LANCIA Delta 1.8 Twin-Jet 200 Sportronic Di Lusso

ESPACE BERLINE
  • Présentation
  • Style décalé
  • Equipements
  • Réactivité boîte auto
  • Consommation
  • Manque de rigueur

Prix : 32 800 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 4 cylindres - 16V Injection directe essence, turbocompresseur
Cylindrée 1742 cm³
Puissance maxi 200 ch à 5000 tr/min
Couple maxi 32.00 mkg à 2000.00 tr/min

Dimensions

Longueur 4.52 m
Largeur 1.79 m
Hauteur 1.49 m

Poids

Total 1430 kg

Capacités

Coffre de 380 à 760 dm³
Réservoir 58 L
Nb de places 5

Performances

Vitesse maxi 230 km/h
0 à 100 km/h 7.40 s

Environnement

Emission CO2 185 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 5.90
Urbaine 11.10
Mixte 7.80
Essai 0.00

Si différente !

Cela fait un an et demi que la nouvelle LANCIA Delta pointe son joli museau sur nos routes et elle propose au sommet de sa gamme depuis l'été dernier deux moteurs survitaminés : un diesel multijet Twin-turbo de 190 chevaux ainsi qu'un moteur essence également turbocompressé développant 200 chevaux. C'est ce dernier bloc, associé à la boite de vitesses automatique "Sportronic" que nous avons essayé de dompter en finition "Di Lusso".

Vous avez dit… bizarre ?

