ALFA ROMEO 147 1.9 JTD Distinctive 5 portes

ESPACE COMPACTE
  • Look !
  • Moteur
  • Comportement routier
  • Finition en progrès
  • Quelques défauts d'ergonomie
  • Petit coffre
  • Confort perfectible

Prix : 21 950 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 4 cylindres en ligne injection directe common rail turbo Diesel
Cylindrée 1910 cm³
Puissance maxi 115 ch à 4000 tr/min
Couple maxi 275.00 mkg à 2000.00 tr/min

Dimensions

Longueur 4.17 m
Largeur 1.89 m
Hauteur 1.44 m

Poids

Total 1290 kg

Capacités

Coffre de 280 à 1030 dm³
Réservoir 60 L
Nb de places 5

Performances

Vitesse maxi 191 km/h
0 à 100 km/h 10.00 s

Environnement

Emission CO2 0 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 4.70
Urbaine 7.80
Mixte 5.80
Essai 7.30

Coeur de gazole !

Sacrilège, une Alfa au mazout ? Depuis les 155 et 156 JTD on a vu et remarqué que le légendaire savoir-faire d'ALFA ROMEO ne concernait pas seulement les moteurs à essence, mais aussi cette énergie moins "noble". Pourtant la clientèle visée par cette turbulente nouvelle venue qu'est la 147 ne jure que par les VW Golf et AUDI A3, plutôt bien pourvues en TDi performants, oblige ALFA à proposer dans sa gamme cette version 5 portes concurrente. Alors la magie opère-t-elle ? Ma, cosi…

Finition en hausse

Finition en hausse

La ligne extérieure de la petite ALFA ne peut laisser indifférent. Dessinée par Da Silva elle fixe, comme sa grande soeur 156 à sa sortie, une nouvelle référence esthétique et en reprend les idées novatrices comme les poignées de portières arrière intégrées aux montants ou la plaque d'immatriculation avant décalée à gauche de cette très belle calandre verticale. Il n'y a rien à dire question style : les italiens restent des magiciens. En entrant à l'intérieur, on remarque également le saut de génération : les écrans LCD sont partout, les plastiques ont un aspect soigné et l'assemblage est bon en général. La 147 JTD est pourvue d'un beau volant 3 branches avec des cadrans à fond blanc pour souligner le positionnement sportif. A l'avant, on ne se sent pas trop étriqué : l'habitabilité est correcte, mais les rangements brillent par leur absence ou leur exiguïté. Il faut dire qu'une ALFA n'est pas vraiment la "voiture à Papa". Machines exclusives pour machos soucieux de leur image, elles ne font pas dans la dentelle et préfèrent insister sur leur plastique et leur tempérament, mais cela n'excuse pas tout. Pour se faire pardonner, la 147 a soigné sa dot : six airbags, climatisation automatique, détecteur de pluie, ABS et antipatinage, jantes en alu et autoradio CD. Il y a de quoi tomber amoureux ! L'ergonomie générale du poste de conduite souffre cependant de quelques défauts. Si la position du conducteur permet aux personnes de grande taille de bien voir l'ensemble des cadrans, la commande des phares et clignotants est située trop haut à gauche du volant et ne tombe pas naturellement sous la main. La commande du régulateur de vitesse est, elle, carrément cachée derrière le volant et peu pratique. Les rétros, phares et tutti quanti sont réglables électriquement de l'intérieur, mais on se demande bien ce que peut faire le tout petit bouton de condamnation centralisée perdu sur la console centrale. Dans la série du caractère italien on signalera la climatisation électronique qui, bien qu'elle propose un réglage séparé gauche/droite appréciable à ce niveau de gamme, n'en fait absolument qu'à sa tête et s'entêtera sous la pluie à enclencher le recyclage interne en remplissant le pare-brise de buée… Notre voiture d'essai était équipée d'un système audio CD avec GPS et guidage "Connect +", proposant un écran couleur de fort belle facture. Passé le premier instant d'émerveillement lorsque le sigle ALFA ROMEO s'affiche sur fond rouge lors de la mise en route, on se retrouve vite un petit peu dérouté par la logique peu conventionnelle du système. Les menus déroulants ne sont pas un modèle de simplicité et l'élémentaire mémorisation d'une station de radio en scannant manuellement les fréquences demande une certaine pratique. Heureusement la qualité sonore relève le tableau ! Il est donc impératif de bien lire la notice de ce système, qui peut cependant vous rendre un fier service dans une ville inconnue mais qui est quand même facturé la modique somme de 1.905 euros.

