PEUGEOT RCZ nc

ESPACE COUPE
  • Ligne superbe
  • Confort
  • Hdi sobre et performant
  • Prix
  • Face trop proche de celle de la 308
  • Ergonomie

Prix : 29 900 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 4 cylindres - 16 soupapes turbo diesel injection directe rampe commune, filtre à particules
Cylindrée 1997 cm³
Puissance maxi 163 ch à 3750 tr/min
Couple maxi 35.00 mkg à 2000.00 tr/min

Dimensions

Longueur 4.29 m
Largeur 1.84 m
Hauteur 1.36 m

Poids

Total 1370 kg

Capacités

Coffre de 321 à 639 dm³
Réservoir 55 L
Nb de places 4

Performances

Vitesse maxi 220 km/h
0 à 100 km/h 8.20 s

Environnement

Emission CO2 139 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 6.80
Urbaine 4.50
Mixte 5.30
Essai 5.50

Cocorico

Les constructeurs français se donnent enfin les moyens de produire des voitures plus passion que raison. Dans le domaine, PSA nous a successivement présenté la CITROËN DS3 et maintenant le PEUGEOT RCZ. Initialement 308 RCZ, la nouvelle lionne est la seule voiture non utilitaire qui n'a pas de zéro central. Au-delà de cette anecdote patronymique, la RCZ se distingue par sa ligne de pur coupé à vocation sportive, configuration qu'on n'avait pas vue depuis quasiment la 302 Darl'mat…

