CITROEN Xsara Picasso 1.6i

ESPACE MONOSPACE
  • Habitabilité et coffre
  • Suspension
  • Insonorisation
  • Consommation
  • Moteur "juste"
  • Sièges fermes
  • Encombrant en ville

Prix : 16 907 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 4 cylindres essence
Cylindrée 1587 cm³
Puissance maxi 90 ch à 5600 tr/min
Couple maxi 14.00 mkg à 3000.00 tr/min

Dimensions

Longueur 4.28 m
Largeur 1.75 m
Hauteur 1.64 m

Poids

Total 1260 kg

Capacités

Coffre de 550 à 2128 dm³
Réservoir 55 L
Nb de places 5

Performances

Vitesse maxi 167 km/h
0 à 100 km/h 13.80 s

Environnement

Emission CO2 0 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 6.30
Urbaine 10.30
Mixte 7.80
Essai 8.90

Coup de maître

Cela fait plus d'un an que CITROËN nous le promet et il est enfin arrivé ! Va-t-il enrayer l'hégémonie du RENAULT Scénic dans la catégorie des monospaces compacts ? Pour nous en assurer, nous avons eu le plaisir d'essayer le Picasso 1.6i, modèle "d'attaque" parmi les trois proposés (1.6i : 90 ch, 110.900 FF - 1.8i 16V : 117 ch, 115.900 FF - 2.0 HDI : 90 ch, 129.900 FF).

Profil ovoïde

Contrairement aux autres monospaces, le hayon arrière du Picasso n'est pas vertical mais présente un bel arrondi lui conférant un profil ovoïde très marqué. Cet ensemble tout en courbes, un comble pour un engin portant le nom du maître du cubisme, ne manque pas d'élégance même si la vue arrière du véhicule est moins réussie. Je ne dois pas être le seul de cet avis, car il faut vraiment chercher dans le catalogue publicitaire une petite photo du Picasso prise sous cet angle et encore, il s'agit d'un trois-quarts arrière. S'il n'offre pas 6 places comme le FIAT Multipla ou les 5 plus 2 places d'appoint de l'OPEL Zafira, le Picasso est celui qui conjugue le mieux l'espace pour 5 personnes et leurs bagages. Les 3 sièges arrière sont de mêmes dimensions et la place pour les jambes ne déshonorerait pas un grand monospace. Par rapport au Scénic, le Picasso est plus large de 5 centimètres, plus long de 11 mais surtout dispose d'un empattement supérieur de 18 centimètres. Le coffre est ce qui se fait de mieux dans la catégorie : de 550 dm3 sous la tablette à 2.128 dm3 sièges arrière déposés (410 et 1.800 dm3 pour le Scénic). A ce grand coffre avec crochets d'arrimage et panier à roulettes pliant et amovible, s'ajoutent de nombreux et vastes espaces de rangement, dans les portes, sous le plancher à l'arrière, sous la console, sous le siège du passager avant, derrière les dossiers avant… Les sièges arrière se replient et sont amovibles mais seul celui du milieu est monté sur glissières. Le Picasso offre en série un équipement abondant, identique sur les trois motorisations, seule une pingrerie incompréhensible transforme le lecteur CD en lecteur K7 sur la version 1.6i. La climatisation est disponible en option. Le tableau de bord à affichage central se dispense de compte-tours mais propose un ordinateur de bord. Le réseau électrique est simplifié par l'utilisation du multiplexage avec une unité centrale contrôlant des modules autonomes via un bus qui assure la distribution des informations et de l'énergie, comme la télémesure d'Ariane ! Les 5 sièges disposent chacun d'une ceinture 3 points et d'un appui-tête, escamotable à l'arrière et les passagers avant sont protégés par des airbags frontaux et latéraux. Le volant et le siège conducteur sont réglables en hauteur, permettant une position de conduite correcte, mais pas encore au niveau de celle d'une bonne berline. Quel que soit le type de véhicule, CITROËN maîtrise parfaitement le compromis confort - stabilité. Aidée par le grand empattement, les voies larges et guidée par une très agréable direction à assistance variable, la stabilité du Picasso est remarquable. Seules les rafales de vent, comme pour la quasi-totalité des monospaces, perturbent la tranquillité de conduite. Les suspensions prennent soin du confort des passagers, plus que les sièges à l'assise plutôt ferme. Les freins, équipés de l'ABS en série, sont puissants et progressifs. Malgré les 1.260 kg du Picasso à vide, le 1600 cm3 tire honnêtement son épingle du jeu tant que l'on n'est pas chargé mais, avec 90 ch pour 1.790 kg en charge, il ne faut pas espérer de miracle. La patience est donc de mise dans les côtes ou pour dépasser mais on se console à la pompe. La consommation fait preuve de retenue même lors d'une utilisation sur petits trajets (8,9 l/100 km pendant l'essai) et le silence de fonctionnement est fort appréciable. Le levier de la commande de boîte est idéalement placé sur la console centrale, libérant le plancher avant. On regrettera par contre son trop grand débattement lors des changements de rapports. En ville le Picasso est assez encombrant du fait de sa largeur et d'un rayon de braquage trop important.

