VOLVO C30 2.0D

ESPACE COMPACTE
  • Esthétique valorisante et empreinte de rappel historique
  • Condensé de techniques sécuritaires
  • Intérieur digne des plus grandes
  • Equipements et finition à la carte
  • Trop grande fermeté (direction, suspensions, portes)
  • Coffre exigu et difficile d'accès
  • Prix vite exorbitant avec quelques options
  • Liste d'options interminable

Prix : 23 950 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 4 cylindres en ligne turbo diesel injection directe Common Rail
Cylindrée 1997 cm³
Puissance maxi 136 ch à 4000 tr/min
Couple maxi 32.20 mkg à 2000.00 tr/min

Dimensions

Longueur 4.25 m
Largeur 2.04 m
Hauteur 1.45 m

Poids

Total 1423 kg

Capacités

Coffre de 251 à 894 dm³
Réservoir 0 L
Nb de places 4

Performances

Vitesse maxi 205 km/h
0 à 100 km/h 0.00 s

Environnement

Emission CO2 0 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 4.60
Urbaine 7.60
Mixte 5.70
Essai 8.00

Réminiscence du break de chasse

VOLVO, acteur majeur de la sécurité active et passive dans le monde de l'automobile, est surtout connue pour ses spacieuses et confortables berlines. Ces grandes voitures satisfont depuis des décennies une clientèle aisée et anticonformiste : la relative rareté de ces productions suédoises démarque assurément le propriétaire et l'esthétique particulière assoit cette différence d'approche du consommateur automobile. Afin de gagner d'autres parts de marché et répondre à une demande forte venant d'une population à l'abri du besoin, VOLVO nous offre le C30, présenté comme un coupé mais étant plutôt une sympathique petite deux portes. Profondément affiliée à la tradition dans sa présentation, le C30 s'inspire de l'élégant P1800 ES, version break de chasse du coupé P1800 rendu célèbre par la série télévisée "Le Saint", et du plus récent mais non moins séduisant 480 ES. C'est donc avec curiosité et envie que nous allons découvrir la plus petite des VOLVO.

