BMW 330 I

ESPACE COMPACTE
  • Moteur
  • Qualité intérieure
  • Sièges
  • Prix / équipements
  • Rangements

Prix : 39 400 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 6 cylindres en ligne
Cylindrée 2996 cm³
Puissance maxi 258 ch à 6600 tr/min
Couple maxi 30.00 mkg à 2500.00 tr/min

Dimensions

Longueur 4.52 m
Largeur 1.82 m
Hauteur 1.42 m

Poids

Total 1525 kg

Capacités

Coffre de 460 à 0 dm³
Réservoir 60 L
Nb de places 5

Performances

Vitesse maxi 250 km/h
0 à 100 km/h 6.30 s

Environnement

Emission CO2 0 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 6.40
Urbaine 12.70
Mixte 8.70
Essai 11.00

Plaisirs sur le même "t'm"

La nouvelle série 3 de BMW est arrivée en début d'année 2005, assurée d'une forte personnalité due au crayon de son designer Chris Bangle et d'une lignée à aura prononcée. S'il était un temps où la plus sportive des BMW s'appelait 323, la cylindrée a évolué au fil des générations, jusqu'à 330 pour désigner le trois litres, six cylindres toujours. Cette dernière étape avant la redoutable M3 ramène son conducteur aux joies de la conduite d'une motorisation essence, avec un petit avant goût des sensations de la plus musclée de la Série, estampillée de la magique lettre. L'essai de la plus raisonnable 320d sera pour une autre fois, promis !

La Série préférée

Remplacer la Série fétiche de BMW n'est pas une mince aventure. Cette voiture représente le symbole de la marque, certes renforcé par ses plus grandes sœurs. Le designer Chris Bangle ne devant pas rater sa copie a sûrement dû un peu s'assagir depuis la Série 7, qui reste malgré tout, une voiture charmeuse. La ligne de la nouvelle Série 3 garde sa signature anguleuse, propre au maître, qui se retrouve dans les traits de la série 5, voire de la série 1. La concession à l'aérodynamique, conserve une vitre devant les phares ronds, dommage. Cela dit, le cerclage des feux de position, typique BMW, renforce le caractère des doubles optiques (quand elles sont allumées), devenues traditionnelles de cette Série. Les deux calandres ont pris de l'ampleur soulignées, ou plutôt surlignées pour chacune, par une large bande inox placée sur le capot. Pour le reste de la face, rien ne dépasse, les antibrouillards sont bien calés dans le large bouclier. La ligne générale garde rigoureusement l'esprit des "Série 3" passées avec une découpe de portière arrière typique. On ne s'étendra pas sur l'arrière pauvrement doté de feux indignes, malgré la forme du couvercle de coffre intégrant un becquet. La 330 se distingue tout de même par ses jantes en alliage de grande taille (et taille basse) et son double échappement. Les pneus sont des "Run Flat" anti-crevaison qui suppriment la roue de secours ce qui permet, outre de se dispenser de la corvée de changement de roue sur le bord de la route, d'ajouter quelques litres à la contenance du coffre (vingt litres de plus que l'ancienne Série 3). Si l'extérieur a quelque côté plus tranchant avec le passé, l'intérieur ne dépayse pas un "Série-al" habitué de la marque. La console centrale n'est plus tournée vers le conducteur. Elle a laissé la place, dans cette version, à l'écran de navigation et de toutes informations utiles. Il peut être commandé depuis la console (très dépouillée pourtant) ou plus simplement par la fameuse molette "I-Drive". Elle tombe directement sous la main, on connaît l'ergonomie chez BMW ! Elle se manipule tout aussi instinctivement. On peut au choix, régler la climatisation, l'aide à la navigation, la radio ou les informations propres à la voiture (niveaux, réglages…). Il suffit d'orienter, tourner, presser la molette pour arriver à ses fins. Un mini écran rappelant les principales informations est placé entre les deux compteurs. Typiques BMW, les changer serait une hérésie. Le compte-tours abrite l'aiguille de consommation instantanée qui s'éloigne de celle du compte-tours aussi vite que celle-ci se rapproche de la zone rouge. Autre nouveauté intéressante, les commandes à impulsion. En plus des clignotants, notre BMW utilise cette technologie pour les essuie-glaces. Bien entendu, la voiture est équipée des allumages automatiques. Les rangements intérieurs ne se distinguent pas par leur grande contenance, on apprécie tout de même celui de la console centrale qui peut abriter une connexion à un I-Pod par exemple. Autre concession au modernisme, la BMW est passée au bouton "Start" avec contacteur à enficher dans la console (pas de carte en poche). Comme pour bon nombre de voitures actuelles avec un moteur "noble", l'insonorisation atténue le doux son du six cylindres. On finit par capter la mélodie quand on monte un peu dans les tours. Et là, impassible, le moteur délivre toujours la puissance, tranquillement et efficacement, tout le contraire d'un turbo diesel qui a tendance à lâcher la cavalerie tout de suite. Equipée d'une boîte à six rapports, le passage des vitesses se fait nettement et sans flottement. D'ailleurs, pour passer la marche arrière, il ne faut pas hésiter à donner un franc coup sur la gauche avant de l'enclencher, tout cela pour éviter de passer la première. Tenter un passage en troisième pour un dépassement rapide, volatilise la BMW en laissant sur place le camion dépassé. Mais le plaisir ne se limite pas aux dépassements en sécurité, le trois litres donne la puissance et toute l'onctuosité de ses six cylindres. Le châssis est nouveau, les trains ont été améliorés, ce qui contribue à renforcer le confort et abandonner la sécheresse des précédentes générations. La voiture se comporte efficacement sans que ses occupants en subissent la dureté, quelle que soit la configuration de la route. Les sièges sont fermes et efficaces parce qu'ils assurent le maintien en tout point, avec la possibilité très appréciable de rallonger l'assise ; vos cuisses lui diront merci. Les places arrière ont un peu gagné en espace mais sans révolution. On peut bénéficier d'une trappe à skis, et même des dossiers rabattables moyennant option.

