RENAULT Laguna Estate GT 2.0T 205

ESPACE SPORTIVE
  • Conduite sécurisante
  • Tenue de route exceptionnelle
  • Prix
  • Amortissement trop ferme
  • Consommation
  • "Active Drive" indisponible sur les versions inférieures

Prix : 31 500 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 4 cylindres 16 soupapes Essence injection multipoint séquentielle, turbocompresseur
Cylindrée 1998 cm³
Puissance maxi 205 ch à 5000 tr/min
Couple maxi 30.60 mkg à 3000.00 tr/min

Dimensions

Longueur 4.80 m
Largeur 1.81 m
Hauteur 1.44 m

Poids

Total 1495 kg

Capacités

Coffre de 508 à 1593 dm³
Réservoir 66 L
Nb de places 5

Performances

Vitesse maxi 228 km/h
0 à 100 km/h 8.00 s

Environnement

Emission CO2 0 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 6.50
Urbaine 11.50
Mixte 8.30
Essai 12.80

Pilotage maîtrisé

Pour se démarquer dans le segment des berlines haut de gamme, dominé par nos voisins allemands, RENAULT tente sa chance avec une technologie déjà utilisée dans le passé par quelques voitures japonaises, celle des quatre roues directrices. Appliquée au châssis de la Laguna, elle promet des sensations fortes pour une poignée de conducteurs exigeants... A condition de mettre la main au porte-monnaie car pour l’instant, ce dispositif n’est disponible que sur les motorisations les plus musclées de la gamme : diesel dCi de 180 chevaux ou comme pour notre essai, essence turbo de 205 chevaux.

Discrétion demandée

Esthétiquement, cette version GT joue la carte de la discrétion absolue, une politique voulue par Carlos Ghosn. Malgré tout, on remarquera quelques signes distinctifs extérieurs comme les deux pots d’échappement chromés, une calandre avant relookée, un logo GT et des jantes spécifiques "Celsium" de 18 pouces. A l’intérieur, on retrouve avec plaisir le dessin particulièrement fluide d’une très belle planche de bord faisant appel à des matériaux de qualité. On remarque d’abord le logo GT qui habille le cuir et l’Alcantara carbone clair des dossiers des sièges avant au maintien latéral renforcé. Les touches sportives sont apportées par le pédalier perforé en aluminium, par le pommeau de levier de vitesses, lui aussi en aluminium, hérité des modèles RS de la gamme, et par les aiguilles rouges des différents compteurs. Plus long d'une dizaine de centimètres que la berline dont il dérive, ce break s’avère un peu plus esthétique que sa sœur à cinq portes. Qu’on se rassure sur cet ajout de centimètres, le break ne perd rien en agrément de conduite. La mission des ingénieurs RENAULT lors de la conception du système "Active Drive" était double : offrir à n’importe quel conducteur lambda une précision de conduite et une vivacité maximale à toutes les allures au plus grand bénéfice du plaisir de conduite et de la sécurité d’une part, et de l’autre, favoriser la maniabilité à faible vitesse. Le secret de l’innovante technologie "Active Drive" ? Des roues arrière dont l’angle de braquage est modulé en fonction de la vitesse. En dessous de 60 km/h, les roues arrière braquent dans le sens opposé de celles du train avant, avec un angle maximum de 3,5°. Du coup, lors des manœuvres les plus scabreuses, la Laguna semble littéralement s’enrouler autour des obstacles. A partir de 60 km/h, les roues arrière braquent dans le même sens et simultanément aux roues avant, ce qui améliore la stabilité et permet de contrer la force centrifuge qui a tendance à faire chasser le train arrière en virage. En résumant, le châssis "Active Drive" permet de reculer le seuil d’intervention de l’ESP en tout dernier retranchement, même sur le mouillé. Le voyant du contrôle dynamique de stabilité a du mal à clignoter au tableau de bord, ce qui constitue l’une des preuves évidentes de l’efficacité du système qui équipe la Laguna GT Estate. La motorisation apporte, elle aussi, son lot de réjouissances, notamment la version essence de 205 chevaux que nous avons testée. Emprunté à la Megane RS, ce bloc moteur très performant et silencieux, se montre toutefois trop gourmand (sur un trajet autoroutier, on s’approche des 9 litres aux cent kilomètres). Il convient de saluer une nouvelle fois le système de navigation Carminat, l’un des seuls du marché à afficher les panneaux de signalisation à suivre sur les autoroutes. En prime, ce GPS gère toutes les informations trafic et peut afficher les avis de perturbations météorologiques sur votre chemin. Toujours au rayon de l’information trafic, le Carminat est également l’un des rares systèmes à prendre en considération les temps de ralentissement du trafic dans le calcul du temps de parcours. Un reproche néanmoins, l’ergonomie n’est pas des plus réussie. En cause, les nombreuses touches autour du joystick de commande dont la manipulation nécessite impérativement de quitter la route du regard. Comme souvent, l’option navigation se paie au prix fort, mais ici les 2.300 € réclamés se justifient amplement par la qualité de la navigation mais aussi par la présence d’un système audio "Cabasse" dont la sonorité est axée très audiophile.

