AUDI A4 V6 2.5 TDi 180 Pack Quattro

ESPACE BERLINE
  • Moteur décoiffant
  • Habitabilité
  • Ligne
  • Qualité de réalisation
  • Amortissement
  • Insonorisation moteur
  • Rapports trop courts
  • Pas de transmission automatique

Prix : 35 390 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 6 cylindres en V à 90° 24 V turbo Diesel injection directe
Cylindrée 2496 cm³
Puissance maxi 180 ch à 4000 tr/min
Couple maxi 37.80 mkg à 1500.00 tr/min

Dimensions

Longueur 4.54 m
Largeur 1.76 m
Hauteur 1.43 m

Poids

Total 1590 kg

Capacités

Coffre de 0 à 445 dm³
Réservoir 66 L
Nb de places 5

Performances

Vitesse maxi 225 km/h
0 à 100 km/h 8.60 s

Environnement

Emission CO2 0 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 5.90
Urbaine 11.10
Mixte 7.80
Essai 0.00

Montée en puissance

Bien qu'arborant un air de famille et le même patronyme que sa devancière apparue en 1994, cette A4 est de conception 100% nouvelle. Avec des puissances moteur à la hausse et une fourchette de prix s'étendant de 162.000 à 288.000 FF, elle entend bien jouer les trouble-fête parmi les récentes MERCEDES Classe C et BMW série 3, ses concurrentes directes et ouvertement désignées. Ce moteur V6 2.5 TDI est l'un des Diesel les plus performants du moment. Associé obligatoirement à la transmission Quattro, ce cocktail est un concentré de sécurité active, en dépit d'un amortissement perfectible.

Typiquement AUDI

Avec ses lignes sobres et typiquement AUDI comme la ceinture de caisse haute et une partie avant fine s'épaississant vers l'arrière, son appartenance à la marque ne fait aucun doute. Les modifications de style les plus importantes concernent la face arrière avec l'adoption du style inauguré par l'actuelle A6, sa grande sœur. La jupe arrière masque les 2 sorties d'échappement droite et gauche. L'habitacle plus généreux que par le passé, surtout aux places arrière, fait honneur à l'image de référence dont jouit AUDI en matière de qualité de fabrication, de finition et de choix de matériaux nobles tel le bandeau de bois précieux présent sur la planche de bord et qui se prolonge sur les garnitures de portière jusqu'aux places arrière. On notera que les rangements ne sont toujours pas pléthoriques. Les occupants avant jouiront de l'accoudoir central ajustable et escamotable, type range-tout. Les passagers arrière qui "profitent" de l'imposant tunnel central lié à la présence de la transmission vers les roues arrière ne disposeront ni d'aumônière, ni de bac de portière, mais auront à leur disposition, s'ils ne sont que deux, un confortable accoudoir renfermant une trousse de premiers secours. Le dossier de la banquette étant rabattable asymétriquement, il permet d'étendre le déjà généreux volume du coffre dont les parois latérales verticales offrent un mètre en largeur de chargement. La visibilité vers l'arrière n'est pas des meilleures, entre des rétroviseurs extérieurs de petites dimensions, des montants de toit épais et des appuis-tête volumineux. La position de conduite se trouve facilement, sièges et volant étant ajustables en hauteur et profondeur. Elle est caractérisée par un pédalier légèrement décalé à droite de l'axe du volant, entraînant un contact fréquent du genou droit sur l'imposante console centrale. Le court levier de vitesses est haut placé, tombant parfaitement sous la main. Les options sont toujours aussi nombreuses (comme par exemple les rétros dégivrants), à noter toutefois une politique axée sécurité avec l'adoption sur toutes les A4 de l'ESP (déconnectable), de l'aide au freinage d'urgence et d'airbags latéraux type "rideaux". Côté nouveautés, on appréciera, surtout sur autoroutes, le clignotant sur lequel une impulsion génère 3 clignotements, mais on regrettera le niveau sonore étonnamment élevé de la soufflante de la ventilation. La nouvelle A4 est loin du cliché de la germanique raide, dure et sèche : c'est une auto globalement confortable à l'assise des sièges certes ferme, mais dont le bilan du compromis confort/tenue de route est mitigé. Les irrégularités de la route sont bien filtrées par la direction, moins bien par les suspensions qui les retransmettent trop fidèlement aux occupants surtout aux basses vitesses. Si le roulis est maîtrisé, l'auto est sensible à l'effet de pompage sur les bosses aux allures élevées, nuisant au confort des passagers et entamant la rigueur des trajectoires dans les grandes courbes rapides. Elle reste néanmoins vive et agile, aidée par une direction ferme mais précise. La transmission Quattro est associée systématiquement à ce bouillant V6 TDi (celui-là même des A6 et A8) de 180 ch préférant pour l'injection une pompe distributrice à pistons radiaux à la rampe commune. La boîte à 6 vitesses qui lui est obligatoirement accouplée présente une commande rugueuse et ses rapports excessivement courts, en particulier le premier, n'apportent rien en agrément de conduite, au contraire. Le moteur regorge de couple dès 1.000 tr/mn et sa valeur maximale atteint 38 mkg dès 1.500 tr/mn. Accélérations et surtout reprises sont "canons", mais les changements de rapports sont trop fréquents et ne favorisent pas une conduite en douceur : on regrettera qu'aucune transmission automatique ne soit proposée, le cocktail aurait alors été idéal. La transmission Quattro "ventouse" littéralement l'auto à la route même mouillée, apportant un niveau très élevé de sécurité active. Les brèves pertes de motricité sont signalées par le témoin de l'ASR (antipatinage, déconnectable) qui joue son rôle en limitant la puissance jusqu'à ce que l'adhérence soit retrouvée. Le freinage fait preuve d'une puissance dans la moyenne, il a su se montrer endurant et aisément dosable. Une conduite active mettra vite en évidence la manque de maintien latéral des sièges. Quant à l'isolation phonique, si elle est excellente du point de vue du roulement et des bruits aérodynamiques, elle est nettement moins efficace du côté du moteur, la sonorité du V6 TDi étant rugueuse et envahissante.

