FORD Focus RS

ESPACE SPORTIVE
  • Esthétique
  • Sensations de conduite
  • Puissance moteur
  • Freinage
  • Intérieur classique
  • Faible diamètre de braquage

Prix : 33 650 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 5 cylindres - 20 soupapes Essence - turbocompressé
Cylindrée 2522 cm³
Puissance maxi 305 ch à 6500 tr/min
Couple maxi 44.00 mkg à 2300.00 tr/min

Dimensions

Longueur 4.40 m
Largeur 1.84 m
Hauteur 1.50 m

Poids

Total 1468 kg

Capacités

Coffre de 385 à 0 dm³
Réservoir 62 L
Nb de places 4

Performances

Vitesse maxi 263 km/h
0 à 100 km/h 5.90 s

Environnement

Emission CO2 225 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 9.40
Urbaine 13.90
Mixte 10.50
Essai 0.00

Tout simplement démoniaque

La lignée des versions RS est disponible chez FORD depuis les années 1970 avec la première FORD Escort RS 1600. Depuis, chaque modèle a été gage de performance. La première version de la Focus RS sortie en petite série avait rendu la presse spécialisée unanime quant à ses performances. Restait donc à FORD d’essayer de faire aussi bien avec sa Focus II. C’est donc l’objectif que le constructeur a donné à Jost Capito responsable du département "Performance Vehicule" avec un cahier des charges technique et financier serré pour la plus puissance des tractions du marché. Il se dit d’ailleurs que la première version de la Focus RS en 2002 n’a pas eu la rentabilité escomptée par FORD.

