VOLKSWAGEN Golf Cabriolet

ESPACE CABRIOLET
  • Qualité
  • Golf cab, le retour
  • Equipements de base
  • Prix

Prix : de 24 390 € à 33 580 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 4 cylindres - 16 soupapes turbo diesel injection directe rampe commune, filtre à particules
Cylindrée 1598 cm³
Puissance maxi 105 ch à 4000 tr/min
Couple maxi 26.00 mkg à 1500.00 tr/min

Dimensions

Longueur 4.25 m
Largeur 1.78 m
Hauteur 1.42 m

Poids

Total 1423 kg

Capacités

Coffre de 0 à 250 dm³
Réservoir 55 L
Nb de places 4

Performances

Vitesse maxi 188 km/h
0 à 100 km/h 12.10 s

Environnement

Emission CO2 125 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 4.30
Urbaine 5.60
Mixte 4.80
Essai 0.00

VALEUR REFUGE

En ces temps de crise, on peut être préoccupé à chercher une protection pour ses dernières économies. Il y a bien sûr le placement dans l’or ou dans la pierre, valeurs refuges certes mais pas forcément plaisantes au jour le jour. Il y a bien une autre voie, plus réjouissante cette fois-ci, qui consiste à mettre ses sous dans une valeur moins rationnelle. Allez, je vous donne la solution, celle d’investir dans une Golf cabriolet qui a l’avantage de donner du plaisir au quotidien et de garder une certaine valeur au fil du temps. Savez vous que la Golf 1 devient "collector"… Ce n’est plus un secret depuis Genève, VOLKSWAGEN a eu l’excellente idée de présenter sa Golf VI en version cabriolet. On aurait pu penser que son arrivée en septembre était tardive, cabriolet est tout de même synonyme d’été. Force est de constater que la météo a donné raison à VW.

Emprunt gagnant à la Golf VI

N’en doutons pas, la Golf cabriolet est une vraie Golf puisque sa carrosserie reprend celle de la sixième génération : même face avant, même aspect général que la berline. Il n’y a bien que l’arrière qui s’en distingue un peu, de par son architecture à coffre. Les feux arrière du cabriolet reprennent le contour de ceux de la berline, avec les LED de série pour mieux le distinguer. Le vrai cabriolet se reconnaît à sa capote en toile, qui le distingue du coupé-cabriolet, vedette des années 2000. S’il avait perdu du terrain au profit de son concurrent à toit dur, il revient sur le marché, encouragé par certains constructeurs restés fidèles à cette architecture. Le cabriolet traditionnel n’est plus banni, mieux, il est redevenu tendance.

Ce retour sur le devant est aussi dû à quelques améliorations apportées à la capote, désormais faite de plusieurs couches de textile résistant avec une vraie vitre. Rouler en Golf capotée n’est définitivement pas un supplice, l’insonorisation et l’isolation sont dignes d’un coupé. En fait, le vrai supplice a été de tester cette configuration pour pousser le professionnalisme jusqu’au bout de l’essai alors que le temps était radieux sur ces petites routes corses entre mer et montagne. C’est sûr, rouler capoté vaut une route en coupé et c’est bien vite qu’on revient dans la configuration préférée, cheveux au vent. Neuf secondes pour plier électriquement la capote sans aucune autre opération que de presser le bouton placé sur la console centrale, record absolu ! Même si la manœuvre peut se faire en roulant (30 km/h maxi), le progrès dans le repli des capotes traditionnelles, aidé par la fée électricité a également permis aux cabriolets traditionnels de reprendre de l’attrait…

Investissement sur les fondamentaux

Un autre avantage du cab est la simplicité du mécanisme de repli et la faible place nécessaire pour ranger la capote en toile. Le profil de la Golf n’a pas besoin d’un immense arrière, ni d’un pare brise ultra incliné. Le volume du coffre (250 litres) est du coup inchangé, capote pliée ou non. Les dossiers de la banquette (50-50) peuvent se replier pour donner un peu plus d’espace. Que des avantages ce cabriolet ? Oui, à un détail près, la capote reste vulnérable aux coups de couteau, un garage est préférable.

