CITROEN C8 2.2i 16V Exclusive

ESPACE ROUTIERE
  • Ligne élancée
  • Performance dynamique
  • Equipement ultra complet
  • Consommation
  • Sièges arrières difficilement escamotables
  • Gabarit imposant

Prix : 33 250 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 4 cylindres en ligne
Cylindrée 2230 cm³
Puissance maxi 160 ch à 5650 tr/min
Couple maxi 21.70 mkg à 3900.00 tr/min

Dimensions

Longueur 4.73 m
Largeur 1.85 m
Hauteur 1.86 m

Poids

Total 1681 kg

Capacités

Coffre de 1160 à 2264 dm³
Réservoir 80 L
Nb de places 5

Performances

Vitesse maxi 196 km/h
0 à 100 km/h 0.00 s

Environnement

Emission CO2 0 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 7.80
Urbaine 12.90
Mixte 9.70
Essai 11.00

Vaisseau amiral ?

Le CITROËN C8 surfe sur la vague des grands monospaces pour famille fortunée avec une élégance certaine et une part belle à la convivialité. Cette imposante voiture n'a donc pas à rougir de la comparaison avec l'incontournable RENAULT Espace, car sa silhouette, son habitabilité et ses qualités dynamiques le placent sur le podium des monospaces. Toutefois, certaines qualités ne peuvent faire oublier des problèmes de finition et d'usage, ces derniers pouvant même parfois devenir franchement gênants à la longue…

Elégance et originalité

La ligne du C8 est indéniablement élégante, particulièrement lorsque sa robe se pare de tons foncés, le must étant le si salissant noir. L'avant est réussi et n'évoque pas le moins du monde une quelconque parenté avec un fourgon. L'arrière est tout simplement sublime avec ses magnifiques bandeaux de signalisation qui entourent le hayon. De profil, les poignées d’ouverture de portes avant et arrière semblent ne faire qu’une et tracent sur la carrosserie comme une flèche d’argent. L'aspect élancé de ce monospace est encore renforcé par un faux aileron gris argent à l'arrière, qui cache en fait les deux barres de toit rapprochées. Au premier abord donc, ce C8 n'appelle que des éloges. L'accès aux places arrière se fait par deux portes coulissantes à déplacement électrique commandées soit par la télécommande, soit par une légère préhension de la poignée. Le dégagement opéré est largement suffisant pour n'importe quelle personne, aussi corpulente soit-elle. Surtout, elle permet de sortir sans gêner côté route ou trottoir, et est très pratique dans les garages ou parkings souterrains. Prendre garde toutefois à ce qu'il n'y ait rien qui ne puisse entraver l'ouverture complète de la porte, comme un pilier de soutènement ou un plot, car celle-ci glisse le long de la carrosserie, à l'extérieur et vers l’arrière. Par contre, le gabarit du C8 est conséquent et son long empattement ne facilite pas les évolutions dans les petits coins : tourner dans une rampe de parking peut prendre quelques longues minutes et de nombreuses manœuvres, et trouver une place à sa mesure en largeur peut poser de gros problème. Une fois l'emplacement trouvé, on s'aidera avantageusement des radars de recul pour finir le stationnement… Le C8 peut être équipé d'une troisième rangée de deux sièges arrière (option à 800 €). Sans ceux-ci, il est possible de déplacer les sièges de la deuxième rangée sur les glissières de la troisième pour dégager un volume de chargement à la carte. Mais la manipulation des sièges n'est pas aisée, tant du point de vue du retrait que de la mise en place car l'intuition n'aide pas vraiment. Et le poids des sièges est un handicap pour les personnes faiblement musclées. On aurait préféré un système plus facile et plus léger, voire mieux, escamotable comme chez certains concurrents. Si la modularité en prend un coup, c'est cependant au bénéfice du confort car ces sièges sont dignes de ce nom et ne sont pas de vulgaires strapontins. Le coffre est vaste et emportera tous les bagages de la famille sans nécessiter une remorque ni l'usage des barres de toit. Pour ce qui est du confort à bord, ce C8 en finition Exclusive n'usurpe pas son appellation : les passagers à l'avant comme à l'arrière bénéficient de toutes les attentions et ne peuvent pas se plaindre de manquer de tablettes ou d’air à la bonne température. Car la climatisation est automatique, séparée gauche/droite. L'ordinateur de bord gère tout, de la climatisation au radio-CD qui fait office aussi de navigation GPS… Ce dernier agace un peu lorsque son CD est dans le chargeur car un bruit de lecture quasi continu "berce" les oreilles, même sans utilisation de la navigation ! Le pilotage de l’ordinateur est un peu fastidieux et nécessite presque l’arrêt du véhicule pour ce concentrer. Côté ergonomie, le tableau de bord avec l'indication de la vitesse se retrouve en position centrale, à la vue de tous. Il est regrettable d'avoir regroupé les voyants au-dessus du volant dans un autre mini tableau de bord, peu gracieux et qui plus est mal monté car visiblement de guingois ! Et la tablette en Alcantara sur la planche de bord côté conducteur se soulevait disgracieusement prouvant un montage des plus fantaisistes. D'autres petites lacunes de montage ou de qualité de plastiques émaillent ce C8 et ne sont malheureusement pas dignes du standing recherché ! Le moteur quatre cylindres de 2,2 litres essence tracte sans broncher les 1.723 kg (à vide) du C8 et ce sans générer de bruit excessif. Il faut dire qu'il développe tout de même 160 chevaux et que le couple est conséquent. Cependant, il engloutit en moyenne quelques 11 litres (au 100 km) de précieux carburant et ce en adoptant une conduite tranquille qui plus est assistée par le régulateur de vitesse à des allures propres à réjouir notre ministre des transports. Sur l'autoroute, il faut même ajouter un litre de plus. Espérer faire moins doit encore être possible mais au prix d'une lenteur et d'une vivacité proche de la tortue… L'agrément de ce moteur est quelque peu terni par une commande de boîte de vitesses assez floue mais dont on s'accommode rapidement. La position de conduite haute est excellente, avec des réglages possibles du siège (électrique et chauffant) et du volant propres à satisfaire le plus exigeant. L'accoudoir central est apprécié sur les longues distances tout comme la commande au volant de la radio et de l'ordinateur. Nous saluerons l'excellent comportement du C8 sur toutes les routes (les meilleures comme les pires) et le dimensionnement plus que correct du freinage pour arrêter ce gros engin. C’est donc un régal d’envisager la route avec ce C8 jusqu’à ce qu’il faille passer à la pompe…

