CITROEN C4 Picasso 5 places

ESPACE MONOSPACE
  • Ligne
  • Agrément de conduite
  • Options
  • Pas de climatisation en niveau 1

Prix : de 19 900 € à 30 600 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 4 cylindres - 16 soupapes turbo diesel injection directe rampe commune
Cylindrée 1997 cm³
Puissance maxi 138 ch à 4000 tr/min
Couple maxi 27.50 mkg à 2000.00 tr/min

Dimensions

Longueur 4.47 m
Largeur 1.83 m
Hauteur 1.68 m

Poids

Total 1656 kg

Capacités

Coffre de 500 à 1734 dm³
Réservoir 60 L
Nb de places 5

Performances

Vitesse maxi 195 km/h
0 à 100 km/h 12.40 s

Environnement

Emission CO2 0 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 5.10
Urbaine 7.90
Mixte 5.10
Essai 0.00

L'arme pour lui, larmes pour les autres !

Quand CITROËN a présenté son nouveau C4 Picasso sept places en septembre dernier, c'était sans laisser penser qu'un autre membre de la famille pointerait son museau cinq mois plus tard (même si son arrivée était tout de même attendue). Le petit dernier, C4 Picasso lui aussi, termine la galerie de monospaces de la marque aux chevrons. Comme certains concurrents, le premier C4 Picasso, la version à sept places si vous m'avez suivi, est désormais appelé Grand C4 Picasso, même si aucune désignation du qualificatif n'est apposé sur la voiture. D'ailleurs, remarquez la pub du "Visiospace", la musique a changé et le terme "grand" est apparu.

