CITROEN C5 2.0 HDi Exclusive BVA

ESPACE BERLINE
  • Confort exceptionnel
  • Stabilité imperturbable
  • Ligne séduisante
  • Silence
  • Consommation et malus avec la boîte auto
  • Ergonomie inhabituelle
  • Poids excessif
  • Suppression du hayon

Prix : 32 850 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 4 cylindres en ligne - 16 soupapes Turbo Diesel injection directe rampe commune
Cylindrée 1997 cm³
Puissance maxi 138 ch à 4000 tr/min
Couple maxi 32.40 mkg à 2000.00 tr/min

Dimensions

Longueur 4.78 m
Largeur 1.86 m
Hauteur 1.45 m

Poids

Total 1658 kg

Capacités

Coffre de 439 à 0 dm³
Réservoir 71 L
Nb de places 5

Performances

Vitesse maxi 201 km/h
0 à 100 km/h 11.80 s

Environnement

Emission CO2 189 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 5.50
Urbaine 9.90
Mixte 7.10
Essai 7.30

Douceur hydraulique

La présentation de la deuxième génération de C5 aura été l’occasion pour CITROËN de changer la philosophie de sa familiale. Sur ce segment de marché, attaqué par les monospaces compacts, tel le C4 Picasso, ou les SUV, seules les berlines haut de gamme, notamment le trio allemand AUDI A4, BMW Série 3 et MERCEDES Classe C, tirent désormais leur épingle du jeu. CITROËN a bien appris la leçon et a remplacé la précédente C5, à la ligne massive, par une très belle voiture, aussi bien en berline qu’en break.

