AUDI A6 Nouvelle Gamme

ESPACE BERLINE
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Prix : de 39 900 € à 60 700 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 6 cylindres en V - 24 soupapes turbo Diesel injection directe rampe commune
Cylindrée 2967 cm³
Puissance maxi 204 ch à 3750 tr/min
Couple maxi 41.00 mkg à 1250.00 tr/min

Dimensions

Longueur 4.92 m
Largeur 1.87 m
Hauteur 1.46 m

Poids

Total 1645 kg

Capacités

Coffre de 530 à 995 dm³
Réservoir 65 L
Nb de places 5

Performances

Vitesse maxi 240 km/h
0 à 100 km/h 7.20 s

Environnement

Emission CO2 124 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 4.70
Urbaine 6.00
Mixte 5.20
Essai 0.00

MARQUE DE CLASSE

Saviez vous que l’A6 est la deuxième AUDI la plus vendue après l’A4 ? Au même titre que sa sœur, elle représente l’histoire, le socle comme diraient certains, de la marque en digne descendante de l’AUDI 100. Et en comptant celle-ci, on attaque la septième génération depuis 1968, qu’AUDI présente aujourd’hui et qui arrive dans les concessions. Le constructeur a pris cette bonne habitude de transformer tout ce qu’il touche en or, il n’est donc pas besoin d’être voyant ou marabout pour conclure que cette nouvelle A6 est vouée à un nouveau succès. Ne tardons plus à découvrir la nouvelle grande berline d’AUDI...

Or

La première découverte est comme à chaque fois en faisant le tour du propriétaire, enfin le tour de l’auto car pour en être l’heureux propriétaire, il faut faire un chèque d’un "bon" montant. Je ne serai pas original en disant qu’AUDI, fidèle à sa tradition, a gardé l’esprit et la ligne générale de la génération précédente. Mais qu’on ne se trompe pas, il s’agit bien d’un modèle totalement inédit. Cette génération arbore une carrosserie inédite, légèrement plus courte, avec 4,92 mètres et plus basse, mais avec un empattement allongé de sept centimètres (2,91 mètres). Le coup de crayon a tendu la ligne générale de cette berline tri-corps lui donnant une silhouette assez fine. Et c’est finalement le mot classe qui qualifie, à mon sens, le mieux cette A6 septième du nom. Elle arbore la nouvelle calandre, toujours "Singleframe", avec les coins supérieurs biseautés à l’image de la petite A1. De part et d’autre, les optiques intègrent les désormais célèbres feux diurnes en LED qui se transforment en clignotant. Rien que ces phares méritent le détour dans leur configuration 100% LED. Les codes comme les phares sont assurés par une ribambelle de diodes. Les antibrouillards sont, eux aussi, cachés sous la vitre laissant la place traditionnelle aux détecteurs (radar) dans le bouclier avant. Les feux arrière horizontaux gardent la forme maison, intégrant des faisceaux de LED. Pour rester dans l’éclairage, les rappels de clignotants ont pris naturellement leur place dans les rétroviseurs.

Bois

La classe naturelle de l’A6 ne se voit évidemment pas qu’à l’extérieur de l’auto, elle se dégage dès qu’on ouvre la portière et je dirai, quelle que soit la portière. Il est évident que les places arrière sont très bien traitées, aussi bien qu’à l’avant. Alors évidemment, les matériaux, les assemblages, le parfum, l’ambiance, l’ergonomie sont à la hauteur de l’excellente réputation du constructeur. Il n’y a rien à redire, on peut juste trouver la forme du vrai bois pas trop à son goût. AUDI propose dans ce cas une option de bois imitant le plancher des hors-bord de luxe.

Le démarrage se fait sans clé, par bouton poussoir placé sur la console centrale, à côté du levier de vitesses. En configuration automatique, celui-ci n’a pas repris la forme épurée et simplifié du "Joy stick" de l’A8. L’A6 dispose également, bien entendu, d’une boîte mécanique (six rapports) plus logiquement réservée aux motorisations de début de gamme. Ce genre de voiture ne se conçoit qu’en transmission automatique, et dans notre cas, AUDI propose, selon les motorisations, la boîte S tronic ou une multitronic.

L’ergonomie est soignée, c’est bien le propre d’une AUDI. Selon les versions, le MMI (Multi Media Interface) ou système de communication est bien présent, matérialisé par un écran escamotable. Toutes les commandes, y compris dans certains cas, celles du réglage des sièges, sont obtenues par la molette centrale aidée des touches périphériques. On retrouve également la touche Pad de l’A8 qui, rappelons le, permet, à l'arrêt, de reconnaître une lettre simplement formée avec le doigt. Cet équipement fait partie des options possibles de ce MMI. Parmi les autres possibilités, le "MMI Navigation Plus" génère des images 3D d’une qualité parfaite (accès Google Earth). Dans ce cas, l’écran passe de 6,5 à 8,0 pouces. Comme sur l’A8, les données du parcours sont utilisées pour gérer certaines aides de sécurité telles le régulateur "ACC Stop & Go" (on y reviendra).

