PEUGEOT 407 Coupé V6 Hdi

ESPACE COUPE
  • Agrément moteur
  • Equipement
  • Classe
  • Ergonomie
  • Finition
  • Prix

Prix : 47 600 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 6 cylindres Diesel - 24 soupapes Injection directe rampe commune, double turbocompresseur
Cylindrée 2993 cm³
Puissance maxi 241 ch à 3800 tr/min
Couple maxi 46.00 mkg à 1600.00 tr/min

Dimensions

Longueur 4.81 m
Largeur 1.86 m
Hauteur 1.40 m

Poids

Total 1706 kg

Capacités

Coffre de 400 à 0 dm³
Réservoir 66 L
Nb de places 4

Performances

Vitesse maxi 245 km/h
0 à 100 km/h 7.70 s

Environnement

Emission CO2 189 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 5.60
Urbaine 10.00
Mixte 7.20
Essai 0.00

Cœur de lionne

Ah, les coupés français ! Malgré une industrie nationale très puissante l'accès au haut de gamme a toujours été compliqué, voire compromis pour nos champions nationaux. Après un retour fracassant à la fin des années 1990 avec une 406 coupé aux gènes italiens, PEUGEOT a connu un succès plus mitigé avec son modèle suivant. Remaniée fin 2009, cette 407 coupé nous est revenue avec un nouveau moteur V6 HDi pour aller titiller les concurrentes allemandes. Verdict.

Corpulence germanique

Mais où sont passés la subtile élégance et le faux air de FERRARI de sa devancière 406 ? Cette 407, certes élégante, s'avère surtout imposante. La faute à l'empattement, conservé à l'identique de la berline ? En tous cas avec sa grande bouche et ses ouïes latérales de bouclier, elle a de faux airs de requin pèlerin. A priori pas vraiment sexy… mais heureusement les jantes de 18 pouces de série, voire 19 pouces en option, assoient suffisamment la voiture sur la chaussée pour lui redonner un air d'avaleuse… de bitume. Les modifications esthétiques apportées fin 2009 à la gamme sont assez subtiles. A part un jonc chromé venant finir le contour des vitrages latéraux, un œil exercé pourra remarquer également une évolution des rétroviseurs ainsi que les deux canules d'échappement ovales disposées symétriquement à l'arrière de la voiture, de chaque côté du diffuseur. Même à l'arrêt ce coupé suggère donc discrètement son gros potentiel et affiche les attributs des voitures rapides. Le bon côté de ces dimensions XXL est une bonne habitabilité, même pour des adultes aux places arrière. L'espace aux jambes est confortable, tout comme la largeur aux coudes, mais la voiture reste limitée à quatre places. Enfin, le coffre s'avère tout à fait logeable et de dimensions correctes, avec quasiment le même volume que la berline et une trappe à skis pour aller à Courchevel. Ce nouveau moteur V6 a vu apparaitre la finition "GT" de notre modèle d'essai, qui est en fait la seule proposée au catalogue pour cette motorisation. Outre le cuir des sièges, classique à ce niveau de gamme, l'équipement est pléthorique, afin de se rapprocher des standards d’outre-Rhin. Installé aux commandes de l'engin, on remarque immédiatement la position des commandes de portes, placées trop en arrière, tout comme la ceinture de sécurité. Le volant ensuite, repris de la berline, ne s'avère pas assez sportif : on aurait préféré un peu plus de caractère, que diantre ! Cette finition comprend également un système audio et de navigation à grand écran couleur, bien dans la tendance des réalisations actuelles, implanté en partie supérieure de l'imposante console centrale. Si quelques idées, comme le clavier de téléphone en façade, s'avèrent pratiques, le système s'avère perfectible. Avec un écran non tactile et trop de boutons de commandes, le premier abord rebute et l'ergonomie à l'usage n'est pas assez intuitive. Les fonctionnalités de couplage Bluetooth limitées tout comme la connectique USB qui ne gère pas les iPOD limitent finalement l'intérêt du système, malgré une qualité sonore de haut niveau. Une bonne idée commune chez PEUGEOT réside cependant dans l'habillage en cuir de la planche de bord, les surpiqures qui rehaussent habilement cette dernière correspondant très bien au standing de l'auto. Cette agréable finition n'est cependant réservée qu'aux deux parties latérales de la planche, la proéminente console centrale restant, elle, habillée de plastique moussé et d'une finition "noir laqué" très tendance. Enfin la finition générale semble en retrait par rapport aux concurrentes directes MERCEDES ou AUDI. La principale particularité de cette voiture réside donc dans son nouveau groupe motopropulseur. Ce V6 HDi de trois litres augmente de cylindrée par rapport à l'ancien 2,7 HDi que nous avions essayé dans le break SW mais, plus moderne et plus puissant, il réussit la prouesse de diminuer sa consommation d'environ 15%. Le malus écologique passe ainsi de 1.600 € à "seulement" 750 €. Avec 241 chevaux, sa puissance place donc la lionne au niveau de ses compétitrices les plus directes. A l'usage, ce moteur est comme transfiguré par rapport au précédent : la puissance et l'agrément sont effectivement en nette hausse. Il tracte vigoureusement dès les plus bas régimes et, cerise sur le capot, la réactivité de la transmission automatique à six rapports nous a semblé en progrès et bien accordée au moteur. Enfin, la sonorité perçue en accélération est agréable avec une voix de baryton que l'on sent travaillée, mais qui ne se montre jamais envahissante, ainsi qu'une discrétion exemplaire au ralenti. L'isolation semble avoir été bien travaillée et au final, de l'intérieur de l'habitacle, ce V6 à mazout pourrait furieusement être pris pour son cousin à essence ! La seule petite ombre à ce tableau de confort et d'agrément viendrait du poids élevé de l'auto : avec plus d'une tonne sept à vide sur la balance ce joli bébé rend cent cinquante kilos à sa concurrente hexagonale RENAULT Laguna ou à une AUDI A6 V6 3.0 TDI mais reste dans la classe poids lourd d'un coupé MERCEDES Classe E. Cette masse conséquente se ressent donc dans les mises sur appui et l'inertie générale ressentie, effet heureusement atténué par la hargne du moteur et des trains roulants très réussis, au confort cependant typé ferme.