Galerie de silhouettes

Avec ses deux nouveaux venus, qui comme tous les Picasso, sont assemblés à Vigo en Espagne, CITROËN peut se targuer d'avoir la plus belle famille de monospaces (compacts et grands) avec les trois Picasso et le C8. J'ai bien dit trois Picasso puisque figurez vous que le vénérable Xsara reste au catalogue malgré ses sept années au compteur. Son prix très alléchant et son look agréable, certes moins agressif que ses deux cousins, lui laisse une place convenable dans le catalogue CITROËN. Il a réalisé en 2006 un très bon score de vente à tel point qu'on nous assure de sa présence à la vente jusqu'en 2010. Notre C4 Picasso peut pourtant apparaître comme le plus redoutable des concurrents pour le Xsara. Alors Picasso est devenu cannibale ? Non, CITROËN a soigné les écarts en taille, en prix et en look; ceci est aussi valable entre le Grand C4 et le C8. Moralité, les deux C4 feront le meilleur des ventes de la famille et finalement, le plus mis à mal risque fort d'être le RENAULT Scenic, roi indétrônable de la catégorie. Le C4 Picasso affiche donc des mensurations à la hausse en comparaison avec le Xsara, affichant vingt centimètres de plus en longueur et quelques centimètres supplémentaires en hauteur et largeur. On le voit, le C4 s'est allongé, profitant à la fois aux passagers, au coffre et aux piétons (en cas de choc). Pour les amateurs de mesures, le C4 rend douze centimètres au Grand C4, les deux gardant la même hauteur. Justement, le C4 partage avec son grand frère la même face avant jusqu'au pied milieu. Il y a une nuance pour différencier leur face, le bouclier du C4 est garni d'entrées d'air supplémentaires et de forme différente, lui donnant une touche plus sportive que le Grand. Le maître mot du C4 est le dynamisme ; chaque monospace ayant sa propre silhouette selon CITROËN, les deux C4 se partagent le travail. Le Grand avec son profil arrière vertical est orienté volume et famille. Le petit avec sa forme plus ronde, plus proche de la forme inaugurée par le Xsara, est orienté dynamisme et aussi famille (mais plus petite). Chaque C4 se distingue donc par une poupe complètement différente. Aux feux verticaux du Grand, s'opposent les formes horizontales, type boomerang (comme la C5) du petit. Le décroché de ligne au niveau de la porte arrière confirme toujours la petite touche dynamique qui plaît, déjà aperçue sur des prototypes de la marque. Bien que différent dans l'approche, le C4 Picasso arbore un look tout aussi sympathique que son grand frère. En revanche, ils se partagent la même planche de bord épurée ; elle-même inspirée de celle de la C4. On y retrouve donc un volant à moyeu central fixe et un écran transparent et central, rassemblant les compteurs digitaux. Rien d'autre ne dépasse, tout est caché sous des volets. Les commandes de climatisation sont renvoyées dans les coins (façon Espace IV). Le mini sélecteur faisant office de levier de vitesses en configuration automatique ou pilotée (BMP6), est passé sur le volant. Cela ne vous rappelle pas un modèle mythique de la marque ? En revanche, il ne sert pas au démarrage du moteur qui se contente encore d'une banale clé. Le frein à main est électrique et automatique. Ces aménagements profitent aux rangements car en plus des deux mini bacs fermés de dessus de planche, la console centrale et la place entre les deux sièges avant accueillent des grands volumes, réfrigérés pour le premier. D'ailleurs, les sièges avant ont été suffisamment échancrés pour avoir une bonne visibilité vers l'arrière et notamment sur les enfants (en plus du miroir de surveillance, seulement disponible à partir du troisième niveau de finition). La planche épurée doit son beau style au volant "hyper ultra multi" fonctions et à son moyeu magique. Un petit apprentissage n'est pas inutile puisque ce moyeu fixe peut contenir deux couches de commandes (quatre touches et quatre mollettes) commandant radio, régulateur, ordinateur de bord. Le parfumeur central est bien présent (à partir du niveau 3). Les trois sièges arrière sont rigoureusement identiques et modulables. Le coffre a gagné en volume avec un nouveau Modubox (encore à partir du niveau 3) plus pratique que celui du Xsara. La lunette du hayon peut s'ouvrir séparément selon la finition. On note le tapis de sol réversible (moquette/plastique) du coffre. Selon les versions, la suspension arrière peut être du type pneumatique. Intermédiaire entre un classique essieu et l'hydropneumatique des hauts de gamme, le système proposé permet de gagner en confort, en filtration des irrégularités de la route et de garder une assiette constante. Petit plus, un bouton dans le coffre permet d'abaisser l'arrière et ainsi, de diminuer la hauteur (déjà assez faible) du seuil de chargement. Rouler en C4 est reposant, l'immense surface vitrée participe à la bonne vision, y compris vers l'arrière. Le C4 est de la famille des "Visiospaces", nouvelle génération à pare brise panoramique débordant généreusement sur le pavillon, lequel peut adopter un vitrage sur toute sa surface moyennant quelques Euros. Revers de la médaille, le passager devra se passer d'une poignée de maintien. Appréciables, les fins montants verticaux en amont des portières avant aident aussi à visualiser les côtés et autres angles cachés. La plate-forme récupérée de son grand frère maintient confortablement le cap de notre C4. Il enroule bien, sans dévier, les virages de la "Costa Brava", pays de Salvador Dali, lieu de découverte de notre Picasso. On peut signaler au passage la présence en série, quel que soit le modèle, de l'ESP. La gamme des moteurs est sans surprise, puisque bénéficiant des organes de la marque, entre autres sous le capot du Grand C4. Deux moteurs essence et deux diesel constituent la palette. En motorisations essence, le "petit" 1.8i 16V de 127 chevaux, pour tirer le prix d'entrée le plus possible vers le bas, accompagne le 2.0i 16V de 143 chevaux. Ils seront marginaux en vente en comparaison avec les deux diesels, tous deux équipés de filtre à particules. Le 1.6 HDI 110 en entrée, est associé à une classique boîte mécanique à cinq rapports ou avec la boîte pilotée "BMP6", déjà appréciée sur la C4. CITROËN est tellement satisfait de cette boîte qu'elle n'offre en autre alternative qu'une boîte automatique (à six rapports elle aussi) sur le 2.0 HDI 138. Il est beau et bien fini, mais il a un prix et pas des moindres. Débutant à 19.900 € en essence et 22.450 € en diesel, le prix du C4 Picasso est en moyenne à 4.000 € plus cher que celui du Xsara sauf pour les premiers prix où l'écart n'est que de 1.300 € (et 800 € de moins que le Grand C4). A coup sûr, la dotation sera plus riche dans le Xsara. En effet, le C4 dispose de cinq niveaux de finition avec quelques bonnes surprises pour la finition de base comme l'ESP ou le régulateur de vitesse ou encore une panoplie d'airbags. Pour la climatisation et la boîte réfrigérée qui va avec, il faut passer au niveau 2. Exclusivité des trois niveaux supérieurs, l'accès à certaines options fait encore monter la note, telles que le système AFIL ou le toit vitré panoramique.

