ALFA ROMEO 156 Sportwagon 1.9 JTD 140 Multijet Distinctive

ESPACE ROUTIERE
  • Moteur performant et sobre
  • Agrément de conduite
  • Ligne et intérieur élégants
  • Coffre et habitabilité moyens
  • Carrosserie mal protégée
  • Rétros extérieurs trop petits

Prix : 26 950 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 4 cylindres 16 s turbo Diesel injection directe par rampe commune
Cylindrée 1910 cm³
Puissance maxi 140 ch à 4000 tr/min
Couple maxi 31.00 mkg à 2000.00 tr/min

Dimensions

Longueur 4.44 m
Largeur 1.74 m
Hauteur 1.43 m

Poids

Total 1355 kg

Capacités

Coffre de 360 à 1180 dm³
Réservoir 63 L
Nb de places 0

Performances

Vitesse maxi 209 km/h
0 à 100 km/h 9.70 s

Environnement

Emission CO2 0 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 4.80
Urbaine 8.20
Mixte 6.10
Essai 5.90

Transformation réussie

L'ALFA ROMEO 156, voiture fétiche du constructeur milanais, élue voiture de l'année 1998, celle qui a permis à la Marque de retrouver l'aura et plus prosaïquement les succès commerciaux qu'elle avait perdus, vient d'être restylée par le designer Giorgetto GIUGIARO.

Nouveau design

La ligne générale de la berline et du break, appelé Sportwagon, n'a pas changé, elle n'en avait pas besoin. L'effort du styliste italien s'est porté sur la partie avant avec, en particulier, une calandre agrandie, des doubles projecteurs circulaires accentuant l'allure sportive de la 156 et un nouveau bouclier. L'arrière a bénéficié de quelques retouches apportées aux groupes optiques. La 156 Distinctive est habillée du nouveau tissu "Alfatex" (tissu microfibre), d'Alcantara et d'une moquette épaisse jusqu'au fond du coffre, associés à une planche de bord bicolore. Cet ensemble est très agréable, d'autant plus que la qualité des matériaux et des assemblages est de belle facture. On peut quand même s'interroger sur l'aspect de cet habillage très clair (beige dans la voiture d'essai) après quelques années d'utilisation. L’équipement de série de la version Distinctive, entre Impression et Selective, est vraiment très complet : (climatisation automatique séparée conducteur/passager, quatre vitres électriques, télécommande des ouvrants, rétroviseurs électriques, airbags frontaux, latéraux, rideaux avant-arrière, radio CD RDS, ordinateur de bord...). L'habitabilité n'est pas le point fort de la 156. Quatre passagers de taille moyenne y trouvent quand même place dans des conditions correctes de confort et d'aisance. Comme souvent, la place du milieu à l'arrière ne pourra être utilisée qu'en "dépannage". Le coffre n’est pas grandiose avec seulement 360 dm3 pour le Sportwagon, soit 18 de moins (!) que la berline et ses formes sont un peu tourmentées. Par contre, la banquette arrière dispose de la fonctionnalité 40/60 permettant d'obtenir un volume allant jusqu'à 1.180 dm3. ALFA ROMEO, motoriste "essence" distingué, n'a pas échappé à la déferlante Diesel. Ainsi, 76 % des 156 (83 % en France) vendues en Europe en 2002 étaient équipées de ce type de motorisation. Il faut rappeler que l'ALFA 156 a inauguré le "common rail" en octobre 1997, technique maintenant généralisée. Depuis sa présentation, ALFA ROMEO n'a eu cesse d'améliorer ses Diesel, le 1.9 JTD passant de 105 ch à l'origine à 115 ch maintenant. Une nouvelle version 140 ch, grâce à une injection Multijet et une culasse 16 soupapes est désormais proposée. La circulation en ville n'est pas la tasse de thé de la 156. La ceinture de caisse assez haute et les appuis-tête arrière limitent la visibilité et les rétroviseurs extérieurs elliptiques, très esthétiques, manquent de surface. Par ailleurs, la carrosserie ne reçoit aucune protection latérale, les boucliers sont peints et c'est la calandre qui fait office de pare-chocs. On évitera donc les parkings étroits et les "créneaux" serrés... La route est son domaine. Le moteur, avec ses 31 mkg de couple immédiatement disponibles, fait preuve de beaucoup d'allant dès les plus bas régimes. Sur route à 90 km/h, il enroule avec souplesse en sixième à 1.700 tr/mn. Toutefois, pour dépasser franchement, il est préférable de rétrograder en cinquième, voire en quatrième pour le "fun", mais là, sitôt l'obstacle franchi, il faut lâcher l'accélérateur sous peine de se retrouver très vite à des allures fort répréhensibles. De même, sur autoroute, il faut faire un réel effort pour ne pas trop dépasser les 130 km/h autorisés, d'autant plus que l'insonorisation soignée étouffe le bruit du moteur, mais laisse entendre les sifflements aérodynamiques. Le régulateur de vitesse est une option (300 €) qui n'est pas superflue pour les dévoreurs d'autoroutes. Ces performances de haut niveau sont accompagnées de consommations très basses. Lors de l'essai, réalisé sur routes et autoroutes à cadence soutenue, la consommation s'est stabilisée à un remarquable 5,9 l/100 km. Les suspensions et la direction assurent un comportement routier sûr et agréable. La tenue de cap rigoureuse, la stabilité sans défaut en courbe et la vivacité dans les enchaînements de virages réjouissent le "pilote". Le freinage s'est montré à la hauteur des performances avec une attaque franche à la pédale et des ralentissements efficaces. En cas d'excès, l’ABS avec EBD (antiblocage des freins avec répartiteur électronique), le VDS (contrôleur de trajectoire) et l'ASR (antipatinage) aideront le conducteur à maîtriser les écarts de sa monture. Les suspensions, très efficaces pour la stabilité de l’auto, sont plutôt fermes et chahutent quelque peu les passagers sur routes déformées, mais la sensation générale est quand même favorable, notamment grâce au bon maintien offert par les sièges.

