FIAT 500 1.2 8v Lounge

ESPACE CITADINE
  • Look irrésistible
  • Prix
  • Intérieur
  • Suspensions
  • Certains plastiques
  • Consommation

Prix : 12 700 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 4 cylindres 8 Soupapes Essence injection indirecte
Cylindrée 1242 cm³
Puissance maxi 69 ch à 5500 tr/min
Couple maxi 10.40 mkg à 3000.00 tr/min

Dimensions

Longueur 3.55 m
Largeur 1.63 m
Hauteur 1.49 m

Poids

Total 865 kg

Capacités

Coffre de 185 à 0 dm³
Réservoir 35 L
Nb de places 4

Performances

Vitesse maxi 160 km/h
0 à 100 km/h 12.90 s

Environnement

Emission CO2 0 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 4.30
Urbaine 6.40
Mixte 5.10
Essai 5.80

Vous reprendrez bien du yahourt ?

Huit mois après avoir découvert la FIAT 500 dans les rues de Paris, je retrouve le mignon "pot de yaourt", auréolé depuis son lancement, d'une ribambelle de titres dont celui de voiture de l'année 2008. Le succès est au rendez-vous. Il faut dire qu'il est absolument impossible de résister ou au moins de ne pas s'intéresser à sa silhouette si caractéristique. En attendant la 500 Abarth qui nous a alléchés sur le stand de la marque au dernier salon de Genève, la troisième motorisation manquait à l'appel de nos essais, à savoir le petit moteur essence de 1,2 litre.

Phénomène d'attraction

Il n'est plus besoin de présenter la voiture. Et comme elle commence juste à circuler sur nos routes, le phénomène d'attraction et de curiosité est toujours présent, y compris lorsque la voiture est stationnée. J'ai même trouvé un attroupement, le nez collé aux vitres de "ma" 500. Sa livrée bleu nuit est superbe, moins connue que les versions ivoire ou rouge, mais très élégante. La finition haute de gamme "Lounge" y ajoute les touches de chrome indispensables qui se marient parfaitement avec la couleur. Pour ce qui concerne le style, les signes distinctifs de la veine 500 se retrouvent cinquante ans après le modèle originel. La découpe du capot, le pli de la face, le logo, la forme générale, les feux, l'éclairage de plaque en forme de selle de vélo : tout y est. La 500 du vingt et unième siècle a juste pris un peu d'embonpoint. La finition "Lounge" au même prix que la "Sport" représente donc le summum, hors options et autres décorations spécifiques de la gamme 500. Moyennant respectivement 3.000 et 2.000 € supplémentaires par rapport aux niveaux inférieurs "500" et "Pop", vous avez droit à une climatisation, des antibrouillards avant, des jantes en alliage, le système "Blue&Me" (Bluetooth pour téléphonie mobile main libre et connexion USB pour MP3), le volant recouvert de cuir avec commandes de l'autoradio, les parements de chrome (dont la belle sortie d'échappement) et surtout le toit vitré ("Skydome"), très agréable. La nouveauté, qui n'en est pas une, est l'essai de la plus petite motorisation de la gamme. L'évocation du retour à un bicylindre circule. Il se pourrait qu'on le retrouve sous le capot de la future Topolino, concurrente de la SMART Fortwo ou de la future TOYOTA iQ. On n'en est pas encore là, et c'est le valeureux 1,2 litre "Fire" ultra connu qui anime la FIAT. Déjà rodé sous les capots des Panda, Punto et Grande Punto, le moteur essence a sa place dans la gamme dont la vocation première est la ville. La 500 est verte puisque le taux de CO2 inférieur à 120 g/km (119 g/km pour être précis) donne un bonus de 700 €. Il compensera l'augmentation de 200 € intervenue depuis sa sortie (rançon du succès). Sonore au début, il n'est pas si bruyant et bien plus vivant que dans la plus lourde Grande Punto. Pour 2.000 € de moins que les versions 100 chevaux essence ou Multijet, il procure un agrément de conduite très satisfaisant. Pour avoir testé la 500 sur autoroute, le moteur tient la route. Enfin façon de parler, la suspension n'est pas le fort de la voiture. Rêche et trépidante, elle devient inconfortable sur mauvais revêtements ; ne cherchez pas plus loin, c'est le défaut de la 500. La puissance du moteur est passée à 69 chevaux. Parfaitement suffisant pour une utilisation citadine, le 1,2 litre donne une couleur verte à son utilisation. D'ailleurs, l'offre a été renforcée avec l'arrivée de versions à boîte automatique. Mais il passe au rouge quand il s'agit de la consommation. Ma, il faut bien s'abreuver ! Quelle que soit l'allure, on a du mal à se rapprocher de cinq litres aux cent kilomètres en moyenne. Sur autoroute, à 130 km/h, on franchit très facilement la barre des sept litres. Il faut se faire une raison, la consommation moyenne se stabilisera au voisinage de six litres à condition d'être raisonnable sur l'accélérateur. L'intérieur est toujours aussi craquant. Le choix du blanc pour la couleur du volant, du compteur, des aérateurs centraux et de la console est le plus joli et le plus dans le style de la voiture. Le compteur rond est unique comme sur l'originale, mais il regroupe beaucoup plus d'informations que celui de l'aïeule. On y retrouve concentriquement le tachymètre et le compte-tours avec un graphisme des chiffres rétro. La partie centrale regroupe le reste des informations à affichage digital à commencer par l'ordinateur de bord. Malgré son gabarit de Panda avec laquelle elle partage l'essentiel de ses dessous, les places arrière sont assez symboliques, enfermées derrière l'épais panneau de custode. Heureusement que la 500 est petite parce qu'ils masquent beaucoup la visibilité vers l'arrière. Les rangements sont assez limités, le volume du coffre (à hayon) offre 185 litres en version quatre places. Des rangements supplémentaires sont à disposition dans l'habitacle sous forme de boîtes à gant, bac central ou encore un micro bac fermé dans la planche de bord.

