RENAULT Clio III 1.5 dCi 105 Luxe Privilège 3P

ESPACE CITADINE
  • Qualité de l'intérieur
  • Performances moteur
  • Habitabilité
  • Direction assistée peu agréable
  • Volant fixe en profondeur
  • Equipements de série

Prix : 18 200 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type turbo diesel injection directe à rampe commune
Cylindrée 1461 cm³
Puissance maxi 106 ch à 4000 tr/min
Couple maxi 24.20 mkg à 2000.00 tr/min

Dimensions

Longueur 3.99 m
Largeur 1.71 m
Hauteur 1.49 m

Poids

Total 1200 kg

Capacités

Coffre de 288 à 0 dm³
Réservoir 55 L
Nb de places 5

Performances

Vitesse maxi 190 km/h
0 à 100 km/h 11.10 s

Environnement

Emission CO2 0 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 4.10
Urbaine 5.70
Mixte 4.60
Essai 5.30

Bonne année 2006 !

Deux mois à peine après sa sortie, regardez autour de vous, la nouvelle muse de RENAULT est déjà bien présente sur nos routes. Cette troisième génération de Clio était visiblement attendue et pourtant, les concurrentes récentes comme elle, sont encore rares dans le segment, à part la FIAT Grande Punto. La Clio III vient rafraîchir le segment, et l’agrandir également puisqu’elle s’est allongée dans l’opération. La "numéro un" française compte bien le rester, c'est évident et revenir aux meilleures places européenne (dont la tête est détenue en ce moment par la Megane). Cannibale la Clio ? En attendant, sa première récompense est d'avoir remporté le titre de Voiture de l'Année 2006 devant la VW Passat et l'ALFA 159.

Tout l'air de Clio

La Clio III vient en force sur le marché avec des versions à trois et cinq portes, des finitions et plein de moteurs essence et diesel. Avant de s'intéresser à la motorisation d'essai, en l'occurrence un turbo diesel de 105 chevaux, la nouvelle RENAULT mérite qu'on fasse le tour du propriétaire. Plus longue de six centimètres que la Clio II, la troisième génération approche les quatre mètres. Elle est dépassée de quatre centimètres par la FIAT et se rapproche (22 cm de différence) de la Megane qui peut en faire les frais. Le style ne renie ni la lignée de la marque, ni la filiation Clio. On peut cacher le logo, la face est bien celle d'une Clio II qui aurait été étirée ; terminé l'air jovial de la génération précédente avant "facelift". L'arrière est plus callipyge, plus typé aussi que la "deuxième du nom" et moins torturé que celui de la Megane. Le profil est réussi, un rien plus agressif. Bref, la Clio III a des atours séduisants qui la font appartenir à la famille RENAULT sans abus de style. Belle et consensuelle, n'en déplaise aux poètes, est souvent difficile à faire rimer, la Clio III ne s'en sort pas si mal. Je trouve que les Clio se suivent et s'embellissent… Les moteurs de la "II" se retrouvent sous le capot de la "III". Trois moteurs essence (75, 100 et 110 chevaux) et trois moteurs turbo diesel "dCi" (70, 85 et 105 chevaux) constituent l'offre. Tous ces moteurs répondent bien entendu à la norme Euro 4. Nul doute que les motorisations au gazole seront les plus prisées et nul doute que le dCi 1.5 sera le plus demandé, déduction facile puisqu'il est la base commune aux trois puissances proposées. Etonnante, la prouesse d'avoir "tirer" 105 chevaux de seulement 1,5 litres, le dCi n'est non seulement pas en peine mais au contraire en "redemande". La "petite" RENAULT garde le confort tranquille de roulement de la génération précédente avec une bonne filtration des imperfections de la route. Seul désagrément, la direction assistée avec un balourd qui ramène un peu vite le volant au neutre, désagréable à la longue. La version essayée est équipée d'une boîte mécanique à six rapports, ce qui, il va s'en dire, va dans le sens de l'économie de carburant, aidée par un moteur non atone sur les rapports les plus longs. Avec une ambiance "Privilège" et un niveau d'équipements "Luxe", la version essayée atteint les sommets, juste avant la royale "Initiale". Les matériaux sont tout simplement impeccables avec un toucher très agréable, sans aucun plastique dur. Les velours des sièges sont tout aussi confortables, cette ambiance raffinée est en harmonie avec le seuil de porte inox estampillé Clio. Certes, "Luxe privilège" a un prix mais vu la taille et les prestations de la voiture, autant se faire plaisir avec un niveau supérieur plutôt que de prendre une finition d'attaque mal dotée dans le segment (à peine) supérieur. Quand je vous dis que la Megane peut se faire un peu de soucis. De plus, ce niveau permet d'accéder à quelques options dignes d'une grande comme le démarrage sans clé, carte en poche. Les allumages des feux et essuie-glaces sont automatiques (seulement à partir de ce niveau). Autre astuce, surprenante au premier abord, l'éclairage latéral : une lampe de côté s'allume littéralement et latéralement dès qu'on braque un peu le volant. Cette alternative aux phares tournants peut apparaître comme un gadget, mais finalement s'avère efficace dans les petites routes de campagne non éclairées. Malheureusement, l'équipement est facturé 150 €. La grande longueur et l'intéressant empattement de 2,58 mètres donnent de la place à l'avant et à l'arrière. Sur la version trois portes, les sièges avant sont classiquement montés sur glissières et l'accès à l'arrière se fait aisément. Après installation, on peut juste ressentir une impression d'exiguïté du fait de la vitre réduite, de l'épais montant et de la ligne de toit fuyante. La contenance du coffre est parmi les meilleures de la catégorie avec 288 litres. Comme toutes ses congénères, la Clio est récompensée par cinq étoiles aux tests Euro NCAP. La Clio dispose en série, quelle que soit la finition, de six airbags, d'un ABS, d'un ordinateur de bord et de vitres avant électriques. Déclinée en quatre niveaux et quatre ambiances, les combinaisons sont variées, mais il faut vite monter en finition pour disposer d'une banquette repliable asymétriquement ou de l'éclairage de la boîte à gants. Il faut viser le niveau 3 ("Pack Clim") pour accéder à la climatisation. Lacune de taille, le volant est seulement réglable en hauteur, sauf avec l'option démarrage sans clé qui pousse à pourvoir le volant d'un réglage en profondeur. A la manière de la FIAT Punto, la Clio II reste au catalogue en version Campus avec une gamme réduite.

