FIAT Bravo nouvelle

ESPACE COMPACTE
  • Look
  • Prix
  • Habitabilité
  • Etagement boîte 5 trop long

Prix : de 16 400 € à 23 150 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 4 cylindres 8 Soupapes Turbo diesel injection directe rampe commune
Cylindrée 1910 cm³
Puissance maxi 120 ch à 4000 tr/min
Couple maxi 26.00 mkg à 2000.00 tr/min

Dimensions

Longueur 4.34 m
Largeur 1.79 m
Hauteur 1.50 m

Poids

Total 1320 kg

Capacités

Coffre de 400 à 1175 dm³
Réservoir 0 L
Nb de places 5

Performances

Vitesse maxi 194 km/h
0 à 100 km/h 10.50 s

Environnement

Emission CO2 0 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 4.30
Urbaine 6.90
Mixte 5.30
Essai 0.00

Italienne et fière de l'être

FIAT a tiré les enseignements de ses difficultés passées, à savoir se concentrer sur ce qu'elle fait de mieux : les petites voitures et le design qui font la bonne réputation italienne. Exit la pale copie germanisante de la Stilo à cinq portes, la "nuova" Bravo veut renouer avec le charme et les qualités italiennes. Après la Panda et la Grande Punto et avant la très attendue 500, FIAT poursuit sa reconquête avec la Bravo. Le constructeur a repris un nom connu pour celle dont la dure mission est de combler le vide (jamais comblé) laissé par la Stilo, mission capitale pour la marque de se placer dans le segment stratégique des compactes.

"Designo italiano"

