ALFA ROMEO MiTo 1.4 TB 135 ch Multiair Selective

ESPACE CITADINE
  • Design
  • Caractère moteur
  • Equipements
  • Consommation
  • Confort rêche
  • Polyvalence limitée

Prix : 20 200 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 4 cylindres en ligne - 16 soupapes
Cylindrée 1368 cm³
Puissance maxi 135 ch à 5000 tr/min
Couple maxi 18.30 mkg à 1750.00 tr/min

Dimensions

Longueur 4.06 m
Largeur 1.72 m
Hauteur 1.45 m

Poids

Total 1135 kg

Capacités

Coffre de 270 à 684 dm³
Réservoir 45 L
Nb de places 4

Performances

Vitesse maxi 207 km/h
0 à 100 km/h 8.40 s

Environnement

Emission CO2 129 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 4.50
Urbaine 7.40
Mixte 5.60
Essai 7.90

Torpilleuse de mini ?

Une voiture à forte personnalité avec son design ou ses performances a souvent trouvé son public, aidé parfois en cela par l'effet de mode. Celle-ci étant depuis quelques temps au "small and beautiful" chic, branché et design, la MINI de BMW et plus récemment la nouvelle FIAT 500 ont ainsi trouvé leur public et connu un succès retentissant. Une marque comme ALFA ROMEO, qui possède le style et la sportivité dans ses gènes, ne pouvait rester à l'écart de ce marché. Célébrant l'avènement du règne FIAT cette "Milano-Torino" symbolisant l'histoire commune de deux maisons emblématiques de l'histoire automobile italienne, ouvre un nouveau segment de gamme pour le trèfle sportif. Dotée d'un nouveau moteur essence qui se veut révolutionnaire, cette voiture marque-t-elle également le début d'une nouvelle ère ?

