PORSCHE Cayman S Sport

ESPACE SPORTIVE
  • Performances de haut vol
  • Design sublime
  • Fabuleuse sonorité du moteur
  • Malus maximum
  • Nombreuses options

Prix : 71 314 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 6 cylindres - 24 soupapes injection directe essence
Cylindrée 3387 cm³
Puissance maxi 320 ch à 6350 tr/min
Couple maxi 34.00 mkg à 4000.00 tr/min

Dimensions

Longueur 4.35 m
Largeur 1.80 m
Hauteur 1.31 m

Poids

Total 1350 kg

Capacités

Coffre de 410 à 0 dm³
Réservoir 65 L
Nb de places 2

Performances

Vitesse maxi 276 km/h
0 à 100 km/h 5.20 s

Environnement

Emission CO2 0 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 7.80
Urbaine 15.30
Mixte 10.60
Essai 13.90

Le reptile dévoreur d'asphalte !

C’est la crise dans le secteur automobile et personne ne semble être épargné. Le secteur de la voiture très haut de gamme paraît pouvoir échapper à cette morosité ambiante qui mine à la fois le moral des constructeurs et celui des acheteurs. Dans ce marasme économique, PORSCHE réussit à sortir son épingle du jeu et continue de proposer encore des voitures de rêve tout en ayant le soin de surveiller à la fois le prix de ses véhicules et leur consommation. Voici donc venu le nouveau PORSCHE Cayman S Sport édition 2. Ce coupé sport biplace à moteur central à plat et au toit dur a évolué et dispose, sur le papier, de solides arguments. Trois ans après l’arrivée des premiers modèles, cette nouvelle génération survitaminée et annoncée comme plus sobre, semble tentante. Alors le jeu en vaut-il la chandelle ? Nous sommes allés sillonner la vallée de Chevreuse pour nous en rendre compte…

Un design sans rondeurs ni arêtes

Un design sans rondeurs ni arêtes

A l’heure où nous écrivons ces lignes, nous savons que PORSCHE a décidé de varier son offre en proposant une berline à quatre portes (et quatre vraies places) et aussi pour la toute première fois, un moteur diesel. Bien sûr, les puristes crient au scandale, mais PORSCHE a comme tout le monde la nécessité de s’adapter aux nouveaux besoins de ses clients. Chez Actua Auto, nous n’aimons pas le sectarisme et nous poussons l'argument que l’adaptabilité est un signe d’intelligence à condition de ne pas rogner le savoir-faire. Pour la PORSCHE Cayman S, aucune inquiétude, nous sommes dans la pure tradition du design de la marque. Dès le premier coup d’œil, le Cayman S revendique clairement ses origines. On pourrait au premier abord penser que le Cayman S est un "simple" Boxster S avec un toit dur. Cependant, même s'il est vrai que les deux modèles partagent 80 % de pièces en commun, les 20 % qui restent les rendent très différentes. Esthétiquement d’abord, le Cayman comblera ceux pour qui le côté esthétique d’un coupé sport a une importance primordiale et tant pis pour ceux qui aiment rouler cheveux au vent.

Le design du Cayman est très abouti et comme sur de nombreux autres de ses véhicules coupés, PORSCHE réussit le tour de force de proposer un véhicule dont l’allure est très caractéristique de la marque mais différente des autres modèles par quelques touches subtiles. Ce Cayman S est habillé d'une carrosserie dépourvue de tout angle ou arête vive. Les ailes, le capot et les phares asymétriques dégagent une image globale très puissante. Le tracé du capot et du bouclier avant allonge encore plus la face avant. La silhouette très élancée des ailes avant et arrière ainsi que la forme des portières accentuent la taille de la voiture. Le contour net des bas de caisse latéraux transporte les flux d’air jusqu’aux prises d’air latérales dont les lamelles verticales assurent un débit d’air important. On trouve dans la partie avant une immense prise d’air béante laissant présager, à juste titre, des capacités de l’engin. Les modifications stylistiques avec la première édition sont mineures, l'avant et l'arrière ont été modifiés. Les optiques halogènes sont hérités de la Carrera GT, les prises d'air ont été redessinées ainsi que le déflecteur. Autre caractéristique typique du coupé : l’absence de montant latéral. Les vitres latérales arrière s’évasent vers le haut. Il se dégage donc une très nette impression visuelle de fluidité que le coefficient de pénétration dans l’air ne pourra que confirmer. Vu sur tous les angles, ce Cayman S est beau et a incontestablement "de la gueule". Nous sommes là très en marge de tous les canons de beauté actuels. Les couleurs vives sont à l’honneur, ainsi de série on retrouve des teintes orange, verte ou rouge, couleurs habituellement réservées à la GT3. Rassurez-vous, pour ceux qui préfèrent la discrétion, le gris PORSCHE est disponible. La signature noire "Cayman S" sur les flancs et sur l'arrière ainsi que les jantes peintes en noir et les étriers de frein en rouge de notre modèle d’essai accentuent encore plus la similitude avec son illustre ainée GT3.

