SSANGYONG Kyron 270 XDI Luxe BVA

ESPACE TOUT TERRAIN
  • Esthétique agréable et valorisante
  • Moteur volontaire
  • Intérieur agréable et bien équipé
  • Confort de suspension
  • Prix par rapport à la concurrence
  • Mode séquentiel de la boîte auto peu agréable

Prix : 34 990 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 5 cylindres en ligne turbo diesel injection directe et rampe commune
Cylindrée 2696 cm³
Puissance maxi 165 ch à 4000 tr/min
Couple maxi 34.00 mkg à 3250.00 tr/min

Dimensions

Longueur 4.66 m
Largeur 1.88 m
Hauteur 1.75 m

Poids

Total 2010 kg

Capacités

Coffre de 495 à 1850 dm³
Réservoir 75 L
Nb de places 5

Performances

Vitesse maxi 174 km/h
0 à 100 km/h 0.00 s

Environnement

Emission CO2 242 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 8.60
Urbaine 11.10
Mixte 9.50
Essai 0.00

Passera-t-il inaperçu ?

Malgré une année 2009 très difficile, puisque le constructeur coréen a essuyé une quasi faillite en janvier, de longues et dures grèves en été et enfin un plan de sauvetage en décembre, SSANGYONG est toujours présent dans notre pays avec une étroite gamme de quatre véhicules, plutôt positionnée dans le haut de gamme et les gros gabarits. Ne reniant pas ses prédécesseurs Musso et Korando de par la vocation, notre Kyron d’essai est donc bien un 4x4 mais affiche un physique bien plus agréable et contemporain. Il a d’ailleurs bénéficié d’un heureux restyling en 2007 afin de corriger de petites erreurs de style et le rendre plus agréable à l'œil