Style ALFA

Ah, le style ALFA ! Déclinée depuis la 156, la calandre en forme de blason trouve ici un nouveau souffle, inspiré par l'exclusive 8C. Le petit nez pointu n'est cependant pas sans rappeler une certaine PEUGEOT 207, avec deux phares moins effilés. La plaque d'immatriculation décentrée ajoute, comme sur ses sœurs 159 ou 147, un charme rétro à l'ensemble. La belle est cependant trapue, eu égard à sa petite taille, avec d'imposantes roues de 17 ou 18 pouces en option et des ailes bien dessinées. De petites touches de chrome et autres embellissements, disponibles pour la plupart en option, ajoutent au positionnement haut de gamme de cette auto. Les maintenant classiques coques de rétroviseurs chromées sont ainsi proposées, et les imposants feux arrière sont à LED. Devinez alors qui est en ligne de mire ? A l'intérieur, le style est également très marqué. Les aérateurs ronds ALFA de la planche de bord sont bien sûr du voyage, et celle-ci est recouverte d'un revêtement imitation carbone "Competizione" du plus bel effet mais un peu fragile et sensible aux rayures à notre goût. Notre modèle d'essai proposait en série une sellerie cuir rouge, de très bonne facture et arborant fièrement le logo Milanais sur le dossier comme d'usage. La finition chromée des compteurs est également réussie, tout comme les petites animations dans l'écran multifonctions de ces derniers, à la mise sous tension ou à l'extinction. ALFA a donc voulu soigner les détails, tout comme le joli boitier de clé de contact aux couleurs de la marque ou l'ouverture du coffre arrière en appuyant sur le logo. Sur le papier, l'habitabilité n'est pas le fort de cette citadine musclée. La capacité du coffre n'est donc a priori pas son fort et c'est vrai qu'une fois ouverte, la minuscule porte de coffre découvre un volume à première vue limité, et qui plus est, au seuil de chargement trop haut perché. Ce coffre s'avère cependant étonnamment logeable puisque vous pourrez quand même y faire rentrer une grosse valise et quelques sacs pour votre week-end. Si vous souhaitez emmener le vélo de votre enfant unique, il vous faudra cependant rabattre une partie du dossier (en ayant pris une option de 400 € pour la banquette arrière rabattable 2/3-1/3). Avec la gamme MiTo ALFA ROMEO a reproduit le principe de sa concurrente anglo-germanique. La liste des options est donc longue et notre version d'essai, pourtant de finition "Sélective", avait dû y avoir recours afin de s'embellir ou ajouter de la fonctionnalité, alourdissant ainsi une facture déjà salée. Heureusement des "packs" existent, regroupant plusieurs options par thème (visibilité, look sport, confort) pour limiter la facture finale. Cependant même avec cette astuce, notre modèle atteignait la modique somme de 23.700 €, un tarif plus proche de la gamme supérieure ! Sur le chapitre du multimédia, le système Audio GPS à grand écran couleur est bien intégré à la console centrale et dispose d'une bonne visibilité. La qualité sonore est correcte et il bénéficie d'une connexion sans fil "Bluetooth" avec votre téléphone ainsi que d'une prise USB pour brancher votre baladeur. Il est dommage que cette prise ne fonctionne pas avec un iPOD et que la navigation GPS ne propose qu'une visualisation en 2D vue de dessus, là où les concurrents proposent des "birdview" avec représentation en 3D. Enfin, comme dans la plupart des systèmes actuels, l'ergonomie n'est pas assez intuitive et trop lente. Lorsqu’on parle d'ALFA ROMEO à tout amateur d'automobile, de mélodieux sons lui viennent immanquablement aux oreilles. C'est dire que les moteurs de la marque Milanaise ont une réputation à tenir et dans ces dernières années, FIAT a souvent utilisé le vecteur des ALFA pour mettre sur le marché ses innovations en termes de motorisation. C'est ainsi qu'on a vu apparaitre sous des capots Alfistes le premier double arbre en aluminium, le double allumage "Twin Spark" ou plus récemment l'injection common rail utilisée aujourd'hui sur tous les moteurs diesel modernes. Le moteur présenté ici est donc doublement intéressant. Tout d'abord, il matérialise enfin un vieux fantasme d'actuation électrique des soupapes dont le coût l'avait cantonné à des utilisations en haute-couture comme en Formule 1. Il promet ensuite des gains