RENAULT Mégane Berline (4 portes) 2.0 16V Luxe Privilège

ESPACE COMPACTES
  • Coffre
  • Habitabilité arrière
  • Equipements
  • Rangements
  • Retour de direction trop fort
  • Absence de poignée de fermeture du coffre
  • Consommation

Prix : 22 250 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 4 cylindres 16 soupapes injection électronique multipoints essence
Cylindrée 1998 cm³
Puissance maxi 136 ch à 5500 tr/min
Couple maxi 191.00 mkg à 3750.00 tr/min

Dimensions

Longueur 4.49 m
Largeur 1.77 m
Hauteur 1.46 m

Poids

Total 1275 kg

Capacités

Coffre de 0 à 520 dm³
Réservoir 60 L
Nb de places 5

Performances

Vitesse maxi 202 km/h
0 à 100 km/h 9.40 s

Environnement

Emission CO2 0 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 6.40
Urbaine 10.90
Mixte 8.00
Essai 10.10

La limousine de la famille

La famille Mégane/Scenic s’est agrandie et elle est fière de ses septuplés. RENAULT a profité du salon de Barcelone pour dévoiler la version quatre portes de la Mégane. Le terrain est propice quand on sait l’attachement des pays du sud à ce type de carrosserie. Après la R19 Chamade et la Mégane Classic, la Mégane II quatre portes s’appelle Mégane Berline. En fait, le titre de limousine ne convient pas car il lui manque la troisième vitre latérale. L'époque des R12 ou R9 étant passée, l’engouement de nos compatriotes pour les carrosseries tricorps classiques est faible. La Mégane Berline devrait se montrer la plus discrète de la famille sur nos routes. Et pour corser la difficulté, on a privilégié une motorisation essence pour cet essai, mais pas la moindre puisqu’il s’agit de la plus puissante.

Ligne sûre

Outre se démarquer tout en roulant en Mégane, l’avantage de la Berline réside à l’arrière, car de face, aucun écart ne la distingue de ses sœurs à hayon. A l’exercice toujours hasardeux de la greffe de coffre, la Mégane Berline s’en sort plus qu’honorablement. La raison en est simple : la conception de la voiture a été prise en compte dès le début et donc aucune greffe n’a été nécessaire. La ligne est plutôt réussie dans son homogénéité, sans lourdeur de l’arrière. La voiture a gagné 29 cm en longueur et notamment 6,1 mm dans l’allongement de son empattement. Avec 4,50 m, la Berline se rapproche du gabarit d’une Laguna et vient, en quelque sorte, faire le trait d’union entre les deux segments. Moins tourmenté que sur la cinq portes, le coffre épouse bien les formes de la voiture et la vitre arrière retrouve un dessin plus conventionnel. Bien qu’il ne soit plus fermé que par un simple couvercle (qui descend jusqu’au bouclier), le coffre de la Berline gagne en contenance. Il affiche carrément 200 dm3 de plus que la cinq portes. A défaut d’avoir la hauteur de chargement d’un hayon, il gagne en profondeur. Et comme les sièges arrière peuvent se replier, on se dit que les Espagnols n’ont peut être pas tort d’apprécier encore les berlines tricorps. Signalons au passage les rangements supplémentaires dans les flancs et dans le plancher autour de la roue de secours. En revanche, il faudra se salir les doigts pour refermer le coffre, le couvercle n’ayant pas eu droit à une poignée intérieure. L’autre avantage de la Berline est directement déduit de son plus grand empattement. Les passagers arrière profitent, une fois n’est pas coutume, d’une meilleure habitabilité par rapport à la version cinq portes. Qui dit Mégane/Scenic, dit nuées de rangements et dit sécurité. La Berline ne renie pas sa famille puisque cette version haut de gamme distribue des bacs dans les portes (dont un fermé) et entre les sièges avant. Des compartiments sont disponibles dans le plancher sous les pieds des passagers avant et, suprême raffinement, leur ouverture déclenche leur éclairement grâce à la lampe de bas de portière, celle là même qui s’allume quand on ouvre la porte. Puisqu’on est dans une berline, la lunette arrière est mise à contribution pour accueillir un autre compartiment fermé (à partir de finition confort). Côté sécurité, fer de lance de RENAULT, les cinq étoiles de la Mégane 5 portes rejaillissent sur la Berline. Dès l’entrée de gamme, toutes les Mégane disposent de six airbags de série mais point d’ESP, même en option. La version essayée correspond au haut de gamme (finition Luxe) à laquelle RENAULT propose de combiner un type d’ambiance (intérieur, roue, poignées de portes, etc…) Le prix est ultra contenu devant la débauche d’équipements qui déploient toute leur électronique pour faciliter la vie des occupants et surtout du conducteur. On ne citera que la carte mains-libres qui, restant en poche, permet d’ouvrir, fermer ou démarrer la voiture sur simple approche de la main ou pression du doigt sur un bouton ad hoc. Le 2 litres est aussi agréable qu’il est gourmand. Il faut reconnaître qu’on a du mal à trouver tous les chevaux annoncés, même en "jouant" avec le levier de (six) vitesses. La Berline reste toujours un modèle de confort, dans la tradition familiale là encore, avec juste un mauvais point pour l’inconfort de la direction assistée pénalisée par son retour trop pressant.