Un style démarqué, mais pas trop

On se retrouve donc avec un imposant 4x4, posé sur de non moins énormes pneus (255/60-18), qui vous fait de l’œil avec sa calandre typique. Car c’est ici la marque de fabrique SSANGYONG que d’arborer une fière calandre à l’ancienne en forme de bouche "tout sourire". La marque est donc immédiatement identifiable de l’avant, ce qui est moins le cas sur les autres angles de vue. Tant mieux diront certains, dommage pour l’anticonformisme diront d’autres. Mais comme souvent l’originalité se paie au prix fort (et pas dans le bon sens du terme si l'on parle chiffre de vente), on ne peut que comprendre le choix de SSANGYONG de revenir à un dessin plus classique. Le Kyron a une ceinture de caisse haute se finissant sur le hayon, des passages de roues marqués, des ailes arrière originalement soulignées depuis la porte avant et une haute porte arrière comprenant une vitre assez petite et reprenant le dessin de la calandre. La silhouette est plaisante et fait même "classe", d’autant que vous le croiserez (ou choisirez…) souvent en noir, gris clair ou gris foncé (toutes métallisées, moyennant un surcoût de 500 € ; ceci étant la seule option possible !), voire en blanc. Pas la peine d’imaginer se démarquer avec une couleur atypique, non, le choix restreint cantonne le propriétaire à adopter les us et coutumes de la communauté… A l’intérieur, après être monté dans l’engin, l’accueil est à première vue de bonne facture et sent bon le cuir. Celui-ci recouvre entièrement la sellerie, avec un beau toucher mais dans le même noir que le reste de l’habitacle. Ce n’est donc pas la luminosité qui blessera l’œil, mais plutôt la qualité moyenne des plastiques du tableau de bord. L’ergonomie est un peu déroutante mais l’on doit bien s’y habituer après quelque temps. L’impression générale est donc en retrait de ce que la plastique extérieure suggérait, mais si la présentation ne peut rivaliser avec celle des concurrents germaniques, on ne peut pas dire qu’il y a des lacunes d’équipements, si ce n’est peut-être l’absence d’un GPS intégré. Autre insatisfaction, l’impossibilité de régler le volant en profondeur d’autant que celui-ci est placé assez loin du conducteur. Par contre, on retrouve ce sentiment de puissance à dominer visuellement la route, et combiné aux généreuses places, à l’avant comme à l’arrière, on se sent bien à son bord. Le coffre est quant à lui plus mesuré mais la modularité de la banquette 60-40 permet de récupérer du volume au besoin. On saluera la déconcertante facilité à basculer ces dossiers, lesquels forment un coffre à plancher plat une fois rabattus. Au chapitre dynamique, le Kyron s’en tire plutôt bien, surtout dans cette version Luxe doté du moteur 5 cylindres 2,7 litres XDI. Le couple important permet de ne pas souffrir du poids de l’engin et la puissance est suffisante pour offrir de belles performances quand le pied écrase l’accélérateur. Secondé obligatoirement par une boîte de vitesses automatique T-tronic à cinq rapports, il est de surcroît relativement économe puisqu’il se contente de 11 litres aux cent kilomètres en moyenne. La boîte peut aussi fonctionner en mode séquentiel (au volant) mais la gestion étant plutôt "à l’ancienne", le passage des vitesses devient vite pénible, alors autant rester sur le "vrai" automatique qui lui est vraiment bien accordé avec ce type de véhicule. Singulièrement, et seulement avec cette motorisation, la transmission est permanente aux quatre roues (AWD), avec une répartition constante du couple de 60% à l’arrière et 40% à l’avant, ce qui assure une motricité toujours optimale (en prime, on a aussi l’antipatinage ASR). La liaison au sol est assurée par des roues indépendantes, avec double triangulation à l’avant. Cela procure une certaine efficacité mais contient difficilement le roulis puisque SSANGYONG a privilégié le confort à la sportivité, et ce malgré l’ARP (contrôle actif de roulis). Bizarrement, on ressent aussi quelques trépidations aux passages de raccords de bitume ou de trous dans la chaussée, plutôt typiques des trains rigides et mal guidés... Surprenant puisqu'équipé du BAS (assistance au freinage d’urgence), le freinage manque de puissance et nécessite une pression importante lors d’un arrêt inopiné. Mais en d’autres circonstances, il sait se faire oublier et remplit son office et même bien plus avec les ABD (Automatic Brake Differential), ABS (Antilock Brake System), EBD (Electronic Brake-force Distribution) et ESP (Electronic Stability Program) (ouf !). Et pour en finir avec les abréviations, l’HDC (Hill Descent Control) est sensé "contrôler l’allure du véhicule en descente en intervenant sur la gestion moteur ou les freins, ces derniers agissant sur chacune des roues pour réguler automatiquement la vitesse du véhicule" : à part en tout terrain (ou sur la neige, et encore…), j’ai du mal à trouver une application routière à ce système. Ce qui nous amène directement à une fonction pour laquelle le Kyron n’est pas taillé, à savoir l’excursion hors des routes : mieux vaut se limiter à un chemin carrossable pour poser son pique-nique plutôt que de s’aventurer en terrains boueux ou difficiles nécessitant de vraies capacités off-road. La encore, le Kyron rejoint la kyrielle de 4x4 des villes, sans démériter par rapport à ses "congénères".

Richement doté, mais pas ostentatoire…

A l’intérieur, après être monté dans l’engin, l’accueil est à première vue de bonne facture et sent bon le cuir. Celui-ci recouvre entièrement la sellerie, avec un beau toucher mais dans le même noir que le reste de l’habitacle. Ce n’est donc pas la luminosité qui blessera l’œil, mais plutôt la qualité moyenne des plastiques du tableau de bord. L’ergonomie est un peu déroutante mais l’on doit bien s’y habituer après quelque temps. L’impression générale est donc en retrait de ce que la plastique extérieure suggérait, mais si la présentation ne peut rivaliser avec celle des concurrents germaniques, on ne peut pas dire qu’il y a des lacunes d’équipements, si ce n’est peut-être l’absence d’un GPS intégré. Autre insatisfaction, l’impossibilité de régler le volant en profondeur d’autant que celui-ci est placé assez loin du conducteur. Par contre, on retrouve ce sentiment de puissance à dominer visuellement la route, et combiné aux généreuses places, à l’avant comme à l’arrière, on se sent bien à son bord. Le coffre est quant à lui plus mesuré mais la modularité de la banquette 60-40 permet de récupérer du volume au besoin. On saluera la déconcertante facilité à basculer ces dossiers, lesquels forment un coffre à plancher plat une fois rabattus.