La Série technologique

Si l'extérieur a quelque côté plus tranchant avec le passé, l'intérieur ne dépayse pas un "Série-al" habitué de la marque. La console centrale n'est plus tournée vers le conducteur. Elle a laissé la place, dans cette version, à l'écran de navigation et de toutes informations utiles. Il peut être commandé depuis la console (très dépouillée pourtant) ou plus simplement par la fameuse molette "I-Drive". Elle tombe directement sous la main, on connaît l'ergonomie chez BMW ! Elle se manipule tout aussi instinctivement. On peut au choix, régler la climatisation, l'aide à la navigation, la radio ou les informations propres à la voiture (niveaux, réglages…). Il suffit d'orienter, tourner, presser la molette pour arriver à ses fins. Un mini écran rappelant les principales informations est placé entre les deux compteurs. Typiques BMW, les changer serait une hérésie. Le compte-tours abrite l'aiguille de consommation instantanée qui s'éloigne de celle du compte-tours aussi vite que celle-ci se rapproche de la zone rouge. Autre nouveauté intéressante, les commandes à impulsion. En plus des clignotants, notre BMW utilise cette technologie pour les essuie-glaces. Bien entendu, la voiture est équipée des allumages automatiques. Les rangements intérieurs ne se distinguent pas par leur grande contenance, on apprécie tout de même celui de la console centrale qui peut abriter une connexion à un I-Pod par exemple. Autre concession au modernisme, la BMW est passée au bouton "Start" avec contacteur à enficher dans la console (pas de carte en poche).

La Série motorisée

Comme pour bon nombre de voitures actuelles avec un moteur "noble", l'insonorisation atténue le doux son du six cylindres. On finit par capter la mélodie quand on monte un peu dans les tours. Et là, impassible, le moteur délivre toujours la puissance, tranquillement et efficacement, tout le contraire d'un turbo diesel qui a tendance à lâcher la cavalerie tout de suite. Equipée d'une boîte à six rapports, le passage des vitesses se fait nettement et sans flottement. D'ailleurs, pour passer la marche arrière, il ne faut pas hésiter à donner un franc coup sur la gauche avant de l'enclencher, tout cela pour éviter de passer la première. Tenter un passage en troisième pour un dépassement rapide, volatilise la BMW en laissant sur place le camion dépassé. Mais le plaisir ne se limite pas aux dépassements en sécurité, le trois litres donne la puissance et toute l'onctuosité de ses six cylindres. Le châssis est nouveau, les trains ont été améliorés, ce qui contribue à renforcer le confort et abandonner la sécheresse des précédentes générations. La voiture se comporte efficacement sans que ses occupants en subissent la dureté, quelle que soit la configuration de la route. Les sièges sont fermes et efficaces parce qu'ils assurent le maintien en tout point, avec la possibilité très appréciable de rallonger l'assise ; vos cuisses lui diront merci. Les places arrière ont un peu gagné en espace mais sans révolution. On peut bénéficier d'une trappe à skis, et même des dossiers rabattables moyennant option.

A défaut de "M", la BMW 330i garde vivante la fibre des amateurs de beaux moteurs à essence. La nouvelle Série 3 surfe sur le sérieux de la précédente génération, avec une amélioration du châssis et quelques innovations technologiques. Mais le cœur de la belle reste le moteur, véritable plaisir de conduite, même si ce plaisir a un prix…

Philippe NIOLLET

2005-12-15