CITROEN DS3 THP 150 Sport Chic

ESPACE CITADINE
  • Design superbe
  • Motorisation THP
  • Accessibilité mécanique
  • Ambiance sombre à l’arrière
  • Pas de roue de secours

Prix : 20 000 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 4 cylindres en ligne, 16 soupapes, injection directe d’essence, turbocompresseur
Cylindrée 1598 cm³
Puissance maxi 156 ch à 6000 tr/min
Couple maxi 24.40 mkg à 4000.00 tr/min

Dimensions

Longueur 3.94 m
Largeur 1.71 m
Hauteur 1.45 m

Poids

Total 1165 kg

Capacités

Coffre de 280 à 0 dm³
Réservoir 50 L
Nb de places 5

Performances

Vitesse maxi 214 km/h
0 à 100 km/h 7.30 s

Environnement

Emission CO2 155 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 5.10
Urbaine 9.40
Mixte 6.70
Essai 7.80

Citroën au top

Quel plaisir de voir enfin CITROËN renouer avec des exercices de style. Au delà de l’habituelle gamme classique, la nouvelle gamme DS présente sa première réalisation, la DS3. Pour notre prise en main, nous avons choisi la version la plus typée, soit la THP 150 Sport So Chic, ici avec une boîte manuelle à six rapports et un toit noir Onyx Zebra. Pour la couleur, c’est un brun clair métallisé, baptisé Mativoire, qui a tendance à gommer visuellement le tempérament bouillant affiché par les lignes et les équipements proposés.

