HONDA Insight Executive et Executive Navi

ESPACE HYBRIDE
  • Gestion électrique/thermique efficace
  • Tableau de bord réussi
  • Agrément de conduite
  • Performances dynamiques
  • Rudesse de l'amortissement et des sièges
  • Coffre manquant de contenance
  • Esthétique trop proche de la TOYOTA Prius
  • Plastiques un peu toc à l'intérieur

Prix : de 21 990 € à 25 990 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 4 cylindres en ligne - 8 soupapes SOHC i-VTEC / moteur électrique IMA
Cylindrée 1339 cm³
Puissance maxi 88 ch à 5800 tr/min
Couple maxi 12.10 mkg à 4500.00 tr/min

Dimensions

Longueur 4.39 m
Largeur 1.69 m
Hauteur 1.42 m

Poids

Total 1204 kg

Capacités

Coffre de 408 à 584 dm³
Réservoir 40 L
Nb de places 5

Performances

Vitesse maxi 182 km/h
0 à 100 km/h 12.50 s

Environnement

Emission CO2 105 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 4.50
Urbaine 4.70
Mixte 4.60
Essai 0.00

L'hybride enfin abordable

Alternative au best seller TOYOTA Prius, la HONDA Insight a le privilège de briguer la première place en termes de prix d'achat sur le segment réduit des berlines moyennes hybrides. Certes, HONDA n'y est pas arrivé sans faire de concessions, mais la fibre écolo d'une clientèle peu fortunée peut, pour une fois, être excitée. TOYOTA, constructeur précurseur en matière de commercialisation d'un hybride, se voit donc maintenant attaqué de toutes part par HONDA, d'un côté avec l'Insight et son prix d'appel, de l'autre avec la Civic Hybrid et sa plastique plus conventionnelle, sans compter le superbe coupé CR-Z affiché à un prix très intéressant.

