RENAULT Twingo 1.2 16V Tech’Run Quickshift 5

ESPACE CITADINE
  • Simplicité d’utilisation
  • Esprit Twingo
  • Bruit
  • Volant fixe

Prix : 11 600 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 4 cylindres - 16 soupapes - essence
Cylindrée 1149 cm³
Puissance maxi 75 ch à 5500 tr/min
Couple maxi 11.10 mkg à 3500.00 tr/min

Dimensions

Longueur 3.43 m
Largeur 1.63 m
Hauteur 1.42 m

Poids

Total 850 kg

Capacités

Coffre de 168 à 261 dm³
Réservoir 40 L
Nb de places 4

Performances

Vitesse maxi 168 km/h
0 à 100 km/h 13.30 s

Environnement

Emission CO2 0 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 4.80
Urbaine 7.40
Mixte 5.70
Essai 6.00

Quand elle arrive en ville

On ne présente plus la Twingo, un des best-sellers de RENAULT. Chahutée par la concurrence plus récente - plus de respect pour les anciennes - la Twingo renouvelle tous les deux ans sa garde robe pour rester "fashion". En général, chaque nouvelle collection coïncide avec le Mondial de Paris. La dernière date donc de 2002. On y avait découvert un nouveau système de boîte robotisée pour petites cylindrées (inaugurée en mi 2001), sur lequel on revient aujourd’hui puisqu’un certain nombre de petites voitures ont adopté ce système ou un équivalent. Ouvrons donc le bal avec la pionnière…

Technique

La nouvelle boîte robotisée de la petite RENAULT est baptisée "Quickshift 5". Comme son "anglois" patronyme le signifie, la boîte assure un passage rapide des 5 rapports. Le système de boîte robotisée apparue en formule 1 et sur les FERRARI de route a été démocratisé sur l’ALFA 156 Selespeed. L’efficacité de RENAULT (imité depuis) a été de reprendre le principe pour un petit modèle donc imposant un prix réduit. La Boîte Quickshift coûte 600 € de plus que la version mécanique. Il s’agit d’une boîte mécanique classique équipée de vérins pilotés par un automate. Le robot prend donc en charge les opérations d’embrayage et de passage de rapport, et tout cela, aussi rapidement (voire plus) que l’opération manuelle. Cela dit, ce n’est pas parce que c’est déjà tout fait qu’il n’y a rien à faire. Le levier de vitesses au plancher attend les ordres. Classiquement, une impulsion vers l’avant pour monter et la même vers l’arrière pour descendre un rapport. Pour qui a l’habitude de conduire une automatique, la prise en main est immédiate sans regret pour l’absence de pédale de gauche. Une impulsion vers l’avant, pied sur le frein, le 1 s’affiche sur le compteur central. La Twingo s’élance, les tours montent (sans compte-tours, l’oreille suffit) et attendent un soulagement avec le 2e rapport. Impulsion, relâchement de l’accélérateur (pas obligatoire mais c’est plus souple), le rapport passe vite et sans heurt (le relâchement de l’accélérateur n’y est pas étranger). Et ainsi de suite. L’électronique, qui surveille tout cela et veille aux mauvaises commandes, laisse malgré tout la liberté au conducteur. Quand il s’agit de rétrograder, il faut user du levier, la boîte ne le fera pas pour vous (en configuration manuelle évidemment). On prend vite l’habitude de conduire normalement la voiture, comme avec une "vraie" boite mécanique, le désagrément de la crampe de la jambe gauche en moins dans les embouteillages. Se reposer le pied gauche est agréable alors pourquoi ne pas se reposer le bras droit, d’autant que les palettes sous le volant n’existent pas. La solution est de passer en tout automatique grâce à un bouton miracle caché sous le pommeau du levier (ou à une impulsion sur le ledit levier). On peut passer à tout moment sans contrainte, le A remplace l’identification du rapport engagé, sur le compteur. Dans cette configuration, la boîte a le défaut de ses consœurs, une certaine inertie dans les passages ; c’est clair qu’il ne vaut rien de mieux qu’une vraie boîte auto si on préfère ce mode. La boîte n’en est pas pour autant inefficace. Elle répond au "kick-down", elle rétrograde et elle tient le rapport. Son défaut est, dans certains cas, de réagir à l’inverse de ce qu’on aurait fait en mode manuel : le passage trop rapide de tous les rapports ou au contraire, de rester en 4e et faire souffrir le moteur et les occupants. Restons dans la souffrance pour signaler que l’insonorisation est détestable dès qu’on dépasse le 110 km/h ; infaillible pour respecter les vitesses sur autoroute. C’est dommage d’autant que le 1.2 16V de 75 chevaux n’est jamais avare. En revanche, saluons la double sécurité du passage en marche arrière qui consiste en un R lumineux sur la base du levier qui complète le R (plus visible) du compteur. La Twingo s’est embourgeoisée au fil du temps en même temps que le nombre de finition a crû. La finition "Tech’Run" de notre Twingo s’apparente à la version "Dynamique" proche du sommet de gamme. Elle est facilement reconnaissable par ses boucliers intégralement peints et ses jantes alliage. La sellerie est spécifique comme certains plastiques et le volant (fixe) se pare de cuir. La climatisation reste en option mais l’airbag passager se déconnecte désormais. Le côté pratique de la petite RENAULT n’est plus à démontrer ; signalons le volet fermé côté conducteur qui peut dépanner pour mettre monnaie, tickets etc… Le surcoût de la boîte "Quickshift" est abordable, souvent plus abordable qu’une option boîte auto. Et les consommations restent raisonnables…

