CITROEN C3 Picasso "Magic Box"

ESPACE MONOSPACE

Prix : Non communiqué

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 4 cylindres en ligne - 16 soupapes turbo diesel, turbo à géométrie variable + échangeur air/air
Cylindrée 1560 cm³
Puissance maxi 109 ch à 4000 tr/min
Couple maxi 24.20 mkg à 1760.00 tr/min

Dimensions

Longueur 4.08 m
Largeur 1.73 m
Hauteur 1.62 m

Poids

Total 1408 kg

Capacités

Coffre de 385 à 1500 dm³
Réservoir 50 L
Nb de places 5

Performances

Vitesse maxi 0 km/h
0 à 100 km/h 0.00 s

Environnement

Emission CO2 0 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 0.00
Urbaine 0.00
Mixte 4.90
Essai 0.00

Modus, prends garde !

A moins d’un mois du Mondial de Paris, CITROËN ouvre le bal des présentations avec la déclinaison monospace de sa gamme inférieure C3. Ce segment des minis monospaces du segment B est pourtant déjà bien encombré avec des "pointures" comme les RENAULT Modus, OPEL Meriva et FIAT/LANCIA Idea/Musa, et la concurrence des ludospaces, moins confortables mais offrant plus de volume habitable. De plus, les ventes européennes plafonnent actuellement autour de 485.000 par an, contre 600.000 en 2006. Alors, vraie nouveauté ou nouveau venu ?

