CITROEN C5 1.6 HDI 110 FAP Confort

ESPACE BERLINE
  • Design général
  • Vie à bord
  • Consommation
  • Pas de boîte de vitesses à 6 rapports
  • Pas de version avec hayon
  • Accès mécanique perfectible

Prix : 25 700 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 4 cylindres 16 soupapes turbo diesel injection directe à rampe commune
Cylindrée 1560 cm³
Puissance maxi 110 ch à 4000 tr/min
Couple maxi 26.50 mkg à 1750.00 tr/min

Dimensions

Longueur 4.78 m
Largeur 1.86 m
Hauteur 1.46 m

Poids

Total 1503 kg

Capacités

Coffre de 0 à 439 dm³
Réservoir 71 L
Nb de places 5

Performances

Vitesse maxi 191 km/h
0 à 100 km/h 12.20 s

Environnement

Emission CO2 0 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 4.70
Urbaine 7.30
Mixte 5.60
Essai 0.00

Progression

Progression aurait pu être un des niveaux de finition de cette nouvelle C5, peut être même le premier niveau, car cette nouvelle mouture de la familiale CITROËN mérite, au minimum, cette considération. En effet, la conjugaison du dessin, des matériaux et de la qualité de fabrication fait accéder la C5 à un niveau supérieur à ce que l’on a connu, et c’est une excellente situation pour entrer sur le marché. Afin de pouvoir pleinement l’évaluer, nous avons choisi de tester la plus petite motorisation diesel, le 1.6 HDI développant 110 chevaux, équipé d’un filtre à particules.