Double bossage

C'est justement à cette voiture à laquelle je pense en admirant le galbe de l'aile arrière dans le rétroviseur extérieur. C'est peut être un détail pour vous mais pour moi et d'autres, la ligne de la RCZ a des formes particulièrement réussies et, pour ce genre de voiture, cela veut dire beaucoup. PININFARINA n'a pas œuvré mais le dessin de PEUGEOT et de Jean Pierre Ploué a engendré une très belle voiture. C'est incontestablement en vue de trois quarts arrière que l'on admire le mieux la nouvelle PEUGEOT. On y découvre le fameux galbe des ailes, le double bossage de toit, les lignes fuyantes et les arches de toit. Ces dernières sont gris métallisé qui, entre parenthèses, se marient très bien avec le bleu "Tuanake" de la voiture d'essai. Le toit est noir laissant penser qu'il est vitré, une spécialité PEUGEOT. En fait, il n'en est rien et pour voir le ciel, il faut s'installer à l'arrière sous les bulles. La vue de profil mérite un autre coup de chapeau pour la découpe de la petite vitre arrière. Rien à redire, la RCZ est bien un coupé. Il faut remercier PEUGEOT d'avoir conservé l'essentiel du concept-car, à commencer par le double bossage qui aurait pu avoir été sacrifié au profit de la rentabilité. Le test du "elle-déclenche-les-regards-des-passants" a été passé avec succès, créant même des petits attroupements à l'arrêt. Finalement, l'avant qui est la partie la plus banale de la voiture puisque très proche de la 308, n'est pas un obstacle à la cote d'amour. De toute façon, à y regarder de plus près, la largeur plus imposante et la faible hauteur du véhicule ne laisseront aucun doute sur l'auto que ce soit 308 ou mieux 308 CC, une autre belle réalisation du lion… Vite, ouvrons la porte (sans entourage de vitre), pour s'installer au volant, pas de surprise, on retrouve la planche de bord de la 308. Une différence tout de même se voit vite, les trois aérateurs centraux de la 308 ont sacrifié l'un d'eux pour y placer une montre, bonne idée. Devenu objet de raffinement, une montre à aiguilles se devait d'être au centre du tableau de la PEUGEOT. Super bon point à relever, le revêtement de la planche en cuir assemblé par une double surpiqure. Cette marque de raffinement fait partie d'un pack baptisé Premium qui recouvre de cuir la sellerie, la planche et les contre-portes. PEUGEOT a limité l'offre à une seule finition assortie de personnalisations sous forme de packs et pouvant accessoirement augmenter la facture. La dotation de série donne tout de même un minimum de confort avec la climatisation et le régulateur/limiteur de vitesse. La RCZ d'essai, outre son pack Premium, bénéficiait d'un pack Vision (allumages automatiques et bi-xénon directionnels) et surtout du système WIP Com 3D se présentant sous forme d'un GPS très efficace. Les sièges cuir (profitant de réglages électriques et chauffants) maintiennent et, cocorico bis, sont estampillés du lion sur le dossier, à la manière d'une ALFA ROMEO. Le grand volant avec léger méplat à la base, (à noter qu'une version plus petite est possible), tient bien en mains. Souci d'ergonomie, au moins au début, les deux satellites, à droite pour la radio et à gauche pour le régulateur, sont masqués par les branches du volant. Heureusement, ils sont intuitifs au toucher et finalement, on s'y fait vite, et on apprécie la simplicité d'utilisation du régulateur (précieuse aide pour résister à la tentation de profiter de la voiture). Pour rester dans la vitesse, un béquet se déploie en une première position au-delà de 85 km/h, puis une seconde au-delà de 155 km/h. Et comme les occasions de rouler à cette vitesse sont plus rares, un bouton sur la console permet de le déployer soi même… Un peu sacrilège et probablement moins passionnante, la version turbo Diesel est proposée en pensant bien qu'elle fera la majorité des ventes. Contrairement au marché, les RCZ à essence (au nombre de deux, à l'essai prochainement) ne devraient pas être confidentielles. Côté sonorité, il vaut mieux se rabattre sur ces versions car à l'extérieur, la HDi ne peut cacher son mode de carburant. Dieu merci, les occupants n'entendent ni se ressentent le turbo Diesel, à peine les sifflements du turbo (mais ce n'est pas une spécificité du HDi). Il n'en reste pas moins que PEUGEOT a retenu une version de son deux litres à 163 chevaux, efficacement puissante et bien placée entre les deux essence THP156 et THP200 (probablement la plus envoutante, patience). L'efficacité et le brio du turbo Diesel se marient bien avec la vocation sportive de la voiture, et pour la propreté, le filtre à particules est livré en série. Les consommations sont elles aussi assez basses. Grâce à la boîte six, PEUGEOT n'a d'ailleurs pas rallongé les derniers rapports, on peut atteindre une valeur moyenne de 5,5 litres avec une dominante d'essai sur autoroutes et routes rapides. L'indicateur de changement de vitesse rappelle, s'il était besoin, de passer le rapport supérieur. Campée sur ses superbes jantes en alliage fumé de 18 pouces, la RCZ profite de sa faible hauteur et de son poids tout aussi faible pour assurer une tenue de route impeccable. Elle utilise la plateforme de la 308 qui est déjà connue et reconnue. On peut passer en 19 pouces via le catalogue des options. Malgré son gabarit de coupé, la RCZ n'en est pas moins habitable. Je ne parle pas des places arrière qui, vu leur exigüité, sont interdites à deux grandes personnes, une en travers éventuellement mais à la capacité de rangement. Le coffre est vaste, plutôt accessible et pouvant facilement agrandir son volume grâce au rabat des dossiers arrière.