Le difficile choix du client cible

Aujourd’hui chaque véhicule développé par un constructeur doit répondre à une certaine attente du marché définie par des clients cibles. Les marketeurs de CITROËN ont ainsi découvert que les "Bo-Bo", ou bourgeois bohêmes, tant à la mode à la fin des années 90, étaient maintenant "has been". Ceux-ci, baby-boomers ou plus jeunes, hédonistes et anti-conformistes, ont quand même été, toujours selon les mêmes sources, à l’origine de la vague des SUV et de la récente radicalisation des lignes des berlines. Non, véritablement les jeunes ou entre deux âges d’aujourd’hui sont plutôt des enfants de la crise. Ils sont, nous dit-on, modestes, écologistes, et branchés design et mode. Ils possèdent des iPhones, des iPod, des frigos SMEG, mangent du "fooding" et s’extasient devant la piscine des Jeux Olympiques de Pékin. Ils sont Mobiles et Moraux, adeptes du bio et de José Bové pour certains, d’où le nouveau terme de "Mo-Mo". Bref au final nous apprenons que la voiture idéale pour cette nouvelle génération n’existe pas, et que CITROËN se propose de répondre aux besoins de ces individus injustement délaissés. Plus sérieusement après le semi-échec d’un véhicule monospace compact urbain comme le RENAULT Modus, suite entre autres raisons au manque de coffre et de place intérieure, l’analyse de CITROËN repose sur le besoin de véhicules plus polyvalents, et donc de dimensions légèrement supérieures. Ceux-ci vont également surfer sur la vague actuelle d’ajustement de la taille des véhicules au juste besoin pour éviter un malus écologique, sans cependant donner l’impression de trop descendre en gamme en finition et en confort. C’est la voie suivie par RENAULT avec le nouveau Grand Modus, et par CITROËN avec ce C3 Picasso qui se positionne cependant d’emblée comme le plus long de son segment avec 4,08 mètres, à seulement 4 centimètres du Scenic de première génération. Basé sur la plateforme de la 207 SW, il sera produit dans la même usine slovaque de Trnava à 110.000 véhicules par an au maximum. PSA confirme donc sa stratégie de groupe avec les breaks SW pour PEUGEOT et les monospaces branchés pour CITROËN. Ce nouveau C3 Picasso reprend donc l’appellation de ses grands frères monospaces du segment supérieur, ce qui devient officiellement la signature CITROËN des versions monospaces. Il présente ainsi une ligne épurée et simple, avec de grandes surfaces lisses, sans lignes de design torturées, et des rondeurs apaisantes et douces. De l’extérieur, le C3 Picasso revendique donc une double influence : un design moderne et actuel, avec un nez relevé et une allure générale "SUVisante" avec de grosses roues et des barres de toit, et d’autre part un petit air rétro d’inspiration Combi VW, avec ce petit air de bon à tout faire aux grandes vitres. L’espace vitré, parlons-en justement : c’est la première caractéristique que l’on remarque en découvrant ce véhicule. Prise en compte comme contrainte de design ou "point vendeur" de la voiture, la création d’une "bulle vitrée" a ainsi conduit les ingénieurs de CITROËN à réaliser un pare-brise dit "triptyque", où de fins montant séparent le pare-brise en trois parties, le gros pied structurel qui normalement obstrue la vision étant plus en arrière. La ligne de ceinture est relativement basse, et un grand toit vitré fixe vient compléter les 4,5 m² de surface vitrée. L’intérieur a lui aussi été l’objet de toutes les attentions. Afin de coller à l’image voulue pour cette voiture la création d’une ambiance "cossue et valorisante" était un impératif, tout comme un bon niveau de qualité perçue. Le grain des plastiques intérieurs a ainsi été tout particulièrement travaillé. La modularité, ou plutôt la "malléabilité" selon les designers, a également été soignée, avec un intéressant système de rangements sous plancher dans le coffre, et une mise en break de la banquette arrière d’une seule main avec une assise articulée. Le coffre propose un volume intéressant de 385 litres sous la planche arrière, celle-ci étant placée assez haut au détriment de la visibilité. Le volume maximum culmine, lui, à 1.500 litres. Sur les modèles présentés, qui ne sont que des préséries dont la mise au point n’est pas achevée, les jeux et ajustements n’étaient pas particulièrement réussis, principalement au niveau de la carrosserie. Nous avons apprécié le soin apporté à certains détails de finition comme le cuir et les surpiqûres du volant ou bien les multiples cerclages de chrome et la qualité de certains plastiques. On pourra cependant s’interroger sur le maintien en position haute du levier de vitesses, qui accusait sur tous les modèles présentés un débattement important. De même, la console centrale supportant celui-ci se montre assez intrusive et en plastique dur. Enfin les réglages du volant, pourtant multiples, ne disposent pas d’une très grande amplitude. Au niveau de la connectivité des branchements jacks ou USB pour baladeur sont prévus, mais CITROËN ne semble pas avoir proposé d’avancée majeure en termes de prise en compte de téléphones portables ou de baladeurs type iPod, ce qui semble un peu en décalage avec l’image revendiquée pour la voiture. Le constructeur présentera peut-être une offre adaptée après la sortie de la voiture, mais ne communique pas ouvertement dessus. Le C3 Picasso sera disponible avec quatre moteurs à son lancement. A côté des bien connus 1.6 HDI de 90 et 110 chevaux avec filtre à particules pour ce dernier, on trouvera deux moteurs essence issus de l’alliance avec BMW : un 1,4 litre VTi de 95 chevaux et un 1,6 litre VTi de 120 chevaux. Tous accouplés à des boîtes de vitesses à cinq rapports, ils ne font cependant pas des merveilles en termes d’émission en cycle mixte puisque la plus écologique des versions démarre à 125 grammes de CO2 par kilomètre, avec les jantes de 16 pouces. Ceci présage soit d’une caisse un peu lourde, soit d’un étagement un peu long. Heureusement il y a fort à parier que la gamme s’étoffera rapidement de versions à boîte six vitesses ou "Stop&Start" pour la ville, CITROËN ayant été un des pionniers de cette technologie. Enfin, CITROËN revendique un agrément de conduite et un confort exceptionnels pour cette nouvelle auto, dignes d’une berline du segment supérieur, que nous ne manquerons pas de vérifier lors des essais routiers à venir.

Design consensuel

Ce nouveau C3 Picasso reprend donc l’appellation de ses grands frères monospaces du segment supérieur, ce qui devient officiellement la signature CITROËN des versions monospaces. Il présente ainsi une ligne épurée et simple, avec de grandes surfaces lisses, sans lignes de design torturées, et des rondeurs apaisantes et douces. De l’extérieur, le C3 Picasso revendique donc une double influence : un design moderne et actuel, avec un nez relevé et une allure générale "SUVisante" avec de grosses roues et des barres de toit, et d’autre part un petit air rétro d’inspiration Combi VW, avec ce petit air de bon à tout faire aux grandes vitres. L’espace vitré, parlons-en justement : c’est la première caractéristique que l’on remarque en découvrant ce véhicule. Prise en compte comme contrainte de design ou "point vendeur" de la voiture, la création d’une "bulle vitrée" a ainsi conduit les ingénieurs de CITROËN à réaliser un pare-brise dit "triptyque", où de fins montant séparent le pare-brise en trois parties, le gros pied structurel qui normalement obstrue la vision étant plus en arrière. La ligne de ceinture est relativement basse, et un grand toit vitré fixe vient compléter les 4,5 m² de surface vitrée.