Un look tape à l’œil, proche d’une WRC

Dans sa robe verte, notre Focus RS d’essai ne manque pas d’attirer le regard autant par sa couleur "flashy" que par sa ligne musculeuse. Preuve en est, la présence de nombreuses personnes autour de notre bolide d’essai à l’arrêt et des regards qu’elle attire sur la route. Extérieurement, cette version hypersportive de la Focus se distingue de la version ST par des voies élargies de 40 millimètres et des passages de roues surdimensionnés, le tout avec un bas de caisse surbaissé à tel point qu’une attention particulière est à apporter lors des passages des dos d'âne en ville. Les jantes de 19 pouces montées en 235/35 complètent ce tableau. La proue intègre une large grille noire qui tranche avec le coloris du reste du véhicule et ne demande qu’à gaver en air le radiateur pour faciliter les échanges thermiques et faire respirer la bête. L’avant de l’auto est plutôt réussi à mon goût mais l’arrière m’a semblé un peu trop massif au niveau des passages de roues arrière même si le double échappement couplé à l’extracteur d’air est du meilleur effet. De plus, ce dernier participe directement à l’aérodynamique et donc à la tenue de l’auto. Quant au becquet à double lame, il est tout simplement du meilleur effet et participe à la fluidité des lignes de cette Focus RS. La seule vraie faute de goût est marquée par les fausses grilles situées sous les feux au xénon et au niveau des passages de roues. Les feux épousent parfaitement les lignes de l’auto et lui donnent une allure de félin. Tout semble donc pensé dans les moindres détails et dans l’ensemble, c’est presque du 100% positif au niveau de la ligne. Intérieurement pas d’exubérance !! Hormis les superbes sièges "Recaro" dont le garnissage est assorti à la couleur extérieure, l’intérieur reste celui d’une Focus de série avec ses imposants comodos de part et d’autre du volant. Seuls quelques signes RS sur le levier de vitesses et sur les plaques de seuil rappellent le caractère sportif de l’auto. Les plastiques sont assez "soft" avec des incrustations de faux carbone : rien de vraiment spécifique. Les trois cadrans supplémentaires dont le manomètre de pression de suralimentation, disposés sur le haut de la console centrale, sont spécifiques à la version RS et complètent le caractère sportif de la voiture. Trop petits, ils ne sont pas réellement d’une grande utilité. En conduite sportive, l’attention étant principalement portée sur la trajectoire, ils se trouvent en dehors du champ de vision. Quatre finitions sont disponibles. La version de base déjà bien équipée peut être complétée du pack RS, du pack RS + couplé à l’alarme périmétrique et enfin du pack RS technologique qui comprend le système de navigation et petit gadget, d'une camera de recul. Les volumes internes restent très agréables, les places arrière sont assez facilement accessibles et les grands gabarits y trouveront facilement leur place y compris au niveau des jambes. Il est cependant à noter que la Focus RS est une quatre places exclusivement. Exit donc les départs en famille nombreuse, ce n'est pas la vocation première de la voiture, même si le volume du coffre est lui très disponible. Les sièges épousent parfaitement le corps, la position de conduite est assez haute. Malheureusement, ils ne permettent pas de réglage en hauteur sauf passage spécifique chez le concessionnaire pour une adaptation. Dans les enchainements de virages rapides, la présence d’un harnais aurait été également appréciable pour un meilleur maintien tellement l’auto à de puissance à revendre. Sur le papier, le moteur est repris de la version ST mais suralimenté pour les besoins de cette version hyper sport, poussant la puissance à 305 chevaux, le tout sur les seules roues avant. Un bel exploit quand on sait que la concurrence (SUBARU STI ou MITSUBISHI Lancer Evo X) a choisi la transmission intégrale, un choix judicieux mais qui gomme un peu le réel plaisir de conduire. FORD a donc su non seulement dessiner une voiture belle au regard mais également agréable au niveau des sensations de conduite car prendre le pari de transmettre l’équivalent du couple d’une PORSCHE aux roues avant était osé. Pour cela, FORD a intégré de série un différentiel à glissement limité "Qaife" et un système de suspensions "RevoKnuckle" pour diminuer les effets de couple au volant et assurer une meilleure tenue de route en courbe. De nouveaux ensembles ressorts/amortisseurs ainsi qu'une barre antiroulis plus longue et de plus grande épaisseur à l’arrière, ont été ajoutés. Et le résultat est plutôt bluffant. Sur le papier, nous n’aurions pas été nombreux à penser que ce pari aurait pu être aussi bien rempli. D’ailleurs, la Focus RS a été développée sans ESP de façon à optimiser les réactions naturelles, l’ESP restant seulement un "simple" système de sécurité. Tout a donc été pensé pour le plaisir de conduire.. Un véritable jouet pour grand enfant. Après s'être installé au fond des sièges baquet et le bouton "Power" enclenché, on est marqué au premier contact par la facilité avec laquelle cette Focus se faufile en ville et se conduit sur tous les types de route. Le moteur est souple, la boîte agréable, seules les suspensions assez fermes fatiguent un peu sur les longs trajets. En cinquième, elle repart sans problème et sans à-coup. Jusque là, il est donc difficile de lui trouver des défauts, c’est un 100% de réussite. Il nous reste donc maintenant à savoir ce qu’elle donne en conduite plus musclée… Une simple comparaison suffira pour vous donner une idée des sensations que l’on peut ressentir au volant. Pour les motards comme moi, les sensations que vous procurent cette Focus RS sont celles d’une DUCATI hyper sport aux violences de l’accélération comme en sensations de conduire. Les performances sont vraiment bluffantes, on a l’impression que jamais la puissance moteur ne va s’essouffler et cela sur tous les rapports. Elle met tous vos sens en éveil !!! Tout d’abord vous avez le bruit, particulièrement soigné à l’extérieur comme à l’intérieur via le boîtier "sound symposer" qui entre en action vers 1.800 tr/mn. On a l’impression que la bête est prête à rugir à chaque moment. Du côté des accélérations, les 5,9 secondes pour le 0 à 100 km/h sont loin d’être représentatifs de la violence des accélérations que l’on peut ressentir lors de la mise en action du turbo. La Focus RS est véritablement tirée de l’avant. La transmission de la puissance aux roues avant est parfaite, aidée par l’électronique qui limite le couple sur les deux premiers rapports à 36,8 mkg et libère les 44 mkg sur les suivants. Entre 2.300 tr/mn et la coupure portée ponctuellement à 7.500 tr/mn, le couple est à son comble et vous êtes véritablement catapultés. L’adrénaline ne fait que monter... Seul petit point noir, quelques remontées dans la direction imposent impérativement de conserver les deux mains sur le volant pour ne pas se laisser surprendre par le déplacement en "crabe" occasionnel de l’auto lorsque la suralimentation s’enclenche. Elle est tout simplement d’une redoutable efficacité avec une précision du train avant qui permet de négocier parfaitement toutes les courbes avec une vitesse de passage que la morale pourrait réprouver. Mais quel bonheur !!! Le freinage de son côté est assuré par des disques ventilés de 336 mm à l’avant et de 300 mm à l’arrière, pour être à la hauteur des accélérations et permet de retarder au maximum l’entrée en virage sur route sinueuse et de repartir de plus belle ensuite au point de se laisser vite griser par les sensations. Gare donc à ne pas se laisser aller…. Seule question que l’on pourrait être en droit de se poser : quelle performance peut-on espérer d’une traction de 305 chevaux sur route humide voire en montagne sur route neigeuse ? La puissance est elle toujours aussi disponible ? La tenue de route reste t'elle toujours la même ? Dans ce cas de figure, les modèles équipés d’une transmission intégrale reprendront surement le dessus mais c’est bien là le seul moment où cet avion de chasse sera dépassé par la concurrence tant elle domine sa catégorie des compactes sportives.

