DAIHATSU Sirion Yubi

ESPACE CITADINE
  • Prix / Equipements de série
  • Garantie 3 ans
  • Look décalé
  • Bruits
  • Volant dans les genoux
  • Suspensions

Prix : 11 500 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 4 cylindres - 16 soupapes -essence
Cylindrée 1298 cm³
Puissance maxi 102 ch à 7200 tr/min
Couple maxi 12.30 mkg à 4400.00 tr/min

Dimensions

Longueur 3.69 m
Largeur 1.69 m
Hauteur 1.45 m

Poids

Total 850 kg

Capacités

Coffre de 235 à 550 dm³
Réservoir 40 L
Nb de places 0

Performances

Vitesse maxi 180 km/h
0 à 100 km/h 9.60 s

Environnement

Emission CO2 0 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 4.60
Urbaine 7.30
Mixte 5.70
Essai 6.30

Le nerf de la ville

Depuis 97 ans, DAIHATSU s’est spécialisé dans les voitures compactes des villes et des champs (4x4). Rappelons que DAIHATSU est le plus vieux constructeur japonais désormais sous le giron de TOYOTA. Apparue en 1998 et remodelée il y a deux ans, la Sirion représente la compacte cinq portes du catalogue. Et comme elle est encore discrète sur nos routes, on se dit qu’avec elle, on a une occasion rêvée de sortir des tatamis battus.

Kitch

Les lignes de la Sirion ne sont pas européanisées ; on reste avec un style plus nippon à l’image des japonaises des années 70. Je ne suis pas en train de dire que les lignes sont rétrogrades mais arborent un côté kitch plaisant. Même si le remodelage a privilégié la tendance actuelle avec des phares (ronds) sous glace lisse, des boucliers sculptés et une calandre ouverte avec grille en faux nid d’abeille, la Sirion garde un charme décalé. Les courbes ne manquent pas d’une aile à l’autre, le décroché de malle et la petite vitre entre porte arrière et hayon la distinguent des autres. De plus, en guise de touche finale, le constructeur japonais a trempé sa voiture dans un chaudron de chrome : calandre, poignées de portes et de hayon, baguettes latérales et buttoirs de bouclier avant. DAIHATSU, un peu comme SUZUKI, adopte facilement la transmission intégrale qui permet, dans les moments délicats, de passer de traction en quatre roues motrices. La Sirion est disponible pour moins de 1.000 Euros supplémentaires en version "AWD". Côté gamme, la Sirion propose également une boîte automatique quatre rapports avec commandes au volant. Par contre, l’offre moteur est unique. Le 1.3 16V DVVT (Dynamic Variable Valve Timing) adopte, sous ce verbiage, une distribution variable agissant sur les soupapes. Le moteur est un double arbre à cames. Sur route, on est surpris par sa nervosité qui fait merveille pour se faufiler. D’autant qu’avec une longueur de 3,70 m toute mouillée, la Sirion prend peu de place dans le trafic. Pour la situer, elle dépasse la FIAT Panda de 16 cm et rend 7 cm à la RENAULT Clio. Se faufiler sur les routes de campagne lui va moins bien, handicapée par ses suspensions trop souples à tendance "pompante". Filer sur autoroute ne lui va pas mieux si on dépasse les 130 km/h (4.000 tr/mn) seuil de bruit pénible dans l’habitacle. Restons dans l’habitacle pour distribuer bons et mauvais points. Du côté négatif, le volant fixe et l’assise haute fixe, elle aussi, met le volant dans les genoux (si on est grand). Immanquablement la première fois, on croit tirer la manette de réglage en hauteur du siège et en fait, on ouvre le hayon. Pour le reste, on retrouve son confort, à peine troublé par quelques grincements (à froid) dans le tableau de bord. Dommage car les assemblages et les matériaux sont corrects. DAIHATSU a même oublié les ambiances froides des japonaises d’antan en plaçant des touches d’inox sur la console centrale, un motif "carbone" sur la planche et des compteurs à fond blanc quasiment dignes d’une ALFA ROMEO. Donnée pour cinq places, on ne peut pas espérer des miracles pour l'espace réservé au malheureux cinquième passager, mais sur ce point, aucune de ses concurrentes de sa taille ne pourra proposer mieux. Côté coffre, on trouvera la roue galette sous le plancher et on se contentera du seul rabat des assises (asymétriques) arrière pour agrandir le volume. La Sirion de base (baptisée S) est affichée à 11.500 € tout comme notre série limitée Yubi. En taille et en prix, elle se situe au-dessus de la petite Cuore. La seule option concerne la peinture métallisée. Pour le reste, l’équipement est ultra complet avec des airbags frontaux et latéraux, toutes les vitres électriques, idem pour les rétroviseurs. L’ABS et les jantes alliage sont offerts tout comme le verrouillage centralisé avec télécommande. La "X" gagne la climatisation manuelle pour 790 € ou 0 € si on profite de la Yubi. Dernier point intéressant, DAIHATSU garantie 3 ans ses voitures. J’oubliais, il n'y a pas de diesel chez DAIHATSU, mais vu le prix d’achat, est-ce nécessaire ?

