RENAULT Mégane Dynamique 1.5 dCi 105 "Eco2"

ESPACE COMPACTE
  • Enfin un beau design!
  • Agrément de conduite
  • Qualité
  • Pas de progrès en habitabilité
  • Moteur sonore à froid
  • Intégration du GPS

Prix : 23 400 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 4 cylindres - 8 soupapes Euro IV Turbo Diesel injection directe "Common Rail"
Cylindrée 1461 cm³
Puissance maxi 105 ch à 4000 tr/min
Couple maxi 24.20 mkg à 2000.00 tr/min

Dimensions

Longueur 4.29 m
Largeur 1.81 m
Hauteur 1.47 m

Poids

Total 1215 kg

Capacités

Coffre de 405 à 1162 dm³
Réservoir 60 L
Nb de places 5

Performances

Vitesse maxi 190 km/h
0 à 100 km/h 10.90 s

Environnement

Emission CO2 120 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 4.00
Urbaine 5.50
Mixte 4.50
Essai 0.00

Nouvelle star

Avec cette nouvelle mouture de la Mégane, RENAULT joue gros. La "famille" Mégane, qui est devenue un cœur de gamme du Losange, est en effet un succès continu depuis son lancement en 1995 et il y a fort à faire maintenant pour garder sa place au soleil des berlines moyennes. Lancée en fin d'année dernière, cette nouvelle version a vite marqué les esprits grâce à un style incisif, bien que moins osé que la précédente version, surtout pour le modèle coupé. En pleine mode des petits moteurs diesel à faible consommation, nous découvrons aujourd'hui une version qui devrait représenter l'essentiel des ventes.

Nouveau design

Considérant la génération précédente et sa silhouette si particulière, RENAULT n'a pas vraiment pris de risque esthétique pour cette nouvelle voiture. La silhouette est en effet très consensuelle avec des ailes avant bien visibles, un pavillon tombant presque comme un coupé et un arrière arrondi "à la ALFA Brera". Le dessin des feux, en particulier à l'arrière, est moins marqué sur la berline que sur le coupé mais reprend les mêmes codes visuels avec un mélange de courbes et de carrés façon "AUDI TT". La voiture parait enfin visuellement plus basse et a vu s'élargir ses voies. Le Losange a donc puisé à différentes sources d'inspiration mais au final, l'ensemble est plutôt équilibré et réussi : cette berline ne manque pas d'allure et s'avère surtout beaucoup moins passe-partout que d'autres productions du constructeur. Notre modèle d'essai était également équipé des jantes de 17 pouces "Schuss", disponibles en option, qui renforcent la dynamique des lignes de l'auto. La précédente version de Mégane disposait d'une personnalité très affirmée, et a réussi à s'imposer grâce à des prestations de bon niveau. Elle a cependant souffert d'une finition perfectible. Dans la continuité de la Laguna, RENAULT a particulièrement travaillé les matériaux et les ajustages pour corriger ces défauts. La planche de bord est ainsi très réussie avec un dessin agréable et reposant, avec des matériaux valorisants. Le bloc des compteurs, très lisible, mélange heureusement l'affichage digital de la vitesse avec un compte-tours analogique. En termes d'habitabilité, les progrès sont très mesurés par rapport à la précédente version. Cela peut paraître plutôt normal en considérant que cette génération reprend la plateforme de la précédente Mégane, mais la jolie planche de bord se montre très intrusive pour le passager et les réglages des sièges avant offrent une course limitée. Heureusement, le coffre progresse un peu, mais la mise en break s'avère toujours laborieuse. Bonne idée pour la suppression de la roue de secours, remplacée par un bac de rangement sous plancher. Pour les anxieux, un système de surveillance de la pression des pneus est disponible, ainsi que la roue de secours normale sans surcoût. Quel dommage cependant que l'écran de la navigation Carminat ait été "planté" droit en plein milieu de la casquette de la planche de bord ! Non articulé comme dans la précédente génération, il reste en place même éteint et on ne peut que regretter sa présence à cet endroit. Un traitement identique à celui de la LAGUNA, dans laquelle l'écran est noyé au sein de la planche, aurait été infiniment préférable. Malgré une sonorité rauque et trop présente à froid le 1.5 dCi s'acquitte bien de sa tâche. Il se montre volontaire, mais présente un temps de latence perceptible du turbo et affiche peu d'intérêt aux envolées lyriques dans les tours. Des "rétrogradages" sont donc à prévoir pour doubler efficacement, afin de remettre le moteur dans les plages de déclenchement du turbo où il peut donner sa pleine mesure. Déjà connues sous d'autres capots de la marque dont ceux de la précédente génération de Mégane, les capacités dynamiques n'ont donc pas vraiment évolué. C'est au niveau du comportement de la voiture qu'il faut chercher la surprise. Peut-être aidé par ses jantes de 17 pouces, notre modèle d'essai s'est montré incisif, précis dans la direction à la différence de la précédente génération et freinant efficacement. Bref, c'est une vraie réussite sur ce plan par rapport à l'ancien modèle, vite limitée cependant par la modeste puissance du petit moteur. Au chapitre du confort, cette nouvelle Mégane est apparue plus sèche de suspensions que la précédente, peut être également à cause des jantes, mais elle ne s'est surtout pas révélée particulièrement silencieuse, que ce soit au niveau de la transparence moteur, des bruits de roulement ou des bruits d'air. Nous confirmerons cet aspect lors d'essais ultérieurs car la version dCi 130 pourvue du bloc 1,9 litre ne nous avait pas fait cette impression.

