ALFA ROMEO Giulietta 1.6JTDM 105 Distinctive

ESPACE BERLINE
  • Ligne
  • Agrément de conduite
  • Présentation
  • Moteur limité
  • Ergonomie
  • Carrosserie exposée

Prix : 25 500 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 4 cylindres - 16 soupapes Turbo Diesel injection directe rampe commune
Cylindrée 1598 cm³
Puissance maxi 105 ch à 4000 tr/min
Couple maxi 28.60 mkg à 1500.00 tr/min

Dimensions

Longueur 4.35 m
Largeur 1.80 m
Hauteur 1.46 m

Poids

Total 1310 kg

Capacités

Coffre de 0 à 350 dm³
Réservoir 60 L
Nb de places 5

Performances

Vitesse maxi 185 km/h
0 à 100 km/h 11.30 s

Environnement

Emission CO2 114 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 3.70
Urbaine 5.50
Mixte 4.40
Essai 5.40

Lasciami essere il tuo romeo !

Juliette… Cela faisait plus de trente ans qu'une ALFA n'avait pas porté ce nom. La dernière Giulietta a en effet cessé d'être produite en 1985 ! Ressusciter un patronyme célèbre demande de rester fidèle à l'esprit originel, et c'est tout le défi auquel la firme d'Arese a dû faire face. Cette nouvelle venue est-elle digne du nom qu'elle porte ?

Quelle ligne !

Il y a plusieurs façons d'avoir du charisme : une plastique irréprochable ou une stature physique en imposent. Avec 4,35 mètres, cette berline moyenne est à peine plus longue qu'une RENAULT Mégane ou une PEUGEOT 308, mais ne donne pas dans la surenchère comme sa cousine LANCIA Delta qui titille clairement le segment supérieur avec plus de 4,5 mètres. En ce qui concerne la ligne, si la chute de reins de Jennifer Lopez a récemment inspiré certains designers japonais, est-ce Monica Belluci qui a donné de sa plastique pour la ligne de cette auto ? Le design reste une question de goût mais beaucoup trouveront cette voiture magnifique. Du bout de sa calandre verticale à blason, maintenant commune aux nouvelles ALFA ROMEO, en passant par ses flancs galbés jusqu'à sa poupe aux larges feux horizontaux, toute la magie italienne s'exprime sur cette ligne. Dans la livrée rouge Amalfi de notre modèle d'essai, les têtes se tournent sur son passage. Malheureusement cette très belle robe se montre sans aucune protection et est donc très exposée : elle ne pourra rester intacte si vous habitez en ville. L'intérieur est à l’avenant : inspiré et chaleureux. Le tissu et le maintien des sièges ne souffrent aucune critique, tout comme les plastiques utilisés, qui restent cependant en deçà du niveau de ceux des allemandes. Le design des interrupteurs de console centrale en forme de cavaliers rappelle ceux de la grande sœur ALFA 8C. En ce qui concerne les quelques critiques, on notera une planche de bord trop haute et intrusive, accentuant une sensation d'enfermement créée par la ligne de ceinture assez haute, comme sur la plupart des productions racées du moment. Quelques détails d'ergonomie sont également à regretter. Si l'assise se montre confortable sur les cinq places avec un bon maintien latéral, la fixation d'un siège enfant Isofix à l'arrière et le verrouillage de la ceinture de sécurité vous demanderont de l'attention et de la patience. De même, le volant obstrue les parties latérales supérieures des compteurs, qui s'avèrent eux-mêmes insuffisamment protégés des reflets. L'équipement est correct pour une berline moderne de ce segment. L'essentiel y est donc : la climatisation bi-zone, les capteurs de pluie et de luminosité entre autres. Notre voiture d'essai était équipée d'un autoradio "Blue&Me" qui connecte automatiquement par technologie Bluetooth® les appareils nomades de type baladeur ou téléphone. Une prise USB est également présente, intelligemment placée dans la boîte à gants afin de masquer votre iPod aux regards. On regrettera juste, comme sur les autres véhicules du groupe FIAT équipés de ce système, son ergonomie perfectible. Dans la continuité du constat d'habitabilité limitée une fois installé à bord, les rangements sont chiches: la boîte à gants est peu logeable et une bouteille de 1,5 litre ne pourra pas entrer dans le bac de porte. Heureusement qu'un espace a été aménagé sous le siège passager ! Quelques petits détails fâchent : pourquoi avoir mis des rétroviseurs rabattables électriquement si cette fonction n'est active qu'avec le contact mis ? Enfin, cette voiture ne dispose pas de spots de lecture aux places arrière mais d'un éclaireur unique situé sur l'extrême arrière du pavillon, s'avérant ainsi très gênant pour le conducteur lorsqu'il est utilisé de nuit. Que donne alors cette belle auto sur le plan dynamique ? La première des choses à faire pour se mettre correctement en mouvement est de se familiariser avec la garde d'embrayage très, voire trop, courte. A peine relèverez-vous le pied après avoir passé la première que la voiture avancera, au risque de caler ou de secouer un peu vos passagers. Une fois ce premier écueil passé, se découvre alors une auto agile, dotée d'un comportement vif, qui se place bien en courbe et entre naturellement dans les virages en appui. Le moteur Diesel rampe commune de 1,6 litre de cylindrée délivre un couple appréciable à bas régime, mais malheureusement pas de manière soutenue sur un même rapport. Sa puissance reste en effet limitée et ce petit moteur s'essouffle rapidement. Cette Giulietta est cependant dotée du même système "DNA" que nous avions testé sur la MiTo MultiAir : à l'aide d'un simple commutateur en bas de console centrale, vous pouvez transfigurer le comportement de l'auto. Jouant principalement sur l'overboost du couple moteur et la dureté de la direction, l'auto se montre alors plus typée pour les accros aux sensations fortes. Le Stop&Start, ou arrêt du moteur au feu rouge, disponible sur ce modèle s'avère être ici un démarreur renforcé. L'agrément en est donc limité par le bruit inhérent au système et le délai de démarrage. L'autonomie en semble de même limitée, car le moteur se remet automatiquement en route en cas d'arrêt prolongé, et se désactive en cas d'activation d'un équipement gourmand en énergie. Pourquoi ne pas prévoir une sorte de "veille prolongée" du moteur en cas d'arrêt prolongé, avec désactivation des servitudes ? Vivement les prochaines générations de ces systèmes pourtant fort agréables en ville au feu rouge. La boîte est précise mais dure, accrochant un peu sur notre modèle d'essai. En termes d'étagement, celle-ci donnera l'impression d'être entre deux rapports à 80 km/h: trop haut pour la cinquième, trop bas pour la sixième car le moteur se met alors à bourdonner. C'est dommage car il brille pourtant par sa discrétion de bon aloi aux autres régimes. Le bilan sonore de l'auto s'avère moyen : la transparence aux bruits de roulement et aux gravillons est assez importante. La consommation de l'auto, enregistrée sur un circuit en route ouverte avec autoroute, s'est établie à 5,4 litres pour 100 kilomètres. Si cela est au-dessus des valeurs revendiquées par le constructeur, cela n'en reste pas moins honorable.