La force italienne se nourrit de style. Voyez le (relatif) succès de la Stilo à trois portes comparé à la version à cinq portes. Plus lointain, ce même constat est notable pour la première Bravo, face à la Brava. FIAT a donc créé sa berline (cinq portes) avec la recette (et le nom) d'une trois portes. D'ailleurs, cette carrosserie ne sera pas produite, laissant ce segment à la Grande Punto. Issue du "Centro Stile" de FIAT (et non de Giugiaro comme les précédents modèles), la Bravo affiche un look particulièrement agréable. Franck Stephenson, son directeur et père en un autre temps de la Mini, a insufflé un style élancé et plutôt élégant dans l'esprit de celui de la Grande Punto. Les optiques sont effilées, entourant la mini calandre à grille en coupe frites (bien entendu). La ligne générale est elle aussi effilée et tendue avec une surface vitrée qui va decrescendo vers l'arrière. Le toit panoramique vitré est proposé en option en cas de claustrophobie des passagers arrière. La poupe de la FIAT reprend le style des phares concentriques de la première Bravo, principe récemment repris par la PEUGEOT 307 restylée, une de ses concurrentes directes. Le bouclier arrière fait une jolie vague au dessus de la plaque et des feux de recul et antibrouillard. La Bravo a été développée en seulement 18 mois. Cela ne veut pas dire que FIAT a bâclé sa copie devant l'urgence de remplacer la Stilo ; le constructeur a utilisé les logiciels de simulation des chocs en plus des tests réels. Il faut aussi signaler que la Bravo ne part pas de zéro, elle est en effet construite sur une plateforme issue de celle de la Stilo. La sécurité est d'ailleurs un des chevaux de bataille du constructeur. Bien entendu, les cinq étoiles au test Euro NCap sont acquises mais aussi, comme la Grande Punto, la Bravo répond à la nouvelle norme de choc piéton. Elle dispose en série de six airbags, les airbags frontaux agissant de façon anticipée grâce à un capteur qui prévient le déploiement en avance de phase. La FIAT est confortable, maniable et colle à la route. Moins haute que sa devancière, elle gagne en longueur. La Bravo mesure 4,34 mètres soit 14 centimètres de plus qu'une VW Golf V ou une PEUGEOT 307. Ses belles mensurations la placent sur le podium de l'habitabilité et du volume de chargement (coffre de 400 litres). Les beaux atours extérieurs se retrouvent ils à l'intérieur ? On connaît la faiblesse du constructeur en ce qui concerne la finition, faiblesse contredite par la Croma et les efforts faits sur la Grande Punto. On sent bien que FIAT a soigné sa copie. En effet, les plastiques, au standard européen, semblent à la hauteur, avec un grain reprenant celui du carbone. Les matériaux sont correctement assemblés, agrémentés des indispensables inserts en inox sur les aérateurs et l'entourage de boîte de vitesses. Autre touche, plus italienne, les tissus des sièges prennent une teinte rouge sur un des côtés, assortie au rouge "Maranello" de la voiture en finition Sport et permettant d'échapper au noir intégral de la version essayée. Note agréable, les deux compteurs sont isolés et cerclés de chrome dans la pure tradition italienne ressuscitée par l'ALFA 156. L'habitacle est lumineux, même sans le toit panoramique et la place est de mise pour les passagers arrière, même de grand gabarit (vérification faite par votre serviteur). Et pour rester dans la rubrique ressuscitation, FIAT a abandonné le logo inauguré en 1999 pour son centenaire au profit d'un nouveau, qui comme l'ancien, s'inspire du passé. Exit le rond bleu tressé de laurier, place au rouge, le logo garde toujours le graphisme des quatre lettres avec le typique A cassé, en reprenant la forme en hauteur du logo qui a habillé les calandres des FIAT entre 1931 et 1968. Les moteurs sont pris dans la banque maison, avec pour l'unique version essence (et pour le prix d'attaque), le 1.4i 16V de 90 chevaux. Ce moteur ne restera pas seul puisque, à la fin du printemps, deux inédits complèteront la gamme. Il s'agit des "T-Jet" basés sur la même cylindrée mais suralimentés pour en obtenir 120 et 150 chevaux. A la manière des TSI de VW, ces moteurs seront plus économiques, afin d'essayer de concurrencer les versions diesel largement majoritaires dans les ventes. FIAT a donc repris trois turbo diesel Multijet (90, 120 et 150 chevaux) ayant déjà fait leur preuve sous les capots italiens (et pas seulement italiens). Intermédiaire, la version 120 chevaux devrait faire la plus grosse vente des Bravo. Homogène et disponible, elle assure le lien entre puissance et économie. Pour ce dernier critère, elle est accouplée à une boîte de vitesses à cinq rapports à l'étagement malheureusement trop long. La boîte six est réservée au Multijet 150. La tenue de route n'a jamais été une tare pour FIAT, la Bravo assure maintient et confort. Bien entendu, la FIAT est attendue sur le sujet du fameux rapport équipements/prix. La recette appliquée sur la Grande Punto a été reprise à savoir viser 1.000 € de moins que la concurrence tout en offrant un équipement de plus. La climatisation est donc présente dès le premier niveau de finition (Dynamic) qui en compte quatre. Cela nous donne un prix d'attaque en essence de 16.400 € et de 18.550 € en diesel. Le niveau suivant "Emotion" adopte des jantes en alliage, un volant cuir avec commandes radio au volant et un régulateur de vitesse. Au sommet, se partagent deux niveaux au même prix soit typé "Sport" (c'est son nom), soit typé "Elégance" (c'est aussi son nom). Enfin, les Bravo disposent du système exclusif "Blue & Me" issu du partenariat FIAT/Microsoft. Il permet un dialogue "mains libres" avec la voiture (téléphone, musique et même navigation avec la variante "Blue & Me Nav".

Grande Bravo

La Bravo a été développée en seulement 18 mois. Cela ne veut pas dire que FIAT a bâclé sa copie devant l'urgence de remplacer la Stilo ; le constructeur a utilisé les logiciels de simulation des chocs en plus des tests réels. Il faut aussi signaler que la Bravo ne part pas de zéro, elle est en effet construite sur une plateforme issue de celle de la Stilo. La sécurité est d'ailleurs un des chevaux de bataille du constructeur. Bien entendu, les cinq étoiles au test Euro NCap sont acquises mais aussi, comme la Grande Punto, la Bravo répond à la nouvelle norme de choc piéton. Elle dispose en série de six airbags, les airbags frontaux agissant de façon anticipée grâce à un capteur qui prévient le déploiement en avance de phase. La FIAT est confortable, maniable et colle à la route. Moins haute que sa devancière, elle gagne en longueur. La Bravo mesure 4,34 mètres soit 14 centimètres de plus qu'une VW Golf V ou une PEUGEOT 307. Ses belles mensurations la placent sur le podium de l'habitabilité et du volume de chargement (coffre de 400 litres).