Esthétiquement réussie

Fière de sa parenté avec les deux coupés précédemment évoqués, le VOLVO C30 peut se targuer d'être bien dessiné et de capter favorablement le regard à son passage. Le premier contact, toujours décisif, tourne donc à son avantage et l'on s'imagine immédiatement à son volant, offrant aux badauds un plaisir non dissimulé teinté du privilège des grands. Sa ligne tendue, la hauteur de caisse importante et l'arrière large et trapu en font une bête prête à bondir. Ce dynamisme est renforcé par une surface vitrée latérale en coin dont la pointe sur l'arrière s'oppose à la partie basse de la caisse. La face avant, immédiatement identifiable et quasi commune à la production VOLVO, est moins agressive et réoriente le jugement vers le raffinement, la beauté simple mais classieuse. La poupe, originale quoique reprise du "vieux" 1800 ES, surprend davantage et risque de heurter nombre d'yeux conformistes. Mais sans ce hayon vitré encadré des feux soutenus par les larges "épaules" du pare-chocs, le C30 ne serait pas aussi attirant, ne serait-ce que par la force que dégage le "regard" de l'arrière… Mais, pour ne pas dénoter dans la gamme et afin de rester fidèle à sa tradition et à ses clients, VOLVO traite le C30 de la même manière que ses vaisseaux amiraux : la qualité des matériaux employés, la finition et la présentation sont systématiquement au service du raffinement. Il y a bien quelques coloris de caisse et d'intérieur plus audacieux que le gris, mais dans l'ensemble, le C30 ne laisse guère de place au tape-à-l'œil. Le seul défoulement possible vient d'un grand choix de jantes alliage, que l'on peut coupler à la finition sportive R-design ou à un spoiler et à un kit Design extérieur du coloris de son choix (identique ou différent du ton de la caisse). Ceci nous amène directement à la longue liste d'options. Celle-ci permettra d'alourdir significativement la facture pour peu que l'on soit sensible à son confort ou à sa sécurité. Les larges portes du C30 se referment dans un bruit, plutôt sans d'ailleurs, que l'on qualifiera de flatteur : cela respire le sérieux et inspire le respect. Mais, diable, qu'est-ce qu'il faut comme force pour pouvoir obtenir l'ouverture : on est bien dans le solide, mais sûrement pas dans la facilité. On en vient presque à implorer une ouverture électrique totale. Quand on pense que la majorité des C30 va être adoptée par des femmes, lesquelles ne se trompent jamais sur le "sex-appeal" d'une automobile, on se demande pourquoi les ingénieurs n'ont pas facilité la manœuvre des portes. Et tant qu'on est dans le chapitre "dureté", autant évoquer la direction : celle-ci n'est pas digne du XXIème siècle car trop dure à basse vitesse. Heureusement, les sièges électriques et le volant réglable permettent toutes les combinaisons possibles afin de trouver celle qui offrira un confort de salon. Les deux fauteuils arrière sont tout aussi confortables mais leur accès est peu aisé, comme c'est souvent le cas dans les coupés. L'accoudoir central arrière, lorsqu'il est rabattu, découvre curieusement le coffre à bagage : rien n'obture l'espace dégagé. Le volume du coffre, bien que libéré de la présence d'une roue de secours (sans même une roue galette), n'est pas bien conséquent. Et l'accès à ce coffre par le hayon n'est pas facile du fait de la hauteur de chargement et de l'étroitesse de l'ouverture. A cela, il faut ajouter un maniement peu intuitif de la tablette. On est vite tenté de charger les bagages sur les sièges arrière, mais si l'on veut partir à quatre en vacances, il faudra emporter le strict minimum ou alors se rabattre sur un coffre de toit disponible au rayon accessoire. Un lumineux toit ouvrant, optionnel, se charge d'éclairer l'habitacle car la surface vitrée latérale est relativement faible. D'ailleurs, lorsque l'assise est réglée au plus bas, on se retrouve avec la tête juste au dessus de la ligne de caisse ce qui donne l'impression d'être dans un… coupé. On remarquera que la commande d'ouverture de ce toit (électrique) n'est là aussi pas évidente au premier abord. Pour le reste, on retrouve la clé de contact sur le tableau de bord, au dessus de la console, et non traditionnellement côté colonne de direction. Les commandes d'autoradio et de "cruise-control" au volant sont classiques et favorisent une conduite attentionnée à la route. Le C30 profite bien évidemment de toutes les avancées technologiques en matière de sécurité passive et active, chères à VOLVO. Ainsi, il peut se prévaloir d'avoir le plus grand nombre d'airbags et d'être équipé d'un système de protection contre le coup du lapin intégré aux sièges avant (WHIPS). Ajouté à l'ABS, le C30 dispose du système EBL faisant clignoter les feux stop ainsi que du système EBA d'assistance au freinage en cas de freinage d'urgence. Le correcteur électronique de trajectoire DSTC fait bien sûr partie de la panoplie. La surveillance vidéo des angles morts (BLIS, en option) est le système le plus visible puisqu'il avertit d'un voyant lumineux la présence d'un véhicule dans l'angle mort (à droite ou à gauche). Tous ces équipements sécuritaires peuvent rassurer le conducteur et deviennent, pour certains, l'argument principal motivant l'achat. Malheureusement, certains restent dans la liste d'options, comme les phares bi-xénon : ils procurent un réel plus sur la visibilité tant en profondeur qu'en largeur, les routes sinueuses de nuit se révélant alors moins fatigantes. A la conduite, on trouvera une voiture dynamique dans son comportement, mais légèrement sous-vireuse : malgré des roues arrière légèrement directrices, on n'acquiert pas une totale confiance dans la voiture et l'envie de tutoyer les limites est vite réprimée. D'autre part, l'amortissement, s'il n'appelle pas à la critique tant la voiture reste homogène, est bien trop ferme pour l'utilisation non sportive du C30. On peut accepter cet état de fait, comme avec la direction dure, avec une motorisation sportive, exigeant beaucoup du châssis, mais pas vraiment pour une voiture avant tout destinée aux beaux quartiers et à une conduite certes volontaire mais aussi raisonnée. Donc, Mr VOLVO, si vous vouliez bien nous mettre un peu de douceur dans tout ça… Le turbo-diesel de 2 litres de cylindrée équipant notre C30 d'essai est particulièrement agréable à utiliser : il se fait discret dans l'habitacle, la puissance est suffisante et le couple se moque du poids, conséquent, de la voiture. Il peut être secondé par une boîte de vitesses à six rapports ou une boîte automatique et séquentielle "Powershift" à six rapports (uniquement disponible sur cette motorisation). La nôtre, mécanique, manquait de douceur dans le verrouillage, particulièrement la seconde, ce qui rejoint les autres points "durs". Là encore, il semble que la philosophie de cette voiture s'accommoderait plus de la fonction automatique. L'ordinateur de bord, petite mesquinerie optionnelle, renseigne sur les consommations instantanées (donc inutiles) et moyennes et révèle que même avec une conduite en père de famille, il est difficile de descendre sous les 8 litres de gazole aux 100 kilomètres, sur un parcours mixte. Je n'ose pas imaginer le résultat avec une conduite à la Daniel CARLSSON (pilote suédois)…