Un intérieur sportif orienté vers le conducteur

Dans l’habitacle, au contraire de l'orange vif de l'extérieur, c’est plutôt la sobriété qui est le trait majeur. Lors de l’entrée dans le véhicule, on visualise les baguettes de seuil de porte en acier avec inscription "Cayman S Sport". L’instrumentation de bord et la majeure partie des commandes sont orientées vers le conducteur. Les matériaux sont d’excellente qualité. Pas de clinquant, la couleur noire prédomine dans la version dont nous disposions. Le volant trois branches et le levier de la boîte de vitesses sont recouvert d'Alcantara qui a l’avantage d’offrir une excellente prise en main absolument nécessaire sur une sportive de cette puissance. Les sièges offrent une position de conduite très sportive et une assise très basse comme dans un karting. Entrer et sortir du véhicule de nombreuses fois dans la journée peut nécessiter une certaine souplesse. L’instrumentation principale est constituée de trois cadrans circulaires dont le fond gris mélange des affichages analogiques et numériques. Le compteur de vitesse est à gauche, et à droite, le cadran regroupe les jauges d’essence et d’huile. Le compte-tours est bien entendu placé au centre afin de l’avoir directement en visuel. Pour la partie multimédia, nous disposions d’un lecteur de CD audio-MP3 ainsi qu’un GPS à écran tactile de grande taille. Sous les commandes de réglage de la climatisation, sont disposés quelques boutons permettant de modifier les caractéristiques comportementales dynamiques du véhicule, telle par exemple, la position du déflecteur, la dureté des suspensions, la mise en route du mode sport ou encore l’enclenchement du PSM (Porsche Stability Management). Nous aurions apprécié que les diverses commandes se ressemblent moins dans la forme des boutons et leur coloris. En effet, lors de la conduite, nous avons quelques fois cherché avec difficulté à chercher la bonne commande. Pour ceux qui sont amenés à effectuer des essais chronométrés sur route fermée (bien évidemment), il y a au centre de l’habitacle une horloge pilotable au volant et qui permet de mesurer des tours chronométrés au centième de seconde près. Ce modèle offre un habitacle généreux même pour les grands gabarits. Grâce au coffre avant et au hayon à l’arrière, vous pouvez espérer faire une escapade en emportant quelques bagages. Tous les coupés sport n’offrent pas un tel volume de rangement. Le fin du fin reste pour nous la plaque édition limitée collée sur la boîte à gant. Cette plaque vous rappelle que seulement 700 exemplaires de cette voiture existeront dans le monde, une belle attention pour gonfler l’égo des futurs acheteurs

Un six cylindres à plat de haute volée

La tendance chez d’autres constructeurs germaniques est plutôt au "downsizing" (anglicisme signifiant qu’un constructeur travaille sur un moteur existant et essaye, tout en diminuant la cylindrée, d'augmenter ses performances et de réduire sa consommation). Avec le nouveau moteur "Flat Six" à injection directe d'essence, de 3,4 litres de cylindrée, PORSCHE prend le contrepied de cette tendance en offrant une puissance jamais égalée sur ce type de véhicule. Alors que le Cayman S première génération proposait 295 chevaux, la barre des 300 chevaux est dépassée puisque ce moteur possède une puissance de 320 chevaux à 6.250 tr/mn. Il appartient à la même famille que ceux montés sur les derniers modèles 911 et il vous permettra d’atteindre les 100 km/h en moins de 5,1 secondes ! Une telle puissance se traduit par un rapport poids / puissance de 4,2 kg/ch qui situe cette voiture au niveau de bon nombre de motos. Le "Flat 6" ou 6 cylindres à plat, est placé en position centrale arrière ce qui assez rare par rapport à ce que propose d’autres coupés sport. Pour accentuer encore plus les sensations, les deux passagers se situeront à 30 centimètres du moteur. Rien de tel pour ressentir à la fois la sonorité mélodieuse et omniprésente et les vibrations très bien filtrées par l’habitacle. Autre tour de force malgré l’augmentation de la puissance, la consommation diminue par rapport à la première génération. Grâce à la boîte de vitesses automatique PDK, PORSCHE annonce une consommation en baisse de 16 %. Autre point marquant, la consommation avec cette boîte automatique est inférieure à celle avec une boîte manuelle. C’est donc la fin des idées reçues sur les boîtes automatiques dévoreuses de carburant.