Cette nouvelle Delta fait dans la rue figure "d'Objet Roulant Non Identifié". Le design sort clairement des sentiers battus et re-battus par la plupart des constructeurs. La proue arborant fièrement une calandre en forme de blason est dotée de feux au regard acéré et offre, à notre sens, la partie la plus réussie de la voiture, surtout de trois quart avant. Cela se gâte un peu sur l'arrière avec ce coffre bizarrement ajouté sur deux ailes arrière fortement marquées, qui portent chacune un feu étiré en hauteur inspiré de la Thesis. LANCIA reste fidèle à sa bi-coloration, et le toit noir ajoute un je-ne-sais-quoi de chic à la voiture, d'autant plus que la carrosserie est disponible en vingt-deux teintes ! Loin d'être rebutante, cette Delta surprend surtout par ses proportions, car le constructeur italien a choisi de la dessiner pour être la plus grande des berlines compactes. Jouant ainsi entre deux segments, elle se trouve donc naturellement décalée dans ses volumes, mais conserve un charme discret caractéristique du design transalpin. Espérant renouer avec son histoire de fabricant de voitures luxueuses, puissantes et bien équipées dans la plus pure tradition du "Gran Turismo", LANCIA a fait des efforts visibles de présentation et d'équipement. Sur le chapitre des équipements, si les jantes 18 pouces "Sport" étaient en option sur notre finition "Di Lusso", le toit ouvrant panoramique "Gran Luce", le radar de recul, le maintenant habituel régulateur de vitesse et le système "Blue&Me Instant Nav" font partie de la dotation. Ce dernier, déployé sur plusieurs véhicules du groupe FIAT auquel appartient LANCIA, combine une classique navigation guidage GPS avec une connexion sans fil aux appareils nomades comme les baladeurs ou les téléphones mobiles. Après avoir configuré la liaison Bluetooth, la voiture reconnait automatiquement votre téléphone à la mise sous contact et celui-ci est géré directement à partir du volant. Une fonction de commande vocale est également disponible, quoique relativement lente d'utilisation. Enfin ce système reconnait les iPOD et autres MP3 branchés sur la prise USB de bord, mais la navigation gagnerait à être plus rapide. Afin de compléter le contenu technologique de la voiture, plusieurs équipements sont disponibles en option comme la régulation active de la suspension, les sièges électriques et chauffants pour les frileux ou bien le système "Magic Parking". Ce système d'aide au créneau destiné aux "geeks" invétérés ou aux allergiques des manœuvres en ville est analogue à ce qui existe dans la concurrence. Ce système, associé aux radars de proximité avant et arrière, détecte automatiquement les places assez grandes pour y parquer l'auto et réalise une manœuvre parfaite à votre place. L'habillage des sièges en cuir clair de bonne facture fait également partie du voyage dans cette finition. Cette sellerie, d'un agréable brun clair sur notre voiture d'essai, met en valeur l'espace intérieur offert par cette berline aux dimensions confortables. L'espace aux jambes aux places arrière est ainsi supérieur aux standards du segment. Dernière touche de luxe, l'habillage cuir de la planche de bord signé "Poltrona Frau" à coutures apparentes du plus bel effet. Ce bel habillage clair jusqu'aux bas de portes aura cependant du mal à demeurer immaculé au fil du temps. Le coffre n'est lui pas du tout impressionnant, voire décevant et se montre peu logeable. Point particulier : la banquette s'incline largement pour procurer un confort inégalé aux places arrière, mais ceci s'accompagne d'un jour entre le dossier et la tablette arrière en position normale comblé avec un simple tissu. Le nouveau moteur 1,8 litre T-Jet 200 chevaux proposé sur cette voiture est appelé à une belle carrière dans le groupe FIAT tant ses caractéristiques sont éloquentes. D'une lignée "downsizée", c'est-à-dire de cylindrée réduite afin de moins consommer, il revendique une puissance spécifique de 115 chevaux au litre, et surtout un couple spécifique de 185 Nm au litre. La palette des technologies déployées explique ces rendements élevés : injection directe d'essence, double variateur de phase en continu sur l'admission et l'échappement, turbocompresseur de nouvelle génération et optimisation des frictions internes en adoptant par exemple des culbuteurs à rouleaux. Cerise sur le gâteau, il se montre théoriquement très frugal puisqu'il ne lui faudrait que 7,8 litres aux cent kilomètres en cycle mixte, et il est bien sûr déjà compatible des normes d'émissions euro 5. Au roulage, cette Delta surprend donc par la vivacité de son moteur assez hargneux et volontaire, avec un couple généreux et des reprises viriles. Il est cependant dommage que la boîte "Sportronic" bride quelque peu cette belle ardeur. Elle se montre en effet souvent lente et manquant d'anticipation. Idéale pour le grand prix des feux rouges, elle ne brille cependant pas par sa lecture des intentions du conducteur, et surprend même en mode normal par le temps mis à enclencher le rapport supérieur. Dans ces conditions la consommation ne peut qu'en souffrir et nous avons ainsi été loin des valeurs revendiquées par le constructeur lors de notre essai. Enfin, autant la première génération de Delta avait marqué l'histoire du sport automobile avec la HF INTEGRALE et ses six titres de championne du monde des rallyes, autant cette nouvelle mouture joue la carte de la bourgeoise dévergondée. Dotée d'une tenue de route sûre, la voiture n'a cependant pas les capacités d'une réelle sportive et se cantonne donc bien dans son rôle de diva en robe du soir qu'il ne faut pas trop chahuter à cause de ses talons aiguilles. On se consolera avec les accélérations en ligne droite et le confort de bon niveau, le bilan sonore étant remarquable.

