurité, en douceur et sans aucun à-coup. Dès l'ouverture de la portière conducteur, on entend le son caractéristique de la pompe qui met l'hydraulique en condition. ALFA a pensé à tout. Le système laisse toute liberté au conducteur comme dans une boîte mécanique classique avec toutefois des précautions. Les capteurs placés un peu partout (pédale d'accélérateur, vitesse, régime …) veillent à éviter des sur ou sous régimes dus à une erreur de commande. De même, quand on relâche l'accélérateur et surtout quand on freine brutalement, le système comprend qu'il faut rétrograder à la manière d'une boîte auto ou d'un passage au point mort avec une boîte mécanique. Le meilleur, un peu gadget, passe par le double débrayage déclenché par le système quand on rétrograde pour gagner en régime, rappelons qu'un des automatismes s'occupe du régime. A l'arrêt, au feu par exemple, inutile de revenir au neutre, la première reste enclenchée. Et si on gare la voiture en pente et qu'on veut passer une vitesse ? ALFA y a pensé et il suffit d'engager le rapport 1 ou R et de maintenir le frein appuyé tant que l'indicateur au compte tours le demande. Une des contraintes ultra mineure est d'avoir l'habitude de garder le pied sur le frein pour certaines manœuvres, à la manière d'une boîte auto. A ce propos, un bouton " city " sur la console permet de passer le système en tout auto. L'opération manuelle de changement de rapport n'est plus utile. Comme son nom l'indique, le système n'est intéressant qu'en ville et encore, même si la boîte tient le rapport et rétrograde seule. Autant on connecte logiquement le Tiptronic en position automatique une fois qu'on a bien joué avec le levier, autant le Selespeed pousse à n'utiliser que la version manuelle tant elle est plus agréable ; le naturel revient au galop et pour le Selespeed, le naturel est une boîte mécanique. L'Alfa 156 est toujours aussi séduisante. En version 2,0 l, les performances sont intégralement conservées avec ou sans Selespeed. 216 km/h, zone rouge à 8000 tr/mn et le 0-100 km/h en 8,6 s laissent facilement penser combien il est difficile de ne pas se laisser aller avec la vitesse, d'autant qu'avec les rapports au volant, on reste plus facilement maître de la situation. La console centrale est typée sport avec un revêtement imitation carbone et des compteurs rouges, comme la magique clé de contact. Les défauts de la voiture sont toujours présents comme l'habitabilité et le volume de coffre mesurés ou encore la visibilité arrière pénalisée par la haute ceinture de caisse. L'équipement de série est en revanche super complet.

Forza!

Dès l'ouverture de la portière conducteur, on entend le son caractéristique de la pompe qui met l'hydraulique en condition. ALFA a pensé à tout. Le système laisse toute liberté au conducteur comme dans une boîte mécanique classique avec toutefois des précautions. Les capteurs placés un peu partout (pédale d'accélérateur, vitesse, régime …) veillent à éviter des sur ou sous régimes dus à une erreur de commande. De même, quand on relâche l'accélérateur et surtout quand on freine brutalement, le système comprend qu'il faut rétrograder à la manière d'une boîte auto ou d'un passage au point mort avec une boîte mécanique. Le meilleur, un peu gadget, passe par le double débrayage déclenché par le système quand on rétrograde pour gagner en régime, rappelons qu'un des automatismes s'occupe du régime. A l'arrêt, au feu par exemple, inutile de revenir au neutre, la première reste enclenchée. Et si on gare la voiture en pente et qu'on veut passer une vitesse ? ALFA y a pensé et il suffit d'engager le rapport 1 ou R et de maintenir le frein appuyé tant que l'indicateur au compte tours le demande. Une des contraintes ultra mineure est d'avoir l'habitude de garder le pied sur le frein pour certaines manœuvres, à la manière d'une boîte auto. A ce propos, un bouton " city " sur la console permet de passer le système en tout auto. L'opération manuelle de changement de rapport n'est plus utile. Comme son nom l'indique, le système n'est intéressant qu'en ville et encore, même si la boîte tient le rapport et rétrograde seule. Autant on connecte logiquement le Tiptronic en position automatique une fois qu'on a bien joué avec le levier, autant le Selespeed pousse à n'utiliser que la version manuelle tant elle est plus agréable ; le naturel revient au galop et pour le Selespeed, le naturel est une boîte mécanique.

L'Alfa 156 est toujours aussi séduisante. En version 2,0 l, les performances sont intégralement conservées avec ou sans Selespeed. 216 km/h, zone rouge à 8000 tr/mn et le 0-100 km/h en 8,6 s laissent facilement penser combien il est difficile de ne pas se laisser aller avec la vitesse, d'autant qu'avec les rapports au volant, on reste plus facilement maître de la situation. La console centrale est typée sport avec un revêtement imitation carbone et des compteurs rouges, comme la magique clé de contact. Les défauts de la voiture sont toujours présents comme l'habitabilité et le volume de coffre mesurés ou encore la visibilité arrière pénalisée par la haute ceinture de caisse. L'équipement de série est en revanche super complet.

Irrésistible, l'ALFA 156 illustre bien " La " voiture italienne qu'on aime. La 2,0 l est performante sans trop être gourmande. Avec quelques francs supplémentaires, le Selespeed apparaît comme le meilleur compromis entre le tout automatique et le tout mécanique. Le passage des vitesses au volant se fait vite avec précision et douceur, et en laissant une large liberté au conducteur. Il reste à espérer que le système soit fiable, au-delà des deux ans de garantie offerte par ALFA ROMEO. Noël n'est pas si loin, il est peut-être encore temps de passer commande…

Philippe NIOLLET

1999-12-01