FORD Focus SW 2.0 TDCi 136 ch DPF PowerShift

ESPACE BREAK
  • Boîte de vitesse "PowerShift"
  • Agrément de conduite
  • Habitabilité et coffre
  • Sécurité
  • Sièges et suspensions un peu raides
  • Quelques détails de finition
  • Aucune protection de carrosserie
  • Consommation pas très économique

Prix : 25 500 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 4 cylindres en ligne - 16 soupapes turbo diesel à injection directe à rampe commune
Cylindrée 1997 cm³
Puissance maxi 136 ch à 4000 tr/min
Couple maxi 32.10 mkg à 2000.00 tr/min

Dimensions

Longueur 4.47 m
Largeur 1.84 m
Hauteur 1.54 m

Poids

Total 1451 kg

Capacités

Coffre de 503 à 1546 dm³
Réservoir 53 L
Nb de places 5

Performances

Vitesse maxi 200 km/h
0 à 100 km/h 9.90 s

Environnement

Emission CO2 0 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 4.70
Urbaine 7.80
Mixte 5.80
Essai 7.50

Utile et agréable

Après la berline trois portes, testée en mars 2008, nous vous proposons l'essai du break SW, avec le même moteur 2.0 TDCi de 136 chevaux, mais accouplé à la nouvelle boîte automatique "PowerShift " à double embrayage et six vitesses.