Une mécanique de grande efficacité

"Sans maîtrise, la puissance n’est rien" vantait il y a quelques années une célèbre marque de pneumatiques. Nous trouvons que cet adage convient parfaitement à ce nouveau Cayman S Sport. Celui-ci dispose d’une double sortie d’échappement centrale inédite, semblable à celle de la 911 GT3. Cet échappement en acier spécial brossé, offre une sonorité à la fois aiguë et profonde qui vous saisit dès la mise en route du moteur. Quelle signature musicale ! De simples accélérations vous donnent déjà des frissons. Notre modèle d’essai disposait d’une boîte de vitesses manuelle à six rapports, dont le maniement vous fait immédiatement sentir que vous n’êtes pas à bord d’un monospace. Sa dureté doublée à sa précision, vous rappelle que la conduite sera sportive. Si vous n’aimez pas, libre à vous d’opter pour l’option boîte robotisée à double embrayage "PDK" à sept rapports mais cela vous coûtera 3.000 € supplémentaires. Le reste de la mécanique est au niveau des performances proposées : le freinage est efficace et rassurant et les suspensions fermes sont savamment équilibrées pour maintenir parfaitement dans les courbes ou en cas de "grosses" accélérations. Si vous voulez encore plus de sportivité, vous pouvez appuyer sur un bouton avec un dessin d’amortisseur. Il s’agit de l’option "Porsche Active Suspension Management (PASM)" qui durcit les suspensions et stabilise encore mieux la voiture. Le revers de cette efficacité en sportivité se fera quelque peu au détriment du confort. Ce système combine deux fonctions : pré-remplissage du système de freinage et l'aide au freinage d'urgence. Ainsi, lorsque le conducteur relâche brusquement l'accélérateur, le groupe hydraulique génère déjà une pression limitée au niveau des freins avant même que le pied n'atteigne la pédale de frein, réduisant ainsi la distance de freinage que PORSCHE maîtrise parfaitement. D'ailleurs, pour accueillir les freins de plus grande taille à l'avant, les roues sont plus larges. Les dimensions des pneumatiques sont en accord : 235/35ZR à l’avant et 265/35ZR à l’arrière associés à des jantes de 19 pouces sur le modèle d’essai.

Totalement au service du conducteur

Le pilotage d’un bolide comme le Cayman S est une réelle source de plaisir. Sa prise en main est relativement aisée pour un coupé sport en mode propulsion. Côté dynamique, les sensations distillées par ce Cayman sont sublimes. Nous avons pu essayer ce véhicule lors d’une belle mais fraiche journée de décembre. Même sur routes humides et sinueuses, l’adhérence, la stabilité et les capacités de réaction sont hors-normes. Cependant, conduire 300 chevaux demande une vigilance accrue, la tentation de rechercher les limites sur routes ouvertes demande une réelle maîtrise. L’accélération est si impressionnante qu’elle vous scotche au siège baquet et vous permet par exemple des dépassements que vous ne pourriez jamais effectuer avec des voitures classiques. Les accélérations, la précision de la direction et le freinage vous font aborder la route d’une toute autre façon. Le conducteur qui souhaite tirer la quintessence de ce modèle devra aller sur route fermée. Mais même si le Cayman est taillé pour les circuits, il offre fort heureusement des prestations qui permettent de l’apprécier sur routes ouvertes. Le PORSCHE offre cette possibilité d’être conduite paisiblement ou tout simplement furieusement, à vous de choisir selon votre humeur du jour. Nous avons apprécié l’aspect très sécurisant, le relatif confort et le comportement dynamique de très grande qualité. Pour avoir récemment essayé l’AUDI TTS, et s'il était permis de faire un comparatif, nous dirions que le PORSCHE Cayman S est un cran au dessus en termes de sportivité. Cependant là où l’AUDI TTS grâce à son système de transmission intégrale Quattro assiste (presque trop) le conducteur, le Cayman S laisse le champ libre aux choix de conduite du conducteur et saura vous rappeler, par son comportement, que quand vous la conduisez, vous formez un vrai binôme.