Double centenaire

Vite, ouvrons la porte (sans entourage de vitre), pour s'installer au volant, pas de surprise, on retrouve la planche de bord de la 308. Une différence tout de même se voit vite, les trois aérateurs centraux de la 308 ont sacrifié l'un d'eux pour y placer une montre, bonne idée. Devenu objet de raffinement, une montre à aiguilles se devait d'être au centre du tableau de la PEUGEOT. Super bon point à relever, le revêtement de la planche en cuir assemblé par une double surpiqure. Cette marque de raffinement fait partie d'un pack baptisé Premium qui recouvre de cuir la sellerie, la planche et les contre-portes. PEUGEOT a limité l'offre à une seule finition assortie de personnalisations sous forme de packs et pouvant accessoirement augmenter la facture. La dotation de série donne tout de même un minimum de confort avec la climatisation et le régulateur/limiteur de vitesse. La RCZ d'essai, outre son pack Premium, bénéficiait d'un pack Vision (allumages automatiques et bi-xénon directionnels) et surtout du système WIP Com 3D se présentant sous forme d'un GPS très efficace. Les sièges cuir (profitant de réglages électriques et chauffants) maintiennent et, cocorico bis, sont estampillés du lion sur le dossier, à la manière d'une ALFA ROMEO. Le grand volant avec léger méplat à la base, (à noter qu'une version plus petite est possible), tient bien en mains. Souci d'ergonomie, au moins au début, les deux satellites, à droite pour la radio et à gauche pour le régulateur, sont masqués par les branches du volant. Heureusement, ils sont intuitifs au toucher et finalement, on s'y fait vite, et on apprécie la simplicité d'utilisation du régulateur (précieuse aide pour résister à la tentation de profiter de la voiture). Pour rester dans la vitesse, un béquet se déploie en une première position au-delà de 85 km/h, puis une seconde au-delà de 155 km/h. Et comme les occasions de rouler à cette vitesse sont plus rares, un bouton sur la console permet de le déployer soi même…

Double carburation

Un peu sacrilège et probablement moins passionnante, la version turbo Diesel est proposée en pensant bien qu'elle fera la majorité des ventes. Contrairement au marché, les RCZ à essence (au nombre de deux, à l'essai prochainement) ne devraient pas être confidentielles. Côté sonorité, il vaut mieux se rabattre sur ces versions car à l'extérieur, la HDi ne peut cacher son mode de carburant. Dieu merci, les occupants n'entendent ni se ressentent le turbo Diesel, à peine les sifflements du turbo (mais ce n'est pas une spécificité du HDi). Il n'en reste pas moins que PEUGEOT a retenu une version de son deux litres à 163 chevaux, efficacement puissante et bien placée entre les deux essence THP156 et THP200 (probablement la plus envoutante, patience). L'efficacité et le brio du turbo Diesel se marient bien avec la vocation sportive de la voiture, et pour la propreté, le filtre à particules est livré en série. Les consommations sont elles aussi assez basses. Grâce à la boîte six, PEUGEOT n'a d'ailleurs pas rallongé les derniers rapports, on peut atteindre une valeur moyenne de 5,5 litres avec une dominante d'essai sur autoroutes et routes rapides. L'indicateur de changement de vitesse rappelle, s'il était besoin, de passer le rapport supérieur. Campée sur ses superbes jantes en alliage fumé de 18 pouces, la RCZ profite de sa faible hauteur et de son poids tout aussi faible pour assurer une tenue de route impeccable. Elle utilise la plateforme de la 308 qui est déjà connue et reconnue. On peut passer en 19 pouces via le catalogue des options. Malgré son gabarit de coupé, la RCZ n'en est pas moins habitable. Je ne parle pas des places arrière qui, vu leur exigüité, sont interdites à deux grandes personnes, une en travers éventuellement mais à la capacité de rangement. Le coffre est vaste, plutôt accessible et pouvant facilement agrandir son volume grâce au rabat des dossiers arrière.

PEUGEOT célèbre ses 200 ans d'existence avec un nouveau logo et une superbe création qui, enfin, n'a pas été sacrifiée par tel ou tel complexe industriel… La RCZ se présente sous forme d'un coupé à la ligne aussi réussie qu'exclusive. On aimerait bien que se poursuive la poussée avec un cabriolet ou la commercialisation du très beau SR1 (Genève 2010). La ligne est une chose, mais les motorisations se doivent d'être à la hauteur avec une puissance minimale et, sans nul doute, c'est la version essence de 200 chevaux qui couronne l'offre, en attendant une version à six cylindres ? Rien n'est moins sûr vu que PEUGEOT pourrait développer sa version "Hydrid 4" à motorisations mixtes HDi et électrique.

Philippe NIOLLET

2010-07-12