A la hauteur, la déco

Les beaux atours extérieurs se retrouvent ils à l'intérieur ? On connaît la faiblesse du constructeur en ce qui concerne la finition, faiblesse contredite par la Croma et les efforts faits sur la Grande Punto. On sent bien que FIAT a soigné sa copie. En effet, les plastiques, au standard européen, semblent à la hauteur, avec un grain reprenant celui du carbone. Les matériaux sont correctement assemblés, agrémentés des indispensables inserts en inox sur les aérateurs et l'entourage de boîte de vitesses. Autre touche, plus italienne, les tissus des sièges prennent une teinte rouge sur un des côtés, assortie au rouge "Maranello" de la voiture en finition Sport et permettant d'échapper au noir intégral de la version essayée. Note agréable, les deux compteurs sont isolés et cerclés de chrome dans la pure tradition italienne ressuscitée par l'ALFA 156. L'habitacle est lumineux, même sans le toit panoramique et la place est de mise pour les passagers arrière, même de grand gabarit (vérification faite par votre serviteur).

Nouveau logo

Et pour rester dans la rubrique ressuscitation, FIAT a abandonné le logo inauguré en 1999 pour son centenaire au profit d'un nouveau, qui comme l'ancien, s'inspire du passé. Exit le rond bleu tressé de laurier, place au rouge, le logo garde toujours le graphisme des quatre lettres avec le typique A cassé, en reprenant la forme en hauteur du logo qui a habillé les calandres des FIAT entre 1931 et 1968. Les moteurs sont pris dans la banque maison, avec pour l'unique version essence (et pour le prix d'attaque), le 1.4i 16V de 90 chevaux. Ce moteur ne restera pas seul puisque, à la fin du printemps, deux inédits complèteront la gamme. Il s'agit des "T-Jet" basés sur la même cylindrée mais suralimentés pour en obtenir 120 et 150 chevaux. A la manière des TSI de VW, ces moteurs seront plus économiques, afin d'essayer de concurrencer les versions diesel largement majoritaires dans les ventes. FIAT a donc repris trois turbo diesel Multijet (90, 120 et 150 chevaux) ayant déjà fait leur preuve sous les capots italiens (et pas seulement italiens). Intermédiaire, la version 120 chevaux devrait faire la plus grosse vente des Bravo. Homogène et disponible, elle assure le lien entre puissance et économie. Pour ce dernier critère, elle est accouplée à une boîte de vitesses à cinq rapports à l'étagement malheureusement trop long. La boîte six est réservée au Multijet 150. La tenue de route n'a jamais été une tare pour FIAT, la Bravo assure maintient et confort.

Pas trop d'Euros

Bien entendu, la FIAT est attendue sur le sujet du fameux rapport équipements/prix. La recette appliquée sur la Grande Punto a été reprise à savoir viser 1.000 € de moins que la concurrence tout en offrant un équipement de plus. La climatisation est donc présente dès le premier niveau de finition (Dynamic) qui en compte quatre. Cela nous donne un prix d'attaque en essence de 16.400 € et de 18.550 € en diesel. Le niveau suivant "Emotion" adopte des jantes en alliage, un volant cuir avec commandes radio au volant et un régulateur de vitesse. Au sommet, se partagent deux niveaux au même prix soit typé "Sport" (c'est son nom), soit typé "Elégance" (c'est aussi son nom). Enfin, les Bravo disposent du système exclusif "Blue & Me" issu du partenariat FIAT/Microsoft. Il permet un dialogue "mains libres" avec la voiture (téléphone, musique et même navigation avec la variante "Blue & Me Nav".

Vedette du stand FIAT, la Bravo est dans les concessions. Elle confirme le retour progressif de la marque Turinoise vers le niveau qu'elle a perdu. 2006 a été une belle année avec une progression de 9,2 %, un chiffre parmi les meilleurs en Europe. La Bravo renoue avec une ligne italienne dynamique et plaisante. Les efforts de finition sont croissants, la FIAT n'a rien à envier à la concurrence. La dotation est alléchante pour un prix tout aussi combatif. La Bravo a donc quelques beaux atouts pour permettre à FIAT de poursuivre son redressement. Et comme l'offensive italienne est de mise, FIAT ressuscite la marque ABARTH dans l'esprit des petites sportives musclées des années 60.

Philippe NIOLLET

2007-04-30