Coffre fort

Bien qu’il ne soit plus fermé que par un simple couvercle (qui descend jusqu’au bouclier), le coffre de la Berline gagne en contenance. Il affiche carrément 200 dm3 de plus que la cinq portes. A défaut d’avoir la hauteur de chargement d’un hayon, il gagne en profondeur. Et comme les sièges arrière peuvent se replier, on se dit que les Espagnols n’ont peut être pas tort d’apprécier encore les berlines tricorps. Signalons au passage les rangements supplémentaires dans les flancs et dans le plancher autour de la roue de secours. En revanche, il faudra se salir les doigts pour refermer le coffre, le couvercle n’ayant pas eu droit à une poignée intérieure. L’autre avantage de la Berline est directement déduit de son plus grand empattement. Les passagers arrière profitent, une fois n’est pas coutume, d’une meilleure habitabilité par rapport à la version cinq portes.

Pluie d’étoiles sur la sécurité

Qui dit Mégane/Scenic, dit nuées de rangements et dit sécurité. La Berline ne renie pas sa famille puisque cette version haut de gamme distribue des bacs dans les portes (dont un fermé) et entre les sièges avant. Des compartiments sont disponibles dans le plancher sous les pieds des passagers avant et, suprême raffinement, leur ouverture déclenche leur éclairement grâce à la lampe de bas de portière, celle là même qui s’allume quand on ouvre la porte. Puisqu’on est dans une berline, la lunette arrière est mise à contribution pour accueillir un autre compartiment fermé (à partir de finition confort). Côté sécurité, fer de lance de RENAULT, les cinq étoiles de la Mégane 5 portes rejaillissent sur la Berline. Dès l’entrée de gamme, toutes les Mégane disposent de six airbags de série mais point d’ESP, même en option.

Vie facile

La version essayée correspond au haut de gamme (finition Luxe) à laquelle RENAULT propose de combiner un type d’ambiance (intérieur, roue, poignées de portes, etc…) Le prix est ultra contenu devant la débauche d’équipements qui déploient toute leur électronique pour faciliter la vie des occupants et surtout du conducteur. On ne citera que la carte mains-libres qui, restant en poche, permet d’ouvrir, fermer ou démarrer la voiture sur simple approche de la main ou pression du doigt sur un bouton ad hoc. Le 2 litres est aussi agréable qu’il est gourmand. Il faut reconnaître qu’on a du mal à trouver tous les chevaux annoncés, même en "jouant" avec le levier de (six) vitesses. La Berline reste toujours un modèle de confort, dans la tradition familiale là encore, avec juste un mauvais point pour l’inconfort de la direction assistée pénalisée par son retour trop pressant.

Comment se démarquer du flot de Mégane 3/5 portes (rançon du succès) tout en profitant des bienfaits de la Mégane ? Simplement en choisissant la berline quatre portes, plus traditionnelle dans les pays du sud et plus classique dans ses formes sans perdre une miette de finesse. Il faudra payer 600 Euros de plus que la cinq portes mais, pour ce supplément, le coffre est plus grand et les passagers arrière vous sauteront au cou de leur avoir offert plus de place…

Philippe NIOLLET

2003-10-01