HONDA Accord Type-R

ESPACE SPORTIVE
  • Moteur époustouflant
  • Châssis diabolique
  • Vraie berline
  • Freinage légèrement en retrait du reste
  • Transmission trop longue
  • Prix (?)

Prix : 30 459 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 4 cylindres
Cylindrée 2157 cm³
Puissance maxi 212 ch à 7200 tr/min
Couple maxi 215.00 mkg à 6700.00 tr/min

Dimensions

Longueur 4.59 m
Largeur 1.75 m
Hauteur 0.00 m

Poids

Total 0 kg

Capacités

Coffre de 0 à 427 dm³
Réservoir 65 L
Nb de places 0

Performances

Vitesse maxi 228 km/h
0 à 100 km/h 7.20 s

Environnement

Emission CO2 0 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 9.30
Urbaine 12.90
Mixte 10.70
Essai 0.00

EncoRRRRRRe !

La "Type-R mania" vient encore de frapper chez HONDA. Cette fois, c'est au tour de l'Accord de se voir ensorcelée par le sigle magique. Souvenez-vous, c'est avec l'Integra qu'est arrivé "ce mal" et avec elle que l'on a pu côtoyer le paradis sportif. Dorénavant, il faudra aussi compter sur sa grande sœur car le virus n'a pas dégénéré, loin s'en faut. D'ailleurs, elle est maintenant seule à arborer fièrement le logo Type-R sur ses flancs et sa calandre, car HONDA n'a malheureusement pas renouvelé la construction de ses fameuses Integra (il est vrai faites "à la main"). Par chance, l'Accord n'est pas une série limitée mais fait réellement partie de la gamme.

RRRRRRacée

La silhouette de l'Accord 4 portes, bien que banale au départ, se voit totalement transformée par la potion Type-R. L'adjonction de spoilers plus agressifs, d'une calandre grillagée, de bas de caisse renforçant l'aspect trapu et de magnifiques jantes de 17 ' trahissent une destination sportive plus que GT. Quand l'aileron est monté sur le coffre, encore plus imposant que celui de l'Integra mais de série uniquement sur les conduites à droite (?), l'Accord semble ne redouter personne. D'aucuns s'accordent à lui trouver, ainsi parée, un petit air BMW, qui plus est M3 pour bien situer le look. Là s'arrête la comparaison car les puissances en jeu ne sont pas du même ordre, mais l'Accord ne démérite pas pour autant, il suffit au moins de regarder les tarifs pour s'en convaincre. L'intérieur n'est pas en reste puisque lui aussi a été contaminé par la "R-sauce". Tout transpire l'inspiration sportive, du superbe volant Momo aux baquets Recaro, en passant par une sellerie noire rappelant à merveille le carbone, lui-même présent sur la console. Par rapport à l'Integra, l'Accord fait moins dépouillée, très sérieuse dans sa fabrication et dans la qualité des matériau., On est vraiment à son aise, aussi bien que dans une berline normale. L'insonorisation, quoique allégée, est satisfaisante et le confort de roulement est soigné car l'Accord ne sautille pas et les suspensions ne sont pas trop fermes. Mais les impressions laissent vite place à la satisfaction de retrouver un comportement hors du commun : chaque passage en courbe, que ce soit sur le sec ou le mouillé et à n'importe quelle vitesse, laisse la déception s'installer, celle de ne pas être passé plus vite. Le roulis n'existe pas et le châssis transmet intégralement ses réactions au pilote, lequel place parfaitement l'auto grâce à une excellente direction assistée. Celle-ci est bien dure en circulation normale, même sur autoroute, mais dévoile ses qualités en conduite ultra-sportive. Pour tirer la quintessence de l'Accord, il faut respecter une règle qui lui est propre : il faut toujours avoir "la godasse de plomb" pour être là où la puissance et le couple sont au maximum, mais aussi parce que les virages se prennent "à fond". Explication : il faut absolument aborder le virage en accélérant sous peine de voir apparaître un léger sous-virage peu propice à l'efficacité. Ce dernier est cependant limité par l'exceptionnelle adhérence latérale que procure les géniaux Bridgestone Potenza RE10 (en 215/45). Mais, avec "du gaz", l'auto est parfaitement plaquée sur ses 4 roues et "motrice" vers la sortie du virage avec une facilité déconcertante. Le différentiel à glissement limité (Torsen) facilite grandement la tâche et s'avère incontournable aujourd'hui pour passer toute la puissance. Avec elle, on se permet des glissades des 4 roues à des vitesses dépassant l'entendement et on fait décrocher l'arrière sur un lever de pied, idéal dans les épingles ou les angles droits. Explorer les limites de l'Accord Type-R devient un enchantement dont on a du mal à se défaire… Grâce à la technologie V-TEC, ce gros 2,2 litres tracte comme un camion et chante comme un petit 1600. A la mesure de son caractère, il a de la voix et même sur plusieurs registres : sourd en bas quand il tire, aigu au milieu quand il pousse et métallique quand il "arrrrrache". Car à 5800 tr/mn, lorsque le V-TEC entre en action, c'est un démon qui débarque. Le moteur explose littéralement de joie et de puissance et ne cesse de grimper qu'avec le rupteur (8000 tr/mn). C'est un outil fabuleux, inégalé jusqu'à maintenant, malheureusement desservi par une boîte trop longue qui ne permet pas de rester dans les tours "V-TEC" en montant les rapports (à quand une boîte 6 ?). Mené à un rythme infernal, la consommation voisine avec les 20 litres au 100 km. A allure plus calme, on descend à 12,5 l et à 10 l en conduite normale "plus".

