AUDI RS5 Coupé

ESPACE SPORTIVE
  • Moteur
  • Performances
  • Tenue de route
  • Prix
  • Sortie d'échappement

Prix : 86 350 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 8 cylindres en V - 32 soupapes injection directe essence
Cylindrée 4163 cm³
Puissance maxi 450 ch à 8250 tr/min
Couple maxi 45.20 mkg à 4000.00 tr/min

Dimensions

Longueur 4.65 m
Largeur 1.86 m
Hauteur 1.37 m

Poids

Total 1725 kg

Capacités

Coffre de 455 à 0 dm³
Réservoir 64 L
Nb de places 4

Performances

Vitesse maxi 250 km/h
0 à 100 km/h 4.60 s

Environnement

Emission CO2 252 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 8.50
Urbaine 14.90
Mixte 10.80
Essai 0.00

Sensations sûres

La gamme A5 est déjà richement dotée après les versions Sportback et Cabriolet, on pouvait penser qu'elle s'arrêterait là. C'est mal connaître AUDI qui enchaîne les nouveautés et pas des moindres. Parmi celles-ci, c'est la suite logique, la RS5 vient compléter la famille A5 qui s'étend vers le côté super sportif. AUDI se devait d'être présent sur ce créneau déjà occupé par les féroces concurrentes BMW M3 et MERCEDES C63 AMG…

Potentiel

La dernière génération d'A4 n'a pas (encore) été déclinée en RS4 et finalement, à l'instar du cabriolet, l'A5 vient compenser le manque. Aux côtés de la S5, forte de ses 354 chevaux, la RS5 met la sportivité un cran au dessus. Les bonnes fées d'Ingolstadt et même de Neckarsulm où elle est produite, se sont penchées sur son berceau et même son berceau moteur. C'est en effet le moteur qui mérite le détour. AUDI a utilisé le V8 FSI de 4,2 litres et en a tiré 450 chevaux. On est dans la gamme de puissance de ses concurrentes. Les ingénieurs ont travaillé le moteur pour en obtenir le maximum, la zone rouge est réduite à une plage qui débute à 8.250 tr/mn. Les performances sont prometteuses, avec le 0 à 100 en 4,6 secondes et un couple de 430 Nm sur une large plage. Sans aller plus avant, le mieux est encore de rouler. Démarrage sans clé du moteur qui, après un aller/retour des aiguilles des compteurs, prodigue un son enchanteur. On ne pouvait faire moins, la sonorité est rauque, signe de la cylindrée et de ses nombreux cylindres. Sélecteur sur position D, c'est parti. La RS5 n'est disponible qu'en boîte Stronic (à sept rapports), à peine trompée par la forme "type boîte méca" du levier. Les palettes sont disponibles sous le volant pour encourager la conduite dynamique. La voiture est équipée de jantes en alliage de 19 pouces et même 20 pouces en option, équipées de pneus taille très basse. Un effleurement de la pédale d'accélérateur donne immédiatement la pèche attendue et la banane… La mélodie (travaillée) des échappements lors des changements de rapport laisse également entendre les prétentions de la voiture. Vite, sortons de la ville, en l'occurrence Strasbourg pour passer de l'autre côté du Rhin, pays tolérant des pointes de vitesse au-delà de 130 km/h… Bien entendu, il faut sortir des travaux et du flot ambiant pour tester la voiture, mais dès que la voie de gauche se libère, c'est le rodéo des mouflons de l'Arizona comme dirait J. Higelin. Les vitesses s'égrainent en même temps que la vitesse croît avec une sensation nette d'être collé au dossier de son siège baquet. Compteur gradué jusqu'à 320, on atteint facilement 250 km/h, vitesse maxi (bridée) en sentant bien qu'on en a encore sous le pied. Sans surprise, la voiture reste stable et un discret spoiler se déploie dès 120 km/h pour aider la voiture à coller au bitume. La RS5 est bien évidemment équipée de la transmission Quattro et plus particulièrement d'une nouvelle génération dotée d'un différentiel central à pignons en couronne. Le bénéfice est de pouvoir agir sur la répartition du couple entre l'avant et l'arrière. La RS5 privilégie la propulsion avec une configuration normale de 60% à l'arrière. Cette valeur varie de 30 à 85% selon les conditions. De plus, le différentiel gère aussi la répartition entre les roues d'un même essieu. La voiture est faite pour les grandes distances dans le style super routière. Mais rien ne lui interdit de quitter la route pour passer en circuit, bien au contraire. Sans aller jusque là, la RS5 s'extirpe de toute situation, même en routes de montagne où la voiture vire à plat en faisant preuve d'une certaine agilité. Mais c'est sans conteste sur routes et autoroutes que la super AUDI se pilote le plus agréablement. Le freinage est assuré par des disques de 365 mm de diamètre avec étriers à huit pistons à l’avant. On peut moyennant quelques milliers d'Euro supplémentaires, équiper sa RS5 de freins en céramique. La voiture d'essai en était dotée, et on a pu en tester l'efficacité. Rappelons que "RS" signifie "RennSport" (décliné de "rennen", course en allemand). Sur ce secteur, comme sur tous les domaines qu'il exploite, AUDI a acquis une notoriété et une reconnaissance en un temps record. En effet, la première RS2 date seulement de 1994. La voiture est fabriquée, comme toutes ses consœurs, dans l'usine Quattro. Extérieurement, la RS5 se distingue facilement de la déjà sportive S5 par son bouclier super massif, caractéristique avec ses prises d’air élargies et ses passages de roue également élargis. Pour le reste du look, la calandre (single frame) arbore une grille spécifique en nid d’abeilles. Le bouclier arrière est lui aussi propre à la voiture, laissant deux immenses sorties d’échappement ovales de part et d'autre, pas très esthétiques à mon goût. L'intérieur arbore aussi quelques spécificités à commencer par les sièges sport siglés. La dotation de série est bien pourvue, avec, par exemple, "l'Audi drive select" qui permet de choisir le confort de conduite, mais comme d'habitude chez AUDI, la liste des options n'est pas en reste. On peut donc agrémenter et même personnaliser sa RS5 selon ses goûts et ses finances. Il est vrai que ceux qui peuvent acquitter le prix d'entrée, ne reculeront pas devant des éléments de sport et de confort supplémentaires…