Un intérieur presque trop ordinaire…

Intérieurement pas d’exubérance !! Hormis les superbes sièges "Recaro" dont le garnissage est assorti à la couleur extérieure, l’intérieur reste celui d’une Focus de série avec ses imposants comodos de part et d’autre du volant. Seuls quelques signes RS sur le levier de vitesses et sur les plaques de seuil rappellent le caractère sportif de l’auto. Les plastiques sont assez "soft" avec des incrustations de faux carbone : rien de vraiment spécifique. Les trois cadrans supplémentaires dont le manomètre de pression de suralimentation, disposés sur le haut de la console centrale, sont spécifiques à la version RS et complètent le caractère sportif de la voiture. Trop petits, ils ne sont pas réellement d’une grande utilité. En conduite sportive, l’attention étant principalement portée sur la trajectoire, ils se trouvent en dehors du champ de vision. Quatre finitions sont disponibles. La version de base déjà bien équipée peut être complétée du pack RS, du pack RS + couplé à l’alarme périmétrique et enfin du pack RS technologique qui comprend le système de navigation et petit gadget, d'une camera de recul. Les volumes internes restent très agréables, les places arrière sont assez facilement accessibles et les grands gabarits y trouveront facilement leur place y compris au niveau des jambes. Il est cependant à noter que la Focus RS est une quatre places exclusivement. Exit donc les départs en famille nombreuse, ce n'est pas la vocation première de la voiture, même si le volume du coffre est lui très disponible. Les sièges épousent parfaitement le corps, la position de conduite est assez haute. Malheureusement, ils ne permettent pas de réglage en hauteur sauf passage spécifique chez le concessionnaire pour une adaptation. Dans les enchainements de virages rapides, la présence d’un harnais aurait été également appréciable pour un meilleur maintien tellement l’auto à de puissance à revendre.

Passer 305 chevaux aux seules roues avant... Défit relevé

Sur le papier, le moteur est repris de la version ST mais suralimenté pour les besoins de cette version hyper sport, poussant la puissance à 305 chevaux, le tout sur les seules roues avant. Un bel exploit quand on sait que la concurrence (SUBARU STI ou MITSUBISHI Lancer Evo X) a choisi la transmission intégrale, un choix judicieux mais qui gomme un peu le réel plaisir de conduire. FORD a donc su non seulement dessiner une voiture belle au regard mais également agréable au niveau des sensations de conduite car prendre le pari de transmettre l’équivalent du couple d’une PORSCHE aux roues avant était osé. Pour cela, FORD a intégré de série un différentiel à glissement limité "Qaife" et un système de suspensions "RevoKnuckle" pour diminuer les effets de couple au volant et assurer une meilleure tenue de route en courbe. De nouveaux ensembles ressorts/amortisseurs ainsi qu'une barre antiroulis plus longue et de plus grande épaisseur à l’arrière, ont été ajoutés. Et le résultat est plutôt bluffant. Sur le papier, nous n’aurions pas été nombreux à penser que ce pari aurait pu être aussi bien rempli. D’ailleurs, la Focus RS a été développée sans ESP de façon à optimiser les réactions naturelles, l’ESP restant seulement un "simple" système de sécurité. Tout a donc été pensé pour le plaisir de conduire.. Un véritable jouet pour grand enfant.

