LANCIA Thesis 2.4 JTD Emblema

ESPACE ROUTIERE
  • Style
  • Raffinement
  • Prix/Equipements
  • Flottement de suspension

Prix : 40 900 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 5 cylindres – 10 soupapes - Turbo Diesel injection directe à rampe commune (Unijet)
Cylindrée 2387 cm³
Puissance maxi 150 ch à 4000 tr/min
Couple maxi 305.00 mkg à 1800.00 tr/min

Dimensions

Longueur 4.88 m
Largeur 1.83 m
Hauteur 1.46 m

Poids

Total 1790 kg

Capacités

Coffre de 0 à 400 dm³
Réservoir 75 L
Nb de places 0

Performances

Vitesse maxi 206 km/h
0 à 100 km/h 10.10 s

Environnement

Emission CO2 0 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 6.30
Urbaine 11.50
Mixte 8.20
Essai 6.40

Les bonnes manières

Le marché n’a pas été des meilleurs ces derniers temps, encore moins pour les hauts de gamme et les italiennes. La très belle LANCIA Thesis en souffre donc doublement. Et c’est bien dommage pour cette voiture synonyme de luxe et d’élégance à l’italienne. Elle ne manque pourtant pas d’arguments séduisants, qui la place dans la catégorie des hauts de gamme avec un petit quelque chose en plus, dû à son côté exclusif. Désormais, tout haut de gamme se doit d’avoir une motorisation Diesel, si possible avec les chevaux adéquats. Le JTD 150 y répond en attendant le futur JTD 175.

Le plaisir de rouler en LANCIA

Le plaisir de rouler en Thesis passe par une certaine nonchalance, mâtinée d’un certain stoïcisme, voire d’une certaine jouissance, quand, notamment sur l’autoroute, les regards se détournent sur le passage de "sa" LANCIA. On ne sait pas si cette curiosité vient de la ligne étonnante de la voiture, de sa rareté sur nos routes ou des deux. En tout cas, les conducteurs de banals monospaces ou de non moins banales berlines 5 portes, ne semblent pas rester insensibles à la ligne de la belle turinoise. Finalement, la Thesis souffre de ne pas être assez connue. Et pourtant, le style de la grande LANCIA tranche nettement avec celui de ses devancières en revenant dans un style néo-rétro plus qu’affirmé (voyez nos articles passés). Elle partage avec le reste de la gamme LANCIA, l’immense calandre chromée, signe distinctif qu’on retrouvera très bientôt dans la nouvelle petite Ypsilon. La particularité de l’arrière, quasiment unique sur un modèle de série, vient des feux très effilés entièrement composés de diodes électroluminescentes. En attendant le nouveau 2.4 JTD 20v "Multijet" de 175 chevaux, la Thesis se contente de la même base qui en affiche tout de même 150. Associé à une boîte 6, ce moteur se montre suffisant pour mouvoir agréablement la grosse berline. Mais on est toujours exigeant quand il s’agit de la puissance, surtout dans les voitures de haut de gamme. Il ne faut pas hésiter à rétrograder dans certaines situations. Sur autoroute, la voiture garde bonne allure en sixième. La consommation s’en trouve limitée et le porte-monnaie s’entrouvre moins souvent, d’autant plus avec la capacité du réservoir (70 litres). Le JTD a le mérite de reste discret que ce soit par les remontées de vibrations ou par le bruit. On aurait du mal à imaginer le contraire tant le soin du confort a été poussé par LANCIA. La bonne impression laissée par la tenue de route dans les virages serrés de la présentation presse, est quelque peu assombrie par le flottement de la suspension. L’inédit système "skyhook" ne colle pas assez la voiture au sol. Mais l’essentiel des conditions d’utilisation de la grande LANCIA ne dérangera pas l’excellent confort intérieur dont disposent tous les passagers. Les places arrière sont aussi bien traitées que les places avant, voire même mieux. L’espace intérieur est vaste, les rangements un peu moins si on excepte l’accoudoir central, qui contient, en finition Emblema, les télécommandes de radio (HiFi/CD BOSE), des rideaux arrière ou d’avancement du siège passager. Par rapport à la Kappa, LANCIA a encore plus privilégié le confort et développé le raffinement et le luxe. Cela commence par le choix de matériaux encore plus nobles pour les revêtements. Au côté de l’Alcantara, indissociable de la marque, le cuir, le bois, la laine et le magnésium habillent l’habitacle. Toujours au chapitre du confort, la climatisation automatique multi-zones distille l’air au travers de micro trous disséminés dans la planche de bord, seule touche discrète dans cet environnement beaucoup plus classique qu’à l’extérieur. Très beaux, les grands compteurs ronds rétro éclairés rappellent le style typique des années 50. Détail amusant, la consommation instantanée est indiquée par une jauge insérée en bas de compteur, la précision reste accessible via l’ordinateur. Tout aussi beaux, les appuis-tête sont peu efficaces, c’est la seule ombre au tableau du confort. La finition Executive est particulièrement bien dotée. Pour 4.000 € de plus, la finition Emblema devrait faire pâlir toutes ces voitures allemandes si chiches en équipements de série. Tout est électrique, les airbags sont au nombre de 8 (dont certains sont à géométrie variable), le frein à main est automatique, la navigation est associée au système CONNECT et en option, la télévision, l’ouverture des portes et le démarrage sans clé.