Punch

DAIHATSU, un peu comme SUZUKI, adopte facilement la transmission intégrale qui permet, dans les moments délicats, de passer de traction en quatre roues motrices. La Sirion est disponible pour moins de 1.000 Euros supplémentaires en version "AWD". Côté gamme, la Sirion propose également une boîte automatique quatre rapports avec commandes au volant. Par contre, l’offre moteur est unique. Le 1.3 16V DVVT (Dynamic Variable Valve Timing) adopte, sous ce verbiage, une distribution variable agissant sur les soupapes. Le moteur est un double arbre à cames. Sur route, on est surpris par sa nervosité qui fait merveille pour se faufiler. D’autant qu’avec une longueur de 3,70 m toute mouillée, la Sirion prend peu de place dans le trafic. Pour la situer, elle dépasse la FIAT Panda de 16 cm et rend 7 cm à la RENAULT Clio. Se faufiler sur les routes de campagne lui va moins bien, handicapée par ses suspensions trop souples à tendance "pompante". Filer sur autoroute ne lui va pas mieux si on dépasse les 130 km/h (4.000 tr/mn) seuil de bruit pénible dans l’habitacle.

Touch

Restons dans l’habitacle pour distribuer bons et mauvais points. Du côté négatif, le volant fixe et l’assise haute fixe, elle aussi, met le volant dans les genoux (si on est grand). Immanquablement la première fois, on croit tirer la manette de réglage en hauteur du siège et en fait, on ouvre le hayon. Pour le reste, on retrouve son confort, à peine troublé par quelques grincements (à froid) dans le tableau de bord. Dommage car les assemblages et les matériaux sont corrects. DAIHATSU a même oublié les ambiances froides des japonaises d’antan en plaçant des touches d’inox sur la console centrale, un motif "carbone" sur la planche et des compteurs à fond blanc quasiment dignes d’une ALFA ROMEO. Donnée pour cinq places, on ne peut pas espérer des miracles pour l'espace réservé au malheureux cinquième passager, mais sur ce point, aucune de ses concurrentes de sa taille ne pourra proposer mieux. Côté coffre, on trouvera la roue galette sous le plancher et on se contentera du seul rabat des assises (asymétriques) arrière pour agrandir le volume.

Riche

La Sirion de base (baptisée S) est affichée à 11.500 € tout comme notre série limitée Yubi. En taille et en prix, elle se situe au-dessus de la petite Cuore. La seule option concerne la peinture métallisée. Pour le reste, l’équipement est ultra complet avec des airbags frontaux et latéraux, toutes les vitres électriques, idem pour les rétroviseurs. L’ABS et les jantes alliage sont offerts tout comme le verrouillage centralisé avec télécommande. La "X" gagne la climatisation manuelle pour 790 € ou 0 € si on profite de la Yubi. Dernier point intéressant, DAIHATSU garantie 3 ans ses voitures. J’oubliais, il n'y a pas de diesel chez DAIHATSU, mais vu le prix d’achat, est-ce nécessaire ?

Il y a à peu près un concessionnaire DAIHATSU par département ; il est vrai que ce handicap laisse un peu la marque dans l’ombre. Dommage car le produit Sirion, sans être la révélation de l’année, offre un équipement riche dans une voiture compacte aussi bien en taille qu’en prix. Certes, la Sirion a des fautes d’inattention dans le confort en général, surtout hors des villes. Finalement, c’est en agglomération qu’on utilise le plus souvent une compacte, ce qui ne l’empêche pas de profiter de son moteur nerveux.

Philippe NIOLLET

2004-04-15