Le plumage

Le coup de crayon du nouveau design est résolument vif, nerveux et robuste. Il se traduit par un changement de cap radical puisque la C5 est désormais une voiture à carrosserie trois volumes. Mais la ligne reste élancée avec les lignes de fuite du pavillon se prolongeant loin sur le coffre. On s’attend donc à une ouverture de ce dernier très limitée. Il n’en est rien grâce à la forme complexe de la lunette arrière à double cambrure, dérivée de la grande sœur C6, particularité typée CITROËN (la CX en son temps adoptait déjà une lunette arrière avec cambrure inversée en partie basse.) Ce dessin laisse remonter le panneau de coffre assez loin vers l’habitacle, et dégage une ouverture arrondie, importante en son centre, se réduisant sur les côtés. Ceci étant, il est possible de ranger les objets encombrants dans le coffre plus facilement que sur certains véhicules des autres marques de ce segment. Revenons à la silhouette générale. Les flancs présentent une ligne de ceinture de caisse assez haute, dégageant des panneaux de portes jouant avec les inversions de cambrures. La proue, assez arrondie, est cohérente avec les CITROËN du moment, la petite sœur C4 pour ne citer qu’elle. La large grille d’aération en partie basse du pare-chocs assure la ventilation de la mécanique et permet de conserver de grands panneaux pleins au niveau capot et pare chocs, ce qui souligne l’aspect robuste de l’ensemble. Côté équipements, notre modèle d’essai n’en est pas démuni avec des phares antibrouillard, des blocs optiques avant intégrant des feux de virage complémentaires (statiques). Les jantes sont en aluminium avec pneus de 17 pouces (en option), les rétroviseurs électriques se replient lors de la condamnation des portes. L’antenne radio carénée ressemble à un mini aileron de requin, les essuie-glaces sont antagonistes. Les protections de carrosserie sont quasi inexistantes. CITROËN a intégré un jonc chromé assez fin en partie basse des portes et aux angles des pare-chocs. L’assemblage des panneaux de carrosserie est d’un très bon niveau, CITROËN a soigneusement évité les interfaces sur des lignes en coin, qui présentent toujours des difficultés de raccordement et d’ajustement. Au niveau mécanique, car c’est une CITROËN, il est important de porter un regard particulier. La C5 avec moteur 1.6 HDI n’est disponible qu’avec des suspensions dites métalliques, c’est à dire avec combiné ressort/amortisseur standard. C’est inhabituel pour une familiale CITROËN. Ceci étant, lors d’une inspection minutieuse, on remarque le train avant à double triangulation, haute et basse, qui confère une meilleure précision de guidage du train avant. A l’arrière, le train est multibras, triangulé en haut, avec combiné ressort/amortisseur très incliné. Le tout est raccordé à une poutre carrée creuse aux dimensions généreuses, devant assurer la rigidité souhaitée sans faire appel à l’ensemble de la structure de la voiture. Ainsi parée, le confort de roulage ainsi que la tenue de cap sont d’un très bon niveau. Le freinage est assuré par quatre disques, ventilés à l’avant. Le moteur bénéficie d’un carénage au-dessous, mais pas au-dessus, comptant sur le seul habillage des parois et les silentblocs pour contenir claquements et vibrations du petit 1.6 HDI. Côté accessibilité mécanique, on peut penser que le faible encombrement du moteur ne peut que favoriser l’accès aux équipements consommables. Sur ce point, le bilan est mitigé car le recul du moteur place certains éléments consommables sous le tablier de pare brise, alors que l’espace entre la traverse avant et la calandre, couvert par un grand cache poussières, est relativement vide. On finira ce petit tour mécanique par la roue de secours, qui est une vraie roue avec jante en tôle de même taille. Merci à ces constructeurs qui, même si les statistiques démontrent une probabilité faible de crevaison, ont compris qu’un pneu crevé met l’usagé dans une situation de stress et de gêne importants, et qu’il faut en tenir compte. Sur ce point, rappelons ici que nombre de véhicules équipés de roue de secours galette ont un compartiment de stockage si petit qu’il ne peut recevoir la roue crevée une fois l’échange opéré ! A bord de cette nouvelle C5, on repère immédiatement le volant à moyeu fixe, regroupant un certain nombre de fonctions accessibles avec les pouces, petite gymnastique agréable qui se mémorise au fil du temps, plus ou moins long suivant l’attention que lui accorde le chauffeur. Les cadrans regroupent compteur et compte-tours, à aiguille périphérique, libérant le centre pour les indications à affichage digital. A noter, outre la jauge à carburant et la température d’eau, un indicateur de température d’huile. Notre véhicule était également équipé de quatre vitres électriques séquentielles, d’une climatisation régulée bi zone, d’une boîte à gants réfrigérée et moult petits rangements, de l’option GPS couleur avec fonction ordinateur de bord (incluant une boussole), du combiné radio CD cher à PSA et commun aux nombreux véhicules du groupe. Et ce n’est pas fini, l’ESP est présent, le rétroviseur intérieur est photosensible et cache le capteur de luminosité et de pluie, pour l’automatisme des phares et essuie-glaces. Un signal au tableau de bord du nombre de passagers, avec témoins de ceintures bouclées, rappelle à l’ordre les récalcitrants. Les sièges avant garnis de velours sont très confortables, présentant un maintien et une ergonomie de très bon niveau. Ils sont réglables en hauteur et inclinaison, mais seul le siège du conducteur bénéficie du réglage lombaire. La banquette arrière, fractionnable 1/3 - 2/3, accueille trois personnes, le passager central se trouvant légèrement plus avancé que les passagers latéraux, ce qui permet de placer les épaules avec un contact limité. Le plancher arrière n’est pas totalement plat. Les passagers latéraux profiteront d’aérateurs placés dans les pieds milieu, entre les portes avant et arrière, alors que le passager central n’a aucune ouïe placée à l’arrière de la console centrale, cherchez l’erreur… Le coffre est assez carré, de contenance correcte, avec des charnières carénées, une trappe à ski et des passages de roues peu proéminents. Eh oui, il faut bien le tester, le petit moteur. Avant toute chose, il est nécessaire de préciser que CITROËN à choisi de l’accoupler à une boîte de vitesses mécanique à cinq rapports. Moteur en marche, le bruit est contenu dans l’habitacle et les montées en régime rendent une sonorité faible et agréable pour les passagers. Malgré le poids de la voiture, le moteur est vaillant et monte correctement dans les tours. Par contre, les rapports sont assez longs et pénalisent les reprises. En charge, l’essoufflement est à craindre. Une boîte à six rapports, à l’instar de la concurrente RENAULT Laguna, apporterait une dynamique à la hauteur des prétentions perçues du moteur. La quasi-absence de remontée de vibrations dans le pédalier est un bon point. Le freinage est efficace, bien qu’ayant une attaque de la pédale un peu trop forte. La direction est souple et précise. Globalement, les commandes sont douces. Le confort et le filtrage des imperfections de la route sont d’un très bon niveau pour une voiture à suspension traditionnelle. L’hydraulique devra peaufiner ses capacités pour apporter un plus réel. La tenue de cap est sans faille. A son bord, le conducteur ne ressent pas l’influence du poids ni du gabarit de la voiture, ce qui est agréable, mais au moment du créneau, il faudra avoir la place nécessaire. Et sur ce point, la C5, outre les capteurs de proximité, offre la fonction "aide au parking". Clignotant en marche, à moins de 20 km/h de vitesse, l’ordinateur de bord indique si la place libre est suffisante pour garer la voiture. Il ne reste plus qu’à manœuvrer… ou aller voir plus loin. Cet équipement est une option dénommée pack automatique, couplé avec le rétroviseur intérieur électrochrome.

