LANCIA Musa 1.4 16V Oro & 1.9 Mutijet Platino

ESPACE CITADINE
  • Raffinement
  • Espace intérieur
  • "Trou" à bas régime du Multijet 1.9

Prix : de 15 900 € à 19 900 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type nc
Cylindrée 0 cm³
Puissance maxi 0 ch à 0 tr/min
Couple maxi 0.00 mkg à 0.00 tr/min

Dimensions

Longueur 3.99 m
Largeur 1.70 m
Hauteur 1.69 m

Poids

Total 0 kg

Capacités

Coffre de 0 à 0 dm³
Réservoir 47 L
Nb de places 5

Performances

Vitesse maxi 0 km/h
0 à 100 km/h 0.00 s

Environnement

Emission CO2 0 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 0.00
Urbaine 0.00
Mixte 0.00
Essai 0.00

Maxi luxe dans minispace

On l’a découverte lors du dernier salon de Genève, elle a trôné au centre du stand LANCIA lors du Mondial, la Musa suit la trace de ses inspiratrices : la LANCIA Ypsilon et la FIAT Idea. Le petit monospace ou minispace de LANCIA arrive sur un marché dominé par l’OPEL Meriva. FIAT avait emboîté le pas avec son Idea et RENAULT ferme pour l’instant la marche avec son redoutable (surtout en France) Modus. LANCIA compte bien faire son "trou" dans ce segment à l’avenir prometteur avec sa Musa qui, dans la tradition de la maison turinoise, offre en plus le luxe et le raffinement.