Un intérieur sportif orienté vers le conducteur

Dans l’habitacle, au contraire de l'orange vif de l'extérieur, c’est plutôt la sobriété qui est le trait majeur. Lors de l’entrée dans le véhicule, on visualise les baguettes de seuil de porte en acier avec inscription "Cayman S Sport". L’instrumentation de bord et la majeure partie des commandes sont orientées vers le conducteur. Les matériaux sont d’excellente qualité. Pas de clinquant, la couleur noire prédomine dans la version dont nous disposions. Le volant trois branches et le levier de la boîte de vitesses sont recouvert d'Alcantara qui a l’avantage d’offrir une excellente prise en main absolument nécessaire sur une sportive de cette puissance. Les sièges offrent une position de conduite très sportive et une assise très basse comme dans un karting. Entrer et sortir du véhicule de nombreuses fois dans la journée peut nécessiter une certaine souplesse. L’instrumentation principale est constituée de trois cadrans circulaires dont le fond gris mélange des affichages analogiques et numériques. Le compteur de vitesse est à gauche, et à droite, le cadran regroupe les jauges d’essence et d’huile. Le compte-tours est bien entendu placé au centre afin de l’avoir directement en visuel. Pour la partie multimédia, nous disposions d’un lecteur de CD audio-MP3 ainsi qu’un GPS à écran tactile de grande taille. Sous les commandes de réglage de la climatisation, sont disposés quelques boutons permettant de modifier les caractéristiques comportementales dynamiques du véhicule, telle par exemple, la position du déflecteur, la dureté des suspensions, la mise en route du mode sport ou encore l’enclenchement du PSM (Porsche Stability Management). Nous aurions apprécié que les diverses commandes se ressemblent moins dans la forme des boutons et leur coloris. En effet, lors de la conduite, nous avons quelques fois cherché avec difficulté à chercher la bonne commande. Pour ceux qui sont amenés à effectuer des essais chronométrés sur route fermée (bien évidemment), il y a au centre de l’habitacle une horloge pilotable au volant et qui permet de mesurer des tours chronométrés au centième de seconde près. Ce modèle offre un habitacle généreux même pour les grands gabarits. Grâce au coffre avant et au hayon à l’arrière, vous pouvez espérer faire une escapade en emportant quelques bagages. Tous les coupés sport n’offrent pas un tel volume de rangement. Le fin du fin reste pour nous la plaque édition limitée collée sur la boîte à gant. Cette plaque vous rappelle que seulement 700 exemplaires de cette voiture existeront dans le monde, une belle attention pour gonfler l’égo des futurs acheteurs

Un six cylindres à plat de haute volée

La tendance chez d’autres constructeurs germaniques est plutôt au "downsizing" (anglicisme signifiant qu’un constructeur travaille sur un moteur existant et essaye, tout en diminuant la cylindrée, d'augmenter ses performances et de réduire sa consommation). Avec le nouveau moteur "Flat Six" à injection directe d'essence, de 3,4 litres de cylindrée, PORSCHE prend le contrepied de cette tendance en offrant une puissance jamais égalée sur ce type de véhicule. Alors que le Cayman S première génération proposait 295 chevaux, la barre des 300 chevaux est dépassée puisque ce moteur possède une puissance de 320 chevaux à 6.250 tr/mn. Il appartient à la même famille que ceux montés sur les derniers modèles 911 et il vous permettra d’atteindre les 100 km/h en moins de 5,1 secondes ! Une telle puissance se traduit par un rapport poids / puissance de 4,2 kg/ch qui situe cette voiture au niveau de bon nombre de motos. Le "Flat 6" ou 6 cylindres à plat, est placé en position centrale arrière ce qui assez rare par rapport à ce que propose d’autres coupés sport. Pour accentuer encore plus les sensations, les deux passagers se situeront à 30 centimètres du moteur. Rien de tel pour ressentir à la fois la sonorité mélodieuse et omniprésente et les vibrations très bien filtrées par l’habitacle. Autre tour de force malgré l’augmentation de la puissance, la consommation diminue par rapport à la première génération. Grâce à la boîte de vitesses automatique PDK, PORSCHE annonce une consommation en baisse de 16 %. Autre point marquant, la consommation avec cette boîte automatique est inférieure à celle avec une boîte manuelle. C’est donc la fin des idées reçues sur les boîtes automatiques dévoreuses de carburant.