De l’adrénaline à l’état pur

Après s'être installé au fond des sièges baquet et le bouton "Power" enclenché, on est marqué au premier contact par la facilité avec laquelle cette Focus se faufile en ville et se conduit sur tous les types de route. Le moteur est souple, la boîte agréable, seules les suspensions assez fermes fatiguent un peu sur les longs trajets. En cinquième, elle repart sans problème et sans à-coup. Jusque là, il est donc difficile de lui trouver des défauts, c’est un 100% de réussite. Il nous reste donc maintenant à savoir ce qu’elle donne en conduite plus musclée… Une simple comparaison suffira pour vous donner une idée des sensations que l’on peut ressentir au volant. Pour les motards comme moi, les sensations que vous procurent cette Focus RS sont celles d’une DUCATI hyper sport aux violences de l’accélération comme en sensations de conduire. Les performances sont vraiment bluffantes, on a l’impression que jamais la puissance moteur ne va s’essouffler et cela sur tous les rapports. Elle met tous vos sens en éveil !!! Tout d’abord vous avez le bruit, particulièrement soigné à l’extérieur comme à l’intérieur via le boîtier "sound symposer" qui entre en action vers 1.800 tr/mn. On a l’impression que la bête est prête à rugir à chaque moment. Du côté des accélérations, les 5,9 secondes pour le 0 à 100 km/h sont loin d’être représentatifs de la violence des accélérations que l’on peut ressentir lors de la mise en action du turbo. La Focus RS est véritablement tirée de l’avant. La transmission de la puissance aux roues avant est parfaite, aidée par l’électronique qui limite le couple sur les deux premiers rapports à 36,8 mkg et libère les 44 mkg sur les suivants. Entre 2.300 tr/mn et la coupure portée ponctuellement à 7.500 tr/mn, le couple est à son comble et vous êtes véritablement catapultés. L’adrénaline ne fait que monter... Seul petit point noir, quelques remontées dans la direction imposent impérativement de conserver les deux mains sur le volant pour ne pas se laisser surprendre par le déplacement en "crabe" occasionnel de l’auto lorsque la suralimentation s’enclenche. Elle est tout simplement d’une redoutable efficacité avec une précision du train avant qui permet de négocier parfaitement toutes les courbes avec une vitesse de passage que la morale pourrait réprouver. Mais quel bonheur !!! Le freinage de son côté est assuré par des disques ventilés de 336 mm à l’avant et de 300 mm à l’arrière, pour être à la hauteur des accélérations et permet de retarder au maximum l’entrée en virage sur route sinueuse et de repartir de plus belle ensuite au point de se laisser vite griser par les sensations. Gare donc à ne pas se laisser aller…. Seule question que l’on pourrait être en droit de se poser : quelle performance peut-on espérer d’une traction de 305 chevaux sur route humide voire en montagne sur route neigeuse ? La puissance est elle toujours aussi disponible ? La tenue de route reste t'elle toujours la même ? Dans ce cas de figure, les modèles équipés d’une transmission intégrale reprendront surement le dessus mais c’est bien là le seul moment où cet avion de chasse sera dépassé par la concurrence tant elle domine sa catégorie des compactes sportives.

Personnellement j’adore. Parmi toutes les voitures à caractère sportif que j’ai pu avoir l’occasion d’essayer, cette FORD Focus RS occupe les premières places. Tout est idéalement pensé pour un plaisir de conduite à l’adrénaline pure, un moteur rageur, une tenue de route quasi parfaite, des sensations exceptionnelles à vous en donner des frissons. Et comment ne pas apprécier de disposer encore d’une bonne vieille boîte méca pour un pilotage à l’ancienne. Encore un grand merci aux ingénieurs de FORD de nous fournir un jouet pour adulte à moins de 34.000 Euro… Beaucoup d’autres constructeurs devraient prendre exemple. Si je pouvais formuler une seule demande à Mr Jost Capito, ce serait de nous fournir une version "hyper light" à la façon RENAULT Megane R26R. Un vrai cocktail explosif !!!

Stéphane PEREZZAN

2009-11-05