Qualité

La précédente version de Mégane disposait d'une personnalité très affirmée, et a réussi à s'imposer grâce à des prestations de bon niveau. Elle a cependant souffert d'une finition perfectible. Dans la continuité de la Laguna, RENAULT a particulièrement travaillé les matériaux et les ajustages pour corriger ces défauts. La planche de bord est ainsi très réussie avec un dessin agréable et reposant, avec des matériaux valorisants. Le bloc des compteurs, très lisible, mélange heureusement l'affichage digital de la vitesse avec un compte-tours analogique. En termes d'habitabilité, les progrès sont très mesurés par rapport à la précédente version. Cela peut paraître plutôt normal en considérant que cette génération reprend la plateforme de la précédente Mégane, mais la jolie planche de bord se montre très intrusive pour le passager et les réglages des sièges avant offrent une course limitée. Heureusement, le coffre progresse un peu, mais la mise en break s'avère toujours laborieuse. Bonne idée pour la suppression de la roue de secours, remplacée par un bac de rangement sous plancher. Pour les anxieux, un système de surveillance de la pression des pneus est disponible, ainsi que la roue de secours normale sans surcoût. Quel dommage cependant que l'écran de la navigation Carminat ait été "planté" droit en plein milieu de la casquette de la planche de bord ! Non articulé comme dans la précédente génération, il reste en place même éteint et on ne peut que regretter sa présence à cet endroit. Un traitement identique à celui de la LAGUNA, dans laquelle l'écran est noyé au sein de la planche, aurait été infiniment préférable.

Incisive

Malgré une sonorité rauque et trop présente à froid le 1.5 dCi s'acquitte bien de sa tâche. Il se montre volontaire, mais présente un temps de latence perceptible du turbo et affiche peu d'intérêt aux envolées lyriques dans les tours. Des "rétrogradages" sont donc à prévoir pour doubler efficacement, afin de remettre le moteur dans les plages de déclenchement du turbo où il peut donner sa pleine mesure. Déjà connues sous d'autres capots de la marque dont ceux de la précédente génération de Mégane, les capacités dynamiques n'ont donc pas vraiment évolué. C'est au niveau du comportement de la voiture qu'il faut chercher la surprise. Peut-être aidé par ses jantes de 17 pouces, notre modèle d'essai s'est montré incisif, précis dans la direction à la différence de la précédente génération et freinant efficacement. Bref, c'est une vraie réussite sur ce plan par rapport à l'ancien modèle, vite limitée cependant par la modeste puissance du petit moteur. Au chapitre du confort, cette nouvelle Mégane est apparue plus sèche de suspensions que la précédente, peut être également à cause des jantes, mais elle ne s'est surtout pas révélée particulièrement silencieuse, que ce soit au niveau de la transparence moteur, des bruits de roulement ou des bruits d'air. Nous confirmerons cet aspect lors d'essais ultérieurs car la version dCi 130 pourvue du bloc 1,9 litre ne nous avait pas fait cette impression.

Vraiment nouvelle? Pourquoi changer complètement une recette qui gagne ? Avec cette nouvelle génération, RENAULT a manifestement cherché à corriger les quelques défauts que pouvait avoir la précédente version. L'avenir nous dira si cette nouvelle venue tient ses promesses concernant la qualité, sur laquelle le constructeur s'est engagé. Pour le reste, le résultat constitue un ensemble homogène et séduisant qui pourrait bien faire de l'ombre à la concurrence.

Frédéric JOUSSET

2009-04-15