RENAULT Mégane II RS 5 portes

ESPACE SPORTIVE
  • Performances
  • Freinage, tenue de route
  • Look
  • Equipement
  • Direction légèrement flottante
  • Intérieur trop sobre
  • Consommation

Prix : 29 500 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 4 cylindres en ligne turbo essence
Cylindrée 1998 cm³
Puissance maxi 225 ch à 5500 tr/min
Couple maxi 36.30 mkg à 3000.00 tr/min

Dimensions

Longueur 4.28 m
Largeur 1.78 m
Hauteur 1.44 m

Poids

Total 1355 kg

Capacités

Coffre de 330 à 0 dm³
Réservoir 60 L
Nb de places 5

Performances

Vitesse maxi 236 km/h
0 à 100 km/h 6.50 s

Environnement

Emission CO2 0 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 9.80
Urbaine 15.50
Mixte 11.90
Essai 16.00

Plutôt GT que sportive

Tout comme la petite Clio, laMegane RS est l’œuvre des ingénieurs de chez RENAULT SPORT qui ont choisi de doter la familiale maison d’une mécanique plus bouillante que les versions actuelles. A partir du 4 cylindres 2.0 16V, les motoristes ont greffé un turbocompresseur qui porte ainsi la puissance à 225 ch.

Une belle gueule

Extérieurement, on reconnaît tout de suite la marque au losange et le look RENAULT SPORT. Evolution sportive de la Megane II, tout comme sa petite sœur la Clio V6, les ingénieurs ont transformé cette petite familiale avec un look de "body builder". On retrouve des boucliers enveloppants, de larges grilles d’entrée et de sortie d’air, des jantes de dix-huit pouces, une double sortie d’échappement et un discret becquet. Enfin pour parfaire son look les antibrouillards ont été déplacés vers l’extérieur. L'habitacle, plus "soft", se distingue d'un intérieur de la version familiale par sa sellerie spécifique, ses ceintures de sécurité assorties aux surpiqûres, ses sièges galbés siglés RENAULT SPORT, un pédalier et des repose-pieds en aluminium ajouré et un compteur cerclé de noir gradué jusqu'à 280 km/h. On regrettera cependant l’utilisation de coloris pas assez "fun" et trop standard. Côté équipement, toute l’armada électronique RENAULT est là pour le confort: Surveillance de la pression des pneus, phares au xénon, carte main libre… L’auto est même équipée d’un régulateur de vitesse qui sera très utile pour éviter de se faire prendre en photo sur les grands axes routiers. On pourra douter de son utilisation, ce type de modèle est surtout utilisé pour se faire plaisir. Dans le cas contraire autant choisir la version "poêle à mazout" de la gamme, très performante mais beaucoup moins typée… Côté moteur, le 2.0 16V qui équipe déjà la Clio RS est ici turbocompressé et sa puissance passe désormais à 225 ch avec un couple de 300 Nm. Quatre-vingt dix pour cent du couple est obtenu entre 2.000 et 6.000 tr/mn, ce qui assure une poussée continue dans les tours. Le 0 à 100 km/h est avalé en 6,5 secondes et le 1000 m départ arrêté en moins de 27 s. De quoi se faire plaisir et reprendre du terrain sur le marché des sportives de milieu de gamme face à une concurrence de plus en plus affûtée, ce que ne pouvait pas faire la Clio RS. Pour faire passer cette puissance au niveau des trains roulants, les ingénieurs ont du adapter une boîte de vitesses à six rapports permettant une conduite ultra sportive. Cette dernière, un peu lente, accroche encore un peu. Le train avant, à pivots indépendants et à suspensions aux débattements réduits, assure un comportement sain et précis dans les enchaînements de virages. Un système de freinage très mordant, un antipatinage et un ESP que l’on regrettera non déconnectable assure une parfaite maîtrise de la bête. Le seul regret concerne la direction assistée électrique qui nous a semblé légèrement flottante.

Performante mais pas assez sportive

Côté moteur, le 2.0 16V qui équipe déjà la Clio RS est ici turbocompressé et sa puissance passe désormais à 225 ch avec un couple de 300 Nm. Quatre-vingt dix pour cent du couple est obtenu entre 2.000 et 6.000 tr/mn, ce qui assure une poussée continue dans les tours. Le 0 à 100 km/h est avalé en 6,5 secondes et le 1000 m départ arrêté en moins de 27 s. De quoi se faire plaisir et reprendre du terrain sur le marché des sportives de milieu de gamme face à une concurrence de plus en plus affûtée, ce que ne pouvait pas faire la Clio RS. Pour faire passer cette puissance au niveau des trains roulants, les ingénieurs ont du adapter une boîte de vitesses à six rapports permettant une conduite ultra sportive. Cette dernière, un peu lente, accroche encore un peu. Le train avant, à pivots indépendants et à suspensions aux débattements réduits, assure un comportement sain et précis dans les enchaînements de virages. Un système de freinage très mordant, un antipatinage et un ESP que l’on regrettera non déconnectable assure une parfaite maîtrise de la bête. Le seul regret concerne la direction assistée électrique qui nous a semblé légèrement flottante.

En résumé, la version sportive de la Megane se présente plus comme une GT que comme une sportive pure et dure. Avec un rapport prix/équipement intéressant, elle saura séduire les pères de famille en manque de sensations surtout dans sa version cinq portes. Nul doute que la firme au losange saura tirer son épingle du jeu devant une concurrence de plus en plus affûtée mais beaucoup moins polyvalente. On pourra se laisser aller à rêver, dans un futur proche, à une version beaucoup plus musclée, à l’image de la Clio V6, RENAULT disposant déjà du "six pattes" dans ses cartons…

Stéphane PEREZZAN

2004-05-15