DAIHATSU Materia 1.5 VVT

ESPACE CITADINE
  • Ligne originale
  • Habitabilité/modularité
  • Consommation
  • Commande de boîte de vitesses
  • Lacune d’équipements
  • Un seul modèle

Prix : 15 990 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 4 cylindres, 16 soupapes, DOHC
Cylindrée 1495 cm³
Puissance maxi 103 ch à 6000 tr/min
Couple maxi 13.80 mkg à 4400.00 tr/min

Dimensions

Longueur 3.80 m
Largeur 1.69 m
Hauteur 1.63 m

Poids

Total 1035 kg

Capacités

Coffre de 181 à 619 dm³
Réservoir 40 L
Nb de places 5

Performances

Vitesse maxi 170 km/h
0 à 100 km/h 0.00 s

Environnement

Emission CO2 0 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 6.10
Urbaine 8.90
Mixte 7.20
Essai 7.40

The road cube

La DAIHATSU, c’est ça : prendre un cube, lui greffer un moteur, quatre roues aux quatre coins et la poser sur la route. Et c’est parti !! Cela donne un look super original sur lequel se retournent les passants. En outre, à l’intérieur, les utilisateurs disposent d’un volume étonnamment spacieux et modulable.

Design décalé

Repérer la Materia sur un parking, quoi de plus simple. Son gabarit court, haut perché, cubique en fait un véhicule décalé. Aujourd’hui, la mode est aux monospaces, monocorps. Ici, on dispose d’un monospace, bi-corps. Avec son capot très haut et horizontal, la petite DAIHATSU prend des risques, surtout celui de ne pas plaire. Mais qu’à cela ne tienne, qui ne tente rien n’a rien. Ce choix impose de répartir harmonieusement les équipements sur la face avant, très conséquente, et d’éviter de l’alourdir. Donc, en partie haute, on trouve deux blocs optiques rectangulaires, s’étirant sur les ailes, séparés par un plastron qui accueille un gros logo DAIHATSU en son centre. Au-dessous prend place un immense sourire qui s’étire sur toute la largeur et intègre les clignotants qui soulignent les phares aux extrémités. A noter les deux joncs chromés chargés d’affiner l’ensemble. En partie basse, une large entrée d’air est encadrée des antibrouillards placés dans les angles. Sans parler de réel équilibre, cette face avant évite les pièges. De l’arrière, très vertical, on note la recherche de partage des surfaces. En haut, la partie tôlée inclut un becquet et le lave vitre. Ensuite, la lunette arrière occupe toute la largeur et sa hauteur est pratiquement égale au panneau peint situé au-dessous. Puis prend place le large bandeau décoratif chargé de perturber la verticalité et la rendre plus agréable à l’œil. Le constructeur en a profité pour intégrer les feux à chaque extrémité de cet insert incurvé. L’imposant pare-chocs fait la part belle à un support de plaque très large, pouvant accueillir tous les standards, carrés ou rectangulaires. Enfin le feu de brouillard est relégué dans l‘angle gauche, très exposé aux agressions et autres étourderies. Latéralement, la ligne est intéressante, car l’habitacle, via ses portes, occupe plus de soixante pour cent de la longueur. La place à bord doit être généreuse. La ceinture de caisse est haute, pour assurer la continuité avec le capot, le pare-brise est très vertical, comme les anciennes SAAB. Les bas de caisse, soulignés par un habillage sorti du magasin de tuning, sont bien intégrés à l’ensemble. Les rétroviseurs sont plus proches des modèles tout terrain que de ceux des berlines. Ceci étant, aucune protection ne vient habiller la Materia qui, sous tous les angles, reste très exposée, attention aux utilisations urbaines et autres parkings aux places étriquées. Les vitres avant et le pare-brise sont teintés, et les vitres arrière ainsi que la lunette sont sur teintées. Enfin, le pavillon de toit accueille l’antenne radio de façon originale, car celle-ci est fixée à l’arrière gauche. Elle peut être repliée vers l’avant ou l’arrière et un petit cran la maintient en place. On peut le dire, bienvenue à bord ! A l’ouverture des portes, on est accueilli par un éclairage bleu, autour des haut-parleurs, du plus bel effet. L’habitacle se révèle très spacieux. Il doit être possible d’y loger quatre sumotori tant l’espace disponible, à l’avant comme à l’arrière, est généreux. La garde au toit est également exceptionnelle. A bord, on remarque tout de suite la verticalité du pare-brise. En effet, celui-ci est situé très en avant et le rétroviseur intérieur est fixé au pavillon pour ne pas être trop loin. Les sièges sont fermes, mais sans excès, avec un dossier remontant assez haut. Seul le siège conducteur est réglable en hauteur, mais sans réglage de soutien lombaire. Le volant est réglable en hauteur, avec un débattement assez limité. Japonaise oblige, on compte pas moins de huit porte-gobelets répartis sur les contre-portes et console centrale. Le tableau de bord fait la part belle à un large bandeau curviligne qui supporte le combiné d’instruments et, aux extrémités, des