Objectif luxe

Espérant renouer avec son histoire de fabricant de voitures luxueuses, puissantes et bien équipées dans la plus pure tradition du "Gran Turismo", LANCIA a fait des efforts visibles de présentation et d'équipement. Sur le chapitre des équipements, si les jantes 18 pouces "Sport" étaient en option sur notre finition "Di Lusso", le toit ouvrant panoramique "Gran Luce", le radar de recul, le maintenant habituel régulateur de vitesse et le système "Blue&Me Instant Nav" font partie de la dotation. Ce dernier, déployé sur plusieurs véhicules du groupe FIAT auquel appartient LANCIA, combine une classique navigation guidage GPS avec une connexion sans fil aux appareils nomades comme les baladeurs ou les téléphones mobiles. Après avoir configuré la liaison Bluetooth, la voiture reconnait automatiquement votre téléphone à la mise sous contact et celui-ci est géré directement à partir du volant. Une fonction de commande vocale est également disponible, quoique relativement lente d'utilisation. Enfin ce système reconnait les iPOD et autres MP3 branchés sur la prise USB de bord, mais la navigation gagnerait à être plus rapide. Afin de compléter le contenu technologique de la voiture, plusieurs équipements sont disponibles en option comme la régulation active de la suspension, les sièges électriques et chauffants pour les frileux ou bien le système "Magic Parking". Ce système d'aide au créneau destiné aux "geeks" invétérés ou aux allergiques des manœuvres en ville est analogue à ce qui existe dans la concurrence. Ce système, associé aux radars de proximité avant et arrière, détecte automatiquement les places assez grandes pour y parquer l'auto et réalise une manœuvre parfaite à votre place. L'habillage des sièges en cuir clair de bonne facture fait également partie du voyage dans cette finition. Cette sellerie, d'un agréable brun clair sur notre voiture d'essai, met en valeur l'espace intérieur offert par cette berline aux dimensions confortables. L'espace aux jambes aux places arrière est ainsi supérieur aux standards du segment. Dernière touche de luxe, l'habillage cuir de la planche de bord signé "Poltrona Frau" à coutures apparentes du plus bel effet. Ce bel habillage clair jusqu'aux bas de portes aura cependant du mal à demeurer immaculé au fil du temps. Le coffre n'est lui pas du tout impressionnant, voire décevant et se montre peu logeable. Point particulier : la banquette s'incline largement pour procurer un confort inégalé aux places arrière, mais ceci s'accompagne d'un jour entre le dossier et la tablette arrière en position normale comblé avec un simple tissu.

C'est la ouate que je préfère !

Le nouveau moteur 1,8 litre T-Jet 200 chevaux proposé sur cette voiture est appelé à une belle carrière dans le groupe FIAT tant ses caractéristiques sont éloquentes. D'une lignée "downsizée", c'est-à-dire de cylindrée réduite afin de moins consommer, il revendique une puissance spécifique de 115 chevaux au litre, et surtout un couple spécifique de 185 Nm au litre. La palette des technologies déployées explique ces rendements élevés : injection directe d'essence, double variateur de phase en continu sur l'admission et l'échappement, turbocompresseur de nouvelle génération et optimisation des frictions internes en adoptant par exemple des culbuteurs à rouleaux. Cerise sur le gâteau, il se montre théoriquement très frugal puisqu'il ne lui faudrait que 7,8 litres aux cent kilomètres en cycle mixte, et il est bien sûr déjà compatible des normes d'émissions euro 5. Au roulage, cette Delta surprend donc par la vivacité de son moteur assez hargneux et volontaire, avec un couple généreux et des reprises viriles. Il est cependant dommage que la boîte "Sportronic" bride quelque peu cette belle ardeur. Elle se montre en effet souvent lente et manquant d'anticipation. Idéale pour le grand prix des feux rouges, elle ne brille cependant pas par sa lecture des intentions du conducteur, et surprend même en mode normal par le temps mis à enclencher le rapport supérieur. Dans ces conditions la consommation ne peut qu'en souffrir et nous avons ainsi été loin des valeurs revendiquées par le constructeur lors de notre essai. Enfin, autant la première génération de Delta avait marqué l'histoire du sport automobile avec la HF INTEGRALE et ses six titres de championne du monde des rallyes, autant cette nouvelle mouture joue la carte de la bourgeoise dévergondée. Dotée d'une tenue de route sûre, la voiture n'a cependant pas les capacités d'une réelle sportive et se cantonne donc bien dans son rôle de diva en robe du soir qu'il ne faut pas trop chahuter à cause de ses talons aiguilles. On se consolera avec les accélérations en ligne droite et le confort de bon niveau, le bilan sonore étant remarquable.

Loin du grand retour d'un mythe sportif, LANCIA rejoue une partition différente avec cette nouvelle Delta plus ouatée que réellement affûtée. Les performances sont cependant bien là, tout comme un confort de bon niveau, et cette auto possède également un charme certain complètement assumé. De quoi rouler définitivement différent…

Frédéric JOUSSET

2010-05-15