Courbes racées et puissantes

La DS3 ne ressemble pas totalement à une création à part entière mais plutôt à la bifurcation vers l’expression d’un "grain de folie" dans le processus d’élaboration d’un projet. Le résultat montre l’importance du choix de coup de crayon final. Une rapide comparaison entre la C3 et la DS3 suffit à le démontrer. Les deux proues sont très proches, et les deux profils siamois sur la partie avant. La deuxième moitié de la voiture montre la personnalité de chacune. Au final, l’une est classique, l’autre délurée. Côté financier, c’est la bonne surprise, pas d’envolée des tarifs pour la DS3. A motorisation équivalente et finition proche via les options, l’écart reste faible, à la bonne heure !! Ceci étant, notre modèle d’essai reprend la motorisation THP 150, non disponible sur la C3. Cette version là pousse le grain de folie à l’extrême. Pour revenir à l’allure générale, la DS3 nous gratifie d’un badge spécifique. Le double chevron est bien présent, mais son interprétation passe par le changement de courbure du S, seule lettre apposée à l’avant, alors que le coffre se pare du sigle complet. Le dessin général, ramassé, avec l’adoption d’une carrosserie trois portes et un gabarit réduit, souligne le sentiment de puissance. Les traits et courbes, qui soulignent çà et là les détails à mettre en valeur, la rendent plus racée. Côté proue, les phares antibrouillard sont encadrés d’inserts chromés, et la signature passe par ces ouïes verticales de pare chocs abritant les feux diurnes à led. La DS3 a déposé sa marque avec l’implantation des ces feux. Espérons que ses sœurs lui seront fidèles sur ce point. En se déplaçant vers l’arrière, l’œil est tout de suite attiré par cette atypique remontée de carrosserie peinte en forme d’aileron de cétacé inversé, placée derrière la porte. De ce fait, la vitre arrière prend elle aussi une forme inhabituelle, et agréable à l’œil. En revanche, elle est obligatoirement fixe. La ligne dynamique qui pare en général les flancs de nos voitures est ici assez sobre, puisque marquée sur la porte uniquement. Côté protection latérale, la DS3 a retenu symboliquement un insert chromé en bas de carrosserie. Côté poupe, on distingue rapidement le feu stop prolongé sur pratiquement toute la longueur du béquet de toit et la courbe inversée à chaque extrémité de la vitre de coffre. L’extracteur façon effet de sol du bas de caisse, couplé à la double sortie d’échappement, complète le tableau. Tout cela est du plus bel effet et CITROËN présente une palette de couleurs et de décorations permettant d’aller encore plus loin dans le délire !! Dommage pour nous, notre modèle de teinte Mativoire gomme plutôt les effets dynamique pour orienter l’ensemble vers une atmosphère plus raffinée, ce qui montre par là que la DS3 sait aussi plaire à un public plus effacé, recherchant une atmosphère plus feutrée, même si ce n’est pas celle que nous aurions choisie. A l’intérieur, l’ambiance sombre domine, avec une sellerie cuir mixant les parties pleines et d’autres perforées. Au niveau de la planche de bord, le bandeau transversal laqué est également de teinte foncée. Les passagers avant sont fort bien accueillis, bien assis et maintenus, et le chauffeur trouve rapidement la bonne position grâce aux réglages multiples disponibles. Un bémol au niveau de la vitre électrique passager qui n’est pas automatique. On retrouve ici le combiné de compteurs de la C3 surmontée de la jolie casquette ajourée au contact avec la planche de bord. Le choix des matériaux est relativement large, faisant appel au cuir, aux revêtements souples et aux plastiques durs également. Ici, et c’est une habitude dans le groupe PSA, pas de commandes sur le volant mais deux satellites situés sous les commodos pour la radio et la programmation de vitesse. Au passage, le volant cuir avec partie plate et insert clair badgé du double chevron inversé est une réussite. Le combiné d’indicateurs est original côté analogique avec sa sérigravure sympathique et ses aiguilles en wishbone, et classique côté digital. A noter la présence dans la partie analogique de la température d’eau, dont l’alignement vertical pratiquement parfait en utilisation avec l’aiguille de vitesse amène le chauffeur à rouler "à l’heure", soit environ six heures moins cinq pour 90 km/h, six heures pour 110 km/h et six heures cinq pour 130 km/h. Essayez-là et vous comprendrez la relation. A l’arrière, le ressenti est totalement différent. L’assise de la banquette est haute et plate, l’ambiance totalement sombre, et l’impression d’enfermement grande. Pendant notre essai, la sensation de claustrophobie s’est faite sentir, il conviendra donc de prendre garde aux choix de couleur de l’intérieur lors de l’achat de la voiture. Une bonne touche de couleur ou de teinte claire améliorera l’ambiance à bord. En revanche, la position de la poignée de maintien, placée en face intérieure, opposée à l’aileron, a beaucoup plu, et pour deux raison. La première est qu’elle se trouve donc en position basse et la saisir est presque naturel. La seconde est qu’elle est idéalement placée pour s’extraire de la voiture. Viens ensuite la malle. La contenance est correcte, mais le seuil de chargement est assez haut. L’éclairage, situé à mi hauteur, est inefficace dès que des objets encombrants le masquent. Le tapis est épais, et cache un bac avec kit de gonflage. Pas de roue de secours ni de cric, arrêt obligatoire en cas d’avarie sérieuse sur un pneu ou roulage sur la jante. Un détail à signaler, la petite tôle formée gravée G32A soudée sur le hayon et supportant le vérin de coffre choque l’œil, semblant plus être une pièce rapportée qu’un élément de la conception globale. On voit bien ici que les choix de design ou commerciaux influent directement sur le résultat et la perception de l’utilisateur. Côté feux arrière, le dessin est très joli, de même que le moulage du cache translucide. Nous aurions pu céder aux modes actuelles et choisir d’essayer une version Diesel. Mais non, la DS3 est une voiture délurée, alors nous avons décidé d’aller jusqu’au bout. Perchée sur ses jantes de 17 pouces, à dominante noire sur notre version d’essai, ses pneus de 205/45 appelant aux hautes performances, que faire d’autre que jouer avec ? S’il reste évident que les routes ouvertes et la répression omniprésente nous rappellent au calme, il est tout de même possible de tester le comportement, la maniabilité, l’équilibre et autres paramètres, avec modération. Soyons clair, la motorisation est bouillante et ne se fait pas prier pour s’exprimer. Avec 7,3 secondes annoncées pour passer de 0 à 100 km/h, le décor est planté. Sur les premiers rapports, la DS3 remplit son contrat, le turbo distillant son souffle très rapidement, les accélérations peuvent même se révéler brutales si l’on n’y prend garde. Une fois averti et bien concentré, le conducteur enchaîne les virages sans soucis, avec une précision de très bon niveau, via une direction précise et douce. La voiture se place comme demandé, réagit avec beaucoup de rigueur, renvoie aux occupants les sensations via les liaisons au sol modérément filtrées, cohérentes avec sa vocation. C’est un plaisir partagé avec le passager, moins avec les occupants de la banquette arrière, vite saoulés par le manque de maintien et la sécheresse des sensations. Les puristes du pilotage pourront même déconnecter l’ESP. En utilisation plus standard, sur route bien revêtue et sur autoroute, le confort distillé permet les longs parcours sans trop de fatigue. La sonorité du moteur est bien étudiée et se fait même oublier en régime établi. Le freinage est adapté, s’appuyant sur des disques ventilés à l’avant et pleins à l’arrière. Au moment de passer à la pompe, j’apprécie la trappe à carburant placée côté chauffeur. Un regret tout de même, l’absence de système de démarrage sans clef, qui aurait complété l’ambiance sport soulignée également par le pédalier sport. Sous le capot, la première surprise est l’aménagement du compartiment moteur. A peu de chose près, on a l’impression de voir le moteur 1.6 HDi tant l’implantation est proche, avec le radiateur, l’échangeur et les durites de raccordements installés de manière identique. Mais non, c’est bien un moteur essence avec son silence plus marqué. La distribution fait ici appel à une chaîne, les accès aux niveaux, batterie et ampoules sont corrects. Côté entretien complet, un environnement adapté s’impose, ne serait-ce que pour passer sous la voiture.