Tactique

Pour qui a l’habitude de conduire une automatique, la prise en main est immédiate sans regret pour l’absence de pédale de gauche. Une impulsion vers l’avant, pied sur le frein, le 1 s’affiche sur le compteur central. La Twingo s’élance, les tours montent (sans compte-tours, l’oreille suffit) et attendent un soulagement avec le 2e rapport. Impulsion, relâchement de l’accélérateur (pas obligatoire mais c’est plus souple), le rapport passe vite et sans heurt (le relâchement de l’accélérateur n’y est pas étranger). Et ainsi de suite. L’électronique, qui surveille tout cela et veille aux mauvaises commandes, laisse malgré tout la liberté au conducteur. Quand il s’agit de rétrograder, il faut user du levier, la boîte ne le fera pas pour vous (en configuration manuelle évidemment). On prend vite l’habitude de conduire normalement la voiture, comme avec une "vraie" boite mécanique, le désagrément de la crampe de la jambe gauche en moins dans les embouteillages.

Technologique

Se reposer le pied gauche est agréable alors pourquoi ne pas se reposer le bras droit, d’autant que les palettes sous le volant n’existent pas. La solution est de passer en tout automatique grâce à un bouton miracle caché sous le pommeau du levier (ou à une impulsion sur le ledit levier). On peut passer à tout moment sans contrainte, le A remplace l’identification du rapport engagé, sur le compteur. Dans cette configuration, la boîte a le défaut de ses consœurs, une certaine inertie dans les passages ; c’est clair qu’il ne vaut rien de mieux qu’une vraie boîte auto si on préfère ce mode. La boîte n’en est pas pour autant inefficace. Elle répond au "kick-down", elle rétrograde et elle tient le rapport. Son défaut est, dans certains cas, de réagir à l’inverse de ce qu’on aurait fait en mode manuel : le passage trop rapide de tous les rapports ou au contraire, de rester en 4e et faire souffrir le moteur et les occupants. Restons dans la souffrance pour signaler que l’insonorisation est détestable dès qu’on dépasse le 110 km/h ; infaillible pour respecter les vitesses sur autoroute. C’est dommage d’autant que le 1.2 16V de 75 chevaux n’est jamais avare. En revanche, saluons la double sécurité du passage en marche arrière qui consiste en un R lumineux sur la base du levier qui complète le R (plus visible) du compteur.

Tech’Run

La Twingo s’est embourgeoisée au fil du temps en même temps que le nombre de finition a crû. La finition "Tech’Run" de notre Twingo s’apparente à la version "Dynamique" proche du sommet de gamme. Elle est facilement reconnaissable par ses boucliers intégralement peints et ses jantes alliage. La sellerie est spécifique comme certains plastiques et le volant (fixe) se pare de cuir. La climatisation reste en option mais l’airbag passager se déconnecte désormais. Le côté pratique de la petite RENAULT n’est plus à démontrer ; signalons le volet fermé côté conducteur qui peut dépanner pour mettre monnaie, tickets etc… Le surcoût de la boîte "Quickshift" est abordable, souvent plus abordable qu’une option boîte auto. Et les consommations restent raisonnables…

Dans la série des petites voitures à boîte automatique ou semi-automatique, la RENAULT Twingo a ouvert les (pacifiques) hostilités (et suivie par la Clio). La boîte robotisée "Quickshift 5" simplifie la conduite moyennant quelques impulsions sur le levier ou sans aucun effort si on a pressé le bouton "tout auto". Même si on peut douter de l’intérêt de cette aide par rapport à une vraie boîte auto, on reprend confiance en vérifiant son surcoût somme toute modéré.

Philippe NIOLLET

2004-03-30