ALFA ROMEO 156 2,5 l V6 24V Q-SYSTEM

ESPACE BERLINE
  • Moteur
  • Ligne unique
  • Possibilités boîte QS
  • Lacunes d'équipements
  • Consommations
  • Puissance fiscale

Prix : 32 792 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 6 cylindres en V - 24 soupapes - essence
Cylindrée 2492 cm³
Puissance maxi 190 ch à 6300 tr/min
Couple maxi 22.60 mkg à 5000.00 tr/min

Dimensions

Longueur 4.43 m
Largeur 1.74 m
Hauteur 1.41 m

Poids

Total 1350 kg

Capacités

Coffre de 0 à 378 dm³
Réservoir 63 L
Nb de places 5

Performances

Vitesse maxi 227 km/h
0 à 100 km/h 8.50 s

Environnement

Emission CO2 0 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 8.60
Urbaine 17.50
Mixte 11.90
Essai 10.70

A en rester sur le Q

Chapitre 5 de la série 156 dans votre revue auto préférée, le haut de gamme essence s'appelle 2,5 l V6. On peut avoir envie d'une mécanique plus noble, à 6 cylindres en V, surtout quand elle a été enfantée par ALFA ROMEO. Le "petit" 2,5 l trouve donc naturellement sa place sous le capot. On ne peut s'empêcher de penser que cette même motorisation a fait les beaux jours de la GTV6 au début des années 80. L'autre V6 (3 l) de la marque est réservé à la grande 166. Associé à cette motorisation, pour 11.000 FF et 1 CV supplémentaires, le Q-System ajoute l'automaticité dans les rapports.

Le plaisir du V6

Rappelons tout d'abord les bons côtés de l'ALFA 156, personnalisés sous une ligne toujours aussi réussie. Elle conserve ses avantages et ses inconvénients. L'intérieur et la planche de bord, tout aussi exclusifs que l'extérieur, avantagent l'empreinte ALFA. Les mauvais côtés, quelquefois contrepartie des bons, limitent l'habitabilité, le coffre et la visibilité arrière. Belle, mais ne se taisant pas, l'ALFA 156 V6 est caractérisée par le son agréable d'un 6 cylindres. Haut de gamme oblige, ALFA nous offre le cuir estampillé MOMO en plus des traditionnels équipements de série. En revanche, pour le prix et pour le niveau de la voiture, on aurait apprécié un ordinateur de bord (il faut se contenter d'un check panel), une climatisation plus efficace (bien qu'automatique) et l'ouverture du coffre avec la télécommande. Naturellement associée aux grosses cylindrées, une boîte automatique est proposée avec le V6. Elle diffère du Selespeed par sa vocation. La tendance est nettement sportive avec le Selespeed (monté avec le 2 l) qui s'apparente à une "vraie" boîte mécanique avec passages des rapports automatisés (et au volant). Dans le cas du V6, ALFA a privilégié la plus traditionnelle BVA, agrémentée de quelques spécificités intéressantes. On dispose donc d'une boîte classique à 4 rapports, le levier de vitesses cuir ne laissant rien paraître, seule l'absence de pédale d'embrayage "trahit" la transmission. L'indicateur du rapport engagé s'affiche dans le compte-tours ainsi que le programme retenu. Trois propositions peuvent être choisies par simple pression de boutons sur la console : Ice, comme son nom l'indique, pour les utilisations sur routes glissantes (classique pour une boîte auto) ; City, comme son nom ne l'indique pas, pour l'utilisation normale en ville et au dehors de la ville. L'économie est privilégiée avec des passages de rapports à assez bas régime, entre 3 et 4000 tours selon que l'on insiste ou non sur l'accélérateur. A en regretter de ne plus entendre la sonorité du V6, ni le tempérament ALFA. On peut remédier à cette atonie en cliquant Sport et… Forza ! Le jour et la nuit : la boîte rétrograde systématiquement dès que le moteur passe en dessous de 3000 tours. On se retrouve vite en 3ème, voire en 2ème, qui laisse une puissance ou au contraire un frein moteur étonnant. Les passages 2/3 et 3/4 ne sont possibles qu'entre 5 et 6000 tours. On peut donc conduire les deux mains sur le volant, un peu comme sur le Selespeed, en conduite rapide, en virages et dans toutes les conditions où le besoin de puissance se fait sentir. Pour ceux qui trouveraient trop mou le programme City et trop énergique le mode Sport, le Q-System associé à la boîte peut s'avérer la solution. Pourquoi Q ? Sûrement pour Quadrifoglio, le symbole ALFA. On peut basculer le levier de D sur la grille auto au point mort de la grille QS qui est architecturée en H, comme une boîte mécanique. On n'a donc pas le système Tiptronic par impulsion montante ou descendante, mais la possibilité de passer les rapports comme sur une boîte Easy. L'indicateur au tableau rappelle le rapport engagé ou à engager quand on quitte la position D. On conserve une certaine liberté dans le passage des vitesses, le système n'intervenant pas notamment quand on se trouve en sur régime.