Rien de mou dans ce dCi 105

Les moteurs de la "II" se retrouvent sous le capot de la "III". Trois moteurs essence (75, 100 et 110 chevaux) et trois moteurs turbo diesel "dCi" (70, 85 et 105 chevaux) constituent l'offre. Tous ces moteurs répondent bien entendu à la norme Euro 4. Nul doute que les motorisations au gazole seront les plus prisées et nul doute que le dCi 1.5 sera le plus demandé, déduction facile puisqu'il est la base commune aux trois puissances proposées. Etonnante, la prouesse d'avoir "tirer" 105 chevaux de seulement 1,5 litres, le dCi n'est non seulement pas en peine mais au contraire en "redemande". La "petite" RENAULT garde le confort tranquille de roulement de la génération précédente avec une bonne filtration des imperfections de la route. Seul désagrément, la direction assistée avec un balourd qui ramène un peu vite le volant au neutre, désagréable à la longue. La version essayée est équipée d'une boîte mécanique à six rapports, ce qui, il va s'en dire, va dans le sens de l'économie de carburant, aidée par un moteur non atone sur les rapports les plus longs.

Tout d'une plus grande

Avec une ambiance "Privilège" et un niveau d'équipements "Luxe", la version essayée atteint les sommets, juste avant la royale "Initiale". Les matériaux sont tout simplement impeccables avec un toucher très agréable, sans aucun plastique dur. Les velours des sièges sont tout aussi confortables, cette ambiance raffinée est en harmonie avec le seuil de porte inox estampillé Clio. Certes, "Luxe privilège" a un prix mais vu la taille et les prestations de la voiture, autant se faire plaisir avec un niveau supérieur plutôt que de prendre une finition d'attaque mal dotée dans le segment (à peine) supérieur. Quand je vous dis que la Megane peut se faire un peu de soucis. De plus, ce niveau permet d'accéder à quelques options dignes d'une grande comme le démarrage sans clé, carte en poche. Les allumages des feux et essuie-glaces sont automatiques (seulement à partir de ce niveau). Autre astuce, surprenante au premier abord, l'éclairage latéral : une lampe de côté s'allume littéralement et latéralement dès qu'on braque un peu le volant. Cette alternative aux phares tournants peut apparaître comme un gadget, mais finalement s'avère efficace dans les petites routes de campagne non éclairées. Malheureusement, l'équipement est facturé 150 €. La grande longueur et l'intéressant empattement de 2,58 mètres donnent de la place à l'avant et à l'arrière. Sur la version trois portes, les sièges avant sont classiquement montés sur glissières et l'accès à l'arrière se fait aisément. Après installation, on peut juste ressentir une impression d'exiguïté du fait de la vitre réduite, de l'épais montant et de la ligne de toit fuyante. La contenance du coffre est parmi les meilleures de la catégorie avec 288 litres. Comme toutes ses congénères, la Clio est récompensée par cinq étoiles aux tests Euro NCAP. La Clio dispose en série, quelle que soit la finition, de six airbags, d'un ABS, d'un ordinateur de bord et de vitres avant électriques. Déclinée en quatre niveaux et quatre ambiances, les combinaisons sont variées, mais il faut vite monter en finition pour disposer d'une banquette repliable asymétriquement ou de l'éclairage de la boîte à gants. Il faut viser le niveau 3 ("Pack Clim") pour accéder à la climatisation. Lacune de taille, le volant est seulement réglable en hauteur, sauf avec l'option démarrage sans clé qui pousse à pourvoir le volant d'un réglage en profondeur. A la manière de la FIAT Punto, la Clio II reste au catalogue en version Campus avec une gamme réduite.

La nouvelle RENAULT Clio n'a pas gagné son titre 2006 par hasard. Elle respire le sérieux, le confort et l'espace intérieur. Avec son turbo diesel de 105 chevaux, elle offre la performance en plus. La voiture est homogène et bien pensée. Dans quelques temps, elle va "s'engaillardir" en passant par les ateliers de RENAULT-SPORT. La Clio III n'a pas fini de faire parler d'elle…

Philippe NIOLLET

2005-12-15