aérations latérales et des tweeters. Le combiné est situé au centre et regroupe indicateur de vitesse, compte-tours, jauge à essence, montre, totalisateur kilométrique avec deux compteurs partiels. L’indicateur de température d’eau est remplacé par un voyant "moteur froid". On notera l’absence d’ordinateur de bord et d'indicateur de température extérieure. L’imposant bloc radio mono CD trône fièrement au centre. De finition laquée, avec des boutons de commande sur dimensionnés, il se manipule sans aucun problème. La ventilation est complétée par une climatisation manuelle. L’airbag passager est déconnectable avec un voyant au tableau de bord. Ainsi, vous pouvez installer votre enfant à l’avant et être sûr à tout moment qu’il ne risque rien de ce côté là. Les phares sont réglables depuis l’intérieur et la trappe à carburant se déverrouille via une manette située au plancher. Les rangements sont situés un peu partout dans l’habitacle, mais en nombre limité tout de même. Au niveau du volant, pas de commande de la radio, ni régulateur de vitesse. Concernant les sièges, il est à noter que les dossiers arrière sont réglables en inclinaison et la banquette peut coulisser sur 160 mm pour répondre à votre besoin du moment sur la répartition coffre/passagers. Un petit panneau fixé sur la banquette coulisse et assure un plancher plat. Au niveau du cache bagage, il en va de même avec un panneau souple prévu à cet effet. Enfin, cette Materia peut vous faire bénéficier d’une vraie position couchette de ses sièges avec des dossiers avant venant se placer en continuité de la banquette arrière. A première vue, la Materia semble destinée à une utilisation urbaine. C’est un petit gabarit, le coffre n’est pas très grand, mais il est modulable… Alors, si la motorisation suit, pourquoi ne pas élargir son terrain de jeu ? D’autant que, chaussée de pneus de bonne taille (185/55R15) elle peut se le permettre. Mais commençons par la ville. Le moteur de 1,5 litre de cylindrée distille une sonorité contenue, qui s’exacerbe à régime élevé. Fort de cent trois chevaux, il emmène la voiture avec facilité, sans toutefois faire preuve de sportivité. Il est souple d’utilisation, mais desservi par une boîte de vitesses dont la commande est imprécise avec grand débattement. L’avis féminin fait apparaître un petit problème d’ergonomie au niveau de la pédale d’accélérateur, qui demande aux femmes portant des chaussures à talon une élongation du coup de pied se révélant fatigante à l’usage. La Materia est bien suspendue, filtre correctement les imperfections de la route ainsi que le roulage sur les pavés. Pas de retour désagréable dans la colonne de direction, douce et précise, assistée électriquement. Son petit défaut, lié à son gabarit est sa sensibilité au vent latéral. Cette sensibilité que l’on retrouve aussi sur route, avec la vitesse. Le moteur qui s’exprime un peu côté sonorité lorsqu’on monte les intermédiaires en ville devient presque inaudible à vitesse stabilisée, où quelques souffles aérodynamiques apparaissent au-delà de 120 km/h. La tenue de route est très bonne et le cap est tenu sans effort. On peut donc faire de la route avec cette voiture confortable, dont la vitesse de pointe annoncée permet une réserve de puissance sur autoroute, en cas de besoin de manœuvre d’urgence. Il ne faut donc pas hésiter, d’autant que la consommation de notre essai s’est révélée très proche du chiffre annoncé par le constructeur en usage mixte. A noter l’imprécision de lecture de l’indicateur de vitesse situé au centre sans être orienté côté chauffeur. L’usage de la radio est efficace en toute circonstance, avec ses six haut-parleurs bien répartis. Par contre, on doit beaucoup jouer avec la molette du son dont la commande est exagérément démultipliée. Retour en ville, il faut se garer et…point de radar de recul, qui aurait été bienvenu en regard de l’absence de protections. Côté entretien, saluons les Japonais qui ne vont pas placer les éléments consommables là où l’utilisateur ne pourra pas aller les démonter ou bien, et c’est pire, là où le professionnel vous comptera une à deux heures de main d’œuvre pour l’échange. L’accès mécanique, contenu par le haut vu la faible ouverture laissée par le capot, se révèle très facile par le dessous. DAIHATSU a imaginé et réalisé un cheminement de barre anti-dévers avant très original, afin de ne pas gêner les réparations. On pourrait croire que la motorisation remplit complètement le volume qui lui est destiné, eh bien non ! Il reste suffisamment de place pour les mains et les outils, comparé aux autres voitures de la catégorie. Tant que nous sommes sous la voiture, pourquoi ne pas demander au constructeur de récupérer le volume perdu sous la roue de secours, à l’arrière, et d’agrandir l’espace de rangement sous le plancher ?