Terrain de jeu en ville

La nouveauté, qui n'en est pas une, est l'essai de la plus petite motorisation de la gamme. L'évocation du retour à un bicylindre circule. Il se pourrait qu'on le retrouve sous le capot de la future Topolino, concurrente de la SMART Fortwo ou de la future TOYOTA iQ. On n'en est pas encore là, et c'est le valeureux 1,2 litre "Fire" ultra connu qui anime la FIAT. Déjà rodé sous les capots des Panda, Punto et Grande Punto, le moteur essence a sa place dans la gamme dont la vocation première est la ville. La 500 est verte puisque le taux de CO2 inférieur à 120 g/km (119 g/km pour être précis) donne un bonus de 700 €. Il compensera l'augmentation de 200 € intervenue depuis sa sortie (rançon du succès). Sonore au début, il n'est pas si bruyant et bien plus vivant que dans la plus lourde Grande Punto. Pour 2.000 € de moins que les versions 100 chevaux essence ou Multijet, il procure un agrément de conduite très satisfaisant. Pour avoir testé la 500 sur autoroute, le moteur tient la route. Enfin façon de parler, la suspension n'est pas le fort de la voiture. Rêche et trépidante, elle devient inconfortable sur mauvais revêtements ; ne cherchez pas plus loin, c'est le défaut de la 500. La puissance du moteur est passée à 69 chevaux. Parfaitement suffisant pour une utilisation citadine, le 1,2 litre donne une couleur verte à son utilisation. D'ailleurs, l'offre a été renforcée avec l'arrivée de versions à boîte automatique. Mais il passe au rouge quand il s'agit de la consommation. Ma, il faut bien s'abreuver ! Quelle que soit l'allure, on a du mal à se rapprocher de cinq litres aux cent kilomètres en moyenne. Sur autoroute, à 130 km/h, on franchit très facilement la barre des sept litres. Il faut se faire une raison, la consommation moyenne se stabilisera au voisinage de six litres à condition d'être raisonnable sur l'accélérateur.

Style rétro à l'intérieur aussi

L'intérieur est toujours aussi craquant. Le choix du blanc pour la couleur du volant, du compteur, des aérateurs centraux et de la console est le plus joli et le plus dans le style de la voiture. Le compteur rond est unique comme sur l'originale, mais il regroupe beaucoup plus d'informations que celui de l'aïeule. On y retrouve concentriquement le tachymètre et le compte-tours avec un graphisme des chiffres rétro. La partie centrale regroupe le reste des informations à affichage digital à commencer par l'ordinateur de bord. Malgré son gabarit de Panda avec laquelle elle partage l'essentiel de ses dessous, les places arrière sont assez symboliques, enfermées derrière l'épais panneau de custode. Heureusement que la 500 est petite parce qu'ils masquent beaucoup la visibilité vers l'arrière. Les rangements sont assez limités, le volume du coffre (à hayon) offre 185 litres en version quatre places. Des rangements supplémentaires sont à disposition dans l'habitacle sous forme de boîtes à gant, bac central ou encore un micro bac fermé dans la planche de bord.

Comme un aimant, la FIAT 500 attire. Elle est terriblement craquante en titillant nos fibres nostalgiques. Cette version équipée du petit moteur essence convient parfaitement pour une utilisation citadine, la vocation principale de la petite FIAT. Moins chère, elle permet de compenser la différence de budget en privilégiant une finition haut de gamme. Typée luxe plutôt que sport, la "Lounge" offre quelques équipements de confort dont le très agréable toit vitré. Hors de la ville, la 500 montre sa principale faiblesse : ses suspensions inconfortables et sa tendance à la gloutonnerie. Outre sa sympathique bouille, le "pot de yaourt" compense par un bonus écologique de 700 € et un incontestable phénomène d'attirance, ne résistez plus…

Philippe NIOLLET

2008-04-12