Le JTD 150 chevaux

En attendant le nouveau 2.4 JTD 20v "Multijet" de 175 chevaux, la Thesis se contente de la même base qui en affiche tout de même 150. Associé à une boîte 6, ce moteur se montre suffisant pour mouvoir agréablement la grosse berline. Mais on est toujours exigeant quand il s’agit de la puissance, surtout dans les voitures de haut de gamme. Il ne faut pas hésiter à rétrograder dans certaines situations. Sur autoroute, la voiture garde bonne allure en sixième. La consommation s’en trouve limitée et le porte-monnaie s’entrouvre moins souvent, d’autant plus avec la capacité du réservoir (70 litres). Le JTD a le mérite de reste discret que ce soit par les remontées de vibrations ou par le bruit. On aurait du mal à imaginer le contraire tant le soin du confort a été poussé par LANCIA. La bonne impression laissée par la tenue de route dans les virages serrés de la présentation presse, est quelque peu assombrie par le flottement de la suspension. L’inédit système "skyhook" ne colle pas assez la voiture au sol. Mais l’essentiel des conditions d’utilisation de la grande LANCIA ne dérangera pas l’excellent confort intérieur dont disposent tous les passagers. Les places arrière sont aussi bien traitées que les places avant, voire même mieux. L’espace intérieur est vaste, les rangements un peu moins si on excepte l’accoudoir central, qui contient, en finition Emblema, les télécommandes de radio (HiFi/CD BOSE), des rideaux arrière ou d’avancement du siège passager.

La sérénité

Par rapport à la Kappa, LANCIA a encore plus privilégié le confort et développé le raffinement et le luxe. Cela commence par le choix de matériaux encore plus nobles pour les revêtements. Au côté de l’Alcantara, indissociable de la marque, le cuir, le bois, la laine et le magnésium habillent l’habitacle. Toujours au chapitre du confort, la climatisation automatique multi-zones distille l’air au travers de micro trous disséminés dans la planche de bord, seule touche discrète dans cet environnement beaucoup plus classique qu’à l’extérieur. Très beaux, les grands compteurs ronds rétro éclairés rappellent le style typique des années 50. Détail amusant, la consommation instantanée est indiquée par une jauge insérée en bas de compteur, la précision reste accessible via l’ordinateur. Tout aussi beaux, les appuis-tête sont peu efficaces, c’est la seule ombre au tableau du confort. La finition Executive est particulièrement bien dotée. Pour 4.000 € de plus, la finition Emblema devrait faire pâlir toutes ces voitures allemandes si chiches en équipements de série. Tout est électrique, les airbags sont au nombre de 8 (dont certains sont à géométrie variable), le frein à main est automatique, la navigation est associée au système CONNECT et en option, la télévision, l’ouverture des portes et le démarrage sans clé.

La belle LANCIA Thesis a les arguments d’une berline de classe supérieure, à commencer par le traitement intérieur luxueux, le confort ou la chaleur des matériaux. Le prix reste malgré tout compétitif au regard de la débauche d’équipements de série offerte. Pour garder un œil sur le budget, le V6 peut s’effacer devant le JTD de 150 chevaux, disponible et sobre. Et puis il reste le plaisir de rouler dans une voiture de charme, exclusive dans le bon style italien, et ça, c’est le bonus de LANCIA…

Philippe NIOLLET

2003-07-01