Design intérieur moderne

A l’intérieur, l’ambiance sombre domine, avec une sellerie cuir mixant les parties pleines et d’autres perforées. Au niveau de la planche de bord, le bandeau transversal laqué est également de teinte foncée. Les passagers avant sont fort bien accueillis, bien assis et maintenus, et le chauffeur trouve rapidement la bonne position grâce aux réglages multiples disponibles. Un bémol au niveau de la vitre électrique passager qui n’est pas automatique. On retrouve ici le combiné de compteurs de la C3 surmontée de la jolie casquette ajourée au contact avec la planche de bord. Le choix des matériaux est relativement large, faisant appel au cuir, aux revêtements souples et aux plastiques durs également. Ici, et c’est une habitude dans le groupe PSA, pas de commandes sur le volant mais deux satellites situés sous les commodos pour la radio et la programmation de vitesse. Au passage, le volant cuir avec partie plate et insert clair badgé du double chevron inversé est une réussite. Le combiné d’indicateurs est original côté analogique avec sa sérigravure sympathique et ses aiguilles en wishbone, et classique côté digital. A noter la présence dans la partie analogique de la température d’eau, dont l’alignement vertical pratiquement parfait en utilisation avec l’aiguille de vitesse amène le chauffeur à rouler "à l’heure", soit environ six heures moins cinq pour 90 km/h, six heures pour 110 km/h et six heures cinq pour 130 km/h. Essayez-là et vous comprendrez la relation. A l’arrière, le ressenti est totalement différent. L’assise de la banquette est haute et plate, l’ambiance totalement sombre, et l’impression d’enfermement grande. Pendant notre essai, la sensation de claustrophobie s’est faite sentir, il conviendra donc de prendre garde aux choix de couleur de l’intérieur lors de l’achat de la voiture. Une bonne touche de couleur ou de teinte claire améliorera l’ambiance à bord. En revanche, la position de la poignée de maintien, placée en face intérieure, opposée à l’aileron, a beaucoup plu, et pour deux raison. La première est qu’elle se trouve donc en position basse et la saisir est presque naturel. La seconde est qu’elle est idéalement placée pour s’extraire de la voiture. Viens ensuite la malle. La contenance est correcte, mais le seuil de chargement est assez haut. L’éclairage, situé à mi hauteur, est inefficace dès que des objets encombrants le masquent. Le tapis est épais, et cache un bac avec kit de gonflage. Pas de roue de secours ni de cric, arrêt obligatoire en cas d’avarie sérieuse sur un pneu ou roulage sur la jante. Un détail à signaler, la petite tôle formée gravée G32A soudée sur le hayon et supportant le vérin de coffre choque l’œil, semblant plus être une pièce rapportée qu’un élément de la conception globale. On voit bien ici que les choix de design ou commerciaux influent directement sur le résultat et la perception de l’utilisateur. Côté feux arrière, le dessin est très joli, de même que le moulage du cache translucide.