substantiels de puissance et de couple, tout en limitant les émissions polluantes grâce à une combustion mieux maitrisée. Le système Multiair repose en effet sur un système électro-hydraulique de gestion des soupapes d'admission du moteur, qui fonctionne comme un "filtre" par rapport au profil théorique de came d'un moteur optimisé par exemple pour la puissance maximale. Il ne s'affranchit donc pas d'un arbre à cames, ne serait-ce que pour l'échappement, mais il peut adapter l'ouverture de l'admission selon les conditions de conduite et la charge moteur : avance à l'ouverture pour éviter le reflux à forte charge, ouverture multiples à charge moyenne ou pleine ouverture pour la puissance maximale. Ce système permet donc théoriquement d'optimiser en permanence les principaux composants du mélange air/essence et d'obtenir un meilleur rendement moteur. FIAT Powertrain Technology, bureau d'études ayant développé le système, revendique ainsi pour ce moteur 1,4 litre 10% de puissance en plus et une hausse du couple de 15% associés à une diminution de la consommation et des émissions de CO2 de 10%, par rapport à un moteur essence traditionnel de même cylindrée comme par exemple le 1,4 litre MPI actuel offrant 78 chevaux. FIAT espère également aboutir à terme à une réduction de 40% des particules sur un moteur diesel et surtout de 60% des fameux oxydes d'azote (NOx). Sur un moteur déjà turbocompressé comme le 1,4 litre Twin-Jet de 120 chevaux, aucun gain de couple maximum moteur n'est cependant observé. Le constructeur Italien envisage également dans le futur de coupler cette technologie avec l'injection directe essence, de nouvelles stratégies d’ouverture des soupapes ou bien de nouveaux turbocompresseurs innovants offrant un meilleur contrôle de la pression de suralimentation. Dans un premier temps, la nouvelle gamme MiTo proposera trois déclinaisons de ce nouveau moteur : une version atmosphérique 1,4 litre MPI de 105 chevaux, notre version d'essai 1,4 litre TB de 135 chevaux et 2010 verra l'arrivée de la déclinaison 170 chevaux associée à la signature "Quadrifoglio". La deuxième caractéristique de cette voiture est d'associer sa motorisation innovante avec un système Start&Stop, qui arrête le moteur dès que le véhicule se trouve immobilisé au point mort débrayé, et laisse les accessoires fonctionner hors climatisation. Ne disposant pas d'une temporisation, le système s'avère assez surprenant au début car il donne l'impression de caler. Au bout d'une dizaines de minutes cependant le conducteur trouve ses marques et garde l'embrayage ouvert si le redémarrage est nécessaire immédiatement. Il existe malheureusement un défaut génétique au Start&stop, commun à toutes les voitures qui en sont équipées : le désagréable bruit de démarreur lorsque le moteur se remet en route. Il est en effet infiniment plus agréable de conduire une voiture comme la TOYOTA PRIUS qui, elle, démarre en silence au feu rouge. Cette MiTo propose enfin le sélecteur "DNA" comme le fera la nouvelle gamme ALFA. Ceci correspond à un typage de la voiture selon l'humeur du conducteur entre un mode Dynamique, Neutre ou "All weather". Ce système agit sur la cartographie moteur afin d'en limiter le couple, ainsi que sur la dureté d'assistance de la direction. En utilisation, cette MiTo nous a agréablement surpris par son caractère moteur. Le couple disponible dès les plus bas régimes lui procure une bonne agilité et une relance énergique, et le moteur montre un entrain et une allonge appréciables. L'impression de dynamisme est encore renforcée en mode "Dynamique", car le moteur donne alors l'impression de répondre immédiatement à la moindre sollicitation. Du point de vue de l'agrément, le système MultiAir semble donc une vraie réussite, malgré quelques rares à-coups du moteur. Sur le chapitre de la consommation cependant, le gain ne nous a pas semblé flagrant, avec 7,9 litres en moyenne pour cent kilomètres, malgré une utilisation mixte hors agglomération. Parmi les autres reproches, le typage sport du véhicule va de pair avec une suspension en noyaux de pêches qui malmène ses occupants sur mauvaise route, ainsi qu'un bilan sonore moyen, particulièrement pour ce qui concerne les bruits aérodynamiques, malgré la jolie sonorité du berlingot.

