VOLKSWAGEN Passat CC TSI 160

ESPACE BERLINE COUPE
  • Très belle ligne
  • Intérieur
  • Moteur TSI 160
  • Manque d'agrément du V6 3.6 litres
  • Habitabilité à l'arrière

Prix : de 28 950 € à 46 150 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 4 cylindres - 16 soupapes Injection directe essence
Cylindrée 1798 cm³
Puissance maxi 160 ch à 5000 tr/min
Couple maxi 25.50 mkg à 1500.00 tr/min

Dimensions

Longueur 4.80 m
Largeur 1.86 m
Hauteur 1.42 m

Poids

Total 1430 kg

Capacités

Coffre de 535 à 0 dm³
Réservoir 70 L
Nb de places 4

Performances

Vitesse maxi 222 km/h
0 à 100 km/h 8.60 s

Environnement

Emission CO2 0 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 6.00
Urbaine 10.40
Mixte 7.60
Essai 0.00

Concours d'élégance

Pas toujours facile de s'y retrouver dans tous ces segments automobiles, c'est pour cela qu'on crée des "niches" pour sortir des segments battus. Après le coupé-cabriolet et le SUV, j'en passe et des meilleurs, une voie nouvelle d'exploration de la carrosserie automobile a poussé VW à proposer un coupé berline ou mieux, un coupé à quatre portes. Ce type de carrosserie n'est bien entendu pas nouveau, ROVER s'y était essayé dans les années 60 et plus récemment MERCEDES a remis l'idée au goût du jour avec sa CLS. VW est donc le deuxième constructeur à proposer un véhicule dans cette niche, la Passat CC est née et elle ne manque pas de chien…

