RENAULT Clio V6 3.0

ESPACE SPORTIVE
  • Look
  • Bruit moteur
  • Freinage
  • Finition / Intérieur
  • Direction légèrement flottante
  • Moteur trop linéaire

Prix : 39 700 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 6 cylindres en V à 60°
Cylindrée 2946 cm³
Puissance maxi 255 ch à 7150 tr/min
Couple maxi 30.70 mkg à 4650.00 tr/min

Dimensions

Longueur 0.00 m
Largeur 0.00 m
Hauteur 0.00 m

Poids

Total 0 kg

Capacités

Coffre de 0 à 0 dm³
Réservoir 61 L
Nb de places 0

Performances

Vitesse maxi 245 km/h
0 à 100 km/h 5.80 s

Environnement

Emission CO2 0 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 15.50
Urbaine 9.80
Mixte 11.90
Essai 18.00

En progrès…

Après un premier coup d’essai qui ne fut pas forcément des plus concluants, la Clio V6 nous revient avec bon nombre d’améliorations sur le segment de petite sportive au gros cœur aux cotés des Alfa 147 GTA et autres VW Golf R32. Force est de voir que la concurrence est rude. Pour cette nouvelle monture, exit TWR, les ingénieurs RENAULT ont fait appel à la division Sport maison. La phase 2 est aujourd’hui made in France… Le millésime 2000 ayant été jugé trop fade avec ses 230 ch, elle nous revient "relookée" et "reboostée" à 255 ch.

Un look de petit monstre

Extérieurement difficile de louper la belle. Sa silhouette attire forcement l’œil. A la façon d’un "body builder", on se demande ce qu’a bien pu prendre la petite Clio pour atteindre cette ligne exubérante. Ailes sur-gonflées, boucliers surdimensionnés, double échappement, nouvelles écopes latérales grises, trappe à essence chromée, roue de 18 pouces… Tout a été pensé pour rappeler la mythique R5 Turbo 2 des beaux jours. Pas besoin de "tuning" supplémentaire, le petit monstre affiche fièrement ses couleurs d’hyper sportive. Ce qui choque le plus à l’ouverture de la portière c’est le contraste saisissant avec l’extérieur de l’auto. A l’intérieur de ce petit jouet c’est une impression de déception qui vous gagne. Le manque de caractère est évident. Seuls les sièges baquet, le pommeau de levier de vitesses et le compteur gradué à des vitesses largement prohibées rappellent que vous êtes au volant de la plus puissante des Clio produites à ce jour. Tout est repris d’une banale Clio RS. Mieux vaut ne pas parler du coffre quasi inexistant sur ce modèle (112 litres) qui vous interdira presque tous grands déplacements avec un minimum de bagages. A la différence de ses principales concurrentes, la Clio est une stricte deux places ce qui lui donne un léger handicap : "exit" la cible des jeunes cadres dynamiques pères de famille. Mais la vocation de la belle n’est pas les ballades romantiques. La volonté première est de se faire plaisir au volant d’une auto d’exception qui se veut hors norme, faite pour rêver. Une fois le contact mis, ce qui régale le plus c’est le bruit enchanteur du V6 transversal placé en position centrale arrière. Il procure de vraies sensations auditives : un son rauque digne d’un fauve sur le point de rugir. Sur route, l’autoradio devient vite un gadget, aucune isolation n’ayant été prévue. Qu’importe, à condition de ne pas faire de longs trajets. A l’opposé, la climatisation est loin d’être un luxe au regard des températures excessives atteintes dans l’habitacle. Dans les embouteillages, ça en devient presque étouffant au point même d’être obligé d’ouvrir les vitres. Pourquoi ne pas avoir ajouté une cloison de séparation entre le moteur et l'habitacle ? Côté comportement routier, RENAULT devait réagir et le service Sport a réalisé une véritable remise à niveau pour ne pas dire une refonte totale. Pour cela, le châssis est devenu plus précis, permettant d’encaisser plus de puissance, la géométrie du train arrière a été redessinée et les suspensions raffermies. L’ancienne version ne pouvait pas rivaliser avec la concurrence actuelle. Devenu plus saine, la V6 demande toujours une bonne dose de concentration. L’auto reste naturellement sous vireuse lorsque l’on la chahute un peu et le train avant avec une direction légèrement flottante, manque un peu de précision. Normal lorsque l’on sait que la Clio V6 est dénuée de toute aide à la conduite, à la différence de ses rivales….une vraie pure et dure ! Par rapport à la version précédente, la commande de boîte a été revue mais n’est pas encore suffisamment précise et souffre de rapports un peu trop longs. Même si elle n'est pas un modèle de précision et est même parfois récalcitrante, elle reste agréable. Le moteur quant à lui, a gagné en puissance (+25 ch) avec une nouvelle partie haute. Trop linéaire, il laisse encore une impression de docilité. La faute peut être à une gestion électronique trop présente ? Mais ce V6 ne craint pas pour autant de rester dans les tours pour donner le meilleur de lui-même. Le freinage est très efficace sur tous les types de revêtement. Comme tout modèle sportif, le rayon de braquage reste limité mais il atteint des records sur la Clio. Difficile de manœuvrer ! Autant le dire tout de suite, la ville n’est pas le terrain de jeu favori de la Clio V6, ce qui confirme sa vocation de jouet. Le jouet est agréable mais à un prix prohibitif au regard de son équipement et de la concurrence.