AccRRRRRRochée

L'insonorisation, quoique allégée, est satisfaisante et le confort de roulement est soigné car l'Accord ne sautille pas et les suspensions ne sont pas trop fermes. Mais les impressions laissent vite place à la satisfaction de retrouver un comportement hors du commun : chaque passage en courbe, que ce soit sur le sec ou le mouillé et à n'importe quelle vitesse, laisse la déception s'installer, celle de ne pas être passé plus vite. Le roulis n'existe pas et le châssis transmet intégralement ses réactions au pilote, lequel place parfaitement l'auto grâce à une excellente direction assistée. Celle-ci est bien dure en circulation normale, même sur autoroute, mais dévoile ses qualités en conduite ultra-sportive. Pour tirer la quintessence de l'Accord, il faut respecter une règle qui lui est propre : il faut toujours avoir "la godasse de plomb" pour être là où la puissance et le couple sont au maximum, mais aussi parce que les virages se prennent "à fond". Explication : il faut absolument aborder le virage en accélérant sous peine de voir apparaître un léger sous-virage peu propice à l'efficacité. Ce dernier est cependant limité par l'exceptionnelle adhérence latérale que procure les géniaux Bridgestone Potenza RE10 (en 215/45). Mais, avec "du gaz", l'auto est parfaitement plaquée sur ses 4 roues et "motrice" vers la sortie du virage avec une facilité déconcertante. Le différentiel à glissement limité (Torsen) facilite grandement la tâche et s'avère incontournable aujourd'hui pour passer toute la puissance. Avec elle, on se permet des glissades des 4 roues à des vitesses dépassant l'entendement et on fait décrocher l'arrière sur un lever de pied, idéal dans les épingles ou les angles droits. Explorer les limites de l'Accord Type-R devient un enchantement dont on a du mal à se défaire…

EnRRRRRRagée

Grâce à la technologie V-TEC, ce gros 2,2 litres tracte comme un camion et chante comme un petit 1600. A la mesure de son caractère, il a de la voix et même sur plusieurs registres : sourd en bas quand il tire, aigu au milieu quand il pousse et métallique quand il "arrrrrache". Car à 5800 tr/mn, lorsque le V-TEC entre en action, c'est un démon qui débarque. Le moteur explose littéralement de joie et de puissance et ne cesse de grimper qu'avec le rupteur (8000 tr/mn). C'est un outil fabuleux, inégalé jusqu'à maintenant, malheureusement desservi par une boîte trop longue qui ne permet pas de rester dans les tours "V-TEC" en montant les rapports (à quand une boîte 6 ?). Mené à un rythme infernal, la consommation voisine avec les 20 litres au 100 km. A allure plus calme, on descend à 12,5 l et à 10 l en conduite normale "plus".

Bourrée de qualités, l'Accord reste une exception dans le paysage automobile et annonce un avenir radieux aux fans de sport. Contrairement à l'Integra, il n'a pas été fait de concession au confort et préserve ses passagers du lumbago ou du mal de tête, même si l'on est loin d'un Pullman. L'utilisation au quotidien est possible du fait de ses 5 places et de son grand coffre et l'autoradio est même audible. Vrai caméléon, elle s'adapte donc au moment et au conducteur et est capable du meilleur en conduite "très" sportive. Alors HONDA, faites que l'on ne trouve pas d'antidote et que la maladie Type-R se propage à toute la gamme. Voilà enfin un concept abouti du sport et du plaisir à l'état brut…

Stéphane BERGER

1999-02-01