RENAULT Laguna 1.5 DCi 110 Expression

ESPACE BERLINE

Prix : 25 300 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 4 cylindres - 8 soupapes Turbo diesel à injection directe à rampe commune
Cylindrée 1461 cm³
Puissance maxi 110 ch à 4000 tr/min
Couple maxi 24.50 mkg à 2000.00 tr/min

Dimensions

Longueur 4.70 m
Largeur 1.82 m
Hauteur 1.45 m

Poids

Total 1421 kg

Capacités

Coffre de 511 à 0 dm³
Réservoir 66 L
Nb de places 5

Performances

Vitesse maxi 187 km/h
0 à 100 km/h 11.90 s

Environnement

Emission CO2 0 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 5.80
Urbaine 7.70
Mixte 6.60
Essai 5.90

Troisième du nom

La troisième génération de RENAULT Laguna arpente nos routes depuis maintenant quelques mois. L’offre en motorisation diesel est large et s’étend de 110 chevaux avec une cylindrée de 1.461 cm3 à 175 chevaux avec une cylindrée de 1.995 cm3. La puissance d’entrée de gamme est maintenant obtenue avec une moindre cylindrée, moins gourmande et éligible au bonus écologique. Mais ce petit moteur doit tout de même emmener les 1.421 kg de la voiture. Sur le papier, les mesures sont plutôt bonnes. Alors, qu’en est-il sur le terrain ?

