LANCIA Ypsilon 5P 1,3 Multijet 95 Gold

ESPACE CITADINE
  • Ligne
  • Rapport équipements/prix
  • Accessibilité (cinq portes)
  • Motorisation
  • Suspensions
  • Insonorisation
  • Légèreté des commandes de sièges

Prix : 17 300 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 4 cylindres - 16 soupapes turbo Diesel injection directe turbo à géométrie variable
Cylindrée 1248 cm³
Puissance maxi 95 ch à 4000 tr/min
Couple maxi 20.40 mkg à 1500.00 tr/min

Dimensions

Longueur 3.84 m
Largeur 1.68 m
Hauteur 1.41 m

Poids

Total 1050 kg

Capacités

Coffre de 245 à 0 dm³
Réservoir 40 L
Nb de places 4

Performances

Vitesse maxi 183 km/h
0 à 100 km/h 0.00 s

Environnement

Emission CO2 99 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 3.20
Urbaine 4.70
Mixte 3.80
Essai 4.80

CINQUEPORTE

Il y a quelque temps que LANCIA avait présenté une gamme aussi riche et il y a tout aussi longtemps qu’on attendait la remplaçante de l’Ypsilon. Ainsi la nouvelle Ypsilon, le patronyme est conservé, est arrivée sur nos routes fin 2011 dans une livrée typiquement LANCIA. Mais le plus significatif est que la voiture est une cinq portes…

Ligne LANCIA

L’ancienne Ypsilon (exclusivement en trois portes) reste au catalogue en guise d’entrée de gamme. Outre son âge, elle pouvait souffrir de cette configuration, certes habituelle d’une voiture "branchée". On peut être à la pointe de la mode sans pour autant sacrifier l’aspect familial. On pense évidemment aux enfants et à leur accès aux places arrière. D’ailleurs, la concurrence s’y met ou s’y est mis, que ce soit les MINI Clubman, les AUDI A1 Sportback ou même la future FIAT 500L.

Notre Ypsilon 5P est donc passée dans cette configuration très attendue en France, un peu moins en Italie très amatrice de trois (ou deux) portes. Le compromis stylistique, désormais classique, a été de camoufler les deux portes arrière en dissimulant la poignée et en remontant la ceinture de caisse. Le presque coach italien arbore une ligne typiquement LANCIA, particulièrement marquée en le regardant de trois quarts arrière. La découpe du hayon et la forme fuyante des feux reprennent le style insufflé par la Delta. Le profil n’oublie pas d’estampiller la lettre Y stylisée sur le panneau central, à l’image des autres modèles de la marque. La face assez verticale, la moins réussie à mon goût, arbore la nouvelle calandre distinctive. Celle-ci, massive, se reconnaît désormais à ses lames horizontales, sorte de trait d’union entre LANCIA et CHRYSLER.

Signes Premium

LANCIA se veut clairement être un constructeur Premium. Mon Ypsilon d’essai était d’ailleurs parée de quelques touches de chrome dans le bouclier avant et surtout de l’option B-Colore (1.000 €) signe distinctif d’une LANCIA, colorant de noir le capot et tout le pavillon (à noter que le noir peut être remplacé par du gris foncé selon la teinte avec laquelle il se marie). C’est sûr, la voiture ne manque pas de classe. Mais l’adhésion à la famille Premium ne se contente pas que de l’aspect externe, il faut aussi que l’intérieur soit à la hauteur. La poignée inox (typique là aussi) de la portière ouvre sur un habitacle clair et plutôt raffiné.

La planche de bord ne dépaysera pas le possesseur d’Ypsilon 3P : instrumentation en position centrale et levier de vitesses à mi hauteur. Le graphisme des compteurs donne la touche de classe, renforcée par le rétro éclairage blanc. La console centrale est recouverte d’une laque noire sensée donner une touche de luxe supplémentaire. Les matériaux sont en général de bonne facture, sur la planche de bord notamment, un peu moins sur le reste de l’habitacle. Le bon point est à mettre sur le compte de la sellerie en "Castiglio" en série sur la finition "Gold" d’essai, qui se rapproche (sans l’égaler malheureusement) de l’Alcantara, le matériau fétiche des selleries LANCIA. Cette même finition donne un volant (réglable en hauteur mais fixe en profondeur) et un pommeau de levier de vitesses recouverts de cuir. Le mauvais point est à verser à l’apparente fragilité des commandes de réglage des sièges, à manier avec précaution.