Respect des canons esthétique de l'Hybride

Curieusement, on a l'impression que pour entrer dans le cercle des automobiles hybrides, motorisées donc par un groupe thermique secondé d'un moteur électrique, il faut revêtir la robe initiée par la TOYOTA Prius. La HONDA Insight se présente donc avec son arrière relevé et en coin, pas forcément très esthétique mais avec un impact visuel très fort. Autre particularité des véhicules utilisant l'électricité pour se mouvoir, la quasi-totalité des véhicules présentés sont de couleur blanche, immaculée et imprimant la rétine. On doit sûrement cette teinte aux qualités qu'elle représente, à savoir la pureté, l'innocence, toutes assimilables aujourd'hui à l'écologie et aux produits s'en recommandant (ça me rappelle cependant l'électroménager…). Rassurez-vous, cinq teintes métallisées sont aussi disponibles en option mais toutes plutôt sombres, hormis peut-être le rouge Milano. L'Insight ne renie cependant pas la filiation HONDA, puisque l'on retrouve le fameux hayon vitré en deux parties, dont une verticale, qui avait été inauguré il y a bien longtemps sur le CRX. De même, la calandre et les phares s'inscrivent parfaitement dans l'identité visuelle de la marque nippone. Preuve d'une finition extérieure soignée, la peinture recouvre l'ensemble des plastiques, des grands rétroviseurs aux boucliers. En résumé, l'Insight fait plutôt cossue et laisse augurer du meilleur pour le reste de la voiture. L'intérieur, plutôt lumineux, est accueillant et bien agencé. Le traitement bi-ton de la planche de bord, noir au dessus et beige pour la partie inférieure change du sempiternel "tout sombre". On retrouve ce traitement dans le reste de l'habitacle, avec le beige pour le sol et les contre-portes, et le noir pour les sièges. Il est raisonnable de craindre la salissure sur les portes et le sol, aussi faudra-t-il être particulièrement soigneux pour conserver l'intérieur propre (coffre y compris). Le dessus du tableau de bord est revêtu de plastique micro-perforé, plutôt beau à l'œil mais trop dur au touché, faisant craindre l'apparition de bruit d'assemblage à moyen terme, tout comme pour les contre-portes. Toujours dans le dur, on retrouve le très joli volant, équipé de toutes les commandes nécessaires, ainsi que les sièges. Ceux-ci sont vraiment fermes et mériteraient un peu plus de souplesse car nous ne sommes pas dans une Type R… L'Insight se rattrape sur l'ergonomie et l'affichage au tableau de bord. Chaque commande tombe idéalement sous la main et est parfaitement identifiée. Ensuite, on dispose d'un très grand écran couleur, en finition "Executive Navi", regroupant le système audio et GPS, malheureusement trop lumineux la nuit et à l'intégration pas très heureuse. Dommage aussi que le rétroviseur intérieur ne soit pas "intelligent" et qu'il n'y ait pas de radar de recul car la vision vers l'arrière n'est pas son fort. Il faudra passer par la case option avec une caméra pour sécuriser les manœuvres ! Le régulateur de vitesse présente un temps de réponse lent, ce qui fait parfois douter de son fonctionnement. La climatisation automatique n'est pas séparée mais est facile d'utilisation tout comme le réglage des rétroviseurs, lesquels peuvent se rabattent. Le coffre se montre moins généreux que prévu, du fait du plancher assez haut, mais quelques décimètres cubes supplémentaires sont aménagés sous le faux plancher et peuvent dépanner pour de menues courses L'Insight, qui utilise le système IMA (moteur à assistance intégré), est équipée d'un moteur à essence de 1,3 litre doté de la technologie VTEC, laquelle permet de belles envolées lyriques (pas très discrètes) qui se traduisent sur la route par un comportement rageur quand on le provoque. La transmission à variation continue (CVT) s'utilise comme une boîte de vitesse automatique, sans que l'on ne perçoive aucun à-coup de passages de vitesses. Nous retrouvons donc un classique levier de vitesses entre les deux sièges avant sélectionnant les modes Parking, Rear, Neutral, Drive et Slow. Deux boutons sur le volant peuvent permettre de passer les vitesses mais cela n'a vraiment aucun intérêt et rend même la conduite heurtée et peu pratique ; à oublier donc. La technologie hybride a donc consisté à apporter une assistance électrique à tout ce système propulsif, en ajoutant un moteur électrique. La batterie est rechargée uniquement par la récupération d'énergie lors des freinages et ralentissements, voire lors des périodes de roulage à vitesse stabilisée par le moteur thermique. L'apport de l'électrique se fait sentir dès que l'on accélère, avec plus ou moins d'énergie suivant l'enfoncement de l'accélérateur ou de la charge du moteur (en côte par exemple). A vitesse lente, le moteur électrique peut même propulser seul la voiture. Bien évidemment, la technologie "Auto-stop" est présente, ce qui permet au final d'avoir une consommation relativement réduite (entre 5 et 7 litres aux 100 kilomètres). Le cerveau électronique qui gère le tout est particulièrement efficace et n'appelle aucune critique. C'est là le point fort de l'Insight, car l'apport de l'électrique est vraiment bien maîtrisé et participe autant au confort et aux performances qu'à l'économie de carburant A la conduite, nous avons le choix entre deux modes, l'un économique, actionné par un gros bouton vert sur le tableau de bord, et l'autre normal. La différence se situe dans la réponse à l'accélérateur : le mode "ECON" privilégie donc l'économie et la souplesse, ce qui se traduit par une sensation de lourdeur et de manque de reprise instantanée, mais qui est parfaitement adapté aux longs parcours ou aux déplacements genre "cruising". Le mode "Normal" offre une réponse plus rapide à la sollicitation, ce qui rend même la conduite presque brutale et agressive tant les accélérations sont franches. Il est donc difficile de critiquer l'un ou l'autre de ces modes, puisqu'ils trouveront leur utilité suivant le terrain et l'envie du conducteur (et de ses passagers). Pour connaître l'état d'assistance électrique, un manomètre indique si l'on est en mode assistance ou en mode charge. De même, l'ordinateur de bord informe sur votre conduite, en termes d'économie, en colorant le compteur situé seul en haut du tableau de bord en bleu lorsque l'on est agressif (ou en freinage brusque), en vert lorsque l'on est à vitesse stabilisée (ou en freinage contrôlé) ou en dégradé de ces deux couleurs lorsque l'on accélère ou freine modérément. Cela tient un peu du gadget mais rappelle à la longue, et assimilé inconsciemment, si l'on va augmenter son budget essence. Un autre système, implanté dans le compte-tours, informe par le biais de fleurs grandissantes si vous économisez du carburant. J'avoue que l'on se prend très vite au jeu et que la consommation reste très raisonnable (4,8 litres sur nationale en stabilisé, 6 litres sur autoroute) pour peu que l'on reste dans le vert. En utilisation normale, l'Insight affiche des performances de premier ordre, avec de vraies belles accélérations et de bonnes sensations : l'apport du couple électrique est vraiment sensible. Le châssis est très sain, sans aucune impression de lourdeur. La voiture vire parfaitement à plat comme sur une vraie sportive (y aurait-il des gènes de Type R dans cette Insight ?), mais les suspensions sont vraiment trop dures, le confort ne pouvant alors se mesurer que sur un billard…