Equipement pléthorique

Ce nouveau moteur V6 a vu apparaitre la finition "GT" de notre modèle d'essai, qui est en fait la seule proposée au catalogue pour cette motorisation. Outre le cuir des sièges, classique à ce niveau de gamme, l'équipement est pléthorique, afin de se rapprocher des standards d’outre-Rhin. Installé aux commandes de l'engin, on remarque immédiatement la position des commandes de portes, placées trop en arrière, tout comme la ceinture de sécurité. Le volant ensuite, repris de la berline, ne s'avère pas assez sportif : on aurait préféré un peu plus de caractère, que diantre ! Cette finition comprend également un système audio et de navigation à grand écran couleur, bien dans la tendance des réalisations actuelles, implanté en partie supérieure de l'imposante console centrale. Si quelques idées, comme le clavier de téléphone en façade, s'avèrent pratiques, le système s'avère perfectible. Avec un écran non tactile et trop de boutons de commandes, le premier abord rebute et l'ergonomie à l'usage n'est pas assez intuitive. Les fonctionnalités de couplage Bluetooth limitées tout comme la connectique USB qui ne gère pas les iPOD limitent finalement l'intérêt du système, malgré une qualité sonore de haut niveau. Une bonne idée commune chez PEUGEOT réside cependant dans l'habillage en cuir de la planche de bord, les surpiqures qui rehaussent habilement cette dernière correspondant très bien au standing de l'auto. Cette agréable finition n'est cependant réservée qu'aux deux parties latérales de la planche, la proéminente console centrale restant, elle, habillée de plastique moussé et d'une finition "noir laqué" très tendance. Enfin la finition générale semble en retrait par rapport aux concurrentes directes MERCEDES ou AUDI.

Du souffle

La principale particularité de cette voiture réside donc dans son nouveau groupe motopropulseur. Ce V6 HDi de trois litres augmente de cylindrée par rapport à l'ancien 2,7 HDi que nous avions essayé dans le break SW mais, plus moderne et plus puissant, il réussit la prouesse de diminuer sa consommation d'environ 15%. Le malus écologique passe ainsi de 1.600 € à "seulement" 750 €. Avec 241 chevaux, sa puissance place donc la lionne au niveau de ses compétitrices les plus directes. A l'usage, ce moteur est comme transfiguré par rapport au précédent : la puissance et l'agrément sont effectivement en nette hausse. Il tracte vigoureusement dès les plus bas régimes et, cerise sur le capot, la réactivité de la transmission automatique à six rapports nous a semblé en progrès et bien accordée au moteur. Enfin, la sonorité perçue en accélération est agréable avec une voix de baryton que l'on sent travaillée, mais qui ne se montre jamais envahissante, ainsi qu'une discrétion exemplaire au ralenti. L'isolation semble avoir été bien travaillée et au final, de l'intérieur de l'habitacle, ce V6 à mazout pourrait furieusement être pris pour son cousin à essence ! La seule petite ombre à ce tableau de confort et d'agrément viendrait du poids élevé de l'auto : avec plus d'une tonne sept à vide sur la balance ce joli bébé rend cent cinquante kilos à sa concurrente hexagonale RENAULT Laguna ou à une AUDI A6 V6 3.0 TDI mais reste dans la classe poids lourd d'un coupé MERCEDES Classe E. Cette masse conséquente se ressent donc dans les mises sur appui et l'inertie générale ressentie, effet heureusement atténué par la hargne du moteur et des trains roulants très réussis, au confort cependant typé ferme.

Ce nouveau PEUGEOT Coupé 407 gagne sa place dans la catégorie des routières Grand Tourisme. Grâce à un ensemble motopropulsif bien né et un équipement riche, il s'approche, sans toutefois dépasser, les stars allemandes du segment, notamment à cause d'une qualité de présentation toujours en retrait. Avec de plus des tarifs positionnés assez hauts l'hésitation reste possible, mais quel plaisir de voir une telle voiture dans notre production nationale !

Frédéric JOUSSET

2010-06-14