Plus jolie… moins pratique

Autant la ligne de la première C5, même après le "lifting" bénéfique de 2004, n'en faisait pas un canon de l'esthétique automobile, autant le design de la nouvelle venue la situe parmi les plus belles réalisations actuelles. Les trois berlines allemandes citées précédemment semblent avoir été source d'inspiration. Face avant imposante avec un grand capot nervuré, profil effilé avec une belle arche de toit en ellipse reposant sur une ceinture de caisse haute, arrière court avec un capot de coffre terminé par un léger becquet, donnent à cette berline des airs à la fois de limousine ou de coupé suivant l'angle de vision. Malheureusement, on ne peut pas tout avoir. Pour ne pas gâcher la pureté des formes, le hayon bien pratique s'ouvrant sur le grand coffre de la C5 "I" a disparu, laissant place à un coffre classique d'un volume malgré tout correct (439 litres). Toutefois une originale glace arrière concave permet une large ouverture du capot de coffre et la banquette arrière se rabat offrant une longueur de chargement intéressante mais d'une hauteur limitée. Ceux qui veulent conserver le côté pratique de leur voiture pourront choisir le break, nommé "Tourer", très beau lui aussi. Evidemment le "Tourer" est plus cher (+ 1.000 €), encore plus lourd et encombrant et consomme (un peu) plus que la berline. Comme la ligne, l'intérieur de la C5 a pris un "coup de jeune". Beaux matériaux, belle finition, on se sent bien à bord, d'autant plus que la version "Exclusive" est très bien dotée. La climatisation automatique bizone, les sièges à réglages électriques avec deux positions mémorisables pour le côté conducteur, l'habillage en cuir et tissu de la sellerie, le vitrage latéral feuilleté, favorable pour l'acoustique, sont des équipements qui participent grandement à rendre la vie à bord agréable. Par contre, l'ergonomie du volant à moyeu fixe, originalité des CITROËN récentes, ne m'a pas convaincu tout comme les boutons nombreux et petits du bloc climatisation et radio. On est obligé de quitter la route des yeux pour appuyer sur la touche désirée (dix de chaque côté du moyeu !) et en plus, avec le moyeu fixe, dès que la voiture ne roule plus parfaitement droit, les mains en tournant le volant se décalent par rapport aux commandes qui, elles, n'ont pas bougé. La particularité des CITROËN de milieu et de haut de gamme, depuis la DS en 1955, est la fameuse suspension hydraulique. La C5 "II" déroge à moitié à la règle en étant équipée, sur les versions de début de gamme, d'une suspension dite "métallique" avec de classiques ressorts en acier, les versions haut de gamme recevant la suspension Hydractive III+. Cette suspension hydraulique offre aux véhicules qui en sont équipés un compromis de premier ordre entre confort et tenue de route. En plus de cinquante ans, CITROËN a peaufiné son système et l'impression de se déplacer sur un tapis volant, gommant les petites et les grosses aspérités du revêtement est unique en son genre. Même les ralentisseurs se passent en douceur. L'électronique est venue au secours de l'hydraulique en gommant les ondulations des DS qui avaient tendance à faire chavirer les estomacs fragiles. Par ailleurs, l'électronique gère également les hauteurs de la caisse d'après la vitesse et l'état du revêtement et module la fermeté de la suspension en fonction des paramètres de la dynamique du véhicule. Associée à des trains roulants sophistiqués, des voies larges et un grand empattement, cette suspension confère à la C5 une stabilité imperturbable. Encore un avantage et non des moindres, l'assiette du véhicule est maintenue à l'horizontal quelle que soit la charge, garantissant une tenue de route homogène en toutes circonstances. Le freinage n'est pas en reste et fait preuve d'une efficacité remarquable, mais l'assistance, très forte, ne facilite pas le dosage. Avec ses dimensions imposantes, la C5 n'est pas particulièrement à l'aise dans les rues étroites, d'autant plus que le diamètre de braquage est lui aussi imposant (12 mètres) et la visibilité vers l'arrière n'est pas vraiment panoramique. Par contre la boîte de vitesses automatique, douce et réactive, est agréable en circulation dense mais elle est très pénalisante en consommation urbaine, deux litres de plus qu'avec une boîte manuelle. La C5 s'apprécie surtout sur la route. Pourtant, en regardant la fiche technique, on peut craindre une certaine inertie avec 138 chevaux pour animer pas loin d'une tonne sept à vide. C'est vrai que les accélérations n'ont rien d'extraordinaire, mais le couple généreux et la boîte automatique rétrogradant volontiers, surtout en mode "sport", donnent à la C5 un allant satisfaisant même sur routes accidentées. En plus des modes "normal" et "sport", la boîte possède une fonction séquentielle permettant de changer manuellement les vitesses. Malheureusement, cette boîte est chère (1.200 €) et grève sérieusement le budget carburant. Lors de l'essai réalisé essentiellement sur routes et autoroutes, la consommation s'est établie à 7,3 litres aux cent kilomètres, correspondant à la consommation "mixte" du constructeur (7,1 litres) et représentant plus d'un litre de plus que les chiffres annoncés pour la C5 HDi 138 à boîte manuelle (6 litres). Par ailleurs, l'automatique, rejetant 189 grammes de CO2 par kilomètre est pénalisée par un malus de 750 € alors qu'avec la boîte manuelle la C5 n'est pas taxée (157 g/km de CO2).

Intérieur agréable

Comme la ligne, l'intérieur de la C5 a pris un "coup de jeune". Beaux matériaux, belle finition, on se sent bien à bord, d'autant plus que la version "Exclusive" est très bien dotée. La climatisation automatique bizone, les sièges à réglages électriques avec deux positions mémorisables pour le côté conducteur, l'habillage en cuir et tissu de la sellerie, le vitrage latéral feuilleté, favorable pour l'acoustique, sont des équipements qui participent grandement à rendre la vie à bord agréable. Par contre, l'ergonomie du volant à moyeu fixe, originalité des CITROËN récentes, ne m'a pas convaincu tout comme les boutons nombreux et petits du bloc climatisation et radio. On est obligé de quitter la route des yeux pour appuyer sur la touche désirée (dix de chaque côté du moyeu !) et en plus, avec le moyeu fixe, dès que la voiture ne roule plus parfaitement droit, les mains en tournant le volant se décalent par rapport aux commandes qui, elles, n'ont pas bougé.