Sécurité de conduite exemplaire

La mission des ingénieurs RENAULT lors de la conception du système "Active Drive" était double : offrir à n’importe quel conducteur lambda une précision de conduite et une vivacité maximale à toutes les allures au plus grand bénéfice du plaisir de conduite et de la sécurité d’une part, et de l’autre, favoriser la maniabilité à faible vitesse. Le secret de l’innovante technologie "Active Drive" ? Des roues arrière dont l’angle de braquage est modulé en fonction de la vitesse. En dessous de 60 km/h, les roues arrière braquent dans le sens opposé de celles du train avant, avec un angle maximum de 3,5°. Du coup, lors des manœuvres les plus scabreuses, la Laguna semble littéralement s’enrouler autour des obstacles. A partir de 60 km/h, les roues arrière braquent dans le même sens et simultanément aux roues avant, ce qui améliore la stabilité et permet de contrer la force centrifuge qui a tendance à faire chasser le train arrière en virage. En résumant, le châssis "Active Drive" permet de reculer le seuil d’intervention de l’ESP en tout dernier retranchement, même sur le mouillé. Le voyant du contrôle dynamique de stabilité a du mal à clignoter au tableau de bord, ce qui constitue l’une des preuves évidentes de l’efficacité du système qui équipe la Laguna GT Estate. La motorisation apporte, elle aussi, son lot de réjouissances, notamment la version essence de 205 chevaux que nous avons testée. Emprunté à la Megane RS, ce bloc moteur très performant et silencieux, se montre toutefois trop gourmand (sur un trajet autoroutier, on s’approche des 9 litres aux cent kilomètres).

GPS premium

Il convient de saluer une nouvelle fois le système de navigation Carminat, l’un des seuls du marché à afficher les panneaux de signalisation à suivre sur les autoroutes. En prime, ce GPS gère toutes les informations trafic et peut afficher les avis de perturbations météorologiques sur votre chemin. Toujours au rayon de l’information trafic, le Carminat est également l’un des rares systèmes à prendre en considération les temps de ralentissement du trafic dans le calcul du temps de parcours. Un reproche néanmoins, l’ergonomie n’est pas des plus réussie. En cause, les nombreuses touches autour du joystick de commande dont la manipulation nécessite impérativement de quitter la route du regard. Comme souvent, l’option navigation se paie au prix fort, mais ici les 2.300 € réclamés se justifient amplement par la qualité de la navigation mais aussi par la présence d’un système audio "Cabasse" dont la sonorité est axée très audiophile.

Les Laguna GT devraient représenter 3 % des ventes globales de Laguna, RENAULT s’étant attachée à ne pas faire payer au prix fort l’innovation technologique dont ses voitures bénéficient. A 32.500 € en version Diesel et 31.500 € en essence pour les breaks Estate et 31.300 € et 30.300 € pour respectivement les berlines diesel et essence, le prix de la Laguna GT la met en bonne position par rapport à la concurrence quand on cherche une routière facile à mener tout en autorisant des pilotages plus musclés. Il restera à RENAULT à envisager la déclinaison des quatre roues directrices sur d’autres modèles de la marque…

Jean-Pierre LO-HIVE

2009-03-15