Poupées russes

Le C4 Picasso affiche donc des mensurations à la hausse en comparaison avec le Xsara, affichant vingt centimètres de plus en longueur et quelques centimètres supplémentaires en hauteur et largeur. On le voit, le C4 s'est allongé, profitant à la fois aux passagers, au coffre et aux piétons (en cas de choc). Pour les amateurs de mesures, le C4 rend douze centimètres au Grand C4, les deux gardant la même hauteur. Justement, le C4 partage avec son grand frère la même face avant jusqu'au pied milieu. Il y a une nuance pour différencier leur face, le bouclier du C4 est garni d'entrées d'air supplémentaires et de forme différente, lui donnant une touche plus sportive que le Grand. Le maître mot du C4 est le dynamisme ; chaque monospace ayant sa propre silhouette selon CITROËN, les deux C4 se partagent le travail. Le Grand avec son profil arrière vertical est orienté volume et famille. Le petit avec sa forme plus ronde, plus proche de la forme inaugurée par le Xsara, est orienté dynamisme et aussi famille (mais plus petite). Chaque C4 se distingue donc par une poupe complètement différente. Aux feux verticaux du Grand, s'opposent les formes horizontales, type boomerang (comme la C5) du petit. Le décroché de ligne au niveau de la porte arrière confirme toujours la petite touche dynamique qui plaît, déjà aperçue sur des prototypes de la marque.

Les demoiselles de Vigo

Bien que différent dans l'approche, le C4 Picasso arbore un look tout aussi sympathique que son grand frère. En revanche, ils se partagent la même planche de bord épurée ; elle-même inspirée de celle de la C4. On y retrouve donc un volant à moyeu central fixe et un écran transparent et central, rassemblant les compteurs digitaux. Rien d'autre ne dépasse, tout est caché sous des volets. Les commandes de climatisation sont renvoyées dans les coins (façon Espace IV). Le mini sélecteur faisant office de levier de vitesses en configuration automatique ou pilotée (BMP6), est passé sur le volant. Cela ne vous rappelle pas un modèle mythique de la marque ? En revanche, il ne sert pas au démarrage du moteur qui se contente encore d'une banale clé. Le frein à main est électrique et automatique. Ces aménagements profitent aux rangements car en plus des deux mini bacs fermés de dessus de planche, la console centrale et la place entre les deux sièges avant accueillent des grands volumes, réfrigérés pour le premier. D'ailleurs, les sièges avant ont été suffisamment échancrés pour avoir une bonne visibilité vers l'arrière et notamment sur les enfants (en plus du miroir de surveillance, seulement disponible à partir du troisième niveau de finition). La planche épurée doit son beau style au volant "hyper ultra multi" fonctions et à son moyeu magique. Un petit apprentissage n'est pas inutile puisque ce moyeu fixe peut contenir deux couches de commandes (quatre touches et quatre mollettes) commandant radio, régulateur, ordinateur de bord. Le parfumeur central est bien présent (à partir du niveau 3). Les trois sièges arrière sont rigoureusement identiques et modulables. Le coffre a gagné en volume avec un nouveau Modubox (encore à partir du niveau 3) plus pratique que celui du Xsara. La lunette du hayon peut s'ouvrir séparément selon la finition. On note le tapis de sol réversible (moquette/plastique) du coffre. Selon les versions, la suspension arrière peut être du type pneumatique. Intermédiaire entre un classique essieu et l'hydropneumatique des hauts de gamme, le système proposé permet de gagner en confort, en filtration des irrégularités de la route et de garder une assiette constante. Petit plus, un bouton dans le coffre permet d'abaisser l'arrière et ainsi, de diminuer la hauteur (déjà assez faible) du seuil de chargement.