Nouvel intérieur

La 156 Distinctive est habillée du nouveau tissu "Alfatex" (tissu microfibre), d'Alcantara et d'une moquette épaisse jusqu'au fond du coffre, associés à une planche de bord bicolore. Cet ensemble est très agréable, d'autant plus que la qualité des matériaux et des assemblages est de belle facture. On peut quand même s'interroger sur l'aspect de cet habillage très clair (beige dans la voiture d'essai) après quelques années d'utilisation.

L’équipement de série de la version Distinctive, entre Impression et Selective, est vraiment très complet : (climatisation automatique séparée conducteur/passager, quatre vitres électriques, télécommande des ouvrants, rétroviseurs électriques, airbags frontaux, latéraux, rideaux avant-arrière, radio CD RDS, ordinateur de bord...).

L'habitabilité n'est pas le point fort de la 156. Quatre passagers de taille moyenne y trouvent quand même place dans des conditions correctes de confort et d'aisance. Comme souvent, la place du milieu à l'arrière ne pourra être utilisée qu'en "dépannage". Le coffre n’est pas grandiose avec seulement 360 dm3 pour le Sportwagon, soit 18 de moins (!) que la berline et ses formes sont un peu tourmentées. Par contre, la banquette arrière dispose de la fonctionnalité 40/60 permettant d'obtenir un volume allant jusqu'à 1.180 dm3.

Nouveau moteur

ALFA ROMEO, motoriste "essence" distingué, n'a pas échappé à la déferlante Diesel. Ainsi, 76 % des 156 (83 % en France) vendues en Europe en 2002 étaient équipées de ce type de motorisation. Il faut rappeler que l'ALFA 156 a inauguré le "common rail" en octobre 1997, technique maintenant généralisée. Depuis sa présentation, ALFA ROMEO n'a eu cesse d'améliorer ses Diesel, le 1.9 JTD passant de 105 ch à l'origine à 115 ch maintenant. Une nouvelle version 140 ch, grâce à une injection Multijet et une culasse 16 soupapes est désormais proposée.

Plus routière que citadine

La circulation en ville n'est pas la tasse de thé de la 156. La ceinture de caisse assez haute et les appuis-tête arrière limitent la visibilité et les rétroviseurs extérieurs elliptiques, très esthétiques, manquent de surface. Par ailleurs, la carrosserie ne reçoit aucune protection latérale, les boucliers sont peints et c'est la calandre qui fait office de pare-chocs. On évitera donc les parkings étroits et les "créneaux" serrés...

La route est son domaine. Le moteur, avec ses 31 mkg de couple immédiatement disponibles, fait preuve de beaucoup d'allant dès les plus bas régimes. Sur route à 90 km/h, il enroule avec souplesse en sixième à 1.700 tr/mn. Toutefois, pour dépasser franchement, il est préférable de rétrograder en cinquième, voire en quatrième pour le "fun", mais là, sitôt l'obstacle franchi, il faut lâcher l'accélérateur sous peine de se retrouver très vite à des allures fort répréhensibles. De même, sur autoroute, il faut faire un réel effort pour ne pas trop dépasser les 130 km/h autorisés, d'autant plus que l'insonorisation soignée étouffe le bruit du moteur, mais laisse entendre les sifflements aérodynamiques. Le régulateur de vitesse est une option (300 €) qui n'est pas superflue pour les dévoreurs d'autoroutes. Ces performances de haut niveau sont accompagnées de consommations très basses. Lors de l'essai, réalisé sur routes et autoroutes à cadence soutenue, la consommation s'est stabilisée à un remarquable 5,9 l/100 km.

Plaisir de conduite

Les suspensions et la direction assurent un comportement routier sûr et agréable. La tenue de cap rigoureuse, la stabilité sans défaut en courbe et la vivacité dans les enchaînements de virages réjouissent le "pilote". Le freinage s'est montré à la hauteur des performances avec une attaque franche à la pédale et des ralentissements efficaces. En cas d'excès, l’ABS avec EBD (antiblocage des freins avec répartiteur électronique), le VDS (contrôleur de trajectoire) et l'ASR (antipatinage) aideront le conducteur à maîtriser les écarts de sa monture. Les suspensions, très efficaces pour la stabilité de l’auto, sont plutôt fermes et chahutent quelque peu les passagers sur routes déformées, mais la sensation générale est quand même favorable, notamment grâce au bon maintien offert par les sièges.

ALFA ROMEO a réussi le restylage de son "best seller" en réalisant un compromis remarquable, aussi bien à l'extérieur qu'à l'intérieur, entre élégance et sportivité. La nouvelle motorisation 1.9 JTD Multijet de 140 ch concilie, elle aussi avec talent, performances de haut niveau et sobriété. L'habitabilité et le coffre sont certes plutôt modestes mais, pour un budget raisonnable, on a le privilège de conduire une auto racée et se démarquant des "machines à rouler" des constructeurs généralistes.

Daniel DECHENE

2003-09-01