ALFA ROMEO 166 3.0 V6 Super

ESPACE PRESTIGE
  • Grand agrément de conduite
  • Confort et acoustique
  • Esthétique extérieure et intérieure
  • Equipement
  • Consommation
  • Habitabilité arrière
  • Banquette arrière fixe

Prix : 42 700 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 6 cylindres en V - 24s - essence
Cylindrée 2959 cm³
Puissance maxi 220 ch à 6300 tr/min
Couple maxi 27.00 mkg à 5000.00 tr/min

Dimensions

Longueur 4.72 m
Largeur 1.81 m
Hauteur 1.42 m

Poids

Total 1510 kg

Capacités

Coffre de 0 à 490 dm³
Réservoir 72 L
Nb de places 5

Performances

Vitesse maxi 241 km/h
0 à 100 km/h 7.90 s

Environnement

Emission CO2 0 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 9.10
Urbaine 18.30
Mixte 12.50
Essai 12.40

L'as de trèfle

Présentée et commercialisée en octobre 1998, l'ALFA ROMEO 166 est une grande et belle berline représentant le style "sportif" de la catégorie. En France, elle a un peu de mal à s'imposer dans ce segment dominé par les AUDI A6, BMW série 5, MERCEDES classe E et dans lequel la récente PEUGEOT 607 commence à faire sa place. C'est dommage, car les motorisations proposées sont intéressantes, la qualité de fabrication est digne d'un haut de gamme et les tarifs sont plus légers que ceux des allemandes.

Quelle ligne !

La 166 est une classique berline 3 volumes ayant une certaine ressemblance avec sa "petite sœur" la 156 : capot nervuré avec un "bec" agressif et profil en "coin" avec ceinture de caisse assez haute. La 166 longue, large, "assise" sur de grandes jantes en alliage équipées de larges pneus à taille basse dégage une impression de force qui fait se retourner les passants. Cette magnifique carrosserie n'étant absolument pas protégée par la moindre baguette, on limitera les déplacements urbains au strict nécessaire, d'autant plus que la 166 est encombrante, que le rayon de braquage n'est pas très court et que la visibilité arrière laisse à désirer. Tout comme la carrosserie, le tableau de bord est traité dans un style "sportif" : cadrans circulaires à fond blanc, entrelacés, et console légèrement orientée vers le conducteur. Sur cette console prend place l'écran couleur de 5 pouces et les commandes de l'ICS (Integrated Control System) qui regroupe, de série, les fonctions climatisation, ordinateur de bord et autoradio K7 sur toutes les 166. En option sur certaines versions et en série sur la V6 3.0, l'ICS gère également un système de navigation GPS, un système hi-fi BECKER très sophistiqué (10 HP, lecteur CD, ampli numérique) et un téléphone GSM avec kit mains libres (option sur toutes les versions). Testé sur des routes secondaires à 200 km de Paris, le navigateur GPS est plutôt précis, mais il recalcule trop lentement un nouvel itinéraire lorsque l'on ne suit pas le trajet prévu. En ouvrant la porte de la 166, on est très agréablement surpris par l'aspect cossu des matériaux employés, par l'harmonie des couleurs et par les assemblages sans défaut. Un beau cuir beige (de série sur la 3.0 V6), très agréable à l'œil et souple au toucher, recouvrait les sièges très confortables de la voiture essayée. Ces sièges, à commandes électriques et chauffants (série sur 3.0 V6), avec mémorisation de trois réglages pour celui du conducteur, permettent une excellente position de conduite et sont d'une consistance idéale. Les assises sont souples sans être molles et les dossiers offrent un très bon maintien latéral. C'est infiniment plus agréable que la raideur de certains sièges germaniques. A l'arrière les passagers sont correctement installés sur une banquette confortable, à condition qu'ils ne soient que deux. La place du milieu, comme souvent dans les berlines, ne peut servir que de "dépannage". D'ailleurs il n'y a ni appui-tête ni ceinture trois points à cet emplacement. Si le coffre est de bonne dimension, 490 dm3, la banquette fixe interdit tout agrandissement. Déjà, il y a l'ambiance sonore. Le V6 ne fait pas de "bruit", il émet un son doux et velouté au ralenti. En montant les régimes, les amateurs de belles mécaniques sont comblés. La "voix" passe des graves sourds du ralenti aux aigus vibrants des hauts régimes. Une vraie symphonie ! L'oreille n'est pas la seule à être flattée lors des accélérations. Les 220 ch arrachent les 1500 kg de la 166 avec une hargne extraordinaire et leur souffle est inépuisable. Le moteur est admirablement épaulé par une boîte "six" à l'étagement serré et douce de maniement. Il faut toutefois bien guider le levier, qui s'aligne sur l'axe 3-4, pour sélectionner les rapports 5-6. Bien évidemment, la consommation est au diapason de la cylindrée et des performances. N'espérez pas moins de 16 l/100 km sur trajets accidentés et comptez encore 12 litres sur autoroute malgré le régulateur de vitesse calé sur une allure raisonnable. La suspension à bras multiples de la 166 assure un compromis confort stabilité satisfaisant. A vitesse soutenue, même sur revêtements inégaux, les passagers sont bien portés. Par contre à allure réduite, les pneus à taille très basse (245/45 WR 17) répercutent fidèlement les défauts de la chaussée. La tenue de cap à vitesse élevée est impeccable et la 166 se conduit vivement et aisément sur parcours sinueux malgré quelques effets de couple dans la direction. Sous la pluie, les aides électroniques, VDS (contrôle de trajectoire), ASR (antipatinage) et ABS (antiblocage), permettent une cadence élevée sans se faire de frayeurs. Lorsque l'on débraye l'ASR et que l'on enclenche le STR (Sport Throttle Response - réponse sportive de l'accélérateur), la conduite de la 166 devient plus "sauvage" et il ne faut pas oublier que l'on a sous le pied 220 ch qui ont tendance à malmener le train avant.