De l'agréable au désagréable

Les larges portes du C30 se referment dans un bruit, plutôt sans d'ailleurs, que l'on qualifiera de flatteur : cela respire le sérieux et inspire le respect. Mais, diable, qu'est-ce qu'il faut comme force pour pouvoir obtenir l'ouverture : on est bien dans le solide, mais sûrement pas dans la facilité. On en vient presque à implorer une ouverture électrique totale. Quand on pense que la majorité des C30 va être adoptée par des femmes, lesquelles ne se trompent jamais sur le "sex-appeal" d'une automobile, on se demande pourquoi les ingénieurs n'ont pas facilité la manœuvre des portes. Et tant qu'on est dans le chapitre "dureté", autant évoquer la direction : celle-ci n'est pas digne du XXIème siècle car trop dure à basse vitesse. Heureusement, les sièges électriques et le volant réglable permettent toutes les combinaisons possibles afin de trouver celle qui offrira un confort de salon. Les deux fauteuils arrière sont tout aussi confortables mais leur accès est peu aisé, comme c'est souvent le cas dans les coupés. L'accoudoir central arrière, lorsqu'il est rabattu, découvre curieusement le coffre à bagage : rien n'obture l'espace dégagé. Le volume du coffre, bien que libéré de la présence d'une roue de secours (sans même une roue galette), n'est pas bien conséquent. Et l'accès à ce coffre par le hayon n'est pas facile du fait de la hauteur de chargement et de l'étroitesse de l'ouverture. A cela, il faut ajouter un maniement peu intuitif de la tablette. On est vite tenté de charger les bagages sur les sièges arrière, mais si l'on veut partir à quatre en vacances, il faudra emporter le strict minimum ou alors se rabattre sur un coffre de toit disponible au rayon accessoire. Un lumineux toit ouvrant, optionnel, se charge d'éclairer l'habitacle car la surface vitrée latérale est relativement faible. D'ailleurs, lorsque l'assise est réglée au plus bas, on se retrouve avec la tête juste au dessus de la ligne de caisse ce qui donne l'impression d'être dans un… coupé. On remarquera que la commande d'ouverture de ce toit (électrique) n'est là aussi pas évidente au premier abord. Pour le reste, on retrouve la clé de contact sur le tableau de bord, au dessus de la console, et non traditionnellement côté colonne de direction. Les commandes d'autoradio et de "cruise-control" au volant sont classiques et favorisent une conduite attentionnée à la route.