Après un vide de neuf longues années (en gros le temps de la Golf V et un peu de la Golf VI), cette troisième génération de Golf cab (la deuxième génération basée sur la III s’étant muée en IV par un simple remodelage de face) arrive opportunément épauler l’Eos, voire cannibaliser un peu de ses ventes ? VW assure que les deux voitures s’adressent à une clientèle différente, plus jeune pour la Golf. Et contrairement aux cabriolets précédents, cette cab VI se dispense de l’arceau quelque peu disgracieux. Merci à la pyrotechnie qui déploie deux arceaux en quelques microsecondes et vous protègent en cas de retournement. Dans la même veine, les renforts apportés pour rigidifier la carrosserie l’empêche de se "tordre" aux moindres nids de poule. Le surplus sur la balance est très raisonnable : 70 kilogrammes.

Economies de budget

La palette des moteurs est l’exacte illustration de cette incontournable réduction de cylindrées. Les TSI (essence) comme le TDI perdent, si je puis dire, 200 cm3 par rapport à la palette de moteurs qu’on aurait présentée il y a quelques années. La gamme essence commence avec le petit 1,2 litre qui "envoie" 105 chevaux. Ce style de voiture ayant encore une certaine tradition essence, trois autres moteurs 1,4 et 2,0 litres augmentent la puissance jusqu’à 210 chevaux. Cette dernière motorisation, associée à la boîte double embrayage DSG à six rapports, fait les beaux jours du Scirocco ou de la Golf GTI. Cette même boîte (sept rapports pour les autres moteurs à essence), est également disponible sur le TDI de deux litres (et 140 chevaux) qui trône au sommet de la gamme Diesel. Puissant, disponible, il représente une des meilleures offres pour la Golf cab, d’autant plus agréable quand il est couplé avec la boîte DSG. L’autre TDI est aussi une référence connue chez VW puisqu’il s’agit du 1,6 litre de 105 chevaux (qui ne se contente que d’une boîte cinq). Le côté économie est bien entendu renforcé par les versions BlueMotion qui disposent du système Start-Stop et de la récupération d’énergie au freinage et en décélération.

Cotation à la hausse

L’intérieur du cabriolet reprend intégralement celui de la berline, on est bien à bord d’une Golf. Et on y est bien, appréciant la qualité des matériaux et la précision des ajustements. Les deux places arrière sont plus à considérer comme des places d’appoint si on veut y installer des adultes. La Golf cab mesure 4,25 mètres de long tout de même. Selon la finition, le tissu peut laisser la place à un mariage tissu/Alcantara ou du cuir intégral. On a vu que la tenue de route ne souffrait pas du manque de toit dur, le confort des passagers avant peut être amélioré avec un filet anti remous (en série sur toutes les versions).

Trois niveaux de finition agrémentent la gamme que VW a placés un cran au dessus de ceux de la berline. Le niveau d’entrée bénéficie d’un ESP, de cinq airbags, du capteur de luminosité et de pluie, de jantes en alliage et de la climatisation. Les deux finitions supérieures "Carat" et "Carat Edition" ajoutent principalement des équipements de confort : Alcantara, cuir, climatisation bizone etc… le ticket d’entrée se paie un peu plus de 24.000 € pour la Golf essence et de 27.000 € pour le premier TDI. Certes, le prix est un peu élevé, mais il correspond à un niveau d’équipements de série plus élevé que sur la berline. Il faut aussi noter que la Golf cabriolet est environ 3.000 € moins chère que l’Eos.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que VOLKSWAGEN nous a fait attendre avant de présenter un nouveau cabriolet de sa Golf. Le vide est comblé et nous aussi par la même occasion, profitant du beau cabriolet désormais dépourvu de l’arceau central. On peut donc utiliser sa Golf toute l’année avec une option soleil et cheveux au vent en dix secondes. Le reste du sérieux de la berline a été intégralement reconduit dans la version à capote électrique (moteurs, faibles consommations, finition etc…) Trouvons vite refuge dans cette belle valeur automobile…

Philippe NIOLLET

2011-10-01