Quand la modularité n'est pas simple !

Le C8 peut être équipé d'une troisième rangée de deux sièges arrière (option à 800 €). Sans ceux-ci, il est possible de déplacer les sièges de la deuxième rangée sur les glissières de la troisième pour dégager un volume de chargement à la carte. Mais la manipulation des sièges n'est pas aisée, tant du point de vue du retrait que de la mise en place car l'intuition n'aide pas vraiment. Et le poids des sièges est un handicap pour les personnes faiblement musclées. On aurait préféré un système plus facile et plus léger, voire mieux, escamotable comme chez certains concurrents. Si la modularité en prend un coup, c'est cependant au bénéfice du confort car ces sièges sont dignes de ce nom et ne sont pas de vulgaires strapontins. Le coffre est vaste et emportera tous les bagages de la famille sans nécessiter une remorque ni l'usage des barres de toit. Pour ce qui est du confort à bord, ce C8 en finition Exclusive n'usurpe pas son appellation : les passagers à l'avant comme à l'arrière bénéficient de toutes les attentions et ne peuvent pas se plaindre de manquer de tablettes ou d’air à la bonne température. Car la climatisation est automatique, séparée gauche/droite. L'ordinateur de bord gère tout, de la climatisation au radio-CD qui fait office aussi de navigation GPS… Ce dernier agace un peu lorsque son CD est dans le chargeur car un bruit de lecture quasi continu "berce" les oreilles, même sans utilisation de la navigation ! Le pilotage de l’ordinateur est un peu fastidieux et nécessite presque l’arrêt du véhicule pour ce concentrer. Côté ergonomie, le tableau de bord avec l'indication de la vitesse se retrouve en position centrale, à la vue de tous. Il est regrettable d'avoir regroupé les voyants au-dessus du volant dans un autre mini tableau de bord, peu gracieux et qui plus est mal monté car visiblement de guingois ! Et la tablette en Alcantara sur la planche de bord côté conducteur se soulevait disgracieusement prouvant un montage des plus fantaisistes. D'autres petites lacunes de montage ou de qualité de plastiques émaillent ce C8 et ne sont malheureusement pas dignes du standing recherché !

Efficacité rime avec voracité

Le moteur quatre cylindres de 2,2 litres essence tracte sans broncher les 1.723 kg (à vide) du C8 et ce sans générer de bruit excessif. Il faut dire qu'il développe tout de même 160 chevaux et que le couple est conséquent. Cependant, il engloutit en moyenne quelques 11 litres (au 100 km) de précieux carburant et ce en adoptant une conduite tranquille qui plus est assistée par le régulateur de vitesse à des allures propres à réjouir notre ministre des transports. Sur l'autoroute, il faut même ajouter un litre de plus. Espérer faire moins doit encore être possible mais au prix d'une lenteur et d'une vivacité proche de la tortue… L'agrément de ce moteur est quelque peu terni par une commande de boîte de vitesses assez floue mais dont on s'accommode rapidement. La position de conduite haute est excellente, avec des réglages possibles du siège (électrique et chauffant) et du volant propres à satisfaire le plus exigeant. L'accoudoir central est apprécié sur les longues distances tout comme la commande au volant de la radio et de l'ordinateur. Nous saluerons l'excellent comportement du C8 sur toutes les routes (les meilleures comme les pires) et le dimensionnement plus que correct du freinage pour arrêter ce gros engin. C’est donc un régal d’envisager la route avec ce C8 jusqu’à ce qu’il faille passer à la pompe…

CITROËN n'a pas réussi à atteindre l'objectif qu'il s'était fixé, à savoir proposer un produit haut de gamme : la finition et certains aspects comme la manipulation des sièges arrière ne permettent pas au C8 d'être LE monospace incontournable de ce début de siècle. Car la note est assez salée pour prétendre à exiger mieux, car plus serait exagéré (c’est toutefois possible avec la longue liste des options, mais cela peut alourdir très sérieusement la facture). Dommage car ce C8 est un modèle d'efficacité en terme de tenue de route et de sécurité active, avec en prime un bonus pour la beauté de ses traits. Autre insatisfaction, l'appétit en carburant non négligeable, ce qui nous ferait encore privilégier une version au gazole.

Stéphane BERGER

2005-08-30