La plus belle pour aller rouler

Des quatre carrosseries, habilement restylées il y a un an, berlines trois et cinq portes avec hayon, berline quatre portes avec coffre et break SW, la Focus SW, paraît la plus rationnelle à l'usage et également la plus agréable à regarder. Elle combine en effet le grand coffre de la berline quatre portes, grâce au porte-à-faux arrière allongé de treize centimètres par rapport aux berlines à hayon, à la commodité apportée par ledit hayon. Par ailleurs, le profil étiré et la grande surface vitrée latérale apporte une touche d'élégance particulière à ce break. La version haut de gamme Titanium est particulièrement séduisante avec ses jantes en alliage (en série) et ses vitres arrière sur teintées. Les barres de toit en alu satiné, qui participent également à l'esthétique, sont, curieusement, en option assez chère qui plus est (210 €). Par ailleurs, on notera qu'aucune baguette ne vient protéger les flancs et les faces avant et arrière du véhicule. Il faudra faire très attention en manœuvrant… L'intérieur est lui aussi agréable. Les matériaux ont une belle apparence, particulièrement la sellerie cuir et tissu (en option), par contre quelques finitions laissent à désirer, notamment le cache-fil du détecteur de pluie, le plastique dur des contre-portes arrière ou le porte-gobelet dans l'accoudoir arrière à l'esthétique discutable. Le tableau de bord est agréablement présenté avec une instrumentation claire et lisible. Les commandes du régulateur de vitesse (en série) sont situées sur le volant gainé de cuir et celles de la radio sont sur un satellite derrière le volant, à main gauche, du même côté que le commodo phares et clignotants. Personnellement, j'aurais préféré les commandes de la radio à main droite, du même côté que les essuie-glaces - automatiques en série sur cette version - que l'on actionne moins souvent car on accroche fréquemment le satellite radio en utilisant les clignotants. La version Titanium dispose d'un équipement très complet en série, ce qui n'empêche pas FORD de proposer de nombreuses options, certaines étant surprenantes vu le prix du véhicule. Ainsi une seconde clé pliable à télécommande coûte 25 €, une roue de secours normale en remplacement du kit de réparation 60 € et les tapis de sol velours à l'avant et à l'arrière 45 €. La voiture de démonstration était équipée d'à peu près tout le catalogue, notamment un système audio et navigation avec écran couleur sept pouces, la sellerie cuir et tissu, les barres de toit, le toit ouvrant électrique, faisant monter le prix du véhicule autour de 30.000 €. L'habitabilité est identique à celle de la berline et conforme à ce que l'on attend d'une voiture de cette catégorie. On peut voyager à quatre adultes et un enfant avec beaucoup d'aisance aux places avant et un peu moins de confort à l'arrière. Le volume du coffre satisfera tout le monde avec ses 503 litres banquette arrière en place, soit 118 litres de plus que la berline cinq portes. Banquette arrière, avec la fonctionnalité 40/60, complètement rabattue, le volume atteint 1.546 litres, de quoi faire la tournée des antiquaires, d'autant plus que la largeur entre les passages de roue est de 1,16 mètre. La transmission automatique à double embrayage baptisée "Powershift" n'est disponible qu'avec le moteur 2.0 TDCi avec filtre à particules en version 110 ou 136 chevaux. Cette nouvelle boîte de vitesses dispose de deux arbres, l'un avec les rapports pairs, l'autre avec les rapports impairs, commandés chacun par un embrayage. Cette haute technologie apporte un réel agrément de conduite, grâce à des passages de vitesses très rapides et sans aucun à-coup, mais il faut investir 1.400 € supplémentaires par rapport à la boîte manuelle à six vitesses. On sacrifie également quelques kilomètres-heure, au delà de 200, et quelques dixièmes de seconde, en deçà de dix secondes pour passer de 0 à 100 km/h… Moins anecdotique est le gros demi-litre de gazole consommé en plus en circulation urbaine où la Focus a demandé 7,5 litres aux cent kilomètres lors de l'essai composé de petits trajets en Ile de France. Cela n'a rien de rédhibitoire, étant donné que l'on a tendance à exploiter cette belle mécanique, mais ce n'est quand même pas spécialement économique. Les performances du 2.0 TDCi 136 sont, effectivement, excellentes avec des reprises remarquables procurées par la fonction "overboost", augmentation momentanée du couple moteur, et par le "quick-down", rétrogradage rapide de la boîte en accélérant à fond. En conduite plus calme, les rapports s'égrènent en douceur, au régime le plus favorable en fonction de la pression sur l'accélérateur. Si on veut être plus interventionniste, la boîte dispose d'une fonction passages manuels séquentiels, un peu comme sur la Focus WRC de Mikko Hirvonen, mais l'automatisme est si bien géré, qu'il est préférable de laisser faire le système, d'autant plus que la notice d'utilisation précise de ne pas rester en mode manuel très longtemps, sans dire pourquoi, ni chiffrer le "longtemps". La conduite de cette Focus est très agréable, non seulement par l'excellence de son ensemble moteur-boîte, mais aussi par la précision de sa direction à assistance électro/hydraulique et par la stabilité assurée par la suspension. Le guidage du train avant est très précis et donne à la Focus SW une agilité à laquelle on ne s'attendait pas pour un break de presque 1,5 tonne. En forçant sur le volant et sur l'accélérateur, on arrive quand même à faire intervenir l'ESP, installé en série sur toutes les Focus, qui remet, en douceur, la voiture sur la bonne trajectoire. Le freinage, avec ABS, est puissant et stable et pour ne rien gâcher, la Focus, bardée d'airbags, a obtenu cinq étoiles aux tests de sécurité EuroNCAP. Et le confort dans tout ça ? Eh bien, c'est tout à fait correct. Certes les suspensions maîtrisant efficacement les réactions de l'auto sont quand même un peu fermes, surtout à basse vitesse, mais la position de conduite étant excellente, avec réglages multiples du siège et du volant, et les sièges "sport" de la version Titanium assurant un bon maintien, assez ferme lui aussi, finalement, on se sent très bien aux commandes de cette FORD. L'insonorisation du moteur a été soignée, mais on entend malgré tout un peu trop le roulement des pneus.

Bien équipée mais…

L'intérieur est lui aussi agréable. Les matériaux ont une belle apparence, particulièrement la sellerie cuir et tissu (en option), par contre quelques finitions laissent à désirer, notamment le cache-fil du détecteur de pluie, le plastique dur des contre-portes arrière ou le porte-gobelet dans l'accoudoir arrière à l'esthétique discutable. Le tableau de bord est agréablement présenté avec une instrumentation claire et lisible. Les commandes du régulateur de vitesse (en série) sont situées sur le volant gainé de cuir et celles de la radio sont sur un satellite derrière le volant, à main gauche, du même côté que le commodo phares et clignotants. Personnellement, j'aurais préféré les commandes de la radio à main droite, du même côté que les essuie-glaces - automatiques en série sur cette version - que l'on actionne moins souvent car on accroche fréquemment le satellite radio en utilisant les clignotants. La version Titanium dispose d'un équipement très complet en série, ce qui n'empêche pas FORD de proposer de nombreuses options, certaines étant surprenantes vu le prix du véhicule. Ainsi une seconde clé pliable à télécommande coûte 25 €, une roue de secours normale en remplacement du kit de réparation 60 € et les tapis de sol velours à l'avant et à l'arrière 45 €. La voiture de démonstration était équipée d'à peu près tout le catalogue, notamment un système audio et navigation avec écran couleur sept pouces, la sellerie cuir et tissu, les barres de toit, le toit ouvrant électrique, faisant monter le prix du véhicule autour de 30.000 €.