Comportement latin

Ce n'est donc pas sur le plan de l'aspect pratique et de la polyvalence que l'on attend les modèles de la marque milanaise, mais plutôt au niveau des prestations dynamiques. Et là, miss 147 est bien à la hauteur de la réputation de la famille. La direction légère et précise permet de bien exploiter le châssis efficace, malgré un léger jeu sensible surtout en ligne droite et sur chaussée dégradée. La tenue de route est sécurisante et de très bon niveau, avec une tendance sous-vireuse aidée par le contrôle de stabilité qui n'a en fait pas besoin de se déclencher souvent. Le freinage, puissant et incisif, permet de bien placer la voiture en entrée de virage. Côté "macchina", le 1.9 JTD se montre très à l'aise en accélération, ceci étant dû à son couple plus que raisonnable de 275 Nm obtenu dès 2.000 tr/mn. Claquant un peu lors des démarrages à froid, il se montre ensuite discret à haut régime et finalement peu glouton, même si les chiffres affichés par le constructeur semblent pour le moins irréalistes, l'essai ayant été principalement réalisé sur route ouverte et non en ville. Au niveau du confort, la 147 s'en sort plutôt bien. Le moteur discret permet d'avoir un niveau sonore acceptable dans l'habitacle, même si des bruits d'air viennent perturber la sérénité du conducteur à haute vitesse. Son chant n'est cependant pas comparable à la sonorité inimitable de ses cousins à essence. Enfin, les suspensions se montrent un peu trépidantes sur route dégradée, ceci semblant être la rançon directe du caractère sportif affirmé de la belle. Dans les petits détails irritants signalons l'embrayage qui, s'il fait merveille une fois la voiture en mouvement, oblige le conducteur à "cirer" au démarrage en première, comme sur une voiture de course. Embrayer en douceur à régime moteur constant provoque en effet un à-coup, signe de trop faible progressivité de l'organe.

 

Comportement latin

Ce n'est donc pas sur le plan de l'aspect pratique et de la polyvalence que l'on attend les modèles de la marque milanaise, mais plutôt au niveau des prestations dynamiques. Et là, miss 147 est bien à la hauteur de la réputation de la famille. La direction légère et précise permet de bien exploiter le châssis efficace, malgré un léger jeu sensible surtout en ligne droite et sur chaussée dégradée. La tenue de route est sécurisante et de très bon niveau, avec une tendance sous-vireuse aidée par le contrôle de stabilité qui n'a en fait pas besoin de se déclencher souvent. Le freinage, puissant et incisif, permet de bien placer la voiture en entrée de virage. Côté "macchina", le 1.9 JTD se montre très à l'aise en accélération, ceci étant dû à son couple plus que raisonnable de 275 Nm obtenu dès 2.000 tr/mn. Claquant un peu lors des démarrages à froid, il se montre ensuite discret à haut régime et finalement peu glouton, même si les chiffres affichés par le constructeur semblent pour le moins irréalistes, l'essai ayant été principalement réalisé sur route ouverte et non en ville. Au niveau du confort, la 147 s'en sort plutôt bien. Le moteur discret permet d'avoir un niveau sonore acceptable dans l'habitacle, même si des bruits d'air viennent perturber la sérénité du conducteur à haute vitesse. Son chant n'est cependant pas comparable à la sonorité inimitable de ses cousins à essence. Enfin, les suspensions se montrent un peu trépidantes sur route dégradée, ceci semblant être la rançon directe du caractère sportif affirmé de la belle. Dans les petits détails irritants signalons l'embrayage qui, s'il fait merveille une fois la voiture en mouvement, oblige le conducteur à "cirer" au démarrage en première, comme sur une voiture de course. Embrayer en douceur à régime moteur constant provoque en effet un à-coup, signe de trop faible progressivité de l'organe.

Peut-il être finalement question de raison lorsqu'on achète une ALFA ? Oui si on considère cette fabuleusement belle 147 proposant 5 portes et marchant au gazole. Les artisans milanais ont apparemment réussi à concilier la sportivité à fleur de tôle de la marque avec des exigences plus rationnelles, semblant pourtant à l'antipode de leurs valeurs. Le résultat de ce grand écart est plutôt réussi et propose une alternative sérieuse aux reines actuelles de ce segment.

Frédéric JOUSSET

2002-02-01