"Welcome on board"

On peut le dire, bienvenue à bord ! A l’ouverture des portes, on est accueilli par un éclairage bleu, autour des haut-parleurs, du plus bel effet. L’habitacle se révèle très spacieux. Il doit être possible d’y loger quatre sumotori tant l’espace disponible, à l’avant comme à l’arrière, est généreux. La garde au toit est également exceptionnelle. A bord, on remarque tout de suite la verticalité du pare-brise. En effet, celui-ci est situé très en avant et le rétroviseur intérieur est fixé au pavillon pour ne pas être trop loin. Les sièges sont fermes, mais sans excès, avec un dossier remontant assez haut. Seul le siège conducteur est réglable en hauteur, mais sans réglage de soutien lombaire. Le volant est réglable en hauteur, avec un débattement assez limité. Japonaise oblige, on compte pas moins de huit porte-gobelets répartis sur les contre-portes et console centrale. Le tableau de bord fait la part belle à un large bandeau curviligne qui supporte le combiné d’instruments et, aux extrémités, des aérations latérales et des tweeters. Le combiné est situé au centre et regroupe indicateur de vitesse, compte-tours, jauge à essence, montre, totalisateur kilométrique avec deux compteurs partiels. L’indicateur de température d’eau est remplacé par un voyant "moteur froid". On notera l’absence d’ordinateur de bord et d'indicateur de température extérieure. L’imposant bloc radio mono CD trône fièrement au centre. De finition laquée, avec des boutons de commande sur dimensionnés, il se manipule sans aucun problème. La ventilation est complétée par une climatisation manuelle. L’airbag passager est déconnectable avec un voyant au tableau de bord. Ainsi, vous pouvez installer votre enfant à l’avant et être sûr à tout moment qu’il ne risque rien de ce côté là. Les phares sont réglables depuis l’intérieur et la trappe à carburant se déverrouille via une manette située au plancher. Les rangements sont situés un peu partout dans l’habitacle, mais en nombre limité tout de même. Au niveau du volant, pas de commande de la radio, ni régulateur de vitesse. Concernant les sièges, il est à noter que les dossiers arrière sont réglables en inclinaison et la banquette peut coulisser sur 160 mm pour répondre à votre besoin du moment sur la répartition coffre/passagers. Un petit panneau fixé sur la banquette coulisse et assure un plancher plat. Au niveau du cache bagage, il en va de même avec un panneau souple prévu à cet effet. Enfin, cette Materia peut vous faire bénéficier d’une vraie position couchette de ses sièges avec des dossiers avant venant se placer en continuité de la banquette arrière.