Pour rester dans la personnalisation, LANCIA a pensé à tout en proposant à partir de ce niveau deux ambiances possibles "sexuées". La première, celle de la voiture d’essai, est l’"Urban black" pour le côté masculin à dominante de noir et gris anthracite, marquée par un Y géant en relief sur les sièges avant. La seconde, plus féminine, "Romantic Gold", est dominée par un marron très légèrement doré aux reflets métallisés…

Digne d’intérêt

L’accès aux places arrière se fait donc par les portières additionnelles camouflées. L’espace est raisonnable, LANCIA ayant appliqué la technologie "sièges fins" pour gagner quelques centimètres d’habitabilité. Avec une longueur de 3,84 mètres, l’Ypsilon 5P ne mesure que trois centimètres de plus que la trois portes, pas mal pour la compacité, but recherché pour une citadine. Le coffre a gagné trente litres sans avoir recours au repli des sièges arrière.

La voiture a été légèrement abaissée pour améliorer son aérodynamique, attention à la garde au sol. La réduction de consommations n’est bien entendu pas négligée par LANCIA. On retrouve trois moteurs connus sous le capot de l’Ypsilon 5P, à commencer par une vieille connaissance : l’inusable 1,2 litre de 69 chevaux. Un deuxième moteur essence (carburant plus habituel d’une citadine) est nettement plus récent puisqu’il s’agit du bicylindre turbo de 85 chevaux. Le "TwinAir" a été inauguré par la FIAT 500, marqué par sa nervosité, mais pas forcément par sa sobriété. Le troisième et dernier moteur est le petit turbo Diesel lui aussi ultra connu. Ce 1,3 litre équipait ma voiture d’essai, dans sa déclinaison de 95 chevaux. Equipé en série d’un filtre à particules, il est tout à fait efficace en ville et en route. On pourra reprocher son côté bruyant à froid dans l’habitacle. Même en étant très raisonnable, sur un parcours certes à dominante urbaine, je n’ai pas pu faire mieux que 4,8 litres aux cent kilomètres, ce qui n’est pas si mal finalement. Toutes les Ypsilon sont dotées du système Stop&Start qui se met en fonctionnement quasi instantanément. Je n’ai pas souvent vu un système se mettre aussi vite en service, la voiture étant à peine démarrée. Pas de désagrément côté confort, hormis la suspension plutôt molle de la voiture.

La gamme Ypsilon est composée de quatre niveaux qui débutent avec la "Silver" et 15.700 € en Diesel (12.700 € en essence). Vous noterez au passage les dénominations anglaises, probable conséquence de l’alliance avec CHRYSLER. La dotation de série a prévu l’ESP, un ordinateur de bord, un autoradio, une roue de secours et le VIP. Rappelons que ce service prend notamment en charge toutes les opérations de maintenance. Le niveau deux nommé Gold et non plus Oro ajoute l’air conditionné et la sellerie de qualité dont j’ai parlé précédemment. Les deux niveaux supérieurs font le plein en recouvrant les sièges de cuir, et allant même à offrir l’immense toit ouvrant électrique vitré "Gran Luce" (ouf, LANCIA a conservé un peu d’italien). On peut fort heureusement se le payer au moyen d’une option sur les niveaux inférieurs au même titre que les différents packs dont était équipée ma voiture. Deux autres alternatives sont également proposées à commencer par le "Magic Parking" qui gare la voiture sans intervention sur le volant pourvu que les capteurs aient mesuré quarante centimètres de part et d’autre de la voiture. L’autre offre est un GPS Tom-Tom insérable dans le montant gauche de pare-brise. Le Tom-Tom est associé au Blue&Me maison.

LANCIA nous l’avait promis : l’Ypsilon sera déclinée en cinq portes. Présentée à Genève l’année dernière, la voiture est un beau produit du constructeur turinois. On retrouve les touches de raffinement cher au positionnement souhaité. B-Colore, packs et surtout quelques équipements et services généralement réservés aux segments supérieurs, la gamme Ypsilon ne manque pas d’arguments pour séduire les amateurs de Premium. La tâche est rude face à quelques stars que l’on croit intouchables…

Philippe NIOLLET

2012-02-10