Coton

Il n’y a bien que les motorisations qui ne sont pas 100% nouvelles, celles-ci avaient été améliorées il y a peu. On trouve sous le capot pour commencer, deux moteurs essence et trois Diesel. L’offre essence se limitera sur notre marché à un 2,8 litres de 204 chevaux. La noblesse du moteur essence ne se conçoit qu’avec six cylindres, caractéristique qu’il partage avec l’autre moteur, à injection directe lui aussi. Cet autre moteur est le 3.0 TFSI doté, comme sa désignation l’entend, d’un turbo. Bien que ne se nourrissant pas de gazole, il mérite de s’y intéresser, ne serait-ce que par ses performances : 300 chevaux et un couple de 440 Nm disponible à partir de 2.900 tr/mn. La consommation moyenne est donnée pour 8,2 litres pour un taux de CO2 de 190 g/km (appréciez ces données)…

Pour une belle grande routière comme l’A6, les TDI feront le plus gros des ventes. Pour avoir testé les trois moteurs proposés pour cette première salve, le plus agréable par son homogénéité et son dynamisme est le trois litres V6 de 204 chevaux, celui-ci est accouplé à la boîte Multi tronic à sept rapports. Il faut préciser que la version d’essai était en configuration deux roues motrices, moins handicapée sur la balance. Le train avant passe très bien la puissance (il y a quelques aides électroniques pour cela). Ce compromis ou plutôt ce mariage moteur/transmission/boîte est extrêmement bien réussi. Et côté économie, AUDI annonce 5,2 litres aux cent kilomètres en moyenne. Cette motorisation peut passer en transmission intégrale, associée à la boîte S tronic.

Le même V6 3.0 TDI, décliné dans une version plus puissante de 245 chevaux fait office de haut de gamme des TDI, en Quattro et boîte à double embrayage S tronic (sept rapports en mode double embrayage). La transmission intégrale ajoute (un peu) au confort et au passage de la puissance mais pénalise un peu la voiture qui se montre moins dynamique que la version de 204 chevaux. Les performances sont aussi étonnantes que ce soit en couple ou en réduction d’émissions. AUDI a travaillé son V6 en l’allégeant de 25 kilogrammes, pas mal pour un ensemble qui ne pèse plus maintenant que 193 kilogrammes. En entrée de gamme pour rouler en A6 avec le budget le plus faible, le 2 litres de 170 chevaux (quatre cylindres évidemment) déjà apprécié en A5, donne le change. Toutes les A6 sont équipées d’un système Stop&Start (même en boîte automatique) et d’un dispositif de récupération d’énergie en décélération et freinage.

En fin d’année, la version Hybride sera présentée. Le moteur thermique 2.0 TFSI de 211 chevaux est associé à un moteur électrique qui délivre 45 chevaux et une transmission tiptronic à huit rapports. Les batteries utilisent la technologie lithium-ion. L’A6 Hybride plutôt prisée par les Etats-Unis, est annoncée pour une consommation moyenne de 6,2 litres et un taux de CO2 de 142 g/km.

Aluminium

Souvenez-vous, pour ceux qui étaient nés, de la révolutionnaire AUDI 100 de 1982 à l’aérodynamique poussée. L’A6 2011 affiche un Cx de 0,26, valeur moins en pointe que par le passé mais qui figure parmi les meilleures. A l’époque, la grande berline revendiquait déjà des économies de carburant et, particulièrement avec les premières V8/A8, l’utilisation de l’aluminium. Certes, ce matériau n’est pas nouveau dans une carrosserie automobile, mais dans notre cas, la voie est poursuivie par AUDI. Le tarif le permet bien évidemment. La nouvelle A6 combine aluminium et aciers à haute limite d’élasticité. L’A6 fait partie des voitures sécuritaires, disposant de nombreuses aides, dont certaines, tel l’assistant de vision nocturne, étaient alors réservées aux plus luxueuses A7 et A8.

L’A6, selon la finition, adopte un système de vision tête haute. Attention, il ne s’agit pas d’un simple miroir. Le bénéfice est d’avoir en permanence la vitesse de la voiture, les indications du GPS et la vitesse maximale à ne pas dépasser selon l’endroit où on se trouve. Idéal pour ne pas loucher entre son compteur et la route pour être sûr de ne pas se trouver involontairement au dessus de la limite… Je ne serai vraiment pas original pour
avouer que cette voiture vous emmène en toute quiétude à des vitesses dignes d’un pire hors la loi au sens du code la route. A défaut, le combiné est complet, affichant toutes les informations possibles avec un effet 3D pour mieux discerner les compteurs du reste des indications.

La gamme A6 est bien équipée et ne nécessite pas forcément de recourir à la longue liste des options traditionnelles des gammes Premium. Que voulez-vous, le luxe à la carte est un luxe supplémentaire qui se paie. Les versions à traction sont équipées d’un ESP avec blocage de différentiel électronique. On retrouve en série le MMI Radio avec écran de 6,5 pouces, le capteur de pluie et de luminosité ou encore un régulateur, la liste est longue.
Les aides sont aussi nombreuses et on a le choix d’opter pour l’assistant au stationnement, le régulateur automatique de la vitesse ACC Stop & Go, l’aide au freinage d’urgence, l’aide pour conserver sa file ("AUDI Side Assist" et "AUDI lane assist"), l’assistant de vision nocturne et je ne parle pas des systèmes multimédia concentrés sur le MMI. Cela méritera un essai plus approfondi…

AUDI fait l’unanimité en termes de satisfaction et remporte une nouvelle fois en 2010 le titre de marque préférée des Français. L’A6 ne devrait pas dégrader cette notation que beaucoup d’autres constructeurs aimeraient avoir. La nouvelle grande AUDI encourage la lignée inaugurée par l’AUDI 100 en ayant successivement ajouté une touche de plus en plus premium. Le confort, les équipements, les aides à la conduite, la classe générale de l’A6
ne peuvent faire que l’unanimité au même titre que les moteurs de plus en plus sobres. C’est particulièrement le cas des TDI. Le programme des nouveautés du constructeur est toujours aussi fourni et pour seulement rester sur notre A6, l’Avant (break) est prévue pour l’automne prochain puis la gamme sera complétée d’un Allroad et d’une S6.



Philippe NIOLLET

2011-04-28