Ambiance intérieure chic et lumineuse

L’intérieur a lui aussi été l’objet de toutes les attentions. Afin de coller à l’image voulue pour cette voiture la création d’une ambiance "cossue et valorisante" était un impératif, tout comme un bon niveau de qualité perçue. Le grain des plastiques intérieurs a ainsi été tout particulièrement travaillé. La modularité, ou plutôt la "malléabilité" selon les designers, a également été soignée, avec un intéressant système de rangements sous plancher dans le coffre, et une mise en break de la banquette arrière d’une seule main avec une assise articulée. Le coffre propose un volume intéressant de 385 litres sous la planche arrière, celle-ci étant placée assez haut au détriment de la visibilité. Le volume maximum culmine, lui, à 1.500 litres. Sur les modèles présentés, qui ne sont que des préséries dont la mise au point n’est pas achevée, les jeux et ajustements n’étaient pas particulièrement réussis, principalement au niveau de la carrosserie. Nous avons apprécié le soin apporté à certains détails de finition comme le cuir et les surpiqûres du volant ou bien les multiples cerclages de chrome et la qualité de certains plastiques. On pourra cependant s’interroger sur le maintien en position haute du levier de vitesses, qui accusait sur tous les modèles présentés un débattement important. De même, la console centrale supportant celui-ci se montre assez intrusive et en plastique dur. Enfin les réglages du volant, pourtant multiples, ne disposent pas d’une très grande amplitude. Au niveau de la connectivité des branchements jacks ou USB pour baladeur sont prévus, mais CITROËN ne semble pas avoir proposé d’avancée majeure en termes de prise en compte de téléphones portables ou de baladeurs type iPod, ce qui semble un peu en décalage avec l’image revendiquée pour la voiture. Le constructeur présentera peut-être une offre adaptée après la sortie de la voiture, mais ne communique pas ouvertement dessus.

Un peu lourde ?

Le C3 Picasso sera disponible avec quatre moteurs à son lancement. A côté des bien connus 1.6 HDI de 90 et 110 chevaux avec filtre à particules pour ce dernier, on trouvera deux moteurs essence issus de l’alliance avec BMW : un 1,4 litre VTi de 95 chevaux et un 1,6 litre VTi de 120 chevaux. Tous accouplés à des boîtes de vitesses à cinq rapports, ils ne font cependant pas des merveilles en termes d’émission en cycle mixte puisque la plus écologique des versions démarre à 125 grammes de CO2 par kilomètre, avec les jantes de 16 pouces. Ceci présage soit d’une caisse un peu lourde, soit d’un étagement un peu long. Heureusement il y a fort à parier que la gamme s’étoffera rapidement de versions à boîte six vitesses ou "Stop&Start" pour la ville, CITROËN ayant été un des pionniers de cette technologie. Enfin, CITROËN revendique un agrément de conduite et un confort exceptionnels pour cette nouvelle auto, dignes d’une berline du segment supérieur, que nous ne manquerons pas de vérifier lors des essais routiers à venir.

Le grand écart de la "Magic box" Très branchée et disposant d’un design décalé et d’une bouille sympathique, le C3 Picasso dispose de plusieurs atouts qui, sur le papier, pourraient bien lui permettre de rééditer le hold-up de son grand frère C4 sur le segment des monospaces M1. Plusieurs interrogations subsistent cependant, sur un secteur déjà encombré et ayant peut-être montré ses limites. Cette jolie petite voiture trouvera-t-elle sa place, en particulier en ville, ou restera-t-elle un coup marketing ? La réponse viendra à partir d’avril 2009, mois de sa commercialisation.

Frédéric JOUSSET

2008-10-01