Démentiel

Bien entendu, il faut sortir des travaux et du flot ambiant pour tester la voiture, mais dès que la voie de gauche se libère, c'est le rodéo des mouflons de l'Arizona comme dirait J. Higelin. Les vitesses s'égrainent en même temps que la vitesse croît avec une sensation nette d'être collé au dossier de son siège baquet. Compteur gradué jusqu'à 320, on atteint facilement 250 km/h, vitesse maxi (bridée) en sentant bien qu'on en a encore sous le pied. Sans surprise, la voiture reste stable et un discret spoiler se déploie dès 120 km/h pour aider la voiture à coller au bitume. La RS5 est bien évidemment équipée de la transmission Quattro et plus particulièrement d'une nouvelle génération dotée d'un différentiel central à pignons en couronne. Le bénéfice est de pouvoir agir sur la répartition du couple entre l'avant et l'arrière. La RS5 privilégie la propulsion avec une configuration normale de 60% à l'arrière. Cette valeur varie de 30 à 85% selon les conditions. De plus, le différentiel gère aussi la répartition entre les roues d'un même essieu. La voiture est faite pour les grandes distances dans le style super routière. Mais rien ne lui interdit de quitter la route pour passer en circuit, bien au contraire. Sans aller jusque là, la RS5 s'extirpe de toute situation, même en routes de montagne où la voiture vire à plat en faisant preuve d'une certaine agilité. Mais c'est sans conteste sur routes et autoroutes que la super AUDI se pilote le plus agréablement. Le freinage est assuré par des disques de 365 mm de diamètre avec étriers à huit pistons à l’avant. On peut moyennant quelques milliers d'Euro supplémentaires, équiper sa RS5 de freins en céramique. La voiture d'essai en était dotée, et on a pu en tester l'efficacité.

Substantiel

Rappelons que "RS" signifie "RennSport" (décliné de "rennen", course en allemand). Sur ce secteur, comme sur tous les domaines qu'il exploite, AUDI a acquis une notoriété et une reconnaissance en un temps record. En effet, la première RS2 date seulement de 1994. La voiture est fabriquée, comme toutes ses consœurs, dans l'usine Quattro. Extérieurement, la RS5 se distingue facilement de la déjà sportive S5 par son bouclier super massif, caractéristique avec ses prises d’air élargies et ses passages de roue également élargis. Pour le reste du look, la calandre (single frame) arbore une grille spécifique en nid d’abeilles. Le bouclier arrière est lui aussi propre à la voiture, laissant deux immenses sorties d’échappement ovales de part et d'autre, pas très esthétiques à mon goût. L'intérieur arbore aussi quelques spécificités à commencer par les sièges sport siglés. La dotation de série est bien pourvue, avec, par exemple, "l'Audi drive select" qui permet de choisir le confort de conduite, mais comme d'habitude chez AUDI, la liste des options n'est pas en reste. On peut donc agrémenter et même personnaliser sa RS5 selon ses goûts et ses finances. Il est vrai que ceux qui peuvent acquitter le prix d'entrée, ne reculeront pas devant des éléments de sport et de confort supplémentaires…

Après le TTRS récemment sorti, la gamme "5" s'enrichit à son tour d'une déclinaison "RS". Un peu faible le terme "déclinaison" quand on constate le potentiel de la RS5. Son V8 vous emporte à très vive allure avec un couple et une puissance dignes d'une sportive. Très rivée à la route, elle procure des sensations fortes mais non dangereuses. Certains pourront même regretter un manque de dynamisme ! On n'en est pas là, la RS5 est un véhicule hautement performant pour donner un haut niveau de plaisir à des clients hautement fortunés…

Philippe NIOLLET

2010-06-25