Bien équipée

L'équipement est correct pour une berline moderne de ce segment. L'essentiel y est donc : la climatisation bi-zone, les capteurs de pluie et de luminosité entre autres. Notre voiture d'essai était équipée d'un autoradio "Blue&Me" qui connecte automatiquement par technologie Bluetooth® les appareils nomades de type baladeur ou téléphone. Une prise USB est également présente, intelligemment placée dans la boîte à gants afin de masquer votre iPod aux regards. On regrettera juste, comme sur les autres véhicules du groupe FIAT équipés de ce système, son ergonomie perfectible. Dans la continuité du constat d'habitabilité limitée une fois installé à bord, les rangements sont chiches: la boîte à gants est peu logeable et une bouteille de 1,5 litre ne pourra pas entrer dans le bac de porte. Heureusement qu'un espace a été aménagé sous le siège passager ! Quelques petits détails fâchent : pourquoi avoir mis des rétroviseurs rabattables électriquement si cette fonction n'est active qu'avec le contact mis ? Enfin, cette voiture ne dispose pas de spots de lecture aux places arrière mais d'un éclaireur unique situé sur l'extrême arrière du pavillon, s'avérant ainsi très gênant pour le conducteur lorsqu'il est utilisé de nuit.

Allegro moderato

Que donne alors cette belle auto sur le plan dynamique ? La première des choses à faire pour se mettre correctement en mouvement est de se familiariser avec la garde d'embrayage très, voire trop, courte. A peine relèverez-vous le pied après avoir passé la première que la voiture avancera, au risque de caler ou de secouer un peu vos passagers. Une fois ce premier écueil passé, se découvre alors une auto agile, dotée d'un comportement vif, qui se place bien en courbe et entre naturellement dans les virages en appui. Le moteur Diesel rampe commune de 1,6 litre de cylindrée délivre un couple appréciable à bas régime, mais malheureusement pas de manière soutenue sur un même rapport. Sa puissance reste en effet limitée et ce petit moteur s'essouffle rapidement. Cette Giulietta est cependant dotée du même système "DNA" que nous avions testé sur la MiTo MultiAir : à l'aide d'un simple commutateur en bas de console centrale, vous pouvez transfigurer le comportement de l'auto. Jouant principalement sur l'overboost du couple moteur et la dureté de la direction, l'auto se montre alors plus typée pour les accros aux sensations fortes. Le Stop&Start, ou arrêt du moteur au feu rouge, disponible sur ce modèle s'avère être ici un démarreur renforcé. L'agrément en est donc limité par le bruit inhérent au système et le délai de démarrage. L'autonomie en semble de même limitée, car le moteur se remet automatiquement en route en cas d'arrêt prolongé, et se désactive en cas d'activation d'un équipement gourmand en énergie. Pourquoi ne pas prévoir une sorte de "veille prolongée" du moteur en cas d'arrêt prolongé, avec désactivation des servitudes ? Vivement les prochaines générations de ces systèmes pourtant fort agréables en ville au feu rouge. La boîte est précise mais dure, accrochant un peu sur notre modèle d'essai. En termes d'étagement, celle-ci donnera l'impression d'être entre deux rapports à 80 km/h: trop haut pour la cinquième, trop bas pour la sixième car le moteur se met alors à bourdonner. C'est dommage car il brille pourtant par sa discrétion de bon aloi aux autres régimes. Le bilan sonore de l'auto s'avère moyen : la transparence aux bruits de roulement et aux gravillons est assez importante. La consommation de l'auto, enregistrée sur un circuit en route ouverte avec autoroute, s'est établie à 5,4 litres pour 100 kilomètres. Si cela est au-dessus des valeurs revendiquées par le constructeur, cela n'en reste pas moins honorable.

Belle, elle l'est, mais pas seulement. Cette Giulietta est une vraie ALFA ROMEO : pleine et entière, elle s'adopte avec ses nombreuses qualités mais aussi ses défauts, heureusement moins nombreux et de moindre importance qu'il y a vingt ou trente ans. Une vraie diva italienne…

F. JOUSSET

2010-11-30