Un excellent moteur desservi par un amortissement perfectible

La nouvelle A4 est loin du cliché de la germanique raide, dure et sèche : c'est une auto globalement confortable à l'assise des sièges certes ferme, mais dont le bilan du compromis confort/tenue de route est mitigé. Les irrégularités de la route sont bien filtrées par la direction, moins bien par les suspensions qui les retransmettent trop fidèlement aux occupants surtout aux basses vitesses. Si le roulis est maîtrisé, l'auto est sensible à l'effet de pompage sur les bosses aux allures élevées, nuisant au confort des passagers et entamant la rigueur des trajectoires dans les grandes courbes rapides. Elle reste néanmoins vive et agile, aidée par une direction ferme mais précise. La transmission Quattro est associée systématiquement à ce bouillant V6 TDi (celui-là même des A6 et A8) de 180 ch préférant pour l'injection une pompe distributrice à pistons radiaux à la rampe commune. La boîte à 6 vitesses qui lui est obligatoirement accouplée présente une commande rugueuse et ses rapports excessivement courts, en particulier le premier, n'apportent rien en agrément de conduite, au contraire. Le moteur regorge de couple dès 1.000 tr/mn et sa valeur maximale atteint 38 mkg dès 1.500 tr/mn. Accélérations et surtout reprises sont "canons", mais les changements de rapports sont trop fréquents et ne favorisent pas une conduite en douceur : on regrettera qu'aucune transmission automatique ne soit proposée, le cocktail aurait alors été idéal. La transmission Quattro "ventouse" littéralement l'auto à la route même mouillée, apportant un niveau très élevé de sécurité active. Les brèves pertes de motricité sont signalées par le témoin de l'ASR (antipatinage, déconnectable) qui joue son rôle en limitant la puissance jusqu'à ce que l'adhérence soit retrouvée. Le freinage fait preuve d'une puissance dans la moyenne, il a su se montrer endurant et aisément dosable. Une conduite active mettra vite en évidence la manque de maintien latéral des sièges. Quant à l'isolation phonique, si elle est excellente du point de vue du roulement et des bruits aérodynamiques, elle est nettement moins efficace du côté du moteur, la sonorité du V6 TDi étant rugueuse et envahissante.

La nouvelle AUDI A4 est très plaisante par sa ligne rappelant celle de l'AUDI A6, par son moteur TDI très performant, par sa sécurité de haut niveau et par une excellente qualité de fabrication. Malheureusement, les rapports de boîte trop courts, générant décibels et changements de vitesses trop fréquents pénalisent l'agrément de conduite, tout comme la suspension perfectible.

Jean-Pierre BALLEY

2001-03-01