Une boîte, quatre possibilités

Naturellement associée aux grosses cylindrées, une boîte automatique est proposée avec le V6. Elle diffère du Selespeed par sa vocation. La tendance est nettement sportive avec le Selespeed (monté avec le 2 l) qui s'apparente à une "vraie" boîte mécanique avec passages des rapports automatisés (et au volant). Dans le cas du V6, ALFA a privilégié la plus traditionnelle BVA, agrémentée de quelques spécificités intéressantes. On dispose donc d'une boîte classique à 4 rapports, le levier de vitesses cuir ne laissant rien paraître, seule l'absence de pédale d'embrayage "trahit" la transmission. L'indicateur du rapport engagé s'affiche dans le compte-tours ainsi que le programme retenu. Trois propositions peuvent être choisies par simple pression de boutons sur la console : Ice, comme son nom l'indique, pour les utilisations sur routes glissantes (classique pour une boîte auto) ; City, comme son nom ne l'indique pas, pour l'utilisation normale en ville et au dehors de la ville. L'économie est privilégiée avec des passages de rapports à assez bas régime, entre 3 et 4000 tours selon que l'on insiste ou non sur l'accélérateur. A en regretter de ne plus entendre la sonorité du V6, ni le tempérament ALFA. On peut remédier à cette atonie en cliquant Sport et… Forza ! Le jour et la nuit : la boîte rétrograde systématiquement dès que le moteur passe en dessous de 3000 tours. On se retrouve vite en 3ème, voire en 2ème, qui laisse une puissance ou au contraire un frein moteur étonnant. Les passages 2/3 et 3/4 ne sont possibles qu'entre 5 et 6000 tours. On peut donc conduire les deux mains sur le volant, un peu comme sur le Selespeed, en conduite rapide, en virages et dans toutes les conditions où le besoin de puissance se fait sentir.

Pour ceux qui trouveraient trop mou le programme City et trop énergique le mode Sport, le Q-System associé à la boîte peut s'avérer la solution. Pourquoi Q ? Sûrement pour Quadrifoglio, le symbole ALFA. On peut basculer le levier de D sur la grille auto au point mort de la grille QS qui est architecturée en H, comme une boîte mécanique. On n'a donc pas le système Tiptronic par impulsion montante ou descendante, mais la possibilité de passer les rapports comme sur une boîte Easy. L'indicateur au tableau rappelle le rapport engagé ou à engager quand on quitte la position D. On conserve une certaine liberté dans le passage des vitesses, le système n'intervenant pas notamment quand on se trouve en sur régime.

L'ALFA 156 est toujours aussi séduisante avec ses qualités et ses défauts. En haut de la gamme, le V6 24 soupapes est alerte, sonore comme il faut et un peu gourmand. Malgré quelques lacunes d'équipements, la sellerie tout cuir laisse apprécier le confort de la voiture, tout comme la boîte automatique aide au repos du conducteur. Sauf si celui-ci a envie de sensations, il peut alors cliquer Sport ou passer en mode QS et faire un peu rugir les 190 ch de la belle. Allez, rendez-vous avec le chapitre 6 dans lequel on découvrira l'attendu Sport Wagon.

Philippe NIOLLET

2000-01-01