Une mécanique de grande efficacité

"Sans maîtrise, la puissance n’est rien" vantait il y a quelques années une célèbre marque de pneumatiques. Nous trouvons que cet adage convient parfaitement à ce nouveau Cayman S Sport. Celui-ci dispose d’une double sortie d’échappement centrale inédite, semblable à celle de la 911 GT3. Cet échappement en acier spécial brossé, offre une sonorité à la fois aiguë et profonde qui vous saisit dès la mise en route du moteur. Quelle signature musicale ! De simples accélérations vous donnent déjà des frissons. Notre modèle d’essai disposait d’une boîte de vitesses manuelle à six rapports, dont le maniement vous fait immédiatement sentir que vous n’êtes pas à bord d’un monospace. Sa dureté doublée à sa précision, vous rappelle que la conduite sera sportive. Si vous n’aimez pas, libre à vous d’opter pour l’option boîte robotisée à double embrayage "PDK" à sept rapports mais cela vous coûtera 3.000 € supplémentaires. Le reste de la mécanique est au niveau des performances proposées : le freinage est efficace et rassurant et les suspensions fermes sont savamment équilibrées pour maintenir parfaitement dans les courbes ou en cas de "grosses" accélérations. Si vous voulez encore plus de sportivité, vous pouvez appuyer sur un bouton avec un dessin d’amortisseur. Il s’agit de l’option "Porsche Active Suspension Management (PASM)" qui durcit les suspensions et stabilise encore mieux la voiture. Le revers de cette efficacité en sportivité se fera quelque peu au détriment du confort. Ce système combine deux fonctions : pré-remplissage du système de freinage et l'aide au freinage d'urgence. Ainsi, lorsque le conducteur relâche brusquement l'accélérateur, le groupe hydraulique génère déjà une pression limitée au niveau des freins avant même que le pied n'atteigne la pédale de frein, réduisant ainsi la distance de freinage que PORSCHE maîtrise parfaitement. D'ailleurs, pour accueillir les freins de plus grande taille à l'avant, les roues sont plus larges. Les dimensions des pneumatiques sont en accord : 235/35ZR à l’avant et 265/35ZR à l’arrière associés à des jantes de 19 pouces sur le modèle d’essai.

Totalement au service du conducteur

Le pilotage d’un bolide comme le Cayman S est une réelle source de plaisir. Sa prise en main est relativement aisée pour un coupé sport en mode propulsion. Côté dynamique, les sensations distillées par ce Cayman sont sublimes. Nous avons pu essayer ce véhicule lors d’une belle mais fraiche journée de décembre. Même sur routes humides et sinueuses, l’adhérence, la stabilité et les capacités de réaction sont hors-normes. Cependant, conduire 300 chevaux demande une vigilance accrue, la tentation de rechercher les limites sur routes ouvertes demande une réelle maîtrise. L’accélération est si impressionnante qu’elle vous scotche au siège baquet et vous permet par exemple des dépassements que vous ne pourriez jamais effectuer avec des voitures classiques. Les accélérations, la précision de la direction et le freinage vous font aborder la route d’une toute autre façon. Le conducteur qui souhaite tirer la quintessence de ce modèle devra aller sur route fermée. Mais même si le Cayman est taillé pour les circuits, il offre fort heureusement des prestations qui permettent de l’apprécier sur routes ouvertes. Le PORSCHE offre cette possibilité d’être conduite paisiblement ou tout simplement furieusement, à vous de choisir selon votre humeur du jour. Nous avons apprécié l’aspect très sécurisant, le relatif confort et le comportement dynamique de très grande qualité. Pour avoir récemment essayé l’AUDI TTS, et s'il était permis de faire un comparatif, nous dirions que le PORSCHE Cayman S est un cran au dessus en termes de sportivité. Cependant là où l’AUDI TTS grâce à son système de transmission intégrale Quattro assiste (presque trop) le conducteur, le Cayman S laisse le champ libre aux choix de conduite du conducteur et saura vous rappeler, par son comportement, que quand vous la conduisez, vous formez un vrai binôme.

Lors d’un essai d’un véhicule de la célèbre firme allemande de Stuttgart, il est un peu difficile de complètement conserver un jugement parfaitement impartial, cependant nous avons tenté de conserver un maximum d’objectivité. Toujours est-il que ce Cayman S édition 2009 est séduisant sur de nombreux plans. Il est esthétiquement réussi et ne dénote pas de l’ensemble de la gamme grâce à sa motorisation très puissante associée à des organes mécaniques d’excellente qualité. Tous ces éléments en font un véritable bolide apte au circuit mais aussi et surtout sur routes et en milieu urbain grâce notamment à une consommation maîtrisée. Ce PORSCHE Cayman S pourrait séduire des acheteurs au prime abord tenté par la mythique 911 qui coûte environ 20.000 € de plus.

Harry ANDRE

2009-02-14