VOLKSWAGEN Eos 2.0 TDI 140 DSG6 Bluemotion Technology Carat

ESPACE COUPE-CABRIOLET
  • Boîte DSG6 en mode Sport
  • Consommation du 2.0 TDI
  • Belle cinématique de toit
  • Boîte DSG6 en mode Drive
  • Hérésie d’un turbo Diesel sur une CC

Prix : 36 290 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 4 cylindres en ligne – 16 soupapes turbodiesel Injection directe Common Rail
Cylindrée 1968 cm³
Puissance maxi 140 ch à 4200 tr/min
Couple maxi 32.63 mkg à 1750.00 tr/min

Dimensions

Longueur 4.42 m
Largeur 1.79 m
Hauteur 1.44 m

Poids

Total 1614 kg

Capacités

Coffre de 0 à 380 dm³
Réservoir 55 L
Nb de places 4

Performances

Vitesse maxi 204 km/h
0 à 100 km/h 10.30 s

Environnement

Emission CO2 139 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 4.60
Urbaine 6.50
Mixte 5.30
Essai 7.90

SESAME OUVRE TOI, EOLE VIENS A MOI !

Chez VOLKSWAGEN la gamme de véhicule est très étendue et, bien évidemment, le constructeur allemand propose un coupé-cabriolet. Son nom : Eos. Lors du salon de Los Angeles de novembre 2010, VOLKSWAGEN a présenté le nouvel Eos. Il faut savoir que c’est aux Etats-Unis que ce coupé 4 places se vend le mieux en termes de volume. Cependant, la France n’est pas oubliée puisque le nouvel Eos y est proposé depuis la fin du premier trimestre 2011. Quelques évolutions stylistiques sont apparues sur ce nouvel Eos. Par de belles journées ensoleillées, nous avons pris en main une version diesel de 140 chevaux avec boîte à double embrayage DSG. Vite enlevons le toit escamotable pour mettre nos cheveux au vent !

Harmonieux minois

Le défi des designers lors de l’élaboration d’un coupé cabriolet est que celui-ci doit être élégant aussi bien toit fermé que toit escamoté. Sur ce point, l’Eos est réussi. En position coupé, il présente une ligne très sobre mais harmonieuse. La calandre avant est très typée VOLKSWAGEN. Elle est traversée par deux lignes qui démarrent des phares avant pour rejoindre le pare-brise. Le capot est équipé d’une grille d’entrée d’air en gueule de requin et qui se termine par les feux anti brouillard. On notera cependant que le restylage a fait perdre à l’Eos la calandre chromée qui était si caractéristique, dommage… De profil les deux larges portières s’insèrent parfaitement La partie arrière est assez imposante et intègre de nouveaux feux arrière de type LED. Cette forme particulière offre un caractère très dynamique et sportif à cet Eos.

T’as un beau toit tu sais

La ligne en mode "coupé" est agréable, mais qu’en est-il de la ligne en mode cabriolet ? Pour le vérifier, l’idéal est de s’installer à son bord et d’actionner la cinématique de toit. Celui-ci ne peut être déployé que si le véhicule est à l’arrêt. Le toit en cinq parties s’escamote en 25 secondes pour passer en mode cabriolet. Le petit must pour frimer un peu, et que l’on peut également télécommander l’ouverture et la fermeture du toit, la classe pour faire des démonstrations devant un public conquis. Ce toit en verre panoramique permet de profiter d’un maximum de lumière et, côté novateur,  il est également entrebâillable et ouvrant. Un des points que nous avons apprécié est la dimension courte des montants avant ce qui permet d’éviter tout risque de se cogner en s’insérant dans le véhicule. Autre point notable, en mode cabriolet et même à vitesse relativement élevée, on ne ressent quasiment pas de souffle d’air, c’est très agréable.

Bienvenue à bord

L’Eos propose quatre places mais comme dans de nombreuses voitures de ce type, les deux passagers arrière bien qu’installés dans une belle sellerie cuir (finition Carat), ne disposeront pas d’une grande place aux jambes. Mais ne soyons pas chiche, sur cette habitabilité arrière, l’Eos fait mieux que ses concurrentes. Il bénéficie du sérieux de l’assemblage et de l’ergonomie du constructeur VOLKSWAGEN. Si on oublie la forme enveloppante des sièges en cuir, l’intérieur reprend des éléments de la Golf VI mais également de la Passat. On retrouve le volant à trois branches, les compteurs, les grilles d’aération ou encore l’ensemble autoradio présents sur les deux modèles phares de la marque. Dans la version Carat que nous avons essayée, on retrouve quelques touches de raffinement comme les pédales en aluminium ou encore des inserts métalliques dans plusieurs éléments. Au final, on dispose d’un intérieur ergonomique, sobre mais sans fantaisie particulière. Les détracteurs de l’Eos iront jusqu’à dire que cette absence de fantaisie intérieure s’apparente à de la tristesse, nous minimiserons en disant que cet intérieur est sobre mais qu’il est moins élégant que celui d’une PEUGEOT 308 CC.

Diesel sur un cabriolet, une hérésie ?