Présentation premium

Avec la gamme MiTo ALFA ROMEO a reproduit le principe de sa concurrente anglo-germanique. La liste des options est donc longue et notre version d'essai, pourtant de finition "Sélective", avait dû y avoir recours afin de s'embellir ou ajouter de la fonctionnalité, alourdissant ainsi une facture déjà salée. Heureusement des "packs" existent, regroupant plusieurs options par thème (visibilité, look sport, confort) pour limiter la facture finale. Cependant même avec cette astuce, notre modèle atteignait la modique somme de 23.700 €, un tarif plus proche de la gamme supérieure ! Sur le chapitre du multimédia, le système Audio GPS à grand écran couleur est bien intégré à la console centrale et dispose d'une bonne visibilité. La qualité sonore est correcte et il bénéficie d'une connexion sans fil "Bluetooth" avec votre téléphone ainsi que d'une prise USB pour brancher votre baladeur. Il est dommage que cette prise ne fonctionne pas avec un iPOD et que la navigation GPS ne propose qu'une visualisation en 2D vue de dessus, là où les concurrents proposent des "birdview" avec représentation en 3D. Enfin, comme dans la plupart des systèmes actuels, l'ergonomie n'est pas assez intuitive et trop lente.

Dynamisme à revendre

Lorsqu’on parle d'ALFA ROMEO à tout amateur d'automobile, de mélodieux sons lui viennent immanquablement aux oreilles. C'est dire que les moteurs de la marque Milanaise ont une réputation à tenir et dans ces dernières années, FIAT a souvent utilisé le vecteur des ALFA pour mettre sur le marché ses innovations en termes de motorisation. C'est ainsi qu'on a vu apparaitre sous des capots Alfistes le premier double arbre en aluminium, le double allumage "Twin Spark" ou plus récemment l'injection common rail utilisée aujourd'hui sur tous les moteurs diesel modernes. Le moteur présenté ici est donc doublement intéressant. Tout d'abord, il matérialise enfin un vieux fantasme d'actuation électrique des soupapes dont le coût l'avait cantonné à des utilisations en haute-couture comme en Formule 1. Il promet ensuite des gains substantiels de puissance et de couple, tout en limitant les émissions polluantes grâce à une combustion mieux maitrisée. Le système Multiair repose en effet sur un système électro-hydraulique de gestion des soupapes d'admission du moteur, qui fonctionne comme un "filtre" par rapport au profil théorique de came d'un moteur optimisé par exemple pour la puissance maximale. Il ne s'affranchit donc pas d'un arbre à cames, ne serait-ce que pour l'échappement, mais il peut adapter l'ouverture de l'admission selon les conditions de conduite et la charge moteur : avance à l'ouverture pour éviter le reflux à forte charge, ouverture multiples à charge moyenne ou pleine ouverture pour la puissance maximale. Ce système permet donc théoriquement d'optimiser en permanence les principaux composants du mélange air/essence et d'obtenir un meilleur rendement moteur. FIAT Powertrain Technology, bureau d'études ayant développé le système, revendique ainsi pour ce moteur 1,4 litre 10% de puissance en plus et une hausse du couple de 15% associés à une diminution de la consommation et des émissions de CO2 de 10%, par rapport à un moteur essence traditionnel de même cylindrée comme par exemple le 1,4 litre MPI actuel offrant 78 chevaux. FIAT espère également aboutir à terme à une réduction de 40% des particules sur un moteur diesel et surtout de 60% des fameux oxydes d'azote (NOx). Sur un moteur déjà turbocompressé comme le 1,4 litre Twin-Jet de 120 chevaux, aucun gain de couple maximum moteur n'est cependant observé. Le constructeur Italien envisage également dans le futur de coupler cette technologie avec l'injection directe essence, de nouvelles stratégies d’ouverture des soupapes ou bien de nouveaux turbocompresseurs innovants offrant un meilleur contrôle de la pression de suralimentation. Dans un premier temps, la nouvelle gamme MiTo proposera trois déclinaisons de ce nouveau moteur : une version atmosphérique 1,4 litre MPI de 105 chevaux, notre version d'essai 1,4 litre TB de 135 chevaux et 2010 verra l'arrivée de la déclinaison 170 chevaux associée à la signature "Quadrifoglio". La deuxième caractéristique de cette voiture est d'associer sa motorisation innovante avec un système Start&Stop, qui arrête le moteur dès que le véhicule se trouve immobilisé au point mort débrayé, et laisse les accessoires fonctionner hors climatisation. Ne disposant pas d'une temporisation, le système s'avère assez surprenant au début car il donne l'impression de caler. Au bout d'une dizaines de minutes cependant le conducteur trouve ses marques et garde l'embrayage ouvert si le redémarrage est nécessaire immédiatement. Il existe malheureusement un défaut génétique au Start&stop, commun à toutes les voitures qui en sont équipées : le désagréable bruit de démarreur lorsque le moteur se remet en route. Il est en effet infiniment plus agréable de conduire une voiture comme la TOYOTA PRIUS qui, elle, démarre en silence au feu rouge. Cette MiTo propose enfin le sélecteur "DNA" comme le fera la nouvelle gamme ALFA. Ceci correspond à un typage de la voiture selon l'humeur du conducteur entre un mode Dynamique, Neutre ou "All weather". Ce système agit sur la cartographie moteur afin d'en limiter le couple, ainsi que sur la dureté d'assistance de la direction. En utilisation, cette MiTo nous a agréablement surpris par son caractère moteur. Le couple disponible dès les plus bas régimes lui procure une bonne agilité et une relance énergique, et le moteur montre un entrain et une allonge appréciables. L'impression de dynamisme est encore renforcée en mode "Dynamique", car le moteur donne alors l'impression de répondre immédiatement à la moindre sollicitation. Du point de vue de l'agrément, le système MultiAir semble donc une vraie réussite, malgré quelques rares à-coups du moteur.

Une vraie Italienne, généreuse mais dure à vivre !

Sur le chapitre de la consommation cependant, le gain ne nous a pas semblé flagrant, avec 7,9 litres en moyenne pour cent kilomètres, malgré une utilisation mixte hors agglomération. Parmi les autres reproches, le typage sport du véhicule va de pair avec une suspension en noyaux de pêches qui malmène ses occupants sur mauvaise route, ainsi qu'un bilan sonore moyen, particulièrement pour ce qui concerne les bruits aérodynamiques, malgré la jolie sonorité du berlingot.

ALFA ROMEO a donc réussi une petite voiture bien présentée, bien motorisée et au charme ravageur. Même si le gain en consommation n'apparait pas flagrant, ce moteur MultiAir semble être un bon début et les suites de cette technologie promettent beaucoup pour le futur des moteurs à essence. Le seul revers, outre le confort moyen, est surtout un prix un peu élevé, mais qui la place en concurrence de la Mini Cooper avec un contenu technologique plus important.

Frédéric JOUSSET

2010-05-15