Confort Coupé

Le break Passat est devenu SW en France, histoire de surfer sur les deux lettres désignant chez nous ce type de carrosserie. Suivant la même logique, la Passat CC, dont la désignation est valable dans tous les pays, donne le ton à un coupé-cabriolet. Eh bien non, CC dans ce cas, signifie "Confort-Coupé". La seule ouverture disponible en option est l'entrebâillement du toit vitré et panoramique. Il ne s'ouvre pas compte tenu de la courbure du toit. La berline Passat CC nous a été présentée lors du dernier Salon de Genève. Même si elle n'a pas de pièces de carrosserie communes avec la berline, la CC est bien apparentée à la famille Passat. Un peu plus longue et large (+ trois centimètres), elle est surtout plus basse (- cinq centimètres) avec des lignes de toit nettement plus fuyantes. La voiture affiche une certaine classe qui peut faire pencher la balance en sa faveur vis-à-vis de la concurrence, voire même au détriment de la berline. La face est spécifique, marquée par une immense calandre qui rappelle celle de la Phaeton (on reste dans la tendance haut de gamme). Les feux ont perdu leurs diodes mais ont gagné en taille. La berline arrivant à mi vie, on peut supposer que son remodelage prendra quelques idées sur les traits de la CC. Souhaitons juste que chacune gardera sa spécificité. La ligne générale est très belle, tout en finesse, marquée par ses portières dépourvues d'entourage de vitre (on retrouve l'architecture d'un vrai coupé). La surface vitrée est d'ailleurs réduite avec une lunette arrière très inclinée. Dans le même esprit "coupé sport", le couvercle de coffre récupère un becquet intégré et les jantes en alliage gagnent une taille supplémentaire (dix-sept pouces contre seize sur la berline). Comparée à la berline, la CC est naturellement placée en gamme supérieure. L'intérieur, contrairement à l'extérieur, est semblable à celui de la berline. Pour marquer le côté "Premium" de la voiture, les matériaux proposés sont plus nobles avec l'accès au cuir dès le deuxième niveau (associé à l'Alcantara dans ce cas). Le soin apporté aux assemblages confirme la classe de la voiture. Les équipements proposés sont dignes du prestige (allez, le mot est lancé) de cette Passat. Pour preuve, selon le niveau ou l'option, les sièges avant sont ventilés. Le nouveau volant, en cuir, regroupe toutes les fonctions et même, dans le cas d'une DSG ou d'une boîte Tiptronic, muni de palettes Aucun dépaysement au volant, la principale difficulté peut venir du montant gauche du pare-brise assez large qui bouche la vue et peut obliger le conducteur à décoller le dos du siège. Outre les matériaux, c'est à l'arrière que la CC marque son côté classe supérieure et ainsi, se démarque de la berline. On y trouve deux sièges individuels. La fausse banquette est en fait sculptée avec deux sièges sport, séparés par un bac de rangement. Ces sièges ont beau être creusés pour compenser la faible garde au toit et la vitre arrière très inclinée, les grands passagers auront la tête qui touchera le pavillon. La CC offre un grand volume de coffre (535 litres) et si cela ne suffit pas, la "limousine" peut passer en utilitaire en utilisant la trappe à skis ou carrément en rabattant les dossiers (en 1/3 - 2/3). La belle contenance de la malle est due aussi au bac de roue de secours qui donne toute sa capacité. En effet, la Passat est équipée en série de pneus anti-crevaison, spécialement développés pour tolérer une perforation jusqu'à cinq millimètres de diamètre. La vocation de classe supérieure se retrouve dans les moteurs retenus pour la CC. On aurait pu s'attendre au V6 de 3,2 litres en sommet de la gamme essence et on aurait eu tort. La Passat CC V6 récupère le 3,6 litres de la R36 qui lui donne une puissance notable de 300 chevaux. Associé à la toujours efficace boîte robotisée DSG (à six rapports), il donne l'agrément de ses six cylindres mais la très belle puissance affichée ne se retrouve pas sur le terrain, comme si une partie des chevaux était absente à l'appel. Et pourtant, la CC n'est pas plus lourde que la berline. Plus modeste mais plus agréable en disponibilité et en réactivité, la version TSI de 1,8 litre donne autant de plaisir sinon plus que la V6. Il faut juste faire une croix sur la mélodie des six cylindres. Ce moteur de 160 chevaux peut être associé à la nouvelle boîte DSG à sept rapports ou, comme sur la voiture d'essai, à une boîte mécanique à six rapports. Pour compléter la gamme, le deux litres de 200 chevaux fait la jointure. Les moteurs diesel resteront le gros des ventes même si le prix du gazole rattrape celui de l'essence. La TDI 140 chevaux (à rampe commune) occupe bien évidemment une bonne place. Elle fera l'objet d'un prochain essai plus détaillé. Ce même moteur sera décliné dans quelques temps en une version de 170 chevaux. En option ou en série (sur V6, TSI 170 et TSI 200), la CC peut disposer d'un châssis équipé d'un dispositif d'amortissement piloté. Trois réglages possibles permettent au conducteur plus d'affermissement (sport) avec une direction (réglable également) moins assistée. A l'opposé, la position "confort" assouplit la suspension. Les prix de la CC sont supérieurs à ceux de la berline (entre 2.250 et 3.700 € selon les finitions), mais l'équipement est mieux doté. Le premier niveau donne déjà toute une palette d'équipements de série qui évite de recourir aux options. Les deux niveaux supérieurs "Carat" et "Carat Edition" ajoutent le cuir, des aides à la conduite supplémentaires et une super radio avec navigation pour le haut de gamme. S'il n'y a vraiment aucun moyen de trouver son bonheur dans cette offre, trois packs sont au catalogue. La CC dispose de quelques équipements notables de sécurité. L'alerte de franchissement de ligne intelligent baptisé "Lane Assist" en est un. Relativement efficace pour détecter les lignes blanches de la route, il donne une impulsion dans le volant pour rappeler au conducteur de poursuivre la correction de la trajectoire. Le "Park Assist" déjà testé sur les Touran et Tiguan est bien évidemment monté sur la CC tout comme le régulateur adaptatif que la Passat connaissait.