Vie à bord : entre satisfaction et déception

L'intérieur, plutôt lumineux, est accueillant et bien agencé. Le traitement bi-ton de la planche de bord, noir au dessus et beige pour la partie inférieure change du sempiternel "tout sombre". On retrouve ce traitement dans le reste de l'habitacle, avec le beige pour le sol et les contre-portes, et le noir pour les sièges. Il est raisonnable de craindre la salissure sur les portes et le sol, aussi faudra-t-il être particulièrement soigneux pour conserver l'intérieur propre (coffre y compris). Le dessus du tableau de bord est revêtu de plastique micro-perforé, plutôt beau à l'œil mais trop dur au touché, faisant craindre l'apparition de bruit d'assemblage à moyen terme, tout comme pour les contre-portes. Toujours dans le dur, on retrouve le très joli volant, équipé de toutes les commandes nécessaires, ainsi que les sièges. Ceux-ci sont vraiment fermes et mériteraient un peu plus de souplesse car nous ne sommes pas dans une Type R… L'Insight se rattrape sur l'ergonomie et l'affichage au tableau de bord. Chaque commande tombe idéalement sous la main et est parfaitement identifiée. Ensuite, on dispose d'un très grand écran couleur, en finition "Executive Navi", regroupant le système audio et GPS, malheureusement trop lumineux la nuit et à l'intégration pas très heureuse. Dommage aussi que le rétroviseur intérieur ne soit pas "intelligent" et qu'il n'y ait pas de radar de recul car la vision vers l'arrière n'est pas son fort. Il faudra passer par la case option avec une caméra pour sécuriser les manœuvres ! Le régulateur de vitesse présente un temps de réponse lent, ce qui fait parfois douter de son fonctionnement. La climatisation automatique n'est pas séparée mais est facile d'utilisation tout comme le réglage des rétroviseurs, lesquels peuvent se rabattent. Le coffre se montre moins généreux que prévu, du fait du plancher assez haut, mais quelques décimètres cubes supplémentaires sont aménagés sous le faux plancher et peuvent dépanner pour de menues courses

Hybride : parfaite synthèse entre agrément, performance et économie

L'Insight, qui utilise le système IMA (moteur à assistance intégré), est équipée d'un moteur à essence de 1,3 litre doté de la technologie VTEC, laquelle permet de belles envolées lyriques (pas très discrètes) qui se traduisent sur la route par un comportement rageur quand on le provoque. La transmission à variation continue (CVT) s'utilise comme une boîte de vitesse automatique, sans que l'on ne perçoive aucun à-coup de passages de vitesses. Nous retrouvons donc un classique levier de vitesses entre les deux sièges avant sélectionnant les modes Parking, Rear, Neutral, Drive et Slow. Deux boutons sur le volant peuvent permettre de passer les vitesses mais cela n'a vraiment aucun intérêt et rend même la conduite heurtée et peu pratique ; à oublier donc. La technologie hybride a donc consisté à apporter une assistance électrique à tout ce système propulsif, en ajoutant un moteur électrique. La batterie est rechargée uniquement par la récupération d'énergie lors des freinages et ralentissements, voire lors des périodes de roulage à vitesse stabilisée par le moteur thermique. L'apport de l'électrique se fait sentir dès que l'on accélère, avec plus ou moins d'énergie suivant l'enfoncement de l'accélérateur ou de la charge du moteur (en côte par exemple). A vitesse lente, le moteur électrique peut même propulser seul la voiture. Bien évidemment, la technologie "Auto-stop" est présente, ce qui permet au final d'avoir une consommation relativement réduite (entre 5 et 7 litres aux 100 kilomètres). Le cerveau électronique qui gère le tout est particulièrement efficace et n'appelle aucune critique. C'est là le point fort de l'Insight, car l'apport de l'électrique est vraiment bien maîtrisé et participe autant au confort et aux performances qu'à l'économie de carburant