Coup de crayon

RENAULT poursuit sa mutation en matière de design. Si la Laguna conserve sa silhouette, avec ses cinq portes et sa ligne étirée vers l’arrière, ses cotes évoluent légèrement à la hausse. Le dessin latéral progresse un peu, et les répéteurs de clignotants sont placés aux extrémités des rétroviseurs. C’est joli mais risqué, même si les rétroviseurs se rabattent lorsque le véhicule est stationné. La poupe voit les feux relevés d’un niveau et affinés en intégrant des diodes, et le troisième feu stop est renvoyé de la ceinture de caisse en haut de la lunette arrière. La sortie d’échappement est maintenant double, sortant à chaque extrémité latérale. Par contre à l’avant, le changement est plus profond. Les phares s’agrandissent, avec une ligne de base brisée sur les côtés. Le capot descend plus bas sur le pare-chocs et intègre un logo qui a mangé des vitamines. Cependant, si la poupe se veut plus dynamique, la proue reste fade et sans grande expression, même si elle revendique une image de robustesse. Au niveau des protections, les bandes de portières sont toujours présentes. A l’avant, pas de protection sur les côtés du pare-chocs mais une baguette chromée fragile est insérée dans la grille d’entrée d’air, un peu basse. Par contre, l’arrière reste vierge de tout appendice anti-agression et expose sa peinture. Le soubassement en saillie qui court de l’avant aux passages de roues arrières renforce l’impression de sécurité active et rien ne semble pouvoir décoller la Laguna de la route. A l’ouverture des portes, la perception d’évolution est toute autre. La planche de bord et la console centrale ne sont plus en continuité. Les commandes de ventilation sont regroupées entre les bouches centrales d’aération et la radio prend place plus bas, en conservant un affichage à hauteur des yeux. L’ergonomie a encore gravi une marche, en donnant à chaque fonction une implantation séparée, en simplifiant un peu la mise en œuvre et donc les commandes associées, peut être en tenant compte des commentaires des clients de la marque. Petit clin d’œil concernant la migration de l’interrupteur général du régulateur de vitesse qui quitte sa place à portée exclusive du chauffeur, en partie gauche de la planche de bord, à la console centrale, accessible maintenant par le passager. Concernant la position de conduite, rien à redire, le chauffeur trouve naturellement sa place grâce aux multiples réglages disponibles et à leur bonne amplitude. Le volant est réussi, avec un dessin plus dynamique et une bonne prise en main. Les commandes tombent naturellement sous les mains, voire sous les doigts. Les sièges sont confortables, les dossiers avant sont protégés côté banquette arrière. Celle-ci accueille avec bonheur deux passagers, par contre, le troisième devra rester occasionnel et composer avec une assise instable et un dossier trop dur, car intégrant l’accoudoir central. Les passagers seront cocoonés en cas de soleil par la présence de trois rideaux, deux intégrés aux portes et le troisième à la plage de couverture du coffre, dont le dessin arrondi rappelle celui de sa cousine nippone la NISSAN Primera, dans sa dernière livrée. Dans l’habitacle, peu de rangements, par contre le coffre contient un triple plancher. En effet, l'absence de roue de secours sur la Laguna laisse un logement supplémentaire qui contient le kit de gonflage et surtout deux bacs de bonne contenance. Au-dessus, un plancher pré-moulé permet de placer quelques objets restant dans la voiture qui ne glisseront pas au fil des virages, des accélérations et des freinages. Enfin, le plancher de coffre bien plat qui fait continuité avec les dossiers en cas de besoin de volume de chargement. Côté mécanique, cette version 1,5 litre n’est pas délaissée. Sous le capot, toutes les protections et isolants phoniques sont présents, les bouchons et sondes de niveaux sont bien visibles et les vérifications périodiques sont réalisables aisément. Il en va de même sous la voiture où tout est également bien protégé, ce qui n’est pas toujours le cas, chez certaines concurrentes. Et voici le moment de vérité. Ce mariage du petit moteur avec un gabarit familial est-il un bon choix ? En regardant de près, tous les ingrédients sont là, la puissance, le couple et la boîte de vitesses à six rapports. Au démarrage, le bon point se situe au niveau de la discrétion du moteur, même à froid. La montée des régimes et le passage des vitesses ne trahissent en rien la faible cylindrée utilisée et cette Laguna ne fait pas pâle figure face à la concurrence de puissance proche, faisant appel à des cylindrées supérieures. Le conducteur est même aidé par un petit pictogramme au tableau de bord qui lui indique le meilleur moment pour engager le rapport supérieur. La vitesse de croisière autorisée sur nos routes est atteinte assez rapidement. La Laguna est effectivement confortable, tient bien la route et les défauts de revêtement sont bien filtrés. Si le besoin de relance se fait sentir, il ne faudra pas descendre trop bas en régime sous peine de devoir jouer un peu du levier de vitesses. Ceci étant, l’aiguille de jauge à carburant descend doucement, gage de sobriété. Avec ses 66 litres de contenance, le réservoir permet une autonomie routière dépassant les mille kilomètres. Le mariage est donc réussi et cette version n’est pas un sous modèle. Lors des créneaux, la vitre arrière fortement inclinée n’offre pas une vision magistrale, mais elle peut être relayée par l’aide au stationnement. Le frein de parking électrique est automatique, ne pas oublier de lire la notice pour une utilisation optimale. Enfin, la carte main libre permet l’ouverture des portes et le démarrage sans avoir à la sortir de sa poche.