A l’intérieur la magie s’interrompt

Ce qui choque le plus à l’ouverture de la portière c’est le contraste saisissant avec l’extérieur de l’auto. A l’intérieur de ce petit jouet c’est une impression de déception qui vous gagne. Le manque de caractère est évident. Seuls les sièges baquet, le pommeau de levier de vitesses et le compteur gradué à des vitesses largement prohibées rappellent que vous êtes au volant de la plus puissante des Clio produites à ce jour. Tout est repris d’une banale Clio RS. Mieux vaut ne pas parler du coffre quasi inexistant sur ce modèle (112 litres) qui vous interdira presque tous grands déplacements avec un minimum de bagages. A la différence de ses principales concurrentes, la Clio est une stricte deux places ce qui lui donne un léger handicap : "exit" la cible des jeunes cadres dynamiques pères de famille. Mais la vocation de la belle n’est pas les ballades romantiques. La volonté première est de se faire plaisir au volant d’une auto d’exception qui se veut hors norme, faite pour rêver. Une fois le contact mis, ce qui régale le plus c’est le bruit enchanteur du V6 transversal placé en position centrale arrière. Il procure de vraies sensations auditives : un son rauque digne d’un fauve sur le point de rugir. Sur route, l’autoradio devient vite un gadget, aucune isolation n’ayant été prévue. Qu’importe, à condition de ne pas faire de longs trajets. A l’opposé, la climatisation est loin d’être un luxe au regard des températures excessives atteintes dans l’habitacle. Dans les embouteillages, ça en devient presque étouffant au point même d’être obligé d’ouvrir les vitres. Pourquoi ne pas avoir ajouté une cloison de séparation entre le moteur et l'habitacle ?

En nette amélioration

Côté comportement routier, RENAULT devait réagir et le service Sport a réalisé une véritable remise à niveau pour ne pas dire une refonte totale. Pour cela, le châssis est devenu plus précis, permettant d’encaisser plus de puissance, la géométrie du train arrière a été redessinée et les suspensions raffermies. L’ancienne version ne pouvait pas rivaliser avec la concurrence actuelle. Devenu plus saine, la V6 demande toujours une bonne dose de concentration. L’auto reste naturellement sous vireuse lorsque l’on la chahute un peu et le train avant avec une direction légèrement flottante, manque un peu de précision. Normal lorsque l’on sait que la Clio V6 est dénuée de toute aide à la conduite, à la différence de ses rivales….une vraie pure et dure ! Par rapport à la version précédente, la commande de boîte a été revue mais n’est pas encore suffisamment précise et souffre de rapports un peu trop longs. Même si elle n'est pas un modèle de précision et est même parfois récalcitrante, elle reste agréable. Le moteur quant à lui, a gagné en puissance (+25 ch) avec une nouvelle partie haute. Trop linéaire, il laisse encore une impression de docilité. La faute peut être à une gestion électronique trop présente ? Mais ce V6 ne craint pas pour autant de rester dans les tours pour donner le meilleur de lui-même. Le freinage est très efficace sur tous les types de revêtement. Comme tout modèle sportif, le rayon de braquage reste limité mais il atteint des records sur la Clio. Difficile de manœuvrer ! Autant le dire tout de suite, la ville n’est pas le terrain de jeu favori de la Clio V6, ce qui confirme sa vocation de jouet. Le jouet est agréable mais à un prix prohibitif au regard de son équipement et de la concurrence.

En conclusion la nouvelle Clio V6 est en net progrès. RENAULT SPORT a su tirer les enseignements de la phase 1, les erreurs passées ont été en partie corrigées. Mais la Clio V6, ça se mérite ! Un statut exclusif et un intérieur limité, loin des standings de la catégorie, la positionnent en retrait de la concurrence, surtout à ce tarif ! ! !

Stéphane PEREZZAN

2004-03-15