Que du bonheur

A la conduite, nous avons le choix entre deux modes, l'un économique, actionné par un gros bouton vert sur le tableau de bord, et l'autre normal. La différence se situe dans la réponse à l'accélérateur : le mode "ECON" privilégie donc l'économie et la souplesse, ce qui se traduit par une sensation de lourdeur et de manque de reprise instantanée, mais qui est parfaitement adapté aux longs parcours ou aux déplacements genre "cruising". Le mode "Normal" offre une réponse plus rapide à la sollicitation, ce qui rend même la conduite presque brutale et agressive tant les accélérations sont franches. Il est donc difficile de critiquer l'un ou l'autre de ces modes, puisqu'ils trouveront leur utilité suivant le terrain et l'envie du conducteur (et de ses passagers). Pour connaître l'état d'assistance électrique, un manomètre indique si l'on est en mode assistance ou en mode charge. De même, l'ordinateur de bord informe sur votre conduite, en termes d'économie, en colorant le compteur situé seul en haut du tableau de bord en bleu lorsque l'on est agressif (ou en freinage brusque), en vert lorsque l'on est à vitesse stabilisée (ou en freinage contrôlé) ou en dégradé de ces deux couleurs lorsque l'on accélère ou freine modérément. Cela tient un peu du gadget mais rappelle à la longue, et assimilé inconsciemment, si l'on va augmenter son budget essence. Un autre système, implanté dans le compte-tours, informe par le biais de fleurs grandissantes si vous économisez du carburant. J'avoue que l'on se prend très vite au jeu et que la consommation reste très raisonnable (4,8 litres sur nationale en stabilisé, 6 litres sur autoroute) pour peu que l'on reste dans le vert. En utilisation normale, l'Insight affiche des performances de premier ordre, avec de vraies belles accélérations et de bonnes sensations : l'apport du couple électrique est vraiment sensible. Le châssis est très sain, sans aucune impression de lourdeur. La voiture vire parfaitement à plat comme sur une vraie sportive (y aurait-il des gènes de Type R dans cette Insight ?), mais les suspensions sont vraiment trop dures, le confort ne pouvant alors se mesurer que sur un billard…

Maitrisant parfaitement la technologie Hybride, la HONDA Insight conquiert rapidement son monde et invite de nouveau à regarder du côté des motorisations à essence. Car elle affiche de belles prestations dynamiques sans pour autant se gaver de carburant. Il est cependant dommage que l'amortissement soit si dur, sans que les sièges ne soient d'aucun secours, et que la sensation de finition intérieure fasse un peu "cheap". Car la dotation en équipements n'est pas ridicule et l'agrément de conduite est vraiment présent. Enfin, un prix de vente plutôt bien placé peut lui permettre de capter bon nombre de clients, d'autant plus que l'Insigth bénéficie d'un bonus "écologique" de 2.000 €. Il faudrait juste que ces mêmes clients fassent l'effort de goûter à l'hybride façon HONDA, et qu'il arrête d'assimiler cette technologie au tout électrique (et à son autonomie très limité) ou encore d'exiger une baisse de consommation intenable, alors que celle proposée fait déjà partie de l'exploit au regard des performances. Quand on voit la gamme hybride HONDA, on est en droit de se demander si l'avenir n'est pas là !

Stéphane BERGER

2010-05-14