La vie à bord

A bord de cette nouvelle C5, on repère immédiatement le volant à moyeu fixe, regroupant un certain nombre de fonctions accessibles avec les pouces, petite gymnastique agréable qui se mémorise au fil du temps, plus ou moins long suivant l’attention que lui accorde le chauffeur. Les cadrans regroupent compteur et compte-tours, à aiguille périphérique, libérant le centre pour les indications à affichage digital. A noter, outre la jauge à carburant et la température d’eau, un indicateur de température d’huile. Notre véhicule était également équipé de quatre vitres électriques séquentielles, d’une climatisation régulée bi zone, d’une boîte à gants réfrigérée et moult petits rangements, de l’option GPS couleur avec fonction ordinateur de bord (incluant une boussole), du combiné radio CD cher à PSA et commun aux nombreux véhicules du groupe. Et ce n’est pas fini, l’ESP est présent, le rétroviseur intérieur est photosensible et cache le capteur de luminosité et de pluie, pour l’automatisme des phares et essuie-glaces. Un signal au tableau de bord du nombre de passagers, avec témoins de ceintures bouclées, rappelle à l’ordre les récalcitrants. Les sièges avant garnis de velours sont très confortables, présentant un maintien et une ergonomie de très bon niveau. Ils sont réglables en hauteur et inclinaison, mais seul le siège du conducteur bénéficie du réglage lombaire. La banquette arrière, fractionnable 1/3 - 2/3, accueille trois personnes, le passager central se trouvant légèrement plus avancé que les passagers latéraux, ce qui permet de placer les épaules avec un contact limité. Le plancher arrière n’est pas totalement plat. Les passagers latéraux profiteront d’aérateurs placés dans les pieds milieu, entre les portes avant et arrière, alors que le passager central n’a aucune ouïe placée à l’arrière de la console centrale, cherchez l’erreur… Le coffre est assez carré, de contenance correcte, avec des charnières carénées, une trappe à ski et des passages de roues peu proéminents.

Et le ramage ?

Eh oui, il faut bien le tester, le petit moteur. Avant toute chose, il est nécessaire de préciser que CITROËN à choisi de l’accoupler à une boîte de vitesses mécanique à cinq rapports. Moteur en marche, le bruit est contenu dans l’habitacle et les montées en régime rendent une sonorité faible et agréable pour les passagers. Malgré le poids de la voiture, le moteur est vaillant et monte correctement dans les tours. Par contre, les rapports sont assez longs et pénalisent les reprises. En charge, l’essoufflement est à craindre. Une boîte à six rapports, à l’instar de la concurrente RENAULT Laguna, apporterait une dynamique à la hauteur des prétentions perçues du moteur. La quasi-absence de remontée de vibrations dans le pédalier est un bon point. Le freinage est efficace, bien qu’ayant une attaque de la pédale un peu trop forte. La direction est souple et précise. Globalement, les commandes sont douces. Le confort et le filtrage des imperfections de la route sont d’un très bon niveau pour une voiture à suspension traditionnelle. L’hydraulique devra peaufiner ses capacités pour apporter un plus réel. La tenue de cap est sans faille. A son bord, le conducteur ne ressent pas l’influence du poids ni du gabarit de la voiture, ce qui est agréable, mais au moment du créneau, il faudra avoir la place nécessaire. Et sur ce point, la C5, outre les capteurs de proximité, offre la fonction "aide au parking". Clignotant en marche, à moins de 20 km/h de vitesse, l’ordinateur de bord indique si la place libre est suffisante pour garer la voiture. Il ne reste plus qu’à manœuvrer… ou aller voir plus loin. Cet équipement est une option dénommée pack automatique, couplé avec le rétroviseur intérieur électrochrome.

Excepté la longueur des cinq rapports de la boîte de vitesses, couplée à un vaillant petit moteur qui en préfèrerait six plus courts, la CITROËN C5 ne souffre pas de reproche majeur. Sa ligne est superbe, l’aménagement et l’équipement de bon niveau et le comportement routier à la hauteur, avec la suspension "métallique". Le prix de base, pour la finition "Confort" se situe à 25.700 €. Il est correctement placé pour une nouveauté dans la catégorie. La vie à bord est agréable, l’habitabilité bien pensée, la consommation limitée, le niveau acoustique bien filtré. Elle est bien née, armée face à la concurrence pour donner à CITROËN le succès qu’elle mérite.

Jacques FORGE

2008-09-01