Quel équipement !

Tout comme la carrosserie, le tableau de bord est traité dans un style "sportif" : cadrans circulaires à fond blanc, entrelacés, et console légèrement orientée vers le conducteur. Sur cette console prend place l'écran couleur de 5 pouces et les commandes de l'ICS (Integrated Control System) qui regroupe, de série, les fonctions climatisation, ordinateur de bord et autoradio K7 sur toutes les 166. En option sur certaines versions et en série sur la V6 3.0, l'ICS gère également un système de navigation GPS, un système hi-fi BECKER très sophistiqué (10 HP, lecteur CD, ampli numérique) et un téléphone GSM avec kit mains libres (option sur toutes les versions). Testé sur des routes secondaires à 200 km de Paris, le navigateur GPS est plutôt précis, mais il recalcule trop lentement un nouvel itinéraire lorsque l'on ne suit pas le trajet prévu.

En ouvrant la porte de la 166, on est très agréablement surpris par l'aspect cossu des matériaux employés, par l'harmonie des couleurs et par les assemblages sans défaut. Un beau cuir beige (de série sur la 3.0 V6), très agréable à l'œil et souple au toucher, recouvrait les sièges très confortables de la voiture essayée. Ces sièges, à commandes électriques et chauffants (série sur 3.0 V6), avec mémorisation de trois réglages pour celui du conducteur, permettent une excellente position de conduite et sont d'une consistance idéale. Les assises sont souples sans être molles et les dossiers offrent un très bon maintien latéral. C'est infiniment plus agréable que la raideur de certains sièges germaniques. A l'arrière les passagers sont correctement installés sur une banquette confortable, à condition qu'ils ne soient que deux. La place du milieu, comme souvent dans les berlines, ne peut servir que de "dépannage". D'ailleurs il n'y a ni appui-tête ni ceinture trois points à cet emplacement. Si le coffre est de bonne dimension, 490 dm3, la banquette fixe interdit tout agrandissement.

Mais surtout, quel moteur !

Déjà, il y a l'ambiance sonore. Le V6 ne fait pas de "bruit", il émet un son doux et velouté au ralenti. En montant les régimes, les amateurs de belles mécaniques sont comblés. La "voix" passe des graves sourds du ralenti aux aigus vibrants des hauts régimes. Une vraie symphonie ! L'oreille n'est pas la seule à être flattée lors des accélérations. Les 220 ch arrachent les 1500 kg de la 166 avec une hargne extraordinaire et leur souffle est inépuisable. Le moteur est admirablement épaulé par une boîte "six" à l'étagement serré et douce de maniement. Il faut toutefois bien guider le levier, qui s'aligne sur l'axe 3-4, pour sélectionner les rapports 5-6. Bien évidemment, la consommation est au diapason de la cylindrée et des performances. N'espérez pas moins de 16 l/100 km sur trajets accidentés et comptez encore 12 litres sur autoroute malgré le régulateur de vitesse calé sur une allure raisonnable. La suspension à bras multiples de la 166 assure un compromis confort stabilité satisfaisant. A vitesse soutenue, même sur revêtements inégaux, les passagers sont bien portés. Par contre à allure réduite, les pneus à taille très basse (245/45 WR 17) répercutent fidèlement les défauts de la chaussée. La tenue de cap à vitesse élevée est impeccable et la 166 se conduit vivement et aisément sur parcours sinueux malgré quelques effets de couple dans la direction. Sous la pluie, les aides électroniques, VDS (contrôle de trajectoire), ASR (antipatinage) et ABS (antiblocage), permettent une cadence élevée sans se faire de frayeurs. Lorsque l'on débraye l'ASR et que l'on enclenche le STR (Sport Throttle Response - réponse sportive de l'accélérateur), la conduite de la 166 devient plus "sauvage" et il ne faut pas oublier que l'on a sous le pied 220 ch qui ont tendance à malmener le train avant.

Dire que cette magnifique voiture est séduisante est un euphémisme. Elle est tellement belle, chaleureuse et performante que l'on en oublie sa consommation élevée et son habitabilité arrière un peu juste. Et puis, c'est une ALFA ROMEO.

Daniel DECHENE

2000-10-01