RENAULT Clio RS CUP

ESPACE SPORTIVE
  • Comportement efficace sur route sinueuse/piste
  • Freinage performant
  • Accélérations
  • Utilisation de tous les jours
  • Finition
  • Moteur décevant à bas régime

Prix : 23 550 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 4 cylindres – 16 soupapes Injection essence
Cylindrée 1998 cm³
Puissance maxi 203 ch à 7100 tr/min
Couple maxi 21.00 mkg à 5400.00 tr/min

Dimensions

Longueur 4.01 m
Largeur 1.77 m
Hauteur 1.48 m

Poids

Total 1240 kg

Capacités

Coffre de 288 à 0 dm³
Réservoir 55 L
Nb de places 5

Performances

Vitesse maxi 224 km/h
0 à 100 km/h 6.90 s

Environnement

Emission CO2 195 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 6.90
Urbaine 11.30
Mixte 8.30
Essai 0.00

PEUT MIEUX FAIRE…

Dans la famille Clio, il existe deux types de version sportive que sont les Clio RS Cup et RS Gordini. Notre modèle d’essai, la Clio RS Cup, se veut être parmi les plus exclusives, voire la référence dans la catégorie des petites compactes sportives. Il était donc de notre devoir de vérifier ces prétentions. Nous avons testé cette bombinette pour voir si le ramage se rapporte au plumage. Go !!

Esthétique 16/20

 

La version RS Cup se présente dans une belle livrée jaune équipée de jantes noires avec des étriers Brembo rouges, qui ne manque pas d’attirer le regard, un look du plus bel effet… La face avant est très agressive avec une lame aérodynamique type F1 intégrée dans le bouclier et des extracteurs d’air sur les ailes dont l’utilité reste à démontrer mais qui font leur petit effet esthétique. A l’arrière, le diffuseur est équipé de deux sorties d’échappement et de jantes de 17 pouces. L’impression est plutôt positive... 

Confort 12/20

 

L’intérieur de cette Clio RS n’est malheureusement pas très loin de celui de la version de base. L’intérieur ne change pas beaucoup à l’exception des sièges Recaro, des compte-tours et tachymètre sur fond jaune et quelques notes de sportivité type monogramme RS. L’intérieur reste donc très banal, celui de la version de base n’étant déjà pas très convaincant. Quant à la place de ce gros GPS plastique sur la console centrale non escamotable on peut se demander ce que les ingénieurs de RENAULT ont bien pu penser quand ils ont choisi la configuration. Il n’est d’ailleurs que pilotable avec la télécommande fournie et donc nettement moins pratique et sécurisant qu’un bouton sur la console centrale (sans parler du risque de perte de la télécommande). Enfin et nous avions déjà relevé ce point dans la version classique, la position du régulateur de vitesse entre les sièges est purement et simplement à revoir et surtout contraire à toutes règles de sécurité car il impose de quitter les yeux de la route pour l’enclencher.  

L’accès aux places arrière est difficile comme sur beaucoup de citadine mais reste acceptable. Et pour gagner du poids, il faudra se passer de roue de secours pour un kit anti-crevaison. Rien de bien excitant à l’intérieur en comparaison de l’extérieur de cette RS qui était pourtant de bon présage. Une impression de déception donc…

 

Conduite 15/20 

Il restait donc à voir ce que cette RS avait dans le ventre. En prenant le volant pour la première fois, on remarque la fermeté de ses suspensions et de ses sièges baquet qui maintiennent parfaitement en toute type de conduite. Le châssis est annoncé 15% plus raide et les suspensions 30% plus fermes qu'auparavant. Pour motoriser sa petite sportive, RENAULT a fait appel à un 2.0 16V atmosphérique. Il développe 203 chevaux soit 3 de plus (anecdotique) que l’ancienne version. La barre des 100 chevaux au litre est donc atteinte. Légèrement allégée et avec un châssis "Cup", elle est parfaite et vraiment redoutable sur petites routes sinueuses mais pour avoir un véritable plaisir de conduire, il faut vraiment le pousser et "taper" dans les tours. La puissance n’arrivant réellement que vers les 4000 tr/mn, il faut donc toujours cravacher pour en tirer tout le potentiel. Le 0 à 100 km/h est avalé en 6,9 secondes et la vitesse maximale est de 224 km/h. Côté freinage, le système surdimensionné se montre très efficace, il n’y a vraiment rien à lui reprocher sur ce point et le train avant est d’une grande précision.

 

La Clio RS bénéficie du train avant à pivots indépendants, produit du savoir faire de RENAULT Sport Technologies dans le domaine des châssis. Le train roulant étant très performant, la RS Cup pourrait facilement accepter un peu plus de cavalerie. Sur le plan de la sonorité, là encore, la RS Cup aurait mérité un travail un peu plus poussé pour donner l’illusion. Au final, un vrai plaisir de conduire sur route étroite et sinueuse mais pour le reste, et pour une utilisation quotidienne, il sera difficile de profiter des performances de l’auto qui devient vite fatigante pour vos vertèbres 

Coté sécurité, la Clio est équipée de tous les équipements modernes sans réelle nouveauté technologique. A noter que l’électronique se fait assez discrète ce qui est d’autant plus agréable sur ce type de bombinette à vocation plaisir. 

Budget 13/20 

Vendue à 23.100 € dans sa version Cup, sans réelle concurrence en dehors de la MINI Cooper S nettement plus chère à l’achat, la Clio peut toutefois s’avérer un peu chère pour son type d’utilisation plutôt exclusive. Côté consommations, mieux vaut ne pas regarder l’aiguille de la jauge en utilisation sportive au risque de se faire peur…

La découverte de la RENAULT Clio RS Cup est plutôt mitigée. Le design plus dynamique et son comportement sur route sinueuse sont un réel plaisir qui rappelle les petites GTI d’autrefois. Mais au regard de la finition plutôt imparfaite, la Clio RS laisse encore un grand regret sauf pour certains pistards peu nombreux. On se demande vraiment pourquoi RENAULT ne met pas à profit son savoir faire pour proposer une vraie sportive (la RS Gordini ?) digne de son nom type FORD Focus RS. Ce serait certes peu raisonnable au regard de la morale mais purement excitant avec de réelles sensations. Je n’aurais qu’une chose à dire : quitte a être exclusif, osez le non raisonnable !

Stéphane PEREZZAN

2011-06-05