Comportement fougueux

Nous aurions pu céder aux modes actuelles et choisir d’essayer une version Diesel. Mais non, la DS3 est une voiture délurée, alors nous avons décidé d’aller jusqu’au bout. Perchée sur ses jantes de 17 pouces, à dominante noire sur notre version d’essai, ses pneus de 205/45 appelant aux hautes performances, que faire d’autre que jouer avec ? S’il reste évident que les routes ouvertes et la répression omniprésente nous rappellent au calme, il est tout de même possible de tester le comportement, la maniabilité, l’équilibre et autres paramètres, avec modération. Soyons clair, la motorisation est bouillante et ne se fait pas prier pour s’exprimer. Avec 7,3 secondes annoncées pour passer de 0 à 100 km/h, le décor est planté. Sur les premiers rapports, la DS3 remplit son contrat, le turbo distillant son souffle très rapidement, les accélérations peuvent même se révéler brutales si l’on n’y prend garde. Une fois averti et bien concentré, le conducteur enchaîne les virages sans soucis, avec une précision de très bon niveau, via une direction précise et douce. La voiture se place comme demandé, réagit avec beaucoup de rigueur, renvoie aux occupants les sensations via les liaisons au sol modérément filtrées, cohérentes avec sa vocation. C’est un plaisir partagé avec le passager, moins avec les occupants de la banquette arrière, vite saoulés par le manque de maintien et la sécheresse des sensations. Les puristes du pilotage pourront même déconnecter l’ESP. En utilisation plus standard, sur route bien revêtue et sur autoroute, le confort distillé permet les longs parcours sans trop de fatigue. La sonorité du moteur est bien étudiée et se fait même oublier en régime établi. Le freinage est adapté, s’appuyant sur des disques ventilés à l’avant et pleins à l’arrière. Au moment de passer à la pompe, j’apprécie la trappe à carburant placée côté chauffeur. Un regret tout de même, l’absence de système de démarrage sans clef, qui aurait complété l’ambiance sport soulignée également par le pédalier sport. Sous le capot, la première surprise est l’aménagement du compartiment moteur. A peu de chose près, on a l’impression de voir le moteur 1.6 HDi tant l’implantation est proche, avec le radiateur, l’échangeur et les durites de raccordements installés de manière identique. Mais non, c’est bien un moteur essence avec son silence plus marqué. La distribution fait ici appel à une chaîne, les accès aux niveaux, batterie et ampoules sont corrects. Côté entretien complet, un environnement adapté s’impose, ne serait-ce que pour passer sous la voiture.

Au final, cette nouvelle DS3 est une voiture au top, bien dans son époque. Elle est de taille à affronter les concurrentes du créneau, aussi mythiques ou renommées soient-elles. C’est une voiture dont le ramage et le plumage se complètent presque idéalement, même si sa vocation est plus destinée à accueillir des passagers à l’avant qu’à l’arrière. Forts de cette expérience réussie, nous attendons la sortie des nouvelles versions de la gamme DS. Le challenge pour CITROËN est maintenant d’affirmer sa présence et sa personnalité sur cette frange du marché automobile.

Jacques FORGE

2010-07-12