Carrosse accueillant

A l’ouverture des portes, la perception d’évolution est toute autre. La planche de bord et la console centrale ne sont plus en continuité. Les commandes de ventilation sont regroupées entre les bouches centrales d’aération et la radio prend place plus bas, en conservant un affichage à hauteur des yeux. L’ergonomie a encore gravi une marche, en donnant à chaque fonction une implantation séparée, en simplifiant un peu la mise en œuvre et donc les commandes associées, peut être en tenant compte des commentaires des clients de la marque. Petit clin d’œil concernant la migration de l’interrupteur général du régulateur de vitesse qui quitte sa place à portée exclusive du chauffeur, en partie gauche de la planche de bord, à la console centrale, accessible maintenant par le passager. Concernant la position de conduite, rien à redire, le chauffeur trouve naturellement sa place grâce aux multiples réglages disponibles et à leur bonne amplitude. Le volant est réussi, avec un dessin plus dynamique et une bonne prise en main. Les commandes tombent naturellement sous les mains, voire sous les doigts. Les sièges sont confortables, les dossiers avant sont protégés côté banquette arrière. Celle-ci accueille avec bonheur deux passagers, par contre, le troisième devra rester occasionnel et composer avec une assise instable et un dossier trop dur, car intégrant l’accoudoir central. Les passagers seront cocoonés en cas de soleil par la présence de trois rideaux, deux intégrés aux portes et le troisième à la plage de couverture du coffre, dont le dessin arrondi rappelle celui de sa cousine nippone la NISSAN Primera, dans sa dernière livrée. Dans l’habitacle, peu de rangements, par contre le coffre contient un triple plancher. En effet, l'absence de roue de secours sur la Laguna laisse un logement supplémentaire qui contient le kit de gonflage et surtout deux bacs de bonne contenance. Au-dessus, un plancher pré-moulé permet de placer quelques objets restant dans la voiture qui ne glisseront pas au fil des virages, des accélérations et des freinages. Enfin, le plancher de coffre bien plat qui fait continuité avec les dossiers en cas de besoin de volume de chargement. Côté mécanique, cette version 1,5 litre n’est pas délaissée. Sous le capot, toutes les protections et isolants phoniques sont présents, les bouchons et sondes de niveaux sont bien visibles et les vérifications périodiques sont réalisables aisément. Il en va de même sous la voiture où tout est également bien protégé, ce qui n’est pas toujours le cas, chez certaines concurrentes.

Sur la route

Et voici le moment de vérité. Ce mariage du petit moteur avec un gabarit familial est-il un bon choix ? En regardant de près, tous les ingrédients sont là, la puissance, le couple et la boîte de vitesses à six rapports. Au démarrage, le bon point se situe au niveau de la discrétion du moteur, même à froid. La montée des régimes et le passage des vitesses ne trahissent en rien la faible cylindrée utilisée et cette Laguna ne fait pas pâle figure face à la concurrence de puissance proche, faisant appel à des cylindrées supérieures. Le conducteur est même aidé par un petit pictogramme au tableau de bord qui lui indique le meilleur moment pour engager le rapport supérieur. La vitesse de croisière autorisée sur nos routes est atteinte assez rapidement. La Laguna est effectivement confortable, tient bien la route et les défauts de revêtement sont bien filtrés. Si le besoin de relance se fait sentir, il ne faudra pas descendre trop bas en régime sous peine de devoir jouer un peu du levier de vitesses. Ceci étant, l’aiguille de jauge à carburant descend doucement, gage de sobriété. Avec ses 66 litres de contenance, le réservoir permet une autonomie routière dépassant les mille kilomètres. Le mariage est donc réussi et cette version n’est pas un sous modèle. Lors des créneaux, la vitre arrière fortement inclinée n’offre pas une vision magistrale, mais elle peut être relayée par l’aide au stationnement. Le frein de parking électrique est automatique, ne pas oublier de lire la notice pour une utilisation optimale. Enfin, la carte main libre permet l’ouverture des portes et le démarrage sans avoir à la sortir de sa poche.

RENAULT a fonctionnellement bien étudié son produit et cette version 1.5 dCi est réussie. Forte de sa garantie de trois ans (ou 150.000 kilomètres), elle est homogène, discrète, sobre et convient pour un usage en bon père de famille, dans le respect des règles actuelles d’utilisation du réseau routier. Avec quatre personnes à bord, elle nous emmène loin, sans fatigue excessive, avec un arrêt toutes les deux heures, bien entendu. Son tarif est serré, sa consommation mesurée, sa puissance fiscale basse, ses émissions de CO2 ouvrent droit au bonus, elle est donc bien armée et se révèle un bon choix au moment du renouvellement du véhicule familial. Il ne lui manque qu’une vraie face avant pour devenir un best seller.

Jacques FORGE

2008-03-20