Quel terrain de jeu ?

A première vue, la Materia semble destinée à une utilisation urbaine. C’est un petit gabarit, le coffre n’est pas très grand, mais il est modulable… Alors, si la motorisation suit, pourquoi ne pas élargir son terrain de jeu ? D’autant que, chaussée de pneus de bonne taille (185/55R15) elle peut se le permettre. Mais commençons par la ville. Le moteur de 1,5 litre de cylindrée distille une sonorité contenue, qui s’exacerbe à régime élevé. Fort de cent trois chevaux, il emmène la voiture avec facilité, sans toutefois faire preuve de sportivité. Il est souple d’utilisation, mais desservi par une boîte de vitesses dont la commande est imprécise avec grand débattement. L’avis féminin fait apparaître un petit problème d’ergonomie au niveau de la pédale d’accélérateur, qui demande aux femmes portant des chaussures à talon une élongation du coup de pied se révélant fatigante à l’usage. La Materia est bien suspendue, filtre correctement les imperfections de la route ainsi que le roulage sur les pavés. Pas de retour désagréable dans la colonne de direction, douce et précise, assistée électriquement. Son petit défaut, lié à son gabarit est sa sensibilité au vent latéral. Cette sensibilité que l’on retrouve aussi sur route, avec la vitesse. Le moteur qui s’exprime un peu côté sonorité lorsqu’on monte les intermédiaires en ville devient presque inaudible à vitesse stabilisée, où quelques souffles aérodynamiques apparaissent au-delà de 120 km/h. La tenue de route est très bonne et le cap est tenu sans effort. On peut donc faire de la route avec cette voiture confortable, dont la vitesse de pointe annoncée permet une réserve de puissance sur autoroute, en cas de besoin de manœuvre d’urgence. Il ne faut donc pas hésiter, d’autant que la consommation de notre essai s’est révélée très proche du chiffre annoncé par le constructeur en usage mixte. A noter l’imprécision de lecture de l’indicateur de vitesse situé au centre sans être orienté côté chauffeur. L’usage de la radio est efficace en toute circonstance, avec ses six haut-parleurs bien répartis. Par contre, on doit beaucoup jouer avec la molette du son dont la commande est exagérément démultipliée. Retour en ville, il faut se garer et…point de radar de recul, qui aurait été bienvenu en regard de l’absence de protections. Côté entretien, saluons les Japonais qui ne vont pas placer les éléments consommables là où l’utilisateur ne pourra pas aller les démonter ou bien, et c’est pire, là où le professionnel vous comptera une à deux heures de main d’œuvre pour l’échange. L’accès mécanique, contenu par le haut vu la faible ouverture laissée par le capot, se révèle très facile par le dessous. DAIHATSU a imaginé et réalisé un cheminement de barre anti-dévers avant très original, afin de ne pas gêner les réparations. On pourrait croire que la motorisation remplit complètement le volume qui lui est destiné, eh bien non ! Il reste suffisamment de place pour les mains et les outils, comparé aux autres voitures de la catégorie. Tant que nous sommes sous la voiture, pourquoi ne pas demander au constructeur de récupérer le volume perdu sous la roue de secours, à l’arrière, et d’agrandir l’espace de rangement sous le plancher ?

Finalement, cube sans frontières ? Bienvenue à la DAIHATSU Materia. Même si elle révèle quelques lacunes ou imperfections, le bilan est positif et son design original permet à son propriétaire de se démarquer quelque peu de son voisin, sans avoir à afficher force chevaux, turbos ou cylindres supplémentaires. La Materia est simple d’utilisation, se faufile partout, se gare dans un espace restreint et transporte bambins, commissions et même achats encombrants sans sourciller. Et tout cela avec une consommation maîtrisée.

Jacques FORGE

2007-06-20