Classe Confirmée

Comparée à la berline, la CC est naturellement placée en gamme supérieure. L'intérieur, contrairement à l'extérieur, est semblable à celui de la berline. Pour marquer le côté "Premium" de la voiture, les matériaux proposés sont plus nobles avec l'accès au cuir dès le deuxième niveau (associé à l'Alcantara dans ce cas). Le soin apporté aux assemblages confirme la classe de la voiture. Les équipements proposés sont dignes du prestige (allez, le mot est lancé) de cette Passat. Pour preuve, selon le niveau ou l'option, les sièges avant sont ventilés. Le nouveau volant, en cuir, regroupe toutes les fonctions et même, dans le cas d'une DSG ou d'une boîte Tiptronic, muni de palettes Aucun dépaysement au volant, la principale difficulté peut venir du montant gauche du pare-brise assez large qui bouche la vue et peut obliger le conducteur à décoller le dos du siège. Outre les matériaux, c'est à l'arrière que la CC marque son côté classe supérieure et ainsi, se démarque de la berline. On y trouve deux sièges individuels. La fausse banquette est en fait sculptée avec deux sièges sport, séparés par un bac de rangement. Ces sièges ont beau être creusés pour compenser la faible garde au toit et la vitre arrière très inclinée, les grands passagers auront la tête qui touchera le pavillon. La CC offre un grand volume de coffre (535 litres) et si cela ne suffit pas, la "limousine" peut passer en utilitaire en utilisant la trappe à skis ou carrément en rabattant les dossiers (en 1/3 - 2/3). La belle contenance de la malle est due aussi au bac de roue de secours qui donne toute sa capacité. En effet, la Passat est équipée en série de pneus anti-crevaison, spécialement développés pour tolérer une perforation jusqu'à cinq millimètres de diamètre.

Catégorie Caractère

La vocation de classe supérieure se retrouve dans les moteurs retenus pour la CC. On aurait pu s'attendre au V6 de 3,2 litres en sommet de la gamme essence et on aurait eu tort. La Passat CC V6 récupère le 3,6 litres de la R36 qui lui donne une puissance notable de 300 chevaux. Associé à la toujours efficace boîte robotisée DSG (à six rapports), il donne l'agrément de ses six cylindres mais la très belle puissance affichée ne se retrouve pas sur le terrain, comme si une partie des chevaux était absente à l'appel. Et pourtant, la CC n'est pas plus lourde que la berline. Plus modeste mais plus agréable en disponibilité et en réactivité, la version TSI de 1,8 litre donne autant de plaisir sinon plus que la V6. Il faut juste faire une croix sur la mélodie des six cylindres. Ce moteur de 160 chevaux peut être associé à la nouvelle boîte DSG à sept rapports ou, comme sur la voiture d'essai, à une boîte mécanique à six rapports. Pour compléter la gamme, le deux litres de 200 chevaux fait la jointure. Les moteurs diesel resteront le gros des ventes même si le prix du gazole rattrape celui de l'essence. La TDI 140 chevaux (à rampe commune) occupe bien évidemment une bonne place. Elle fera l'objet d'un prochain essai plus détaillé. Ce même moteur sera décliné dans quelques temps en une version de 170 chevaux. En option ou en série (sur V6, TSI 170 et TSI 200), la CC peut disposer d'un châssis équipé d'un dispositif d'amortissement piloté. Trois réglages possibles permettent au conducteur plus d'affermissement (sport) avec une direction (réglable également) moins assistée. A l'opposé, la position "confort" assouplit la suspension.

Catalogue Complet

Les prix de la CC sont supérieurs à ceux de la berline (entre 2.250 et 3.700 € selon les finitions), mais l'équipement est mieux doté. Le premier niveau donne déjà toute une palette d'équipements de série qui évite de recourir aux options. Les deux niveaux supérieurs "Carat" et "Carat Edition" ajoutent le cuir, des aides à la conduite supplémentaires et une super radio avec navigation pour le haut de gamme. S'il n'y a vraiment aucun moyen de trouver son bonheur dans cette offre, trois packs sont au catalogue. La CC dispose de quelques équipements notables de sécurité. L'alerte de franchissement de ligne intelligent baptisé "Lane Assist" en est un. Relativement efficace pour détecter les lignes blanches de la route, il donne une impulsion dans le volant pour rappeler au conducteur de poursuivre la correction de la trajectoire. Le "Park Assist" déjà testé sur les Touran et Tiguan est bien évidemment monté sur la CC tout comme le régulateur adaptatif que la Passat connaissait.

Rouler dans une berline différente avec une allure racée de coupé et si possible, pour un prix le plus abordable possible, c'est réalisable avec la VW Passat CC. Habillée d'une très belle robe et dotée plus richement avec un intérieur plus exclusif, la Passat CC donne une jolie alternative quand il s'agit de titiller les niches automobiles…

Philippe NIOLLET

2008-06-30