Nouvelle égérie de LANCIA

Contrairement à d’autres constructeurs, LANCIA n’a pas honte de ses origines prestigieuses quelque peu oubliées dans nos contrées. Le retour aux sources se traduit par une ligne exclusive inaugurée par l’impressionnante Thesis. La face de la Musa récupère donc la calandre verticale sculptée, désormais symbole de la marque (encore plus que dans les années 70/80 où le "family spirit" était déjà cultivé). Les phares entourent la calandre à la manière Ypsilon avec laquelle on pourrait la confondre. La hauteur de la Musa, beaucoup plus importante, fait la différence, c’est l’effet monospace. Touche LANCIA typique, la Musa arbore un hayon galbé et enveloppant équipé d’une vitre très rectangulaire, toujours dans l’esprit Ypsilon et des LANCIA d’avant guerre. Sont-elles deux sœurs jumelles ? Oui dans les lignes et le traitement intérieur, non pour tout le reste. La Musa "joue" dans un autre segment. Les couleurs sont exclusives avec des dominantes pastel, on ne quitte pas la fibre Ypsilon ! Les touches inox fleurissent ça et là, renforçant l’esprit luxe que veut communiquer LANCIA : la boucle est bouclée ! La vraie sœur jumelle de la Musa est la FIAT Idea, c’est un secret pour personne mais la ressemblance est moins flagrante. Les deux voitures partagent beaucoup, à commencer par la carrosserie et l’habitacle. Pour éviter toute cannibalisation, la LANCIA ne vise pas la même clientèle que sa plus populaire cousine. Elle se situe déjà dans la fourchette haute des minispaces avec 3,99 m soit six cm de plus que la FIAT. A l’intérieur de la LANCIA, l’ambiance est nettement plus luxueuse dès la finition de base "Oro". J’en profite au passage pour saluer l’effort de la marque d’utiliser des termes italiens pour les désignations et options. Les sièges spécifiques sont enveloppants avec ce dessin arrondi rappelant les sièges des anglaises des années 60. Le tissu "nautique" recouvre les sièges tandis que le cuir associé à la microfibre garnit la finition "Platino". On retrouve l’aspect de l’Alcantara sur les contre-portes rappelant l’ancien mariage exclusif passé entre ces deux marques. Le traitement intérieur est soigné, la qualité des matériaux différenciant la LANCIA de sa cousine FIAT. L’ambiance est chaleureuse et lumineuse grâce à la surface vitrée et aux couleurs de la planche de bord. Le côté pratique de l’Idea a été conservée dans la Musa. Le levier de vitesses est placé en hauteur, les rangements sont identiques (bacs, coffres fermés sur la planche de bord de part et d’autre des compteurs centraux, capucine (sans toit ouvrant) mais absence d’aumônières). Arrêtons-nous sur le toit. La finition "Platino" offre le toit "Gran Luce" en série. Comme son nom italien l’indique, il s’agit du double toit en verre recouvrant l’essentiel du pavillon. La partie située au-dessus des sièges avant ouvrante ; un régal même en arrière saison. Au registre des petits détails séduisants, la clientèle féminine appréciera, LANCIA propose en accessoire la "musette" qui consiste en une serviette en cuir, avec bandoulière, de forme rectangulaire (un homme peut l’utiliser sans équivoque) qui s’intègre exactement dans un compartiment prévu dans la planche de bord, de sorte que son ouverture fait office de boîte à gants. LANCIA soigne aussi la liste de ses équipements. Les deux finitions regroupent l’inévitable liste à la Prévert : quatre airbags, la climatisation manuelle, les essuie-glace intelligents, l’ordinateur de bord etc… La Musa est bien entendu plus chère que sa cousine Idea puisque sa touche luxe la place en ligne directe de la nouvelle MERCEDES Classe A. Des packs sont proposés en option pour améliorer encore plus sa Musa avec entre autres l’incontournable régulateur de vitesse. Inévitablement, les moteurs Diesel sont plus nombreux que les essence puisque deux turbo Diesel Multijet sont proposés au côté de l’unique 1.4 16V de 95 chevaux. Pour avoir commencé la découverte de la Musa dans l’arrière pays cannois, le 1.4 ne reste pas à la traîne de ses cousins à gazole. Equipé de la boîte robotisée DFS (Dolce Farniente System – appréciez au passage l’effort de désignation à l’italienne de la Dualogic de FIAT), on se régale à se faufiler dans les virages, nombreux dans le coin. Cela suppose de placer la boîte en manuel et de jouer du levier. La proximité de celui ci, il tombe bien sous la main, fait oublier l’absence de palettes derrière le volant. Comme pour beaucoup de boîte mécanique robotisée, la position automatique est vite lassante (sauf dans les embouteillages) vu son inertie à "mouliner" les rapports. En revanche, l’utilisation "manuelle" de cette boîte agrémente vraiment la conduite vu sa simplicité et sa souplesse, notamment quand celle-ci est accouplée au 1.3 Multijet. LANCIA a saisi l’idée puisque la DFS fait partie à part entière des finitions. Campée sur ses quatre roues, la Musa passe toutes les difficultés (toutes proportions gardées) en confort et en silence. Des deux Multijet, le 1.9 de 100 chevaux s’est montré décevant à cause de son déficit de punch au-dessous de 2.800 tr/mn. Après on reçoit la puissance en bloc ; bref on n’en a pas pour ses 100 pur-sang ! Le petit 1.3, malgré seulement 70 chevaux, offre le meilleur compromis Diesel entre économie et performances.

L’ambiance LANCIA

La vraie sœur jumelle de la Musa est la FIAT Idea, c’est un secret pour personne mais la ressemblance est moins flagrante. Les deux voitures partagent beaucoup, à commencer par la carrosserie et l’habitacle. Pour éviter toute cannibalisation, la LANCIA ne vise pas la même clientèle que sa plus populaire cousine. Elle se situe déjà dans la fourchette haute des minispaces avec 3,99 m soit six cm de plus que la FIAT. A l’intérieur de la LANCIA, l’ambiance est nettement plus luxueuse dès la finition de base "Oro". J’en profite au passage pour saluer l’effort de la marque d’utiliser des termes italiens pour les désignations et options. Les sièges spécifiques sont enveloppants avec ce dessin arrondi rappelant les sièges des anglaises des années 60. Le tissu "nautique" recouvre les sièges tandis que le cuir associé à la microfibre garnit la finition "Platino". On retrouve l’aspect de l’Alcantara sur les contre-portes rappelant l’ancien mariage exclusif passé entre ces deux marques. Le traitement intérieur est soigné, la qualité des matériaux différenciant la LANCIA de sa cousine FIAT. L’ambiance est chaleureuse et lumineuse grâce à la surface vitrée et aux couleurs de la planche de bord.