Du coffre à l'arrière

L'habitabilité est identique à celle de la berline et conforme à ce que l'on attend d'une voiture de cette catégorie. On peut voyager à quatre adultes et un enfant avec beaucoup d'aisance aux places avant et un peu moins de confort à l'arrière. Le volume du coffre satisfera tout le monde avec ses 503 litres banquette arrière en place, soit 118 litres de plus que la berline cinq portes. Banquette arrière, avec la fonctionnalité 40/60, complètement rabattue, le volume atteint 1.546 litres, de quoi faire la tournée des antiquaires, d'autant plus que la largeur entre les passages de roue est de 1,16 mètre.

Du coffre à l'avant

La transmission automatique à double embrayage baptisée "Powershift" n'est disponible qu'avec le moteur 2.0 TDCi avec filtre à particules en version 110 ou 136 chevaux. Cette nouvelle boîte de vitesses dispose de deux arbres, l'un avec les rapports pairs, l'autre avec les rapports impairs, commandés chacun par un embrayage. Cette haute technologie apporte un réel agrément de conduite, grâce à des passages de vitesses très rapides et sans aucun à-coup, mais il faut investir 1.400 € supplémentaires par rapport à la boîte manuelle à six vitesses. On sacrifie également quelques kilomètres-heure, au delà de 200, et quelques dixièmes de seconde, en deçà de dix secondes pour passer de 0 à 100 km/h… Moins anecdotique est le gros demi-litre de gazole consommé en plus en circulation urbaine où la Focus a demandé 7,5 litres aux cent kilomètres lors de l'essai composé de petits trajets en Ile de France. Cela n'a rien de rédhibitoire, étant donné que l'on a tendance à exploiter cette belle mécanique, mais ce n'est quand même pas spécialement économique. Les performances du 2.0 TDCi 136 sont, effectivement, excellentes avec des reprises remarquables procurées par la fonction "overboost", augmentation momentanée du couple moteur, et par le "quick-down", rétrogradage rapide de la boîte en accélérant à fond. En conduite plus calme, les rapports s'égrènent en douceur, au régime le plus favorable en fonction de la pression sur l'accélérateur. Si on veut être plus interventionniste, la boîte dispose d'une fonction passages manuels séquentiels, un peu comme sur la Focus WRC de Mikko Hirvonen, mais l'automatisme est si bien géré, qu'il est préférable de laisser faire le système, d'autant plus que la notice d'utilisation précise de ne pas rester en mode manuel très longtemps, sans dire pourquoi, ni chiffrer le "longtemps".

Sûre et précise

La conduite de cette Focus est très agréable, non seulement par l'excellence de son ensemble moteur-boîte, mais aussi par la précision de sa direction à assistance électro/hydraulique et par la stabilité assurée par la suspension. Le guidage du train avant est très précis et donne à la Focus SW une agilité à laquelle on ne s'attendait pas pour un break de presque 1,5 tonne. En forçant sur le volant et sur l'accélérateur, on arrive quand même à faire intervenir l'ESP, installé en série sur toutes les Focus, qui remet, en douceur, la voiture sur la bonne trajectoire. Le freinage, avec ABS, est puissant et stable et pour ne rien gâcher, la Focus, bardée d'airbags, a obtenu cinq étoiles aux tests de sécurité EuroNCAP. Et le confort dans tout ça ? Eh bien, c'est tout à fait correct. Certes les suspensions maîtrisant efficacement les réactions de l'auto sont quand même un peu fermes, surtout à basse vitesse, mais la position de conduite étant excellente, avec réglages multiples du siège et du volant, et les sièges "sport" de la version Titanium assurant un bon maintien, assez ferme lui aussi, finalement, on se sent très bien aux commandes de cette FORD. L'insonorisation du moteur a été soignée, mais on entend malgré tout un peu trop le roulement des pneus.

Ce beau break FORD Focus possède une belle panoplie de qualités. Son habitabilité et son grand coffre satisfont les exigences "utilitaires" et son excellence mécanique, surtout la boîte "PowerShift", ravit son conducteur. On peut juste regretter quelques détails de finitions, même si l'ensemble est bien présenté et bien équipé, une suspension et des sièges assez fermes et une consommation qui pourrait être plus économique.

Daniel DECHENE

2008-12-24