Dans le rang

Au chapitre dynamique, le Kyron s’en tire plutôt bien, surtout dans cette version Luxe doté du moteur 5 cylindres 2,7 litres XDI. Le couple important permet de ne pas souffrir du poids de l’engin et la puissance est suffisante pour offrir de belles performances quand le pied écrase l’accélérateur. Secondé obligatoirement par une boîte de vitesses automatique T-tronic à cinq rapports, il est de surcroît relativement économe puisqu’il se contente de 11 litres aux cent kilomètres en moyenne. La boîte peut aussi fonctionner en mode séquentiel (au volant) mais la gestion étant plutôt "à l’ancienne", le passage des vitesses devient vite pénible, alors autant rester sur le "vrai" automatique qui lui est vraiment bien accordé avec ce type de véhicule. Singulièrement, et seulement avec cette motorisation, la transmission est permanente aux quatre roues (AWD), avec une répartition constante du couple de 60% à l’arrière et 40% à l’avant, ce qui assure une motricité toujours optimale (en prime, on a aussi l’antipatinage ASR). La liaison au sol est assurée par des roues indépendantes, avec double triangulation à l’avant. Cela procure une certaine efficacité mais contient difficilement le roulis puisque SSANGYONG a privilégié le confort à la sportivité, et ce malgré l’ARP (contrôle actif de roulis). Bizarrement, on ressent aussi quelques trépidations aux passages de raccords de bitume ou de trous dans la chaussée, plutôt typiques des trains rigides et mal guidés... Surprenant puisqu'équipé du BAS (assistance au freinage d’urgence), le freinage manque de puissance et nécessite une pression importante lors d’un arrêt inopiné. Mais en d’autres circonstances, il sait se faire oublier et remplit son office et même bien plus avec les ABD (Automatic Brake Differential), ABS (Antilock Brake System), EBD (Electronic Brake-force Distribution) et ESP (Electronic Stability Program) (ouf !). Et pour en finir avec les abréviations, l’HDC (Hill Descent Control) est sensé "contrôler l’allure du véhicule en descente en intervenant sur la gestion moteur ou les freins, ces derniers agissant sur chacune des roues pour réguler automatiquement la vitesse du véhicule" : à part en tout terrain (ou sur la neige, et encore…), j’ai du mal à trouver une application routière à ce système. Ce qui nous amène directement à une fonction pour laquelle le Kyron n’est pas taillé, à savoir l’excursion hors des routes : mieux vaut se limiter à un chemin carrossable pour poser son pique-nique plutôt que de s’aventurer en terrains boueux ou difficiles nécessitant de vraies capacités off-road. La encore, le Kyron rejoint la kyrielle de 4x4 des villes, sans démériter par rapport à ses "congénères".

La version haut de gamme du Kyron affiche de belles prestations, que ce soit en termes de performances moteur, de niveau d’équipement et de comportement dynamique. Le SSANGYONG se démarque par une transmission permanente gage de sécurité tout en gardant une consommation de gazole mesurée, ce qui n'est pas la moindre de ses qualités. Mais il a aussi son lot de vexations, comme un confort et un coffre mesurés, l’absence d’options à même de satisfaire le client fortuné... Sans grands défauts, le Kyron peine cependant à trouver sa clientèle, moins par la faute à une actualité difficile qu’à un manque d’image et de représentativité. Et, écueil majeur, il se retrouve au prix d’un TOYOTA RAV4 moins imposant et moins original mais plus performant, très bien équipé et surtout bénéficiant de l’aura de la marque venant du pays du soleil levant. Un meilleur positionnement tarifaire, plus en rapport avec la perception que la clientèle européenne a des automobiles coréennes, devrait être à même de faire (re)découvrir, et apprécier, ces autres voitures venant du pays du matin calme.

Stéphane BERGER

2009-12-10