Tous fous du C4 Picasso

Rouler en C4 est reposant, l'immense surface vitrée participe à la bonne vision, y compris vers l'arrière. Le C4 est de la famille des "Visiospaces", nouvelle génération à pare brise panoramique débordant généreusement sur le pavillon, lequel peut adopter un vitrage sur toute sa surface moyennant quelques Euros. Revers de la médaille, le passager devra se passer d'une poignée de maintien. Appréciables, les fins montants verticaux en amont des portières avant aident aussi à visualiser les côtés et autres angles cachés. La plate-forme récupérée de son grand frère maintient confortablement le cap de notre C4. Il enroule bien, sans dévier, les virages de la "Costa Brava", pays de Salvador Dali, lieu de découverte de notre Picasso. On peut signaler au passage la présence en série, quel que soit le modèle, de l'ESP. La gamme des moteurs est sans surprise, puisque bénéficiant des organes de la marque, entre autres sous le capot du Grand C4. Deux moteurs essence et deux diesel constituent la palette. En motorisations essence, le "petit" 1.8i 16V de 127 chevaux, pour tirer le prix d'entrée le plus possible vers le bas, accompagne le 2.0i 16V de 143 chevaux. Ils seront marginaux en vente en comparaison avec les deux diesels, tous deux équipés de filtre à particules. Le 1.6 HDI 110 en entrée, est associé à une classique boîte mécanique à cinq rapports ou avec la boîte pilotée "BMP6", déjà appréciée sur la C4. CITROËN est tellement satisfait de cette boîte qu'elle n'offre en autre alternative qu'une boîte automatique (à six rapports elle aussi) sur le 2.0 HDI 138. Il est beau et bien fini, mais il a un prix et pas des moindres. Débutant à 19.900 € en essence et 22.450 € en diesel, le prix du C4 Picasso est en moyenne à 4.000 € plus cher que celui du Xsara sauf pour les premiers prix où l'écart n'est que de 1.300 € (et 800 € de moins que le Grand C4). A coup sûr, la dotation sera plus riche dans le Xsara. En effet, le C4 dispose de cinq niveaux de finition avec quelques bonnes surprises pour la finition de base comme l'ESP ou le régulateur de vitesse ou encore une panoplie d'airbags. Pour la climatisation et la boîte réfrigérée qui va avec, il faut passer au niveau 2. Exclusivité des trois niveaux supérieurs, l'accès à certaines options fait encore monter la note, telles que le système AFIL ou le toit vitré panoramique.

Le dernier des Picasso termine la famille des monospaces de CITROËN, pour le moins armée face à la concurrence. Le "petit" C4 risque fort d'être le plus vendu compte tenu de sa taille et de son style dynamique. Il est particulièrement réussi et pas seulement du point de vue de son look. L'intérieur est accueillant et bien pensé. Rappelons au passage que, contrairement à la Xsara, CITROËN n'a pas prévu de C4 break ; le C4 Picasso jouera aussi ce rôle en quelque sorte…

Philippe NIOLLET

2007-03-15