L’Eos est proposé avec trois motorisations, deux versions turbo essence à injection directe (TSI) et une version turbo Diesel à injection directe (TDI). Les TSI développent 122 chevaux ou 210 chevaux tandis que le 2.0 TDI développe 140 chevaux. Ce moteur de 1.968 cm3 est éprouvé et présent sur l’ensemble de la gamme. Nous avions une vraie crainte concernant le niveau sonore de ce moteur en utilisation cabriolet. En effet, imaginez-vous en pleine campagne, en mode cabriolet, la nature silencieuse autour de vous et le 2.0 TDI qui grogne. Ce serait dommage. Finalement à l’usage nous avons été rassurés car ce TDI reste "relativement" silencieux. Sa consommation a été retravaillée, puisque VOLKSWAGEN annonce une baisse de consommation de 0,7 litre de moins par rapport à l’Eos ancienne génération. Mais à y réfléchir, si on considère que l’achat d’un coupé cabriolet est un achat 100% plaisir, une version TSI sera plus adaptée.

Mode "S"

En termes d’efficacité, grâce à son association avec la boîte double embrayage DSG6, ce 2.0 TDI anime l’Eos de façon sûre et soutenue. En mode "Drive", cette boîte DSG6 passe au rapport suivant autour de 2.000 tr/mn et laisse l’impression d’être souvent en sous-régime. Cela a le don d’être un peu agaçant et l'inconvénient de n’offrir aucun frein moteur. Il faut aussi dire que cet Eos bénéficie de la technologie Blue Motion qui permet de réduire les émissions de CO2 et la consommation en carburant grâce au Start-Stop, à la récupération de l’énergie au freinage et à des rapports de boîtes de vitesses optimisés. Si on souhaite passer à une conduite plus sportive, le conducteur devra utiliser la DSG6 en mode manuel "Séquentiel" ou en mode automatique "Sport". Dans ce mode, le système passe les vitesses à un régime moteur plus élevé ce qui offre une conduite bien plus dynamique. Comme d’habitude, cette boîte double-embrayage est très réactive et les passages de vitesses se font sans soubresaut.

Un comportement routier efficace

Le comportement routier est efficace. Les amortisseurs, le système de freinage et la direction sont sans faille. Bien animé par l’ensemble moteur-boîte, l’Eos propose une tenue de route rassurante. Le train roulant s’engage avec dynamisme dans les virages grâce notamment à la direction précise. Le châssis Sport est proposé dès le niveau Sportline. Ce châssis confère un équilibre et un appréciable dynamisme à l’Eos. Petit défaut constaté, la fermeté des amortisseurs se fait ressentir malgré les excellentes assises en cuir, les passagers arrière le ressentiront plus que les autres, mais il est vrai que les pneumatiques de 18 pouces contribuent sûrement à cette sensation de fermeté.

Monsieur équipement Plus

Au chapitre des équipements, ce nouveau Eos propose des évolutions techniques. On relève notamment l’arrivée du système de commande des feux de route Light Assist et du système d’aide au stationnement Park Assist dans sa deuxième génération, incluant la fonction aide au stationnement acoustique et optique (par radars situés dans les boucliers avant et arrière). Le système de verrouillage/déverrouillage et démarrage sans clé Keyless Access est également nouveau à bord de l’Eos. La voiture se démarre alors via la fonction de confort "Press & Drive" grâce à une touche disposée à la place de la serrure de contact.

Park Assist 2

Le Park Assist est une invention assez étonnante mais aussi déroutante. Cette deuxième génération prend en charge le stationnement parallèle à la chaussée, comme avant mais désormais il est aussi capable de garer l’Eos perpendiculairement à la route. Le système s’active par simple pression sur une touche dans la console centrale et fonctionne jusqu’à une vitesse de 40 km/h. Le conducteur choisit de quel côté le véhicule doit être garé en actionnant le clignotant. Une fois que le Park Assist a trouvé une place de stationnement suffisamment grande, la manœuvre de stationnement automatique peut commencer : il suffit pour cela d’engager la marche arrière et d’appuyer sur la pédale de frein ou d’accélérateur. L’Eos se charge des manœuvres de stationnement en agissant sur le volant. Le conducteur est informé par des signaux sonores et par des informations visuelles sur l’écran multifonctions. Désormais, le système peut freiner le véhicule activement en cas de menace de collision. La question de fond sur ce système est de savoir si celui est utile ou futile. A chaque conducteur de voir.

Essayer un coupé cabriolet est toujours synonyme d’un plaisir non dissimulé. En période estivale, on a toujours une certaine fierté quasi-ostentatoire à dérouler la cinématique pour entrer le toit dans le coffre et passer en mode cabriolet. La classe quoi ! L’Eos est bien dessiné, et cela est démontré par l’absence quasi-totale du ressenti du vent pour les passagers avant et arrière. Dans l’hexagone, les deux premières places des ventes de coupé-cabriolet sont prises par la PEUGEOT 308CC puis par la RENAULT Mégane Coupé Cabriolet. En France, le nombre de ventes place l’Eos sur la quatrième marche. Avec ce nouveau modèle, l’Eos déjà bien né en 2006, dispose désormais de meilleurs atouts (et atours) qui pourraient lui faire gagner quelques parts de marché. Plus sobre intérieurement qu’une 308CC, le nouvel Eos compense par un excellent confort routier et une habitabilité un peu supérieure notamment à l’arrière. Reste à voir désormais comment se situera l’Eos face à la concurrence interne que représentera la nouvelle Golf Cabriolet…

Harry ANDRE

2011-07-10