Assistée

Le C30 profite bien évidemment de toutes les avancées technologiques en matière de sécurité passive et active, chères à VOLVO. Ainsi, il peut se prévaloir d'avoir le plus grand nombre d'airbags et d'être équipé d'un système de protection contre le coup du lapin intégré aux sièges avant (WHIPS). Ajouté à l'ABS, le C30 dispose du système EBL faisant clignoter les feux stop ainsi que du système EBA d'assistance au freinage en cas de freinage d'urgence. Le correcteur électronique de trajectoire DSTC fait bien sûr partie de la panoplie. La surveillance vidéo des angles morts (BLIS, en option) est le système le plus visible puisqu'il avertit d'un voyant lumineux la présence d'un véhicule dans l'angle mort (à droite ou à gauche). Tous ces équipements sécuritaires peuvent rassurer le conducteur et deviennent, pour certains, l'argument principal motivant l'achat. Malheureusement, certains restent dans la liste d'options, comme les phares bi-xénon : ils procurent un réel plus sur la visibilité tant en profondeur qu'en largeur, les routes sinueuses de nuit se révélant alors moins fatigantes. A la conduite, on trouvera une voiture dynamique dans son comportement, mais légèrement sous-vireuse : malgré des roues arrière légèrement directrices, on n'acquiert pas une totale confiance dans la voiture et l'envie de tutoyer les limites est vite réprimée. D'autre part, l'amortissement, s'il n'appelle pas à la critique tant la voiture reste homogène, est bien trop ferme pour l'utilisation non sportive du C30. On peut accepter cet état de fait, comme avec la direction dure, avec une motorisation sportive, exigeant beaucoup du châssis, mais pas vraiment pour une voiture avant tout destinée aux beaux quartiers et à une conduite certes volontaire mais aussi raisonnée. Donc, Mr VOLVO, si vous vouliez bien nous mettre un peu de douceur dans tout ça…

Vitaminée mais gourmande

Le turbo-diesel de 2 litres de cylindrée équipant notre C30 d'essai est particulièrement agréable à utiliser : il se fait discret dans l'habitacle, la puissance est suffisante et le couple se moque du poids, conséquent, de la voiture. Il peut être secondé par une boîte de vitesses à six rapports ou une boîte automatique et séquentielle "Powershift" à six rapports (uniquement disponible sur cette motorisation). La nôtre, mécanique, manquait de douceur dans le verrouillage, particulièrement la seconde, ce qui rejoint les autres points "durs". Là encore, il semble que la philosophie de cette voiture s'accommoderait plus de la fonction automatique. L'ordinateur de bord, petite mesquinerie optionnelle, renseigne sur les consommations instantanées (donc inutiles) et moyennes et révèle que même avec une conduite en père de famille, il est difficile de descendre sous les 8 litres de gazole aux 100 kilomètres, sur un parcours mixte. Je n'ose pas imaginer le résultat avec une conduite à la Daniel CARLSSON (pilote suédois)…

Le C30, petit coupé VOLVO armé d'une silhouette racée et classieuse, trouvera sûrement sa clientèle chez les aficionados de la marque et chez ceux dont le budget n'est pas encore impacté par la crise. Malheureusement, pour ravir des clients à la MINI, concurrente toute désignée, il faudra insister sur le caractère sécuritaire et la maîtrise de VOLVO en la matière. Car on y retrouve les mêmes inconvénients : manque de coffre, confort spartiate et un prix qui s'allonge démesurément… à mesure que l'on personnalise la bête. En la faveur du C30, on appréciera une belle habitabilité et un niveau de finition excellents. Toutefois, le succès tient à peu de choses et si MINI a su mettre en avant une automobile devenue mythique, VOLVO ne détient pas le même bagage historique, il suffit de se souvenir du peu de succès du dernier essai VOLVO dans ce créneau avec le 480. Mais le C30 n'a pas, comme le 480, à partager une origine de motorisation perçue à l'époque comme "roturière" (car "made by RENAULT"), donc les fidèles "VOLVOphiles" devraient se reconnaître dans le C30…

Stéphane BERGER

2009-04-02