Belle habitabilité

S'il n'offre pas 6 places comme le FIAT Multipla ou les 5 plus 2 places d'appoint de l'OPEL Zafira, le Picasso est celui qui conjugue le mieux l'espace pour 5 personnes et leurs bagages. Les 3 sièges arrière sont de mêmes dimensions et la place pour les jambes ne déshonorerait pas un grand monospace. Par rapport au Scénic, le Picasso est plus large de 5 centimètres, plus long de 11 mais surtout dispose d'un empattement supérieur de 18 centimètres. Le coffre est ce qui se fait de mieux dans la catégorie : de 550 dm3 sous la tablette à 2.128 dm3 sièges arrière déposés (410 et 1.800 dm3 pour le Scénic). A ce grand coffre avec crochets d'arrimage et panier à roulettes pliant et amovible, s'ajoutent de nombreux et vastes espaces de rangement, dans les portes, sous le plancher à l'arrière, sous la console, sous le siège du passager avant, derrière les dossiers avant… Les sièges arrière se replient et sont amovibles mais seul celui du milieu est monté sur glissières.

Un équipement abondant

Le Picasso offre en série un équipement abondant, identique sur les trois motorisations, seule une pingrerie incompréhensible transforme le lecteur CD en lecteur K7 sur la version 1.6i. La climatisation est disponible en option. Le tableau de bord à affichage central se dispense de compte-tours mais propose un ordinateur de bord. Le réseau électrique est simplifié par l'utilisation du multiplexage avec une unité centrale contrôlant des modules autonomes via un bus qui assure la distribution des informations et de l'énergie, comme la télémesure d'Ariane ! Les 5 sièges disposent chacun d'une ceinture 3 points et d'un appui-tête, escamotable à l'arrière et les passagers avant sont protégés par des airbags frontaux et latéraux. Le volant et le siège conducteur sont réglables en hauteur, permettant une position de conduite correcte, mais pas encore au niveau de celle d'une bonne berline.

Une excellente suspension

Quel que soit le type de véhicule, CITROËN maîtrise parfaitement le compromis confort - stabilité. Aidée par le grand empattement, les voies larges et guidée par une très agréable direction à assistance variable, la stabilité du Picasso est remarquable. Seules les rafales de vent, comme pour la quasi-totalité des monospaces, perturbent la tranquillité de conduite. Les suspensions prennent soin du confort des passagers, plus que les sièges à l'assise plutôt ferme. Les freins, équipés de l'ABS en série, sont puissants et progressifs.

Un 1600 cm3 silencieux mais un peu "juste"

Malgré les 1.260 kg du Picasso à vide, le 1600 cm3 tire honnêtement son épingle du jeu tant que l'on n'est pas chargé mais, avec 90 ch pour 1.790 kg en charge, il ne faut pas espérer de miracle. La patience est donc de mise dans les côtes ou pour dépasser mais on se console à la pompe. La consommation fait preuve de retenue même lors d'une utilisation sur petits trajets (8,9 l/100 km pendant l'essai) et le silence de fonctionnement est fort appréciable. Le levier de la commande de boîte est idéalement placé sur la console centrale, libérant le plancher avant. On regrettera par contre son trop grand débattement lors des changements de rapports. En ville le Picasso est assez encombrant du fait de sa largeur et d'un rayon de braquage trop important.

Le CITROËN Picasso est le dernier arrivé dans le segment des monospaces compacts. Pas d'innovations marquantes à signaler, mais une excellente synthèse des qualités de ses concurrents et une ligne originale en font un véhicule très agréable, sans défaut majeur. Quand même, ceux qui font souvent de grands trajets se trouveront certainement plus à l'aise avec le nouveau 1,8 l essence de 117 ch, à peine plus cher (5.000 FF) ou avec le Diesel HDI au couple généreux et à l'appétit d'oiseau mais plus onéreux de 19.000 FF.

Daniel DECHENE

2000-02-01