Confort royal et comportement impérial

La particularité des CITROËN de milieu et de haut de gamme, depuis la DS en 1955, est la fameuse suspension hydraulique. La C5 "II" déroge à moitié à la règle en étant équipée, sur les versions de début de gamme, d'une suspension dite "métallique" avec de classiques ressorts en acier, les versions haut de gamme recevant la suspension Hydractive III+. Cette suspension hydraulique offre aux véhicules qui en sont équipés un compromis de premier ordre entre confort et tenue de route. En plus de cinquante ans, CITROËN a peaufiné son système et l'impression de se déplacer sur un tapis volant, gommant les petites et les grosses aspérités du revêtement est unique en son genre. Même les ralentisseurs se passent en douceur. L'électronique est venue au secours de l'hydraulique en gommant les ondulations des DS qui avaient tendance à faire chavirer les estomacs fragiles. Par ailleurs, l'électronique gère également les hauteurs de la caisse d'après la vitesse et l'état du revêtement et module la fermeté de la suspension en fonction des paramètres de la dynamique du véhicule. Associée à des trains roulants sophistiqués, des voies larges et un grand empattement, cette suspension confère à la C5 une stabilité imperturbable. Encore un avantage et non des moindres, l'assiette du véhicule est maintenue à l'horizontal quelle que soit la charge, garantissant une tenue de route homogène en toutes circonstances. Le freinage n'est pas en reste et fait preuve d'une efficacité remarquable, mais l'assistance, très forte, ne facilite pas le dosage.

Routière peu à l'aise en ville

Avec ses dimensions imposantes, la C5 n'est pas particulièrement à l'aise dans les rues étroites, d'autant plus que le diamètre de braquage est lui aussi imposant (12 mètres) et la visibilité vers l'arrière n'est pas vraiment panoramique. Par contre la boîte de vitesses automatique, douce et réactive, est agréable en circulation dense mais elle est très pénalisante en consommation urbaine, deux litres de plus qu'avec une boîte manuelle. La C5 s'apprécie surtout sur la route. Pourtant, en regardant la fiche technique, on peut craindre une certaine inertie avec 138 chevaux pour animer pas loin d'une tonne sept à vide. C'est vrai que les accélérations n'ont rien d'extraordinaire, mais le couple généreux et la boîte automatique rétrogradant volontiers, surtout en mode "sport", donnent à la C5 un allant satisfaisant même sur routes accidentées. En plus des modes "normal" et "sport", la boîte possède une fonction séquentielle permettant de changer manuellement les vitesses. Malheureusement, cette boîte est chère (1.200 €) et grève sérieusement le budget carburant. Lors de l'essai réalisé essentiellement sur routes et autoroutes, la consommation s'est établie à 7,3 litres aux cent kilomètres, correspondant à la consommation "mixte" du constructeur (7,1 litres) et représentant plus d'un litre de plus que les chiffres annoncés pour la C5 HDi 138 à boîte manuelle (6 litres). Par ailleurs, l'automatique, rejetant 189 grammes de CO2 par kilomètre est pénalisée par un malus de 750 € alors qu'avec la boîte manuelle la C5 n'est pas taxée (157 g/km de CO2).

La CITROËN C5 est séduisante à bien des égards, à commencer par sa ligne de star et son intérieur agréable qui peuvent attirer ceux qui sont tentés par les prestigieuses allemandes, mais surtout par le confort et la sécurité apportés par la toujours remarquable suspension hydraulique pilotée électroniquement. Le moteur 2.0 HDi 138 présente également un bilan favorable, mais la masse imposante de la C5 l'étouffe un peu et la boîte automatique, pourtant sophistiquée, a tendance à le faire trop consommer. Les habitués de la première C5 regretteront une habitabilité et un coffre un peu en retrait ainsi que l'abandon du hayon, très pratique pour transporter des objets encombrants. Le magnifique break "Tourer" leur permettra d'associer esthétique et aspects pratiques.

Daniel DECHENE

2009-04-30