Maxi volume dans mini place

Le côté pratique de l’Idea a été conservée dans la Musa. Le levier de vitesses est placé en hauteur, les rangements sont identiques (bacs, coffres fermés sur la planche de bord de part et d’autre des compteurs centraux, capucine (sans toit ouvrant) mais absence d’aumônières). Arrêtons-nous sur le toit. La finition "Platino" offre le toit "Gran Luce" en série. Comme son nom italien l’indique, il s’agit du double toit en verre recouvrant l’essentiel du pavillon. La partie située au-dessus des sièges avant ouvrante ; un régal même en arrière saison. Au registre des petits détails séduisants, la clientèle féminine appréciera, LANCIA propose en accessoire la "musette" qui consiste en une serviette en cuir, avec bandoulière, de forme rectangulaire (un homme peut l’utiliser sans équivoque) qui s’intègre exactement dans un compartiment prévu dans la planche de bord, de sorte que son ouverture fait office de boîte à gants. LANCIA soigne aussi la liste de ses équipements. Les deux finitions regroupent l’inévitable liste à la Prévert : quatre airbags, la climatisation manuelle, les essuie-glace intelligents, l’ordinateur de bord etc… La Musa est bien entendu plus chère que sa cousine Idea puisque sa touche luxe la place en ligne directe de la nouvelle MERCEDES Classe A. Des packs sont proposés en option pour améliorer encore plus sa Musa avec entre autres l’incontournable régulateur de vitesse.

Multijet dominants

Inévitablement, les moteurs Diesel sont plus nombreux que les essence puisque deux turbo Diesel Multijet sont proposés au côté de l’unique 1.4 16V de 95 chevaux. Pour avoir commencé la découverte de la Musa dans l’arrière pays cannois, le 1.4 ne reste pas à la traîne de ses cousins à gazole. Equipé de la boîte robotisée DFS (Dolce Farniente System – appréciez au passage l’effort de désignation à l’italienne de la Dualogic de FIAT), on se régale à se faufiler dans les virages, nombreux dans le coin. Cela suppose de placer la boîte en manuel et de jouer du levier. La proximité de celui ci, il tombe bien sous la main, fait oublier l’absence de palettes derrière le volant. Comme pour beaucoup de boîte mécanique robotisée, la position automatique est vite lassante (sauf dans les embouteillages) vu son inertie à "mouliner" les rapports. En revanche, l’utilisation "manuelle" de cette boîte agrémente vraiment la conduite vu sa simplicité et sa souplesse, notamment quand celle-ci est accouplée au 1.3 Multijet. LANCIA a saisi l’idée puisque la DFS fait partie à part entière des finitions. Campée sur ses quatre roues, la Musa passe toutes les difficultés (toutes proportions gardées) en confort et en silence. Des deux Multijet, le 1.9 de 100 chevaux s’est montré décevant à cause de son déficit de punch au-dessous de 2.800 tr/mn. Après on reçoit la puissance en bloc ; bref on n’en a pas pour ses 100 pur-sang ! Le petit 1.3, malgré seulement 70 chevaux, offre le meilleur compromis Diesel entre économie et performances.

La LANCIA Musa met le luxe et le raffinement à l’Italienne dans le récent et prometteur segment des petits monospaces. Les offres se multiplient avec, pour chaque constructeur, la spécificité de son style. LANCIA reste fidèle à sa tradition. La Musa est élégante, paradoxalement différente de l’Idea si on ne la regarde pas trop de profil, et très proche de la petite Ypsilon. Comme celle-ci, la Musa a la difficile tâche de redorer le blason de LANCIA. C’est l’occasion rêvée de créer sa place et sa différence dans ce segment. La Musa a les arguments, reste pour elle à les faire connaître…

Philippe NIOLLET

2004-10-25